Olivier Véran

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Olivier Véran
Illustration.
Olivier Véran, en 2017.
Fonctions
Député de la 1re circonscription de l'Isère
En fonction depuis le
(2 ans, 5 mois et 16 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Geneviève Fioraso

(2 ans, 8 mois et 14 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique Socialiste, Radical et Citoyen
Prédécesseur Geneviève Fioraso
Successeur Geneviève Fioraso
Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
En fonction depuis le
(3 ans, 11 mois et 3 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Laurent Wauquiez
Groupe politique LREM
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Saint-Martin-d'Hères (Isère)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste (jusqu'à 2017)
LREM (depuis 2017)
Diplômé de Université Joseph-Fourier - Grenoble 1
IEP de Paris
Profession Neurologue
Site web olivier-veran.fr

Olivier Véran, né le à Saint-Martin-d'Hères (Isère), est un médecin hospitalier neurologue et homme politique français.

Député de la première circonscription de l'Isère et Rapporteur général de la Commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale depuis 2017, il est aussi Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016.

Il est à l'origine de l'expérimentation du cannabis thérapeutique en France[1], de l'obligation d’afficher le Nutri-Score sur les publicités à visée alimentaire[2], de la suppression du Numerus-clausus pour les étudiants en médecine[3], de la mise en place de petits-déjeuners gratuits pour les écoliers[4], ainsi que de la possibilité d'interdire à un mannequin d'exercer si son indice de masse corporelle est trop faible afin de lutter contre l'anorexie dans le milieu de la mode[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Olivier Véran est père de deux enfants et vit à Grenoble, où il a suivi toute sa scolarité.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Neurologue au CHU de Grenoble[modifier | modifier le code]

Praticien hospitalier, il exerce en qualité de neurologue au CHU de Grenoble-La Tronche. Il est diplômé de Sciences Po Paris en gestion et politique de santé (executive master).

Engagement syndical[modifier | modifier le code]

Il a suivi un parcours dans le milieu syndical et associatif (notamment, Président de l'association des assistants des hôpitaux de Grenoble, porte-parole de l'InterSyndicat national des Internes des Hôpitaux, conseiller titulaire à l'ordre départemental des médecins de l'Isère).

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Engagement[modifier | modifier le code]

À l'occasion des élections législatives de 2012, la députée Geneviève Fioraso (PS) le prend comme suppléant, issu de la société civile, avant d'être nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche puis d'être réélue. Il devient député et siège à l'Assemblée nationale du 22 juillet 2012 au 5 avril 2015, jour où la ministre démissionne pour raisons de santé[6],[7]. La même année, il est candidat malheureux aux élections départementales en Isère[8]. Il est ensuite désigné porte-parole du président sortant de la région Rhône-Alpes, le socialiste Jean-Jack Queyranne, lors de la campagne des élections régionales de 2015 en Auvergne-Rhône-Alpes, scrutin à la suite duquel il est élu conseiller régional[9].

Il soutient Emmanuel Macron, candidat du mouvement En marche !, pour l'élection présidentielle de 2017[10]. Il en devient le référent santé[11]. En juin 2017, il est élu député de la 1re circonscription de l'Isère, sous la bannière de la République en Marche, s'imposant avec plus de 68 % des suffrages[12] face à son concurrent LR/UDI. Il est désigné Rapporteur général de la Commission des affaires sociales, chargé du projet de loi de financement de la Sécurité sociale[13].

Député de la première circonscription de l'Isère[modifier | modifier le code]

XV législature (depuis 2017)[modifier | modifier le code]

Élu Député en juin 2017, il rejoint la Commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale. Il est élu rapporteur général de la commission des affaires sociales[14], chargé du Projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Il propose la suppression des allocations familiales chez les très hauts revenus[15]. Après le suicide, le 2 novembre 2017, d'un neurochirurgien au CHU de Grenoble, il s'engage dans la lutte contre le harcèlement moral[16]. Il se mobilise pour obtenir la suppression du numerus clausus à l'entrée dans les études de médecine[17]. Il fait voter une taxe soda modulée en fonction du taux de sucre[18]. Président d'un groupe de travail dans le cadre de la stratégie pauvreté du gouvernement, il défend la mise en place de petit-déjeuners gratuits dans les écoles classées en zone prioritaire[19].

En 2018, il est nommé Rapporteur de la loi portant mesures d'urgences économiques et sociales[20], il obtient notamment l'anticipation de la baisse de CSG pour les retraités percevant des pensions nettes inférieures à 2.000 euros par mois pour une personne[21].

Rapporteur général du PLFSS, il fait adopter plusieurs amendements, dont un visant à faciliter la réorientation des patients aux urgences médicales[22] et un autre annulant le remboursement aux hôpitaux et aux cliniques par l’Assurance-maladie des opérations chirurgicales – principalement des cancers – pour lesquelles ils ne disposent pas des autorisations nécessaires[23]. Il obtient aussi avec des collègues l'amélioration de la couverture santé pour les chibanis, des travailleurs du Maghreb venus en France durant les Trente Glorieuses (1945-1975)[24].

