Franck Riester

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Franck Riester
Illustration.
Franck Riester en 2013.
Fonctions
Ministre de la Culture
En fonction depuis le
(1 mois et 25 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Françoise Nyssen
Président d’Agir
En fonction depuis le
(2 mois et 25 jours)
Prédécesseur Direction collégiale
Co-président du groupe UAI
à l'Assemblée nationale[N 1]

(1 an, 4 mois et 20 jours)
Avec Stéphane Demilly
Jean-Christophe Lagarde
Prédécesseur Création du groupe
Député français

(11 ans, 4 mois et 27 jours)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 5e de Seine-et-Marne
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique UMP (2007-2015)
LR (2015-2017)
LC (2017)
UAI (2017-2018)
Prédécesseur Guy Drut
Successeur Patricia Lemoine
Maire de Coulommiers

(9 ans, 3 mois et 25 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Guy Drut
Successeur Ginette Motot
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité française
Parti politique UMP (jusqu'en 2015)
LR (2015-2017)
Agir (depuis 2017)
Diplômé de ISG
ESSEC

Franck Riester, né le à Paris (15e), est un homme politique français.

Il est membre de l'Union pour un mouvement populaire puis des Républicains, dont il est exclu en 2017 en raison de son rapprochement avec la majorité d’Emmanuel Macron. Il lance ensuite le parti Agir, dont il prend la présidence.

Il est député dans la cinquième circonscription de Seine-et-Marne depuis 2007 et président du groupe UDI, Agir et indépendants depuis sa création, en 2017. Il est par ailleurs maire de Coulommiers de 2008 à 2017 et président de la communauté de communes du Pays de Coulommiers de 2013 à 2017.

Depuis octobre 2018, il est ministre de la Culture dans le gouvernement d'Édouard Philippe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Franck Riester est diplômé de l’Institut supérieur de gestion et titulaire d’un mastère spécialisé de management urbain, délivré par l'ESSEC.

Il commence sa carrière professionnelle au sein d’un grand groupe d’audit ; il se consacre ensuite au développement de l'entreprise familiale fondée par son grand-père, et dirige toujours aujourd'hui plusieurs concessions automobiles Peugeot[1],[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Élu local[modifier | modifier le code]

En 1995, à 21 ans, Franck Riester est élu au conseil municipal de Coulommiers, sur la liste de Guy Drut[3]. Il est nommé conseiller municipal délégué à la jeunesse[1]. En 2001, il devient adjoint au maire, chargé des finances[1], et devient vice-président de la communauté de communes de la Brie des Templiers.

À l'issue des élections municipales de 2008, la liste « Ensemble pour Coulommiers » qu’il conduit l'emporte avec 54,8 % des voix. Franck Riester est ainsi élu maire de Coulommiers par le nouveau conseil municipal le 15 mars 2008[4].

En application du schéma départemental de coopération intercommunale, la communauté de communes de la Brie des Templiers (qui regroupait plusieurs communes de la vallée du Grand Morin autour de Coulommiers) et la communauté de communes Avenir et développement du secteur des Trois Rivières (qui regroupait des communes rurales de la vallée de l'Aubetin, au sud de Coulommiers) fusionnent le 1er janvier 2013, donnant naissance à la communauté de communes du Pays de Coulommiers. Franck Riester en est élu président le 14 janvier suivant.

Le 23 mars 2014, face à une liste Front national et deux listes de gauche, Franck Riester l'emporte une nouvelle fois aux élections municipales à Coulommiers, avec 67 % des voix au premier tour[5], ce qui lui permet d'être réélu par le nouveau conseil municipal le 29 mars[6],[7]. Il est reconduit dans ses fonctions de président de la communauté de communes du Pays de Coulommiers à l'unanimité (33 voix sur 33) le 14 avril 2014. Lorsque la communauté de communes fusionne avec celle de la Brie des moulins en janvier 2017, Franck Riester est élu président de l'intercommunalité avec 44 voix en sa faveur et une abstention[8].

Député[modifier | modifier le code]

À la suite de la décision de Guy Drut de ne pas se représenter aux élections législatives de 2007, l’UMP investit Marie-Claire Carrère-Gée, secrétaire générale adjointe de l'Élysée. Face à ce « parachutage », des élus locaux soutiennent la candidature de Franck Riester dans la cinquième circonscription de Seine-et-Marne[1],[9]. Marie-Claire Carrère-Gée choisit finalement de se retirer[9], laissant la place à Franck Riester. Le , il est élu député pour la XIIIe législature avec 58,95 % des suffrages face à la socialiste Marie Richard[3],[10], après avoir rassemblé 48,58 % des voix au premier tour[10]. Lors de la séance du mardi , durant laquelle se tient l'élection du président de l'Assemblée nationale, Franck Riester est l'un des six secrétaires de séance, étant l'un des benjamins du Parlement[3],[11]. Il est également le benjamin du groupe UMP pour cette législature[3].

