Le Tampon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Tampon
L'église du Tampon.
L'église du Tampon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région La Réunion
Département La Réunion
Arrondissement Saint-Pierre
Canton bureau centralisateur de 2 cantons
Intercommunalité CASUD
Maire
Mandat
André Thien Ah Koon
2014-2020
Code postal 97430
Code commune 97422
Démographie
Gentilé Tamponais
Population
municipale
76 796 hab. (2014)
Densité 464 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 16′ 41″ sud, 55° 30′ 55″ est
Altitude Min. 287 m
Max. 2 418 m
Superficie 165,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

Voir la carte administrative de La Réunion
City locator 14.svg
Le Tampon

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

Voir la carte topographique de La Réunion
City locator 14.svg
Le Tampon
Liens
Site web letampon.fr

Le Tampon est une commune de l'île de La Réunion, la quatrième plus importante en nombre d'habitants.

Elle fait partie de l'unité urbaine de Saint-Pierre. Sa devise est : « Le Tampon, une commune où il fait bon vivre ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville du Tampon vue de l'espace le .

Le territoire communal du Tampon est situé dans le sud de l'île de La Réunion, sur la Côte Sous le Vent, sur les hauteurs de la ville de Saint-Pierre.

La commune s'étale sur les pentes qui descendent de la Plaine des Cafres vers l'océan. Elle est encadrée au nord-ouest par le Bras de la Plaine et au sud-est par la Rivière des Remparts.

L'habitat est dispersé sur les pentes en se groupant en quartiers, le plus important en taille et en population étant celui du chef-lieu. Les premières habitations s'installant le long de la route menant de Saint-Pierre à la Côte au Vent, elles prirent le nom du kilométrage à partir de l'océan ce qui donna des noms singuliers aux quartiers du Tampon : le Onzième, le Quatorzième, le Vingt-Troisième

L'étalement de la commune en altitude contribue à créer de nombreux climats favorables à la villégiature, au tourisme et à l'agriculture (canne à sucre, fleurs, élevage, etc.).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Localisation administrative du territoire communal du Tampon.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six autres communes :

Communes limitrophes du Tampon
Saint-Benoît La Plaine-des-Palmistes Sainte-Rose
Entre-Deux Tampon Saint-Joseph
Saint-Pierre

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir du XVIIIe siècle, le Sud de La Réunion se colonise.

En 1830, le comte Gabriel Le Coat de Kerveguen s'installe dans le secteur du Tampon et constitue un empire en s'appropriant presque toutes les concessions du sud. En 1859, il frappe sa propre monnaie, le kreutzer ou kerveguen, pour payer la main d'œuvre indienne travaillant sur ses terres. Vingt ans plus tard, la monnaie est déclarée illégale.

À partir de 1870, l'ylang-ylang et le vétiver commencent à être distillés et Bois Joly Potier met au point l'alambic en 1887.

En , la région Tampon-Plaine des Cafres se sépare de Saint-Pierre et se dote d'adjoints.

En 1911, la première église du Tampon voit le jour sous l'influence du père Eugène Rognard.

Jusqu'alors une section administrative de Saint-Pierre, la commune du Tampon voit le jour le avec Edgar Avril comme premier maire.

En 1941, l'eau courante arrive au Tampon suivie de l'électricité en 1952.

Le sanatorium des Trois-Mares ouvre en 1960 et le lycée Roland Garros est inauguré en août 1965.

En 1979, la commune du Tampon s'agrandit en absorbant la région du Piton de la Fournaise à proximité de la Plaine des Cafres.

La construction de la maison du Volcan débute en 1989.

Édouard Balladur, alors Premier ministre, préside l'ouverture du Campus Sud de l'Université de La Réunion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le Tampon est associé dans la communauté d'agglomération du Sud avec trois autres communes : Saint-Philippe, Entre-Deux et Saint-Joseph.

