Pierre-Yves Bournazel

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Pierre-Yves Bournazel
Pierre-Yves Bournazel en 2010.
Pierre-Yves Bournazel en 2010.
Fonctions
Député
En fonction depuis le
(6 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 18e de Paris
Législature XVe
Groupe politique LRC-UDI
Prédécesseur Christophe Caresche
Conseiller de Paris
élu dans le 18e arrondissement de Paris
En fonction depuis le
(9 ans, 3 mois et 9 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Président Jean-Paul Huchon
Valérie Pécresse
Délégué spécial du conseil régional d'Île-de-France
chargé des JO 2024
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 9 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Riom-ès-Montagnes (Cantal)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Diplômé de IEP de Toulouse

Pierre-Yves Bournazel, né le à Riom-ès-Montagnes, est un homme politique français, secrétaire national de l'UMP chargé des grandes métropoles[1],[2], secrétaire national de l’UMP[3], conseiller de Paris depuis 2008[4], conseiller régional d'Île-de-France[5] depuis 2010 et président du groupe LR au conseil du 18e arrondissement[6]. Il est élu député en 2017.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Toulouse (Sciences Po Toulouse, promotion 1999)[7], il commence sa carrière professionnelle au Parlement européen[8].

Ascension parmi la droite parisienne[modifier | modifier le code]

Il rejoint la mairie du 17e arrondissement en janvier 2005, comme chargé de mission sur le logement et l'urbanisme auprès de Françoise de Panafieu[8]. Quelques mois plus tard, il s'occupe de la communication politique de la députée-maire[8].

Après la victoire de Françoise de Panafieu aux primaires de 2006, il devient son conseiller politique au groupe UMP de l'hôtel de Ville[8]. Puis il devient l’un de ses deux porte-paroles avec Jean-François Lamour lors de la campagne des élections municipales de 2008[8].

Élu conseiller de Paris en mars 2008, et président du groupe UMP du 18e arrondissement, il a par ailleurs officié comme conseiller en presse et communication auprès de Rachida Dati, alors ministre de la Justice[7].

Il est élu conseiller régional en mars 2010 sur la liste de Valérie Pécresse, où il s'occupe pour l'UMP du dossier du Grand Paris[9].

En février 2011, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, le nomme secrétaire national de l'UMP chargé des « Grandes métropoles », et membre du bureau politique de l'UMP.

Candidature aux législatives et aux municipales[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des élections législatives de 2012, il obtint l'investiture UMP dans la 18e circonscription de Paris où il reçut le soutien d'Alain Juppé, ancien élu de l'arrondissement[10]. Il arrive en seconde position au premier tour avec 22,88 % derrière le député PS sortant Christophe Caresche (45,21 %). Au second tour, il obtient 30,80 % contre les 69,20 % de son adversaire réélu[11], réalisant le plus bas score jusqu'alors enregistré pour un candidat de la droite parlementaire dans la circonscription pour une élection législative (les nouvelles limites de la circonscription n'ont été modifiées que marginalement), nettement en dessous de celui réalisé par Jeannette Bougrab lors de la législative de 2007 avec 36,71 %[12].

Début 2013, il est candidat aux primaires de la droite parisienne afin de désigner le chef de file de l’UMP lors des élections municipales de 2014 ; il est à 35 ans le plus jeune des prétendants. Il est en compétition avec l’ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, le maire du 1er arrondissement Jean-François Legaret et Franck Margain. Parmi les mesures de son programme, il propose notamment la création de la police municipale à Paris[13]., d'une « cité de l’innovation » dans le Nord-Est de la capitale, l’extension des zones touristiques, l'ouverture nocturne du métro le week-end ou encore la création de taxis réservés aux femmes. Il considère en outre que certaines « bonnes » mesures prises par Bertrand Delanoë doivent être conservées, comme le Vélib ou la Nuit blanche. Il demande le 31 mai l'annulation formelle du scrutin, invoquant l'impossibilité pour des électeurs de s'inscrire pour le scrutin et pour d'autres une inscription forcée[14] ; un accord est finalement trouvé. Il termine troisième, Nathalie Kosciusko-Morizet emportant la première place dès le premier tour.

