Ericka Bareigts

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Ericka Bareigts
Image illustrative de l'article Ericka Bareigts
Fonctions
Députée de la 1re circonscription de La Réunion
En fonction depuis le
Prédécesseur René-Paul Victoria (UMP)
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis, La Réunion
Parti politique PS

Ericka Bareigts, née Couderc le à Saint-Denis à La Réunion, est une femme politique française, membre du Parti socialiste. Première femme réunionnaise à diriger une communauté d'agglomération en devenant présidente de la Communauté intercommunale du nord de La Réunion (CINOR) en juillet 2008, elle est élue députée de la première circonscription de La Réunion le au second tour des élections législatives françaises de 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Étudiante à l'université de La Réunion au milieu des années 80, Ericka Bareigts obtient d'abord un DEUG de droit, puis poursuit ses études à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle obtient avec succès une maîtrise, spécialisée en droit des affaires internationales. Elle part alors 8 mois à Londres pour perfectionner son anglais. Elle revient ensuite à La Réunion où elle obtient, en 1992, un DESS de droit des affaires.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Admise au concours national d'attachée principale territoriale, Ericka Bareigts débute en 1992 comme responsable du service juridique du conseil régional de La Réunion. Puis en 1998 elle devient responsable du service social départemental pour les politiques publiques en faveur des personnes âgées, des handicapés et de la santé publique.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1986, Ericka Bareigts adhère au Parti socialiste et intègre très vite l'équipe des élections législatives. Très jeune, elle se mobilise, notamment dans les milieux étudiants en participant à la création de la première antenne de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) à l'université. Elle a également manifesté contre le projet de loi Devaquet, sur la réforme des universités françaises. Le projet du ministre prévoyait notamment de sélectionner les étudiants à l'entrée des universités et de mettre celles-ci en concurrence. Le projet est retiré le 8 décembre 1986.

Militante de base au parti socialiste, elle devient secrétaire de section. Elle accède alors à la responsabilité d’élue au conseil fédéral et est nommée par la suite au conseil national du PS.

En mars 2008, elle est inscrite sur la liste de Gilbert Annette pour les élections municipales à Saint-Denis. La liste PS remporte l'élection au deuxième tour, le 16 mars 2008, avec 53.83 % des suffrages exprimés, contre la liste UMP de René Paul Victoria. Ericka Bareigts est alors nommée deuxième adjointe au maire. Elle initie en ce sens de nombreux projets pour la ville, notamment le Projet Éducatif Global (PEG) qui favorise l'enseignement de l'anglais en grande section de maternelle, l'apprentissage des jeux d'échec pendant la pause méridionale ou encore le travail d'éducateurs sportifs avec de jeunes élèves sur « l'estime de soi » notamment avec le yoga.

En juillet 2008, elle est la première femme à diriger une communauté d'agglomération, en devenant présidente de la Communauté intercommunale du Nord de La Réunion (CINOR). La CINOR regroupe les communes de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne, soit plus de 190 000 habitants, constituant ainsi la plus importante communauté d’Agglomération de La Réunion et de l'Outre-Mer.

En Juin 2009, elle est choisie comme tête de liste du PS pour l'Outre-mer pour les élections européennes. Sa liste, « changer l'Europe maintenant avec les socialistes », fait un bon score (20,26%), mais Ericka Bareigts ne gagne pas l'élection.

En mars 2010, elle remporte un siège de conseillère régionale. La liste a en effet obtenu 18,00% des suffrages exprimés.

Ericka Bareigts est également élue au sein de la Fédération réunionnaise du Parti Socialiste (PS) en tant que membre du bureau Politique et du Conseil Fédéral.

En 2012, elle se présente aux élections législatives face à Nassimah Dindar. Ericka Bareigts recueille 52,83% des suffrages exprimés, soit 19.611 voix contre seulement 15.937 pour la candidate du Centre pour la France. Ericka Bareigts est alors élue députée de la première circonscription de La Réunion.

Elle siège désormais à la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Elle est également membre de droit de la délégation aux Outre-mer, membre titulaire de la Commission nationale d'évaluation des politiques de l'Etat outre-mer (CNEPEOM). Elle est en outre vice-présidente du groupe d'étude « économie sociale et solidaire » et vice-présidente du groupe d'amitié « Madagascar-Seychelles ».

En septembre 2012, elle a été rapporteure sur le projet de loi de régulation économique Outre-mer et portant diverses dispositions relatives aux Outre-mer. En juin 2013, elle propose une loi constitutionnelle avec pour ambition d'étendre aux collectivités de l'île de La Réunion des possibilités de délégation du pouvoir normatif national prévues à l'article 73 alinéa 3 et 4 de la Constitution. En février 2014, elle a présenté la résolution relative aux enfants réunionnais placés en métropole dans les années 1960-1970, qui est votée à l’Assemblée nationale. En septembre 2013, elle a rendu un rapport sur l’adaptation du droit de l’énergie aux Outre-mer. Et elle également rapporteure sur le titre VII, relatif à la simplification des normes, ainsi que sur le chapitre Outre-mer du titre VIII, relatif à la gouvernance pour le projet de loi de Ségolène Royal relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.

Depuis 2014, elle est secrétaire nationale du Parti Socialiste aux Outre-mer.

Début 2015, Mme Bareigts a déposé un amendement à la loi Macron (amendement 82 bis) afin que les départements d'outre mer aient la possibilité de remplacer des jours fériés nationaux (pris sur les jours fériés catholiques) par des jours fériés spécifiques à chaque communauté (Musulmans, Hindous principalement). Adopté à l'Assemblée Nationale, cet amendement a été rejeté largement par le Sénat et a déclenché une levée de bouclier tant au niveau national qu'au niveau local à La Réunion.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]