Dans le cadre de l'affaire des « bébés sans bras », il appelle à renforcer les réseaux de surveillance en santé environnementale dans les territoires[25]. Il milite pour rendre le Nutri-score obligatoire dans les publicités[26], lors de la loi Egalim, amendement rejeté[27]. Il effectue une mission sur le cannabis thérapeutique, qui aboutit sur une saisine des autorités sanitaires par la Ministre de la santé en vue de le légaliser pour les malades[28].

Rapporteur pour avis de la réforme constitutionnelle, il fait adopter en 1ère lecture la transformation du projet de loi de la Sécurité sociale en protection sociale pour y inclure la dépendance[29], ce qui provoque une polémique dans les rangs de la gauche[30].

Il obtient, avec des collègues, un assouplissement de la répression de l'aide à l'entrée et au séjour irréguliers des étrangers dans la loi asile, immigration[31].

XIVe législature (2012 - 2015)[modifier | modifier le code]

Député de 2012 à 2015, il a siégé à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, où il suit particulièrement les dossiers relatifs à la santé[32]. Il est également intervenu sur des textes de lois économiques, comme les contrats de génération[33] ou la réforme du droit du travail[34]. Il a pris position en faveur de l’ouverture expérimentale à Paris d'un site d'injection supervisée (salle de shoot)[35], ainsi que l'ouverture du droit de vote des étrangers aux élections locales[36]. À l'instar de plusieurs députés, il a publié l'utilisation de sa réserve parlementaire[37] et s'est engagé pour le non-cumul des mandats.

En mars 2013, il a été chargé par le Premier ministre d'une mission sur la filière sang en France[38],[39], au cours de laquelle il s'est engagé pour le don du sang, anonyme, gratuit, volontaire. Il a fait dans la foulée voter un avantage fiscal pour les laboratoires respectant le don, et la création d'un label éthique pour les produits sanguins prélevé dans des conditions de gratuité et de bénévolat[40]. Il a milité pour la fin de la discrimination des homosexuels du don du sang[41], ce qui a abouti en avril 2015 à l'adoption à l'unanimité du parlement à un amendement UDI à la loi de santé allant dans ce sens[42].

En décembre 2013, il a publié un rapport sur l'emploi médical temporaire à l'hôpital dans lequel il a tiré la sonnette d'alarme sur l'impact sanitaire et financier du recours croissant aux médecins intérimaires, en lien avec une attractivité hospitalière de très bas niveau[43].

En 2014, il a été rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015, volet assurance maladie[44]. Il y a défendu notamment la création des hôtels hospitaliers[45], ainsi que la suppression des franchises médicales pour les bénéficiaires de l'aide à la complémentaire santé[46].

En 2015, il a été rapporteur du volet prévention et promotion de la loi de modernisation de la santé, comprenant le plan anti-tabac, la lutte contre le binge drinking, les salles de consommation à moindres risques[47]. Il s'est mobilisé particulièrement contre les troubles nutritionnels, avec des moyens nouveaux pour prévenir et soigner les malades d'anorexie, et fait voter un amendement visant à interdire de recourir à des mannequins en état de dénutrition manifeste[48].

En 2016, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, le charge du pilotage du comité de réforme du mode de financement des établissements de santé[49],[50].

Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes[modifier | modifier le code]

