Nathalie Appéré

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Nathalie Appéré
Nathalie Appéré, en février 2013.
Nathalie Appéré, en février 2013.
Fonctions
Maire de Rennes
En fonction depuis le
(3 ans 1 mois et 19 jours)
Élection
Prédécesseur Daniel Delaveau
Députée d'Ille-et-Vilaine
Élue dans la 2e circonscription
En fonction depuis le
(4 ans 11 mois et 3 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe législature
(Cinquième République)
Groupe politique Socialiste, républicain et citoyen puis Socialiste, écologiste et républicain
Prédécesseur Philippe Tourtelier
Biographie
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Ploemeur (Morbihan, France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômée de IEP de Rennes
Résidence Rennes

Nathalie Appéré
Maires de Rennes

Nathalie Appéré, née le à Ploemeur (Morbihan), est une femme politique française membre du Parti socialiste. Elle est députée d'Ille-et-Vilaine depuis le et maire de Rennes depuis le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Nathalie Appéré naît le 8 juillet 1975 à Ploemeur, dans le Morbihan[2]. Elle est mariée et a deux enfants[3]. Elle vit à Rennes, dans le quartier Maurepas - Patton[4].

Études et débuts en politique[modifier | modifier le code]

Nathalie Appéré s'installe à Rennes en 1993 après avoir obtenu le baccalauréat. Elle intègre l’Institut d'études politiques de Rennes dont elle sort en 1996[5] ; son mémoire de fin d'étude porte sur « Etude pour un diagnostic et la définition d'une stratégie en matière de recherche dans l'agglomération rennaise : rapport final relatif au contrat d'étude Ville de Rennes-Université de Rennes 1 » et est dirigé par Jacques Hardy[6]. Elle exerce par la suite comme chargée de cours en droit public[5].

Elle entame alors une carrière dans le conseil aux collectivités puis dans le développement social local. Après une première expérience professionnelle comme chargée d’étude à l’Institut régional du travail social de Rennes entre 1996 et 1998, elle occupe le poste de directrice de l’équipement public intégré de Saint-Jacques-de-la-Lande jusqu'en 2008.

À son arrivée à Rennes, elle rejoint le Mouvement des jeunes socialistes à l’occasion de la campagne présidentielle de 1995. Adhérente au Parti socialiste, elle y prend des responsabilités départementales, notamment celle de porte-parole de la fédération PS d’Ille-et-Vilaine.

En 2001, élue sur la liste conduite par Edmond Hervé à Rennes, elle se voit confier le poste d’adjointe au maire à la vie associative. Elle y mène des projets d’ampleur, telle la réforme de l’Office social et culturel rennais.

Directrice de la campagne municipale de Daniel Delaveau en 2008, elle devient Première adjointe au maire à la solidarité et Vice-présidente de Rennes Métropole chargée de la cohésion sociale. Elle a notamment impulsé la mise en place de la carte « Sortir »[7] et assure le suivi de la réhabilitation du centre ancien de Rennes[8].

Par son mandat municipal, elle est par ailleurs présidente du Conseil de surveillance du Centre hospitalier Guillaume-Régnier de 2010 à fin 2012. Début 2012, elle soutiendra un mouvement de grève face à l'insuffisance des capacités d'accueil pour les patients[9],[10].

Au niveau national, elle a été nommée en 2010 vice-présidente du Conseil national des villes, instance présidée par le Premier Ministre et compétente sur les questions relevant de la politique de la Ville, de l’action publique en direction des quartiers et territoires en difficulté[11],[12],[13],[14],[15].

Nathalie Appéré soutient François Hollande lors des primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste en 2011[16].

Nahalie Apperé et François Hollande en septembre 2011 à Rennes.

Lors des élections législatives de 2002, elle est élue suppléante de Philippe Tourtelier, député socialiste de la deuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine. Après le souhait de ce dernier de ne pas se représenter pour un troisième mandat lors des élections législatives de 2012, elle devient la candidate du Parti socialiste. Lors de son investiture, elle prend l'engagement devant les militants socialistes d'abandonner ses fonctions locales exécutives mais exprime le souhait de continuer toutefois à siéger au Conseil Municipal de Rennes[17],[18],[19].

