Jean Rottner

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Jean Rottner
Jean Rottner en avril 2015.
Jean Rottner en avril 2015.
Fonctions
Maire de Mulhouse
En fonction depuis le
(7 ans, 5 mois et 2 jours)
Réélection 30 mars 2014
Prédécesseur Jean-Marie Bockel
3e vice-président du conseil régional d'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
délégué à la Compétitivité des territoires et au Numérique
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 15 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Philippe Richert
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Mulhouse (Haut-Rhin)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Profession Médecin
Site web jeanrottner.com

Jean Rottner, né le à Mulhouse, est un médecin urgentiste et homme politique français, membre des Républicains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Fils d'instituteurs, Jean Rottner fait ses études de médecine à l'université Louis Pasteur de Strasbourg. Il est d'abord praticien hospitalier urgentiste au Centre Hospitalier de Mulhouse en 1997 puis dirige le pôle de médecine d'urgence Samu-Smur entre 2005 et 2009[1].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Entré en politique sous les couleurs de l'UDF, il adhère à l'UMP à sa création en 2002[1] après avoir été désigné suppléant de la candidate UMP à l'élection législative dans la cinquième circonscription du Haut-Rhin, Arlette Grosskost. Cette dernière est élue en 2002 après avoir battu le sortant Jean-Marie Bockel puis réélue en 2007, toujours avec Rottner pour suppléant.
Colistier sur la liste UDF-RPR lors élections municipales de 2001 puis colistier d'Adrien Zeller (UMP) lors des élections régionales de 2004, Jean Rottner a été également le délégué du parti présidentiel dans sa circonscription de 2008 à 2010 avant de passer le relais à Roland Chaprier[2], l'un de ses adjoints.

Élu au conseil municipal de Mulhouse sur la liste d'entente municipale (LGM-UMP-NC-MoDem) de Jean-Marie Bockel[3] lors des élections municipales de 2008, il devient dans la foulée premier adjoint du maire réélu.

Maire de Mulhouse[modifier | modifier le code]

Première élection (2010)[modifier | modifier le code]

Jean Rottner en 2011.

Le 17 mai 2010, par 37 voix de conseillers municipaux sur 55[4], Jean Rottner est élu maire de Mulhouse après la démission de Jean-Marie Bockel, qui choisit de se consacrer à ses fonctions gouvernementales et à la présidence de la communauté d'agglomération de Mulhouse.

Ce changement à la tête de la municipalité, opéré quatre ans avant les prochaines élections, doit faire face à certaines contestations de la part de l'opposition (Gauche et FN) et de quelques élus de la majorité. Ainsi, trois des élus centristes (Bernard Stoessel, Emmanuelle Suarez et Bernard Klein) décident de quitter la majorité d'entente municipale, tandis que la députée UMP Arlette Grosskost affirme que le changement de maire, profitable au parti de la majorité présidentielle, a été décidé à l'Élysée dès le mois d'août 2007, soit quelques semaines après l'entrée de Bockel au gouvernement mais plus de sept mois avant les élections municipales : « J'ai été reçue à l'Élysée par le président de la République en août 2007. Il m'a indiqué que Jean-Marie Bockel allait avoir l'investiture de l'UMP. En échange, il m'a proposé d'être sa première adjointe et de devenir dans un deuxième temps maire de Mulhouse. J'ai refusé [...] Le président de la République m'a alors demandé ce qu'il convenait de faire et je lui ai donné le nom de mon suppléant, Jean Rottner. »[5]

Arlette Grosskost sous-entend également que cette décision entrerait dans le cadre d'un marché conclu entre le président de La Gauche moderne et le président de la République : « Je pense que les électeurs de base ont été trahis. Il fallait évidemment organiser de nouvelles élections. [...] On est juste avant un grand remaniement… Je ne sais pas ce qu'on a promis [à Bockel], je ne suis plus dans la confidence. »[5]

Cette passation de la mairie de Mulhouse sans recours au suffrage universel direct a cependant un précédent, Émile Muller ayant démissionné en désignant Joseph Klifa comme son successeur en 1981, là aussi avec un maire de sensibilité de gauche passant la main à son premier adjoint de sensibilité plus à droite.

Réélection (2014)[modifier | modifier le code]

Alors que l'élection de 2008 avait vu une victoire acquise difficilement (168 voix d'écart en triangulaire avec le FN) pour la liste alors conduite par Jean-Marie Bockel, c'est une large victoire avec plus de 9 points d'avance en triangulaire qui permet à Jean Rottner d'être réélu maire de Mulhouse, à la tête d'une liste UMP-UDI-MoDem, face au socialiste Pierre Freyburger, ancien adjoint de Jean-Marie Bockel, déjà battu en 2008[6].

Jean Rottner est réélu maire en mars 2014 avec 45,77 % des voix contre 36,67 % pour son adversaire PS Pierre Freyburger.

