Sébastien Chenu

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Sébastien Chenu
Illustration.
Sébastien Chenu en 2013.
Fonctions
Porte-parole du Rassemblement national[1]
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 22 jours)
Avec Julien Sanchez
Jordan Bardella
Président Marine Le Pen
Député français
En fonction depuis le
(1 an, 5 mois et 22 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 19e du Nord
Législature XVe
Groupe politique Non-inscrits
Prédécesseur Anne-Lise Dufour-Tonini
Conseiller régional des Hauts-de-France
En fonction depuis le
(2 ans, 11 mois et 9 jours)
Élection 13 décembre 2015
Circonscription Somme
Président Xavier Bertrand
Groupe politique FN puis RN
Adjoint au maire de Beauvais

(13 ans et 12 jours)
Maire Caroline Cayeux
Vice-président de la communauté d'agglomération du Beauvaisis

(13 ans et 12 jours)
Président Caroline Cayeux
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Beauvais (Oise)[2]
Nationalité française
Parti politique PR (1988-1997)
DL (1997-2002)
UMP (2002-2014)
FN (2016-2018)
RN (depuis 2018)
Diplômé de Écoles des hautes études internationales et politiques
Profession Consultant en communication politique

Sébastien Chenu, né le à Beauvais, est un homme politique français.

Membre du Parti républicain, de Démocratie libérale, puis de l'UMP, il participe à la fondation de l'association GayLib, association de défense des droits LGBT au sein de l'UMP. Il est ensuite secrétaire général de ce parti, chargé de la diversité culturelle.

En 2014, il rejoint le Rassemblement bleu Marine (RBM), mouvement rattaché au Front national (FN). Devenu collaborateur de Marine Le Pen, il est nommé délégué national du RBM et devient conseiller régional des Hauts-de-France en 2016. Lors des élections législatives de 2017, il est élu député dans la dix-neuvième circonscription du Nord. Il est nommé peu après porte-parole du Front national.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Sébastien Chenu, né en 1973 à Beauvais, est le fils d’un marchand de meubles et d'une fonctionnaire de justice[3]. En 2016, il est en couple avec un consultant dans la mode[4],[5].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

De 1996 à 2001, Sébastien Chenu occupe plusieurs fois le poste de directeur de cabinet : d'abord, de à , auprès du maire d'Eaubonne (Val-d’Oise, Île-de-France), puis de à , celui d'Axel Poniatowski, maire de L’Isle-Adam (Val-d'Oise). Il travaille également, en 1997, comme attaché parlementaire d'Anne-Christine Poisson au Parlement européen[6].

De 2002 à 2005, Sébastien Chenu occupe plusieurs fois le poste de chef-adjoint de cabinet : d'abord, entre et , celui de François Seillier, conseiller général du Val-d'Oise, puis, entre et , celui du député Axel Poniatowski. Enfin, entre et , il devient conseiller de Nicole Guedj, secrétaire d’État à la Justice.

De à , Sébastien Chenu est chef de cabinet de Christine Lagarde, ministre du Commerce extérieur.

De à , il devient directeur adjoint de la communication de France 24, chaîne d’informations internationale.

D’août 2008 à septembre 2012, Sébastien Chenu est conseiller auprès du Délégué interministériel à la communication du gouvernement et directeur du Service d’information du gouvernement (SIG).

En 2012, il fonde SCConseils, une agence-conseil en communication institutionnelle, spécialisée notamment en affaires publiques, en relations publiques et en gestion de l'e-réputation.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il prend sa première carte politique à l'âge de 15 ans au Parti républicain et se réclame du souverainiste Michel Poniatowski, ancien ministre sous Pompidou et Giscard d'Estaing[7].

UMP (2001-2014)[modifier | modifier le code]

En 2001, aidé d'Emmanuel Blanc, de Stéphane Dassé, de Michel Bujardet et de Christophe Soullez, Sébastien Chenu crée l'association GayLib[7],[8] dans le but de défendre les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. L'association est d'abord intégrée à Démocratie libérale (DL) comme commission nationale. De 2003 à 2013, GayLib est associée à l'UMP, au sein de laquelle DL a fusionné. En 2013, GayLib quitte l'UMP en raison de l'opposition du parti au mariage homosexuel.

Il s'implante en 2001 dans la commune de Beauvais, dans l’Oise. Durant le premier mandat de maire de Caroline Cayeux, il est adjoint à la jeunesse et à la démocratie locale. Durant son second mandat, il est élu vice-président chargé du tourisme à la communauté d'agglomération du Beauvaisis. Le Courrier picard du 12 décembre 2014 le décrit comme un « habitué des changements de tendance », bien qu'il se fasse remarquer par son opposition à s'allier au Front national : « ni de près, ni de loin, ni de discours, ni d'approches »[9].

