Ericka Bareigts

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Ericka Bareigts
Ericka Bareigts, en 2014.
Ericka Bareigts, en 2014.
Fonctions
Ministre des Outre-mer
En fonction depuis le
(6 mois et 22 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II et Cazeneuve
Prédécesseur George Pau-Langevin
Secrétaire d'État chargée de l'Égalité réelle

(6 mois et 19 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II
Députée de la 1re circonscription
de La Réunion

(3 ans 8 mois et 24 jours)
Prédécesseur René-Paul Victoria
Successeur Philippe Naillet
Conseillère régionale de La Réunion

(2 ans 3 mois et 27 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Béatrice Vélia
Présidente de la Communauté intercommunale du Nord
de La Réunion

(2 ans 2 mois et 26 jours)
Élection
Successeur Jean-Louis Lagourgue
Biographie
Nom de naissance Paule Ericka Couderc
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis, La Réunion
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste

Ericka Bareigts (Paule Ericka Couderc à l’état civil), née le à Saint-Denis à La Réunion, est une femme politique française, membre du Parti socialiste. Première femme réunionnaise à diriger une communauté d'agglomération en devenant présidente de la Communauté intercommunale du nord de La Réunion (CINOR) en juillet 2008, elle est élue députée de la première circonscription de La Réunion le au second tour des élections législatives de 2012 à la Réunion. Le 11 février 2016, elle est nommée secrétaire d'État chargée de l'Égalité réelle dans le gouvernement Valls.

Le 30 août 2016, elle est nommée ministre des Outre-mer à la suite de la démission de George Pau-Langevin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Étudiante à l'université de La Réunion au milieu des années 1980, Ericka Bareigts obtient d'abord un DEUG de droit, puis poursuit ses études à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle obtient avec succès une maîtrise, spécialisée en droit des affaires internationales. Elle part alors huit mois à Londres pour perfectionner son anglais. Elle revient ensuite à La Réunion où elle obtient, en 1992, un DESS de droit des affaires.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Admise au concours national d'attachée principale territoriale, Ericka Bareigts débute en 1992 comme responsable du service juridique du conseil régional de La Réunion. Puis en 1998 elle devient responsable du service social départemental pour les politiques publiques en faveur des personnes âgées, des handicapés et de la santé publique.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

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Une élue locale réunionnaise[modifier | modifier le code]

En 1986, Ericka Bareigts adhère au Parti socialiste et intègre très vite l'équipe des élections législatives. Très jeune, elle se mobilise, notamment dans les milieux étudiants en participant à la création de la première antenne de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) à l'université. Elle a également manifesté contre le projet de loi Devaquet, sur la réforme des universités françaises. Le projet du ministre prévoyait notamment de sélectionner les étudiants à l'entrée des universités et de mettre celles-ci en concurrence. Le projet est retiré le 8 décembre 1986.

Militante au parti socialiste, elle devient secrétaire de section. Elle accède alors à la responsabilité d’élue au conseil fédéral et est nommée par la suite au conseil national du PS.

En mars 2008, pour les élections municipales à Saint-Denis, elle est inscrite sur la liste de Gilbert Annette, mari de sa mère Harrie Couderc[1]. La liste PS remporte l'élection au deuxième tour, le 16 mars 2008, avec 53,83 % des suffrages exprimés, contre la liste UMP de René Paul Victoria. Ericka Bareigts est alors nommée deuxième adjointe au maire. Elle initie de nombreux projets pour la ville, notamment le Projet Éducatif Global (PEG) qui favorise l'enseignement de l'anglais en grande section de maternelle, l'apprentissage des jeux d'échec pendant la pause méridienne ou encore le travail d'éducateurs sportifs avec de jeunes élèves sur « l'estime de soi ».

En juillet 2008, elle est la première femme à diriger une communauté d'agglomération, en devenant présidente de la Communauté intercommunale du Nord de La Réunion (CINOR). La CINOR regroupe les communes de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne, soit plus de 190 000 habitants, constituant la plus importante communauté d’agglomération de La Réunion et de l'Outre-Mer.