Franck Riester est candidat à un second mandat de député lors des élections législatives de 2012. Il arrive en tête du premier tour avec 37,2 % des suffrages[12], devant la maire socialiste de Mouroux[13] Élisabeth Escuyer (31,4 %) et le frontiste Robert Claus (18,2 %)[12]. Le , Franck Riester est réélu pour la XIVe législature avec 55,98 % des voix face à Élisabeth Escuyer[14]. Il est membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale.

Candidat à sa réélection lors des élections législatives de 2017, il l'emporte et adhère le 20 juin au groupe Les Républicains constructifs, UDI et indépendants, dont il devient l'un des co-présidents[15].

Dès son premier mandat parlementaire, Franck Riester est nommé rapporteur du projet de loi Hadopi 1 et Hadopi 2[16]. De décembre 2009 à décembre 2015, il est membre du collège de l'Hadopi [17]. Marcel Rogemont lui succède, nommé à son tour par le Président de l'Assemblée nationale [18].

Il se déclare favorable au mariage homosexuel lors d'un débat organisé en 2011 à l'Assemblée nationale[19],[20]. En décembre 2011, il dit publiquement que son homosexualité « n'est pas un secret »[21], bien que soulignant qu'il refuse de communiquer sur sa vie privée[21]. En janvier 2013, lors de la discussion concernant la loi pour le mariage pour tous discutée à l'Assemblée nationale, Franck Riester est l'un des deux députés UMP, avec Benoist Apparu, à déclarer publiquement qu'il soutient le projet de loi du gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault, et à voter en faveur du Projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe.

Sur les questions culturelles, il remet, le 3 octobre 2011, au ministère de la Culture, un rapport sur la « création musicale et diversité à l’ère numérique ». Écrit notamment avec Alain Chamfort et Daniel Colling, ce rapport préconise la création d’un Centre national de la musique pour notamment rationaliser les dispositifs d’aides existants. Il évalue le supplément d’aides nécessaires à 95 M € qui pourrait être financé par un prélèvement sur la taxe sur les services de télévision (TST). Il prend notamment position en faveur d'un rassemblement des sociétés de l'audiovisuel public en un groupe unique, dès la rentrée 2015 [22]. Franck Riester est par ailleurs désigné membre de la Commission ad hoc de réflexion et de propositions sur le droit et les libertés à l'ère numérique installée par le Président de l'assemblée nationale entre juin 2014 et octobre 2015 [23].

En juin 2017, il est réélu député face à un candidat Front national[24].

Cadre de l'UMP puis d'Agir[modifier | modifier le code]

Franck Riester est responsable des jeunes RPR de Seine-et-Marne pendant ses études. Il est nommé directeur de campagne par Guy Drut pour les élections législatives de 2002.

En 2009, il est le directeur national de la campagne des élections européennes pour la majorité présidentielle à l'UMP[25]. Il occupe la même fonction pour les élections régionales françaises de 2010.

En 2011, il est nommé secrétaire national de l'UMP chargé de la communication, puis intègre la cellule « riposte » de l'UMP en octobre 2011[26], qui est chargée de défendre le bilan de Nicolas Sarkozy avant son entrée officielle en campagne.

Pendant la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, il est porte-parole adjoint de Nicolas Sarkozy[27].

À l'occasion du congrès de l'UMP de novembre 2012, il apporte son soutien à Jean-François Copé pour l'élection à la présidence du parti et s'engage en faveur de la motion « France moderne et humaniste » (FMH), conduite par Jean-Pierre Raffarin, Luc Chatel et Jean Leonetti. Jusqu'alors porte-parole de FMH, il en devient en octobre 2013 le secrétaire général[28].

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient, comme onze autres personnalités, secrétaire général adjoint de l’UMP, en plus du tenant du poste, Marc-Philippe Daubresse[29].

Il soutient Bruno Le Maire pour le premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[30]. En septembre 2016, il est nommé avec cinq autres personnalités porte-parole de sa campagne de la primaire[31]. Au second tour, il apporte son soutien à Alain Juppé[32]. Le 1er mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon et après le départ de Bruno Le Maire de l'équipe de campagne de François Fillon, il décide de retirer son soutien au candidat[33], et de donner son parrainage à Alain Juppé.

Le 31 octobre 2017, Franck Riester est exclu du parti Les Républicains, envers lequel il se montrait de plus en plus critique[34]. En novembre 2017, il participe à la création du parti Agir, dont il prend la présidence l’année suivante[réf. nécessaire].