Depuis 2012 : députée d'Ille-et-Vilaine et maire de Rennes depuis 2014[modifier | modifier le code]

Le , elle est élue députée de la deuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine au second tour du scrutin en obtenant 63,45 % des voix face au candidat UMP, Bertrand Plouvier et fait ainsi son entrée à l'Assemblée nationale[20].

En , elle se déclare officiellement candidate à l'investiture du PS pour la candidature à la mairie de Rennes pour les élections municipales de 2014[21]. Alors qu'elle avait à plusieurs reprises manifesté son opposition au cumul des mandats, Nathalie Appéré a finalement déclaré souhaiter conserver son poste de député jusqu'au terme de son mandat en cas d'élection à la mairie de Rennes[22].

Le 4 avril 2014, elle devient la première femme élue maire de Rennes[23] après que sa liste a obtenu 55,83% des suffrages au deuxième tour des élections municipales en s'alliant avec la liste EELV-Front de Gauche[24].

Le début de son mandat à la ville de Rennes est marqué par plusieurs manifestations violentes dans le cadre de l'opposition au projet d'aéroport du Grand Ouest en janvier 2016 puis à la Loi El Khomri entre mars et mai 2016. Dans un premier temps, la maire demande « une décision claire de l’État » par rapport au projet d'aéroport[25]. Après l'annonce de la loi El Khomri, de nouvelles manifestations éclatent, entrainant de lourds dommages à la fois pour la ville et pour les commerçants. Ces manifestations sont également le théâtre de violences, à la fois du côté des policiers que des manifestants. Un étudiant de 20 ans perd un œil lors de la manifestation du 28 avril[26]. En réaction, le conseil municipal du 2 mai est interrompu par des étudiants, demandant à la maire de faire cesser les violences policières. Les élus de l'opposition, dont Bertrand Plouvier, critiquent alors l'inaction d'Appéré lors de ces événements, cédant à la pression des étudiants face à l'occupation d'une salle publique[27].

En 2016, elle soutient Manuel Valls pour la primaire citoyenne de 2017 et fait partie de son organigramme de campagne[28]. À la suite de la défaite de Manuel Valls, elle soutient le vainqueur de la primaire, Benoît Hamon[29],[30].

Pour respecter la loi sur le cumul des mandats, elle renonce à se présenter aux élections législatives de 2017[31].

Mandats[modifier | modifier le code]

Nathalie Appéré devant l'hôtel de ville de Rennes.

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats communaux[modifier | modifier le code]

  • De 2001 à 2008 : adjointe au maire de Rennes (Edmond Hervé) chargée de la vie associative.
  • De 2008 à septembre 2012 : première adjointe au maire de Rennes (Daniel Delaveau) déléguée à la solidarité.
  • De septembre 2012 à avril 2014 : conseillère municipale déléguée de Rennes.
  • Depuis le 4 avril 2014 : maire de Rennes.

Mandats intercommunaux[modifier | modifier le code]

  • De 2001 à 2008 : conseillère communautaire de la communauté d'agglomération de Rennes Métropole.
  • De 2008 à septembre 2012 : vice-présidente de Rennes Métropole déléguée à la cohésion sociale.
  • Depuis septembre 2012 : conseillère communautaire de la communauté d'agglomération de Rennes Métropole.