En juin 2009, elle est choisie comme tête de liste du PS pour l'Outre-mer pour les élections européennes. Sa liste, « changer l'Europe maintenant avec les socialistes », obtient 20,27 % des suffrages derrière la liste Majorité présidentielle de Marie-Luce Penchard (29,69 %) et la liste Alliance des Outre-mers d'Elie Hoarau (21,02 %).

En mars 2010, elle remporte un siège de conseillère régionale. La liste a en effet obtenu 18,00 % des suffrages exprimés.

Ericka Bareigts est également élue au sein de la Fédération réunionnaise du Parti socialiste (PS) en tant que membre du bureau politique et du Conseil fédéral.

Député et ministre pendant le quinquennat de François Hollande[modifier | modifier le code]

En 2012, elle se présente aux élections législatives face à Nassimah Dindar. Ericka Bareigts recueille 52,83 % des suffrages exprimés, soit 19 611 voix contre 15 937 pour la candidate du Centre pour la France. Ericka Bareigts est alors élue députée de la première circonscription de La Réunion.

Elle siège à la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Elle est également membre de droit de la délégation aux Outre-mer, membre titulaire de la Commission nationale d'évaluation des politiques de l'État outre-mer (CNEPEOM). Elle est en outre vice-présidente du groupe d'étude « économie sociale et solidaire » et vice-présidente du groupe d'amitié « Madagascar-Seychelles ».

En septembre 2012, elle est rapporteure sur le projet de loi de régulation économique Outre-mer et portant diverses dispositions relatives aux Outre-mer. En juin 2013, elle propose une loi constitutionnelle avec pour ambition d'étendre aux collectivités de l'île de La Réunion des possibilités de délégation du pouvoir normatif national prévues à l'article 73 alinéa 3 et 4 de la Constitution. En février 2014, elle présente la résolution relative aux enfants réunionnais placés en métropole dans les années 1960-1970, qui est votée à l’Assemblée nationale. En septembre 2013, elle rend un rapport sur l’adaptation du droit de l’énergie aux Outre-mer. Et elle également rapporteure sur le titre VII, relatif à la simplification des normes, ainsi que sur le chapitre Outre-mer du titre VIII, relatif à la gouvernance pour le projet de loi de Ségolène Royal relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.

En 2014, elle est nommée secrétaire nationale du Parti socialiste aux Outre-mer.

Début 2015, Ericka Bareigts a déposé un amendement à la loi Macron (amendement 82 bis) afin que les départements d'Outre-mer aient la possibilité de remplacer des jours fériés nationaux (pris sur les jours fériés catholiques) par des jours fériés spécifiques à chaque communauté (Musulmans, Hindous principalement). Adopté à l'Assemblée nationale, cet amendement a été rejeté largement par le Sénat et a déclenché une levée de boucliers tant au niveau national que localement à La Réunion. En septembre 2015, elle est ovationnée dans l'hémicycle pour sa réponse aux propos de Nadine Morano qualifiant la France de « pays de race blanche »[2].

Le 11 février 2016, Ericka Bareigts est nommée secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité réelle. Elle prépare alors conjointement avec la ministre des Outre-Mer George Pau-Langevin le projet de loi "pour l'égalité réelle outre-mer", lequel indique (avec son article 1er) que "l’outre-mer constitue une priorité de la nation" et prévoyant une méthodologie pour réduire progressivement les écarts de niveaux et la qualité de vie. Ce projet de loi est jugé décevant[3],[4]

Le 30 août 2016, elle est nommée ministre des Outre-Mer en remplacement de George Pau-Langevin, démissionnaire pour motifs personnels[2]. Elle déclare vouloir mettre en œuvre l'égalité réelle de ces territoires avec la métropole et favoriser une "croissance territorialisée"[2].

En 2016, elle est l'un des auteurs du projet de loi Egalité Citoyenneté portant notamment sur la mixité sociale ou les discriminations sociales[5], loi qui, pour le philosophe Dominique Lecourt « représente jusqu'à la caricature une conception de l'idée de démocratie », une « frénésie normative » ayant pour résultat « une pratique autoritaire du pouvoir politique »[6].

En 2016 également, elle soutient Manuel Valls pour la primaire citoyenne de 2017 et fait partie de son organigramme de campagne[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]