Nicolas Florian

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Nicolas Florian
Illustration.
Nicolas Florian en 2019.
Fonctions
Maire de Bordeaux
En fonction depuis le
(5 mois et 16 jours)
Élection
Prédécesseur Alain Juppé
Conseiller régional d'Aquitaine puis de Nouvelle-Aquitaine
En fonction depuis le
(9 ans, 4 mois et 28 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Président Alain Rousset
Conseiller métropolitain de la communauté urbaine de Bordeaux puis de Bordeaux Métropole
En fonction depuis le
(24 ans, 2 mois et 5 jours)
Président Patrick Bobet
Adjoint au maire de Bordeaux

(4 ans, 11 mois et 3 jours)
Maire Alain Juppé
Conseiller général de Gironde

(6 ans, 11 mois et 26 jours)
Élection 18 mars 2001
Circonscription Canton de Villenave-d'Ornon
Président Philippe Madrelle
Prédécesseur Silvère Dutil
Successeur Martine Jardiné
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Marmande (Lot-et-Garonne, France)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
LR

Nicolas Florian
Maires de Bordeaux

Nicolas Florian, né le à Marmande (Lot-et-Garonne), est un homme politique français, membre des Républicains (LR). Il est maire de Bordeaux depuis le , suite à la démission d'Alain Juppé. Il est auparavant deuxième adjoint de ce dernier, chargé des finances, des ressources humaines et de l'administration générale, de 2014 à 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Florian est le fils d'une antiquaire et d'un directeur régional de la société Bull[1] et le petit-fils d'un immigré italien.

Titulaire d'une maîtrise en droit des affaires, il se destine à une carrière d'avocat. Il adhère finalement au RPR et devient assistant parlementaire du député Jean-Claude Barran de la troisième circonscription de la Gironde (en fonction de 1993 à 1997 ; suppléant de Gérard Castagnéra, maire de Talence, décédé en septembre 1993)[2].

En marge de ses mandats électifs, Nicolas Florian est à partir de septembre 2014 président du conseil d'administration de la Société Bordelaise des Équipements Publics d’Expositions et de Congrès (SBEPEC), société publique locale chargée de la gestion, entre autres, du Parc des expositions de Bordeaux[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il est repéré par Jacques Valade, durant le mandat municipal de Jacques Chaban-Delmas. Dès l'âge de 26 ans, il entre en politique, comme conseiller municipal de Villenave-d'Ornon en banlieue de Bordeaux, puis adjoint du maire. Il exerce la fonction de juin 1995 à avril 2014. Aux élections municipales de 2014, il intègre la liste conduite par Alain Juppé pour la mairie de Bordeaux.

En mars 2001, il est élu conseiller général de la Gironde pour le canton de Villenave-d'Ornon. Cependant, au renouvellement de mars 2008, il perd au second tour face à la socialiste Martine Jardiné, conseillère municipale dans l'opposition à Villenave d'Ornon[4] et conseillère métropolitaine à Bordeaux-Métropole[5].

En 1995, il est élu de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB devenue Bordeaux Métropole en 2015) dont il est vice-président, successivement chargé du tourisme (2004-2008), des franchissements sur la Garonne (2008-2011 ; pilotant ainsi notamment les dossiers du pont Chaban-Delmas et du pont Simone-Veil), puis enfin à l'économie (2011-2014)[6]. Il est toujours conseiller métropolitain jusqu'en 2020, et siège à la Commission des finances sous la présidence de Véronique Ferreira (PS) maire de Blanquefort[7].

Placé troisième sur la liste UMP de Xavier Darcos aux régionales de 2010, dont il est le porte-parole, il siège depuis au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

Il a assuré le secrétariat départemental de la Gironde des Républicains (anciennement UMP) de 2002 à 2018 ; seul candidat, Yves Foulon lui succède. Toujours membre des Républicains, il rejoint le mouvement « Libres ! » de Valérie Pécresse comme secrétaire général adjoint.

Aux législatives de 2012, il ambitionne de ravir la 3e circonscription de la Gironde (au sud de Bordeaux), fief de Noel Mamère largement victorieux en 1997 sur le député sortant Jean-Claude Barran (60,91% des voix exprimées), dont il était l'attaché parlementaire[8]. Mais il doit se rabattre quelques semaines avant le scrutin sur la 2e circonscription de la Gironde (centre de Bordeaux) qu'Alain Juppé renonce à reprendre à la socialiste Michèle Delaunay qui la lui avait ravi en 2007 avec 50,97% des voix. Malgré le soutien appuyé de son mentor, Alain Juppé qu'il l'avait sollicité[9], Nicolas Florian est largement battu au 2e tour face à Michèle Delaunay, députée sortante, avec 41,56% des voix exprimées. Aux législatives de 2017, candidat sur la 1e circonscription de la Gironde (nord de Bordeaux), il ne résiste pas à la vague déferlante de La République en Marche, et Nicolas Florian est à nouveau battu au 2e tour contre Dominique David avec 40,41% des voix exprimées.