Le 27 août 2013, Nathalie Kosciusko-Morizet fait de lui l'un des quatre porte-parole de sa campagne parisienne.

Il est la tête de liste UMP-UDI-MoDem dans le 18e arrondissement pour les élections municipales de 2014 à Paris et réalise au second tour le score de 37,57 %. Il est donc réélu conseiller de Paris et devient vice-président délégué du groupe UMP au Conseil de Paris.

Il est tête de liste départementale Les Républicains-UDI-MoDem à Paris, dans le cadre de la campagne de l'élection régionale de 2015 en Île-de-France conduite par Valérie Pécresse. Au second tour, la droite est minoritaire à Paris mais l'emporte sur le total de l'Île-de-France. Pierre-Yves Bournazel est donc réélu conseiller régional et quelques jours plus tard, délégué spécial de la région pour la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024[15].

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[16].

Le 2 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[17].

Il est de nouveau candidat dans la dix-huitième circonscription de Paris, sous l'étiquette Les Républicains, lors des élections législatives des 11 et 18 juin 2017. Opposé à l'ancienne ministre du travail Myriam El Khomri, il termine en tête lors du premier tour avec 31,76 % des voix. En vue du second tour, il reçoit le soutien d'Edouard Philippe, alors que Myriam El Khomri se prévaut du soutien d'Emmanuel Macron. Il est élu avec 53,6 % des voix contre 46,4 % pour El Khomri. Le 20 juin, il annonce adhérer au groupe Les Républicains constructifs, UDI et indépendants.

Pensées politiques et prises de positions[modifier | modifier le code]

Pierre-Yves Bournazel est coprésident avec Géraldine Poirault-Gauvin du laboratoire d'idées Génération Paris Seine (GPS) qui se veut en rupture avec la direction de l'UMP parisienne dirigée par Philippe Goujon, président de la fédération UMP, et de Jean-François Lamour, président du groupe au Conseil de Paris[18]. L'association ne semble plus active depuis mars 2012.

Pierre-Yves Bournazel apporta son soutien à Pierre Charon à l'occasion des élections sénatoriales de septembre 2011. Il figure en 5e position sur la liste « Liste Majorité présidentielle » (UMP dissident), qui obtient 7,98 % des suffrages exprimés et remporte un siège de sénateur qui échoit à Pierre Charon.

Il s’est distingué dans son camp en prenant position pour[19] la célébration du PACS en mairie[20], l’aménagement des voies sur berges[21], mais également le droit de vote des étrangers lors des élections locales sous condition de réciprocité et d’au moins 10 ans de présence sur le territoire[22]. Il a aussi plaidé pour un rapprochement avec les écologistes lors des élections régionales de 2010 ainsi que pour les élections municipales de 2014[23], déclaration personnelle dont la discussion avec EELV n'a jamais été démontrée et sans que ces derniers, membres de la majorité municipale et régionale de gauche, n'aient manifesté un quelconque intérêt.

Il interpelle par ailleurs le maire de Paris, Bertrand Delanoë, dans une lettre datée de fin mai 2011, en vue d’un éclaircissement relatif au mode opératoire de l’organisation des primaires socialistes à Paris. Cette interrogation portant principalement sur le fait que les primaires socialistes n’étant pas une élection républicaine, elles devraient avoir lieu dans les permanences politiques du Parti socialiste et non dans les mairies d’arrondissements induisant une main d’œuvre apolitique rémunérée et des coûts structurels à la charge de l’ensemble des contribuables[24].

Au conseil régional d’Île-de-France, il met en cause la présidence contre le montant du budget 2011, trop faible selon lui, 11,6 millions d'euros, consacré au logement étudiant, soit 0,25 % du budget régional[25].

