Alima Boumediene-Thiery

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Alima Boumediene-Thiery
Image illustrative de l'article Alima Boumediene-Thiery
Fonctions
Sénatrice de Paris
Groupe politique Apparentée SOC
Députée européenne
Élection 13 juin 1999
Législature 5e
Groupe politique Verts/ALE
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Parti politique Les Verts (1998-2010)
EELV (2010-2011)
Ensemble ! (depuis 2014)
Profession Juriste

Alima Boumediene-Thiery, née le , est une femme politique française, jadis membre des Verts puis d'Europe Écologie Les Verts, et depuis 2014 du mouvement Ensemble !.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille maghrébine, Alima Boumediene-Thiery est née le à Argenteuil. Elle vit en banlieue parisienne.

En 1995, elle est élue à Argenteuil, à l’occasion des élections municipales, sans étiquette politique, sur une liste de gauche plurielle. En 1998, elle rejoint les Verts. De 1999 à mars 2004, elle est députée européenne. Alima Boumediene-Thiery cherche à faire reconnaître une définition de la citoyenneté européenne donnant l’égalité des droits, dont les droits politiques, à tous les résidents d’Europe quelle que soit leur nationalité.

Candidate aux élections européennes de juin 2004 sur la liste des Verts en Île-de-France en seconde position derrière Alain Lipietz, elle n'est pas élue. Le , elle est élue sénatrice (pour Les Verts) sur la liste d’union de la gauche de Paris.

Alima Boumediene-Thiery participe à une action de boycott des produits israéliens dans un supermarché de Montigny-lès-Cormeilles, le 30 juin 2010. Elle est mise en examen pour « incitation à la discrimination en raison de l'appartenance à une nation ». Elle reçoit de nombreux soutiens : celui de parlementaires algériens[1], celui de Juifs de l'UJFP[2], de l’A.M.F (Association de Marocains de France)[3]. Alima Boumediene-Thiery est la seule personnalité politique à s'être exprimée publiquement sur l'affaire Saïd Bourarach. Au titre d'ancienne sénatrice (EELV) Alima Boumediene-Thiéry avait demandé une inscription au barreau du Val-d'Oise qui lui a été refusée. Elle a exercé un recours en justice contre ce refus[4].

Dans un choix constant qui a toujours été le sien, malgré son étiquette écologiste grâce à laquelle elle a jadis été élue, ses activités politiques et militantes ont très rarement porté sur les thématiques environnementales, mais plutôt et surtout sur les thématiques sociales, sur l'immigration et sur le conflit israélo-palestinien.

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 26 mai 2011 elle écrit au ministre de l’Éducation, Luc Chatel, pour lui demander d’intervenir en faveur de son fils dont la demande de placement en internat dans un collège public sur Paris a été rejetée selon des « critères sociaux ». « Avis négatif de l’assistante sociale » regrette Alima Boumediene-Thiery dans son courrier où elle s’emploie à expliquer qu’une sénatrice, dans sa situation, a besoin de l’aide de l’État pour s’en sortir. « Je reverse chaque mois 1 200 euros au parti politique auquel j’appartiens, je paie également un crédit immobilier à hauteur de 1 500 euros (…) In fine, je dois vivre avec près de 2 000 euros ».

Le salaire net d’un sénateur s’élève à 5 400 euros par mois et Mme Thiery ne mentionne pas qu’elle bénéficie de 6 240 euros de frais de mandat non imposables, hors dépenses de taxis prises en charge par le Sénat[5],[6].

Candidate dissidente dans le Val-d'Oise, en congé d'Europe Écologie, elle est battue en obtenant 4 % des voix le 25 septembre 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Touche pas à ma Sénatrice !" : Des Parlementaires Algériens se mobilisent pour leur consœur Alima Boumediene-Thiery : alima-boumediene.org
  2. Lettre de Serge Grossvak, sur le site de l'UJFP : ujfp.org
  3. L’A.M.F (Association de Marocains de France) : Solidarité avec la sénatrice Alima Boumedienne-Thiery : alima-boumediene.org.
  4. Rue 89, 13/11/2012, Une ancienne sénatrice écartée du barreau pour son « militantisme efficace »
  5. Une sénatrice écologiste se plaint de sa "situation financière", lemonde.fr, 22 juillet 2011
  6. Voir article du Canard enchainé du 27 juillet 2011 intitulé 'Une sénatrice écolo et nécessiteuse'

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]