Dominique Gros

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gros.
Dominique Gros
Dominique Gros en avril 2015.
Dominique Gros en avril 2015.
Fonctions
Maire de Metz
En fonction depuis le
(9 ans, 4 mois et 3 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Prédécesseur Jean-Marie Rausch
Conseiller départemental de la Moselle
Élu dans le Canton de Metz-1
En fonction depuis le
(19 ans, 3 mois et 27 jours)
Élection 22 mars 1998
Prédécesseur Pierre Ferrari
Biographie
Nom de naissance Dominique Gros
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Riom (Puy-de-Dôme)
Nationalité Française
Famille Marié, 4 enfants
Profession Ingénieur spécialisé dans la protection de l’environnement et de la lutte contre la pollution des eaux
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre national du Mérite

Dominique Gros

Dominique Gros, né le à Riom (Puy-de-Dôme), est un enseignant et homme politique français, membre du parti socialiste, maire de Metz depuis 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un officier de cavalerie, Dominique Gros naît à Riom, où son père est en garnison. Il passe son baccalauréat au prytanée national militaire de La Flèche[1]. Après math’sup et math’spé, il entre à l’Institut national des sciences appliquées de Rouen dont il sort diplômé en 1966. Il est vice-président de l’Association générale des étudiants de Rouen.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Marié en 1967 avec une institutrice et père de quatre enfants, il est professeur de mathématiques dans une école normale d’instituteurs au Tchad, au titre de la coopération puis ingénieur de production dans une usine de la Manche en 1968[2].

En 1972, il intègre l’Agence de l’eau Rhin-Meuse dont il deviendra sous-directeur, chargé de la lutte contre les pollutions industrielles et agricoles.

Fondateur du Syndicat national de l'environnement (SNE) en 1973 (affilié à l'époque à la CFDT), il en est le premier secrétaire national.

Il est par ailleurs président de l’IUT de Metz et administrateur de l’université Paul Verlaine de Metz.

Ancien auditeur de l’Institut des hautes études de Défense nationale, ce fils de militaire est passionné par le passé militaire de Metz.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Adhérent du Parti socialiste depuis sa création en 1971, il est élu pour la première fois au conseil municipal de Metz en 1983 dans l’opposition sur la liste menée par Jean Laurain. Il est ensuite tête de liste du PS en 1989, 1995, 2001 et 2008.

En 1997, il devient député suppléant de Gérard Terrier. L'année suivante, il est élu simultanément conseiller régional de Lorraine et conseiller général du canton de Metz-Ville-1, mais démissionne de ce premier mandat, bien que la législation sur le cumul des mandats ne l'y oblige alors pas. Il est réélu conseiller général en mars 2004 avec 63,6 % des suffrages et devient président du groupe socialiste au Conseil général de la Moselle[3]. Devancé au premier tour par la candidate du FN Françoise Grolet lors des élections cantonales de mars 2011[4], il est réélu conseiller général au second tour avec 54,9 % des suffrages.

Secrétaire de section du PS de Metz-Nord, il fonde en 1975 Le Chardon, journal socialiste trimestriel militant qu’il dirige jusqu'en mars 2008.

Le , il est choisi par les socialistes de Metz pour mener une liste d'ouverture et de rassemblement de la gauche aux élections municipales de 2008.

Au second tour, il remporte les élections municipales avec 48,28 % des 37 512 voix exprimées lors d'une triangulaire qui l'oppose aux listes de Jean-Marie Rausch (UMP), qui obtient 27,41 % et Marie-Jo Zimmermann (DVD) avec 24,31 %. Le vendredi suivant, 21 mars, le nouveau conseil municipal l'élit maire[5], le premier de gauche à Metz depuis l'instauration du suffrage universel en 1848. Il est réélu[6] le 30 mars 2014 avec 43,22 % des 37 036 voix exprimées lors d'une triangulaire qui l'oppose cette fois à Marie-Jo Zimmermann (UMP), qui recueille 41,14 %, et Françoise Grolet (FN) avec 15,63 %.

Il faut souligner qu'il ne gagne les deux scrutins municipaux (2008 et 2014) que grâce aux triangulaires, la droite étant majoritaire en voix.