En 2014, il coordonne la campagne municipale d'Alain Juppé et entre à la mairie de Bordeaux pour remplacer Hugues Martin, et occuper le poste de deuxième adjoint chargé des finances, des ressources humaines et de l'administration générale. Alors que Virginie Calmels est placée comme première adjointe par Alain Juppé, ses relations avec elle sont considérées comme « exécrables »[10]. En renonçant à ses mandats électoraux, au lendemain du départ d'Alain Juppé de Bordeaux, elle laisse le champ libre à Nicolas Florian au siège de maire, en attendant les municipales de mars 2020.

Au lendemain de l'annonce du départ d'Alain Juppé pour le Conseil constitutionnel le mercredi 13 février, celui-ci téléphone à Nicolas Florian pour lui faire savoir qu'il le proposera à la majorité municipale pour lui succéder à la mairie. Parallèlement, Alain Juppé téléphone à Virginie Calmels, un temps pressentie comme « dauphine », pour l'informer de sa préférence. Le jeudi 14 février, ladite majorité entérine à « l'unanimité » le choix d'Alain Juppé[11]. Ainsi, Nicolas Florian, depuis seulement quatre ans au conseil municipal de Bordeaux et second adjoint du maire, très peu connu des bordelais se retrouve, selon Matthieu Rouveyre, conseiller municipal d'opposition, maire « par ricochet, par défaut » du fait du retrait de Mme Calmels[12]. Dans la perspective non réalisée d'Alain Juppé, d'être élu président de la République en mai 2017, de nombreux élus locaux, dont Nicolas Florian, se préparaient à son remplacement à la mairie et à la métropole. En septembre 2017, à la suite des orientations Virginie Calmels favorables à Laurent Wauquiez, Alain Juppé avait déclaré à ses adjoints : « Parmi vous, aucun n’a le profil pour prétendre à ma succession »[13]. La campagne des municipales de mars 2020 semble ouverte, alors que « le besoin de renouvellement » exprimé par Alain Juppé, resté presque vingt-cinq ans à la tête de Bordeaux, pourrait être remis en question par le « parachutage » d'Édouard Philippe, ami intime d'Alain Juppé, que la rumeur propage avec insistance[14].

Le 7 mars 2019, il est élu maire de Bordeaux en remplacement d'Alain Juppé parti au conseil constitutionnel[15]. Il affirme ne pas être un maire par intérim et souhaite se présenter lors des élections municipales de 2020[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Bordeaux : Nicolas Florian, le soldat de la juppéie qui reprend la mairie », sur theworldnews.net, (consulté le 16 février 2019)
  2. « Nicolas Florian, un proche d'Alain Juppé pour lui succéder à la mairie de Bordeaux », sur lefigaro.fr, (consulté le 16 février 2019)
  3. « Société Bordelaise des Equipements Publics d’Expositions et de Congrès (SBEPEC) », sur bordeaux.fr (consulté le 16 février 2019)
  4. « Résultats des élections cantonales 2008 - Département de la Gironde, canton de Villenave-d'Ornon », sur interieur.gouv.fr (consulté le 16 février 2019)
  5. « Fiche de Martine Jardiné », sur bordeaux-metropole.fr,
  6. « Fiche de Nicolas Florian », sur bordeaux.fr (consulté le 8 mars 2019)
  7. « Fiche de Nicolas Florian », sur bordeaux-metropole.fr, (consulté le 16 février 2019)
  8. « Noël Mamère en route vers la passe de quatre », sur sudouest.fr, (consulté le 16 février 2019)
  9. « Alain Juppé sort les dents pour garder Bordeaux à droite », sur nouvelobs.com, (consulté le 16 février 2019)
  10. « À Bordeaux, Nicolas Florian doit faire ses preuves », sur lexpress.fr, (consulté le 16 février 2019)
  11. « Bordeaux : dans les coulisses du départ d’Alain Juppé », sur sudouest.fr, (consulté le 16 février 2019)
  12. « Nicolas Florian, bientôt maire de Bordeaux, était l'invité du 19/20 », (dont 2 vidéos : reportage 1:45 et interview 3:03), sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 16 février 2019)
  13. « Juppé à ses adjoints à Bordeaux : "Aucun n’a le profil pour prétendre à ma succession" », sur sudouest.fr, (consulté le 16 février 2019)
  14. « Pourquoi Alain Juppé dit adieu aux Bordelais et à la vie publique », sur rue89bordeaux.com, (consulté le 16 février 2019)
  15. « Départ de Juppé: Nicolas Florian élu maire de Bordeaux », sur France 24, (consulté le 7 mars 2019)
  16. « Comment la vie du nouveau maire de Bordeaux Nicolas Florian «a changé» », sur www.20minutes.fr (consulté le 7 mars 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]