En février 2012, il demande au président PS du conseil régional d'Île-de-France, Jean-Paul Huchon, de renoncer à son projet d'achat, pour près de 20 millions d'euros, de l'ancienne résidence du préfet, située rue Barbet de Jouy dans le 7e arrondissement[26] contigüe au Conseil régional d'Île de France.

Pierre-Yves Bournazel dépose en octobre 2012 un vœu au conseil de Paris pour alerter contre les peintures importées d'Asie sur la place du Tertre (18e), traditionnellement occupée par des peintres et portraitistes de rue. Il demande un « affichage contrôlé » pour les œuvres du Carré aux artistes[27].

Pierre-Yves Bournazel prend position contre la réforme des rythmes scolaires, dès la rentrée 2013, dans la capitale[28].

Notes et références de l’article[modifier | modifier le code]

  1. « Copé mise sur les jeunes UMP », Le Figaro,
  2. « Les secrétaires nationaux », Union pour un mouvement populaire
  3. « Pierre-Yves Bournazel, secrétaire national de l'UMP », Le Parisien,
  4. « Annuaire des conseiller(e)s de Paris - M. Pierre-Yves Bournazel », Mairie de Paris
  5. « Élus de droite au conseil régional d'Île-de-France », Le Parisien,
  6. Frank Aubry, « Pierre-Yves Bournazel, du 18e au Grand Paris », Dixhuitinfo,
  7. a et b Didier Blain, « P.Y. Bournazel, UMP, à la conquête du 18e arrondissement », Dixhuitinfo,
  8. a, b, c, d et e Marie Quenet, « Le "jeune aboyeur" se fait entendre », JDD,
  9. « Bournazel planche sur le Grand Paris », Le Parisien,
  10. Pauline de Saint-Rémi, « Juppé en pèlerinage dans le 18ème! », Le Point
  11. Ministère de l’Intérieur, « Elections législatives 2012 18ème circo de Paris », Ministère de l’Intérieur
  12. Le site officiel du ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales
  13. « NKM et Pierre-Yves Bournazel s’affrontent sur le thème de la sécurité », France 3
  14. « Primaire UMP : Pierre-Yves Bournazel demande l'arrêt du scrutin », Le Monde,
  15. Sophie Huet, « Île-de-France : la consécration de Valérie Pécresse », Le Figaro, samedi 19 / dimanche 20 décembre 2015, page 6.
  16. Pierre-Yves Bournazel, interviewé par Emmanuel Galiero, « Bournazel (LR) : "Voter Juppé, c'est sortir Hollande de l'Élysée" », lefigaro.fr, 29 janvier 2016.
  17. « Défections en cascade dans l'équipe de campagne de François Fillon », lepoint.fr, 2 mars 2017.
  18. Marie-Anne Gairaud, « Maintenant, il faut que ça bouge! », Le Parisien
  19. « Les numéros 1 de demain », Europe 1,
  20. « Les élus UMP n'ont plus peur du pacs », Le Parisien,
  21. « Pierre-Yves Bournazel : « On ne peut pas être contre l'aménagement des berges » », Le Parisien,
  22. Marie-Anne Gairaud, « Droit de vote des étrangers : le malaise de la droite », Le Parisien,
  23. « Pierre-Yves Bournazel : « Allions-nous avec les Verts » », Le Parisien,
  24. Pierre-Yves Bournazel, « Ma lettre à Bertrand Delanoë sur l'organisation des primaires socialistes à Paris », Blog de Pierre-Yves Bournazel,
  25. Pierre-Yves Bournazel, « Logement étudiant : stop aux leçons, place aux actes ! », Groupe UMP, Région Île-de-France,
  26. Antoine Duvauchelle, « UMP Ile-de-France : "Non à l'hôtel Huchon" », Le Point
  27. Vincent Michelon, « Un élu veut sauver la "qualité artistique" à Montmartre », Metro
  28. « Bournazel : "Hidalgo et les Parisiens ne sont plus sur le même rythme" », Le JDD

Lien externe[modifier | modifier le code]