En mars 2015, il est élu conseiller départemental du canton de Metz-1 en tandem avec Patricia Sallusti. Ils ont pour suppléants Françoise Ferraro et Hacène Lekadir.

Il est fait officier de la Légion d'honneur en janvier 2017[7].

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 21 juin 2017, le Républicain lorrain révèle que la ville de Metz a mis en vente « sans trop de publicité » l’un de ses plus prestigieux immeubles, d'une superficie de 2900 m², donnant sur la place de la Comédie, accolé à l’Opéra théâtre, avec pour objectif d’en faire un hôtel de standing, un investisseur local bien connu étant sur les rangs[8]. Le 25 juin 2017, un lanceur d’alerte publie sur son compte twitter[9] le procès-verbal d’une assemblée générale d’actionnaires révélant que Dominique Gros et l’investisseur en question sont tous deux actionnaires de la société de droit luxembourgeois du fils du maire de Metz[10],[11], information corroborée par le Républicain lorrain le 28 juin 2017. Interrogé par les journalistes sur le conflit d'intérêts potentiel, le cabinet du maire déclare : « le maire n'a aucun lien avec Monsieur Heintz qui est un ami de son fils » et ajoute : « Les deux hommes ne sont pas de la même génération, ils ne se côtoient pas »[12]. Le 30 juin 2017, Dominique Gros, qui est également président de Metz Métropole Développement (MMD)[13], la structure chargée de la vente de l'immeuble municipal, sort de sa réserve et reconnaît, s'agissant de l'homme d'affaires, qu' « [il] le fréquente au sein du Cercle Charlemagne de Metz », un réseau d'influences dont il est le secrétaire général[14],[15]. Lors du conseil municipal du 6 juillet 2017, l’opposition demande de surseoir à la vente de l’immeuble, ce que refuse Dominique Gros, acceptant toutefois la création d’une mission d’information et d’évaluation[16] qui, selon le quotidien lorrain, « ne comptera que des membres de la la majorité qui auront à investiguer sur les pratiques... d'eux-mêmes »[17].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Bastuck, « Dominique Gros se dévoile », Le Point, 5 juin 2008.
  2. Dominique Gros Tout Metz
  3. Résultats des élections cantonales 2004 sur le site officiel du ministère de l'Intérieur
  4. L'avenir de Gros est-il compromis ?,La Semaine, 26 mars 2011
  5. http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.mairie-metz.fr%2Fmetz2%2Fmunicipalite%2Fmaire.php
  6. http://metz.fr/pages/maire_adjoints/maire/maire.php
  7. « Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination », legifrance.gouv.fr, (consulté le 2 janvier 2017)
  8. « Ville cède bâtiments 1, 2 et 3 place de la Comédie », Le Républicain Lorrain, 21 juin 2017.
  9. « Cette impression tenace de retrouver tjrs les mêmes intérêts privés autour du maire et du 1er adjoint à Metz », twitter, 25 juin 2017.
  10. « Recueil des sociétés et associations du Luxembourg C n°1940 », Mémorial JO du Grand-duché du Luxembourg, 4 juillet 2016.
  11. « Ellipsys Mosaïc S.à r.l., Société à responsabilité limitée », Registre de commerce et des sociétés de Luxembourg, 26 avril 2016.
  12. « Vente d’un immeuble place de la Comédie : l’embarrassante relation d’affaires du maire de Metz », Le Républicain lorrain, 28 juin 2017.
  13. « Vos interlocuteurs à Metz Métropole Développement », Metz Métropole Développement, (consulté le 30 juin 2017).
  14. « Réseaux d’influence à Metz : discret Cercle Charlemagne », Le Républicain lorrain, 20 décembre 2015.
  15. « Vente d’un immeuble municipal : le maire de Metz s’explique sur ses relations d’affaires », Le Républicain lorrain, 30 juin 2017.
  16. article L. 2121-22-1 du code général des collectivités territoriales, Légifrance, consulté le 10 juillet 2017.
  17. Cession de l’immeuble de la place de la Comédie à Metz : l’opposition attaque, le maire se rebiffe, Le Républicain lorrain, 7 juillet 2017.

Article connexe[modifier | modifier le code]