À l'occasion des élections régionales 2015 en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Jean Rottner mène la section haut-rhinoise de la liste LR-UDI-MoDem, conduite à l'échelle régionale par Philippe Richert[7].

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Dans le cadre de sa campagne, il est nommé orateur national chargé de la ville.

Fin 2016, Jean-Marie Bockel, président de Mulhouse Alsace Agglomération doit remettre son mandat en jeu, suite à l'intégration de la communauté de communes Porte de France Rhin Sud, et souhaite se représenter pour une durée de 6 mois, soit jusqu'à la date limite de l'application de la loi sur le cumul de mandats. Très souvent absent, il est contraint de revoir ses plans devant la forte remise en question de sa gouvernance par la quasi-totalité des maires qui soutiennent une autre candidature. Jean-Marie Bockel se range finalement à cette démarche d'opposition plutôt que de soutenir Jean Rottner[8] dont la ville représente plus de 40% de l'agglomération. Ce dernier s'insurgeant contre la méthode employée[9] fait le choix de ne pas participer à l'exécutif et de siéger en tant que simple conseiller communautaire[10]

Le 2 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il fait partie des nombreux élus locaux demandant au candidat LR François Fillon de se retirer de la course à l'élection présidentielle[11].

Blessé lors d'un match de football le 6 mai, il renonce à son mandat de maire de mulhouse jusqu'au 15 mai qui revient à Michèle Lutz, la 1re adjointe.[12]

Après la démission de Philippe Richert de la présidence de la région Grand Est, il est désigné par la majorité pour lui succéder.[13] Il devrait donc laisser son poste de maire de Mulhouse à Michèle Lutz.[14]

Action municipale[modifier | modifier le code]

Lors de son premier mandat, Jean Rottner s'était fixé trois priorités :

  • la création d'un centre ville élargi (« Mulhouse Grand centre ») ;
  • la poursuite et l'amplification de la politique de renaissance de la ville (« Mulhouse A Venir ») ;
  • l'éducation et « l'action envers les familles comme ciment durable du vivre ensemble »[4].

À la suite de sa réélection en mars 2014, il s'est engagé à mettre en œuvre les priorités annoncées durant la campagne électorale :

  • réduction des indemnités des élus et non cumul de mandats d’Adjoint au Maire et Vice-président de l’agglomération ;
  • création de 2 500 emplois dans le domaine du numérique ;
  • doublement du nombre de caméras de vidéo-surveillance et création d'une brigade tranquillité dédiée aux transports publics.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions au sein de partis politiques et d'associations[modifier | modifier le code]

  • De 2011 à 2014 : secrétaire national de l'UMP chargé de la médecine d'urgence et du secours à personnes[15]
  • Depuis 2014 : vice-président de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) et co-président de la commission numérique à l'AMGVF ainsi qu'à l'AMF
  • Depuis 2014 : secrétaire national de l'UMP puis de LR chargé des élus locaux
  • Depuis septembre 2014 : président de la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU)[16]
  • Depuis juin 2015 : délégué national aux élus locaux et secrétaire général du comité des maires

Décoration[modifier | modifier le code]

Jean Rottner est chevalier dans l'ordre national du Mérite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Jean Rottner est le nouveau maire de Mulhouse », Dernières Nouvelles d'Alsace, 17 mai 2010.
  2. « Fédération UMP68 - les circonscriptions : Mulhouse ville », sur le site Internet de la fédération UMP du Haut-Rhin .
  3. , « Bockel présente sa liste «d'entente municipale» », le Figaro.fr, 19 janvier 2008.
  4. a et b AFP, « L'UMP Jean Rottner succède à Jean-Marie Bockel à la mairie de Mulhouse », L'Express.fr, 17 mai 2010.
  5. a et b Julien Martin, « La démission de Bockel à Mulhouse décidée à l'Élysée », Rue89, 21 mai 2010.
  6. [1]
  7. Christian Bach, « Philippe Richert lance sa campagne d'union (LR, UDI, MoDem) sur le thème "unissons nos énergies" », dna.fr, 18 septembre 2015.
  8. « Présidence de Mulhouse Agglo : des maires frondeurs présentent leur propre candidat »,
  9. « Crise ouverte à m2A », sur lalsace.fr,
  10. « M2A : les dessous d'une crise », sur lalsace.fr,
  11. « "Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer" », lopinion.fr, 2 mars 2017.
  12. « Le maire Jean Rottner passe le relais jusqu'au 15 mai », sur lalsace.fr,
  13. « Jean Rottner, futur président du Grand Est : "On doit se serrer les coudes" », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  14. « Michèle Lutz, la probable maire de Mulhouse », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  15. AFP, « Euthanasie : l'UMP Jean Rottner rappelle les droits des patients », 20minutes.fr, 13 août 2011.
  16. « Jean Rottner à la tête de la Fédération nationale des agences d’urbanisme », sur Le Moniteur, (consulté le 8 septembre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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