En 2015, il est désigné porte-parole du président sortant de la région Rhône-Alpes, le socialiste Jean-Jack Queyranne, lors de la campagne des élections régionales de 2015 en Auvergne-Rhône-Alpes. Le 13 décembre 2015, à l'issue du scrutin, la liste conduite par Jean-Jack Queyranne remporte le scrutin en Isère, avec 40,15% des voix[51] mais échoue au niveau régional, en faveur de Laurent Wauquiez (LR). Olivier Véran est élu conseiller régional.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’Assemblée nationale autorise l’expérimentation du cannabis thérapeutique », sur www.20minutes.fr (consulté le 30 octobre 2019)
  2. « L’Assemblée nationale vote l’obligation d’afficher le Nutri-Score sur les publicités pour l’alimentation », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2019)
  3. Par Le ParisienLe 10 janvier 2018 à 09h00, « Médecine : un député LREM remet en question le numerus clausus », sur leparisien.fr, (consulté le 30 octobre 2019)
  4. « Olivier Véran veut mettre en place des petits déjeuners gratuits dans les écoles en zone prioritaire », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes (consulté le 30 octobre 2019)
  5. « Loi santé : l'amendement Véran contre les mannequins trop maigres adopté », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2019)
  6. « Olivier Véran retourne à l'hôpital »
  7. « Olivier Véran, la santé de faire », sur Libération.fr (consulté le 2 juin 2016)
  8. Da Costa Sylvain, « MEYLAN | Elections départementales », sur www.affiches.fr (consulté le 31 juillet 2017)
  9. Lyon mag, « Régionales 2015 : Jean-Jack Queyranne a choisi ses troupes pour sa campagne », sur Lyonmag.com (consulté le 2 juin 2016)
  10. « «En marche» : le bébé du ministre fait ses premiers pas », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juin 2017)
  11. Agathe Dahyot, Cédric Pietralunga, Jérémie Baruch et Maxime Vaudano, « Qui sont les trente proches d’Emmanuel Macron qui comptent au sein d’En marche ! ? », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 22 juin 2017)
  12. « Législatives 2017. Olivier Véran (LREM) élu député de la 1re circonscription de l'Isère - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juin 2017)
  13. « Olivier Véran : "Je suis fier d'être le premier rapporteur général du budget de la Sécu" », egora.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 31 juillet 2017)
  14. « Députés En Marche : de nouvelles têtes qui vont peser - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 25 mars 2018)
  15. « Olivier Véran (LREM) : « Je veux étudier la fin de l'universalité des allocations familiales » », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mars 2018)
  16. « Des «situations graves de harcèlement» au CHU de Grenoble », sur leparisien.fr, 2017-12-19cet17:50:26+01:00 (consulté le 22 janvier 2019)
  17. « Médecine : un député LREM remet en question le numerus clausus », leparisien.fr,‎ 2018-01-10cet09:00:42+01:00 (lire en ligne, consulté le 25 mars 2018)
  18. « Budget de la Sécu : l'Assemblée vote "la taxe soda" et la hausse du prix du tabac », sur www.europe1.fr (consulté le 25 mars 2018)
  19. « "C'est intolérable qu'autant d'enfants partent à l'école le ventre vide" : un rapport révèle que trois élèves par classe ne prennent pas de petit déjeuner », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mars 2018)
  20. « Olivier Véran, marathonien des mesures «Gilets jaunes» », sur L'Opinion, (consulté le 22 janvier 2019)
  21. Adeline Lorence, « Retraités : vous profiterez finalement de la baisse de la CSG en mai », sur Capital.fr, (consulté le 22 janvier 2019)
  22. « Olivier Véran : «Incitons à réorienter des urgences vers la médecine de ville» », sur FIGARO, (consulté le 22 janvier 2019)
  23. « Des hôpitaux pénalisés pour des chirurgies non autorisées », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 22 janvier 2019)
  24. « L’Assemblée nationale améliore la prise en charge santé des chibanis », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 22 janvier 2019)
  25. « Bébés nés sans bras : «Médecins, signalez toutes les malformations», implore Olivier Véran », sur leparisien.fr, 2019-01-21cet05:54:52+01:00 (consulté le 22 janvier 2019)
  26. RMC, « Nutri-score: le député Olivier Véran souhaite l'étendre aux publicités », sur RMC (consulté le 22 janvier 2019)
  27. « L’Assemblée rejette l’interdiction des publicités pour aliments trop gras et l’étiquetage nutritionnel obligatoire », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 22 janvier 2019)
  28. « Cannabis thérapeutique: vers une expérimentation en 2019 », sur sante.lefigaro.fr, (consulté le 22 janvier 2019)
  29. « La « protection sociale » devrait bien entrer dans la Constitution », sur lesechos.fr (consulté le 22 janvier 2019)
  30. « Est-il vrai que l'expression «sécurité sociale» va être supprimée de la Constitution ? », sur Libération.fr, (consulté le 22 janvier 2019)
  31. « Limitation du délit de solidarité : l'amendement du député isérois Olivier Véran loin de faire l'unanimité », sur Place Gre'net, (consulté le 22 janvier 2019)
  32. « Olivier Véran: la fulgurante ascension »
  33. Le contrat de génération sera un outil anti-chômage, Le Dauphiné
  34. Appel des 100 pour une nouvelle démocratie sociale, lejdd.fr, 2 mars 2013
  35. Les salles de shoot "sauvent des vies" pour le député Olivier Véran, France 3, 8 février 2013
  36. Grenews : "Pourquoi j'ai signé la tribune sur le droit de vote des étrangers..."
  37. Le député Olivier Véran fait ses comptes, Le Dauphiné.
  38. Le Premier ministre nomme Olivier Véran pour ré-examiner la filière du sang, alpes.france3.fr, 12 mars 2013
  39. La filière du sang en France, juillet 2013
  40. « Don du sang: bientôt un label éthique »
  41. « Le don du sang ne doit pas être une source de stigmatisation »
  42. « Vers une levée de l'interdiction du don du sang pour les homosexuels »
  43. « Un rapport brise l'omerta entourant les médecins mercenaires »
  44. [1], assemblee-nationale.fr, 16 octobre 2014
  45. « Ces patients hospitalisés dans des hôtels médicalisés »
  46. « Touraine annonce la fin des franchises médicales pour les plus modestes »
  47. « Loi santé: les principales mesures adoptées »
  48. « L'extrême maigreur des mannequins rendue illégale »
  49. « Connexion compte Figaro sur Le Figaro.fr », sur plus.lefigaro.fr (consulté le 2 juin 2016)
  50. « Le gouvernement veut revoir les règles de « l’hôpital entreprise » », sur Le Monde.fr (consulté le 2 juin 2016)
  51. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur http://www.interieur.gouv.fr/fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales-2015 (consulté le 12 novembre 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]