Autres responsabilités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rennes municipales. Nathalie Appéré élue maire, son gouvernement dévoilé », Ouest-France, 4 avril 2014.
  2. « Mme Nathalie Appéré », sur Assemblée nationale (consulté le 12 juin 2016)
  3. Stanislas du Guerny, « Nathalie Appéré, au chevet des propriétaires précaires », sur Les Échos, (consulté le 12 juin 2016)
  4. Krystell Veillard, « Municipales à Rennes : mais qui est Nathalie Appéré ? », sur France 3 Bretagne, (consulté le 12 juin 2016)
  5. a et b Muriel Mandine, « Nathalie Appéré, la brillante élève de Sciences Po », dans Ouest-France, le 2 octobre 2013, consulté sur www.ouest-france.fr le 20 mai 2017
  6. « Etude pour un diagnostic et la définition d'une stratégie en matière de recherche dans l'agglomération rennaise : rapport final relatif au contrat d'étude Ville de Rennes-Université de Rennes 1 » ; dir. Jacques Hardy / Nathalie Appéré, chargée d'étude, Science-Po Rennes, 1998, 130 p.; 30 cm ; bibliothèque de Science-po Rennes, cote AC 53 APP
  7. « La carte "Sortir !" séduit son monde et s'exporte », 20 Minutes,‎ (lire en ligne)
  8. « Rennes tente de sauver ses maisons à colombage, copropriété à la dérive (Edition Abonnée) », Le Monde,‎
  9. Samuel Nohra, « Grève des entrées au centre Guillaume-Régnier », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  10. « Nathalie Appéré pourrait démissionner du conseil de surveillance de Guillaume-Régnier », Le Mensuel de Rennes,‎ (lire en ligne)
  11. « Urbaine et Solidaire », La Gazette des communes,‎
  12. « Les 15 politiques aux manettes », L'Expansion,‎
  13. « Nathalie Appéré et Xavier Lemoine, Conseil national des villes », La Gazette Santé Sociale,‎ (lire en ligne)
  14. « Comment densifier la ville sans créer de ghetto ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  15. « Le Conseil national des villes approfondit toutes les questions liées à la politique de la ville », Le Gouvernement,‎ (lire en ligne)
  16. http://www.avecfrancoishollande.fr, « Soutiens de François HOLLANDE en Ille-et-Vilaine », (consulté le 12 juillet 2013)
  17. « Législatives au PS : ils ne pourront pas cumuler », Ouest-France,‎
  18. « Législatives : les militants du Parti Socialiste ont désigné leurs candidats - Rennes », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  19. « La Voix est Libre Bretagne », France 3 Bretagne,‎ (lire en ligne)
  20. Ministère de l'Intérieur
  21. ouest-france.fr, « Municipales à Rennes. La députée Nathalie Appéré candidate à l’investiture du PS », (consulté le 30 décembre 2012)
  22. http://www.ouest-france.fr/rennes-la-deputee-nathalie-appere-ps-lance-sa-campagne-1624735
  23. « Municipales à Rennes. Revivez l'installation du nouveau conseil », Ouest-France, 14 avril 2014.
  24. france3
  25. « NDDL. La maire de Rennes veut « une décision claire de l'Etat » », sur Ouest-France, (consulté le 10 mai 2016).
  26. Céline Guétaz, « Manifestation contre la loi Travail à Rennes : un étudiant perd l'usage d'un œil, la police des polices saisie », sur France Bleu, (consulté le 10 mai 2016).
  27. Claire Staes, « Rennes. Le conseil municipal interrompu par des manifestants », sur Le Télégramme, (consulté le 10 mai 2016).
  28. « Primaire à gauche : Valls présente son QG et son état-major de campagne », lesechos.fr, 14 décembre 2016.
  29. « Présidentielle. La députée-maire de Rennes parraine Benoit Hamon », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  30. Killian Tribouillard, « Appéré-Hamon.  «Je tiens le cap de ce que je crois juste et efficace» », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  31. « Ces barons locaux qui renoncent au Palais-Bourbon », lexpress.fr, 28 avril 2017.
  32. « Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 1er août 2015).
  33. « Ville de Rennes : Centre communal d'action sociale », sur le site de la ville de Rennes, Ville de Rennes, (consulté le 20 juin 2012).
  34. « Arrêté du 16 février 2010 portant nomination au Conseil national des villes », Journal officiel de la République française, vol. 2010, no 0041,‎ (lire en ligne)
  35. « Décret n° 2013-135 du 12 février 2013 relatif à la prorogation du mandat des membres du Conseil national des villes », Journal officiel de la République française, vol. 2013, no 0038,‎ (lire en ligne)
  36. Arrêté du 9 juin 2015 portant nomination au conseil d'administration et à la présidence du conseil d'administration de l'Agence nationale de l'habitat.
  37. « Rennes. La maire Nathalie Appéré nommée à l’Observatoire de la laïcité », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]