Le territoire de la commune couvre quatre cantons :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
[[ ]] [[ ]] Henri Ursulin Lauret   Adjoint spécial
[[ ]] [[ ]] Pierre Bertaut   Adjoint spécial
1890 1902 Ariste Badré   Adjoint spécial
1902 1904 Frédéric Veyrrières   Adjoint spécial
1904 1905 Jules Bertaut   Adjoint spécial
1905 1907 Alexandre Lebon   Adjoint spécial
1907 1910 Jean Baptiste Lorion   Adjoint spécial
1910 1912 Alfred Robert   Adjoint spécial
1912 1915 Léon Avril   Adjoint spécial
1915 1920 Charles Roussel   Adjoint spécial
1920 1922 Frédéric Badré   Adjoint spécial
1922 1925 Octave Vallon Hoarau   Adjoint spécial
1925 1935 Edgar Avril    
1935 1942 Georges Avril    
1942 1945 Evenor Lallemand    
1945 1947 Edgar Avril    
1947 1953 Roger Bénard    
1953 1983 Paul Badré    
1983 2006 André Thien Ah Koon RPR puis UMP Député
2006 2010 Didier Robert UMP Président du conseil régional
2010 2014 Paulet Payet[1] UMP Conseiller régional
2014 en cours
(au 30 avril 2014)
André Thien Ah Koon Div Droite Conseiller départemental, conseiller régional

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 76 796 habitants, en augmentation de 5,7 % par rapport à 2009 (La Réunion : 3,22 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2014
24 335 31 378 36 107 40 545 47 593 60 323 69 849 74 998 76 796
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

On trouve sur le territoire communal sept collèges :

  • le collège public de La Châtoire datant des années 2000 et qui comptait 930 élèves à la rentrée 2005 ;
  • le collège public Michel-Debré à la Plaine des Cafres ;
  • le collège public du Quatorzième-kilomètre ;
  • le collège privé Marthe-Robin ;
  • le collège public de Terrain-Fleury qui comptait 1 599 élèves à la rentrée 2005 ;
  • le collège public de Trois-Mares ouvert en 1975 ;
  • le collège public du 12e-km ouvert en 2013[5].

Lycées[modifier | modifier le code]

On compte par ailleurs trois lycées publics :

  • le lycée d'enseignement général et technologique Roland-Garros (lycée Roland-Garros) qui comptait 2 450 élèves à la rentrée 2005 ce qui en fait l'un des plus grands de France avec ses deux terrains de football. Sa création a été ardemment défendue par Michel Debré durant les années 1960,
  • le lycée d'enseignement général et technologique Pierre-Lagourgue,
  • le lycée d'enseignement général, professionnel et technologique Boisjoly-Potier (lycée BoisJoly-Potier) qui comptait 1 430 élèves à la rentrée 2005.

Université[modifier | modifier le code]

La commune accueille également un campus secondaire de l'Université de La Réunion. Il accueille des étudiants en licence, les étudiants en STAPS, l'IUFM

Le Centre international d'études pédagogiques (CIEP) y dispose d'une antenne locale[6].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le stade Klébert-Picard (anciennement Roland-Garros) dans le centre-ville. Il accueille l'équipe municipale de football.
  • Le skatepark de Trois-Mares.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un caméléon panthère pris en photo au Tampon.
Un camphrier sur un terrain que la commune a classé pour le protéger.

La commune contient un dépôt de munitions sur le lieu-dit du Bourg-Murat dans la plaine des Cafres dépendant, depuis la création de ce service en 2011, du service interarmées des munitions[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paulet Payet est élu par le conseil municipal le en remplacement de Didier Robert, démissionnaire après son élection à la présidence du conseil régional
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. « Collège du 12ème Km | Un site utilisant Réseau Site d'établissement », sur college-12eme.ac-reunion.fr (consulté le 22 février 2016)
  6. Mireille Jullien, « Apprendre, Enseigner, Découvrir… » (consulté le 20 mai 2016)
  7. [PDF]Ministère de la Défense, « Arrêté PPRT signé le 2 mai 2013 », sur Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement de La Réunion, (consulté le 15 juin 2014)