Michèle Tabarot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Michèle Tabarot
Michèle Tabarot, en 2013.
Michèle Tabarot, en 2013.
Fonctions
Députée de la 9e circonscription
des Alpes-Maritimes
En fonction depuis le
(14 ans 3 mois et 12 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Prédécesseur André Aschieri
Maire du Cannet
En fonction depuis le
(21 ans 3 mois et 9 jours)
Élection 18 juin 1995
Prédécesseur Pierre Bachelet
Secrétaire générale de l'UMP

(1 an 6 mois et 27 jours)
Président Jean-François Copé
Prédécesseur Jean-François Copé
Successeur Luc Chatel
Présidente de la Commission des Affaires culturelles et de l'Éducation
de l'Assemblée nationale

(2 ans 11 mois et 27 jours)
Législature XIIIe
Prédécesseur nouvelle commission
Successeur Patrick Bloche
Conseillère générale des Alpes-Maritimes
Élue dans le Canton du Cannet

(8 ans 4 mois et 26 jours)
Prédécesseur Lucien Griffa
Successeur Patrick Tambay
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Alicante (Espagne)
Nationalité Française
Parti politique PR, UDF-DL, UMP, LR
Père Robert Tabarot
Fratrie Philippe Tabarot (frère)

Michèle Tabarot est une femme politique française, née le à Alicante (Espagne). Députée des Alpes-Maritimes depuis 2002, elle est la secrétaire générale de l’UMP entre 2012 et 2014.

Origines[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Robert Tabarot, chevalier de l'ordre national du Mérite, qui fut un des dirigeants de l'OAS à Oran[1], et ancien champion d’Afrique du Nord de boxe (surnommé « le Rocher »)[2]. Son frère Philippe Tabarot est vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes et conseiller municipal de Cannes. Son grand-oncle, Pierre Tabarot, fut, avec Edmond Auzas, à l'origine de la création d’Oran Républicain, journal d'obédience socialiste (qui servit de modèle au journal Alger Républicain)[3].

Arrivée d'Algérie, la famille Tabarot s'exile à Alicante (Espagne) à l'indépendance de l'Algérie, et y demeure jusqu'en 1969, après l'amnistie des anciens de l'OAS.

Maire du Cannet[modifier | modifier le code]

Michel Mouillot, maire de Cannes de 1989 à 1997, a favorisé l'implantation politique de Michèle Tabarot dans les Alpes-Maritimes. Il a aussi soutenu activement la candidature de son frère, Philippe Tabarot, à Cannes en 2008[4].

Michèle Tabarot est l'adjointe de Pierre Bachelet, maire RPR du Cannet de 1983 à 1995. Elle le bat aux élections municipales de 1995.

Depuis lors elle est réélue maire à chaque fois dès le premier tour, en 2001 sous l'étiquette démocrate-libérale, en 2008 sous l'étiquette UMP (64,96 % des voix), puis en 2014 sous l'étiquette UMP (50,45 % des voix).

Députée[modifier | modifier le code]

Michèle Tabarot est une première fois candidate UDF-DL aux élections législatives de 1997 dans la 9e circonscription des Alpes-Maritimes, mais elle est battue dès le premier tour dans un contexte de la désunion de la droite.

Elle est élue députée le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 9e circonscription des Alpes-Maritimes. Michèle Tabarot fait partie du groupe UMP, où, dans la logique de son antigaullisme[5] elle s'y montre très active, notamment au sein du Groupe Parlementaire sur les Rapatriés[6] (défendant par exemple, pour les anciens de l'OAS, la possibilité de récupérer des points retraites perdus pendant les périodes de clandestinité, mais également en étant très en pointe lors de la discussion de la controversée Loi de 2005 portant reconnaissance de la Nation en faveur des Français rapatriés)[1]. Elle y préside également le Groupe parlementaire d'étude sur l'adoption, qui mènera à des évolutions législatives en 2005-2006.

Elle est réélue, au premier tour, députée pour le XIIIe législature le avec 53,13 % des voix devant André Aschieri, écologiste et maire de Mouans-Sartoux.

Elle est réélue députée le 17 juin 2012 et devient vice-présidente de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation qu'elle présidait lors de la législature précédente. Lors du congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012, elle est élue secrétaire générale du Parti, aux côtés du président élu mais « contesté »[7] Jean-François Copé et du vice-président Luc Chatel. Elle est la première femme à accéder à ce poste depuis sa création, en 2002. Elle occupe cette fonction jusqu'en juin 2014.

Depuis septembre 2011, elle est présidente de l'ANDL (Association nationale pour la démocratie locale, qui organise la formation des élus UMP). Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, la confirme dans cette dernière fonction[8]. En septembre 2015, elle est nommée conseillère politique de Nicolas Sarkozy[9].

Elle soutient Jean-François Copé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016, dont elle est la directrice de campagne[10].

Mandats[modifier | modifier le code]

Commune de Le Cannet[modifier | modifier le code]

  • 14/03/1983 - 19/03/1989 : Adjointe au maire du Cannet (Alpes-Maritimes)
  • 20/03/1989 - 18/06/1995 : Adjointe au maire du Cannet (Alpes-Maritimes)
  • 19/06/1995 - 18/03/2001 : Maire du Cannet (Alpes-Maritimes)
  • 19/03/2001 - 09/03/2008 : Maire du Cannet (Alpes-Maritimes)
  • Depuis le 10/03/2008 - : Maire du Cannet (Alpes-Maritimes)

Conseil général des Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur[modifier | modifier le code]

  • 1998-1999: Conseillère régionale de la région PACA
  • 2004-2005: Conseillère régionale de la région PACA

Neuvième circonscription des Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • 2006 : Membre du Conseil supérieur de l'adoption[11].
  • 19/11/2012 - 15/6/2014 : Secrétaire générale de l'UMP.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mes chers voisins, un article du mensuel provençal le Ravi, mai 2008
  2. http://www.elwatan.com/contributions/michele-tabarot-ou-la-revanche-de-l-algerie-francaise-1-22-11-2012-193188_120.php
  3. Engagement d'un quotidien en société coloniale, Master de recherche IEP Paris, voir aussi Emmanuel Roblès et l'hispanité en Oranie (dir. Guy Dugas, Éd. L'Harmattan 2012).
  4. Marine Turchi, « Tabarot, encombrante n°2 pour Copé », sur mediapart.fr,‎ (consulté le 3 juillet 2015)
  5. [1]
  6. Pour qui roule votre député, article de l'Express, octobre 2006
  7. [2]; http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/11/97001-20121211FILWWW00440-cope-commence-a-s-isoler-selon-woerth.php
  8. « Nominations », u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  9. « Ciotti contourne Estrosi », Paris Match, semaine du 24 au 30 septembre 2015, page 32.
  10. Judith Waintraub, « Copé réinvestit le terrain de la droite décomplexée pour imposer sa candidature », Le Figaro, samedi 2 / dimanche 3 avril 2016.
  11. Emmanuel Maumon, « Son voyage au Cambodge : l’interview de Michèle Tabarot », 29 avril 2008, dans http://www.webtimemedias.com, online www.webtimemedias.com avec interview sonore

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]