Ministre de la Culture[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du remaniement du 16 octobre 2018, Franck Riester est nommé ministre de la Culture, remplaçant Françoise Nyssen. Le journaliste Laurent de Boissieu estime alors que « de par ses votes parlementaires – pour la déclaration de politique générale d’Édouard Philippe en juillet 2017 puis pour le budget 2018 –, Franck Riester avait déjà rallié la majorité »[35].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2011, il est l'un des premiers cadres à droite à rendre publique son homosexualité[2],[36],[37].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président du groupe Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants (LC) jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Franck Riester fait ses classes au Palais Bourbon », sur lefigaro.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  2. a et b Luc Le Vaillant, « Sexus non politicus », sur liberation.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  3. a b c et d Cyriel Martin, « Mes premiers jours à l'Assemblée nationale », sur lepoint.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  4. http://coulommiers.eelv.fr/IMG/pdf/Deliberations_du_15_mars_2008.pdf
  5. http://coulommiers.eelv.fr/IMG/pdf/Deliberations_du_15_mars_2008.pdf
  6. http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/ils-vont-deja-revetir-l-echarpe-tricolore-28-03-2014-3716031.php
  7. https://www.coulommiers.fr/wp-content/uploads/2015/06/Proces-verbal-du-Conseil-municipal-du-29-mars-2014.pdf
  8. Thomas Baron, « [Pays de Coulommiers] Franck Riester réélu sans surprise », sur lepaysbriard.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  9. a et b « La chiraquienne Marie-Claire Carrère-Gee se retire », sur leparisien.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  10. a et b « Résultats des élections législatives 2007 : SEINE ET MARNE (77) -- 5ème circonscription (résultats officiels) », sur interieur.gouv.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  11. « Assemblée nationale - XIIIe législature - 1er jour de séance, Session ordinaire de 2006-2007, Séance du mardi 26 juin 2007 - Compte rendu intégral », sur assemblee-nationale.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  12. a et b « 5ème circonscription, Franck Riester (UMP) en tête », sur leparisien.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  13. Gaël Arcuset, « Franck Riester dans un fauteuil », sur lepaysbriard.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  14. « Résultats des élections législatives 2012 - ACCUEIL > SEINE ET MARNE (77) > 5ème circonscription », sur interieur.gouv.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  15. Tristan Quinault Maupoil, « Franck Riester nommé co-président du groupe des «constructifs» au côté d'un UDI », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  16. Damien Leloup, « Hadopi « respecte les droits de la défense », affirme Riester », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 14 octobre 2009)
  17. JORF no 0299 du 26 décembre 2009 page 22372 texte no 129
  18. Décret du 4 février 2016 portant nomination à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet JORF du 5 février 2016
  19. Mariage homo: le (bref) débat a eu lieu à l'Assemblée sur tetu.com du 9 juin 2011
  20. Mariage homosexuel: «J’espère que certains de mes collègues UMP voteront aussi ce texte» sur liberation.fr du 9 juin 2011
  21. a et b « Le député UMP Franck Riester fait son coming out », sur leparisien.fr, (consulté le 30 mai 2013)
  22. «Il faut créer une BBC à la française, plurimédias et indépendante du pouvoir», Le Figaro, Interview de F Riester, par Caroline Sallé et Enguérand Renault le 14 septembre 2015
  23. Commission de réflexion sur le droit et les libertés à l’âge du numérique, site de l'Assemblée nationale
  24. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  25. « Franck Riester, benjamin aux dents longues », sur Le Monde.fr (consulté le 31 janvier 2018)
  26. Sophie Huet, « Les députés UMP à la pointe du combat pour 2012 », sur Le Figaro, 31 novembre 2011 (consulté le 30 mai 2013)
  27. « Cinq choses à savoir sur Franck Riester, pressenti pour entrer au gouvernement », sur www.20minutes.fr (consulté le 30 janvier 2018)
  28. « Franck Riester, nouveau délégué général des Humanistes de l'UMP », in Le Figaro, encart « Culture », mercredi 9 octobre 2013, page 43.
  29. https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-politique/20130204.RUE3000/dati-nkm-peltier-ou-riester-a-l-ump-chacun-cherche-encore-sa-place.html
  30. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  31. « Le Maire, l’équipe de «la campagne sans Bruno» », .
  32. « Franck Riester, le porte-parole de Le Maire, refuse de soutenir Fillon et choisit Juppé », lci.fr, 21 novembre 2016.
  33. Anthony Favalli, « François Fillon lâché par une partie de son camp », cnews.fr, 1er mars 2017.
  34. « Cinq membres pro-Macron, dont Edouard Philippe, exclus par Les Républicains », sur lci.fr, (consulté le 31 octobre 2017)
  35. Laurent de Boissieu, « Franck Riester, la poursuite de l’ouverture au centre droit », sur la-croix.com, (consulté le 16 octobre 2018).
  36. Coming-out du député Franck Riester, 6 décembre 2011
  37. Un mouvement gay pro-Fillon va être lancé, lefigaro.fr, 16 mars 2017
  38. a et b « Déclaration d’intérêts et d’activités de M. Franck Riester », sur Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, (consulté le 20 mai 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]