Au sein de l'UMP, Sébastien Chenu occupe le poste de secrétaire général chargé de la diversité culturelle[10].

Chargé des relations publiques et de la stratégie à France 24, il se retrouve assez vite à Matignon, où il est conseiller auprès de Thierry Saussez, directeur du Service d'information du gouvernement. La Cour des comptes révèle, dans un rapport de juillet 2012, qu'il s'est vu rembourser, entre 2009 et 2011, 10 709,80 € de frais de représentation (pour 2009, ses frais ont presque dépassé ceux cumulés remboursés au directeur et au directeur-adjoint) et 8 106,16 € de frais de téléphonie mobile. La Cour des comptes révèle 22 586,78 € de frais de taxis « hors des horaires de travail, voire pendant les jours de congés »[10].

Déçu que Nathalie Kosciusko-Morizet ne lui attribue pas la tête de liste de l’UMP dans le 2e arrondissement de Paris à l'occasion des élections municipales de 2014, il se rapproche pendant la campagne de l'équipe d'Anne Hidalgo, dont il cherche à intégrer les listes[11]. En novembre 2014, il apporte son soutien à la candidature de Bruno Le Maire pour le congrès de l'UMP[12].

RBM et FN (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Sébastien Chenu lors du conseil municipal de Denain le 27 juin 2016, avec sa suppléante Régine Andris.

Après avoir été présenté à Marine Le Pen par Gilbert Collard, il rejoint le Rassemblement bleu Marine (RBM) en décembre 2014[13],[14],[12]. Son ralliement, présenté par Marine Le Pen comme « un signal très important » et par Abel Mestre comme un « ralliement précieux », fait l'objet d'une conférence de presse[15]. Sébastien Chenu justifie son choix en affirmant « que l’UMP est devenu le Tea Party à la française. Ils sont beaucoup plus conservateurs que le FN-RBM »[15]. Pour Didier Lestrade, ce ralliement témoigne de « la capitalisation grandissante du FN sur les griefs de la communauté LGBT envers les partis de droite et de gauche »[16].

Lors des élections départementales de 2015, il est candidat dans le canton de Beauvais-2 avec le soutien du FN[11].

Candidat sur les listes de Marine Le Pen lors de l'élection régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, il est élu conseiller régional. En septembre 2018, alors que le groupe FN est menacé de scission, Alexis Salmon, conseiller régional des Hauts-de-France, indique à L'Express que « par sa personnalité, [...] Sébastien Chenu [...] cristallise les tensions »[17]. Quelques jours plus tard, afin d'essayer d'enrayer les départs de conseillers régionaux, Sébastien Chenu démissionne de la vice-présidence du groupe Rassemblement national[18]. Dans La Voix du Nord, Alexis Salmon et Olivier Normand, récemment démissionnaires, décrivent Sébastien Chenu comme « un opportuniste », « une coquille vide » selon Alexis Salmon. André Murawski, également conseiller régional démissionnaire, le décrit comme « le Rastignac de Marine Le Pen » [19].

Il est également assistant parlementaire de Dominique Bilde[20].

En mars 2016, L'Express indique qu'il « s'est rendu indispensable à Marine Le Pen »[21]. Il prend la direction de la cellule « Idées et Image » du dispositif de campagne présidentielle de Marine Le Pen, en tandem avec Philippe Olivier ; d'après Marine Le Pen, celle-ci « est complètement libre et peut travailler sur les affiches, les tracts, les meetings et la lumière, les déplacements, tout »[22].

Le 29 février 2016, lors d'un bureau politique, la direction du FN lui confie la fusion de trois fédérations du nord de la France[21], dont il devient secrétaire départemental[23]. En juin 2017, Marc de Boni du Figaro estime qu'il est proche de Florian Philippot[24] ; cependant, d'autres articles de presse ne le présentent pas comme étant « philippotiste »[25],[26].

Il est candidat FN lors des élections législatives de juin 2017 dans la 19e circonscription du Nord et est nommé porte-parole du Front national pour ces mêmes élections au niveau national. Il est élu au second tour avec 55,35 % des suffrages exprimés[27]. Il est membre de la commission des Affaires sociales.

Après le départ de Florian Philippot en septembre 2017, il est nommé, avec Julien Sanchez et Jordan Bardella, porte-parole du parti[28]. Le Monde indique en octobre 2017 qu'il « comble auprès de la dirigeante du FN le vide laissé par le départ de Florian Philippot »[29]. Dans la perspective de la refondation du FN annoncée par Marine Le Pen, il défend une réorganisation profonde de l'organigramme et un changement du nom du parti[29],[30].

Il est candidat au élections sénatoriales de 2017 dans le Nord, en 12e position sur la liste du Front national.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandat parlementaire[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Porte-parole du Front national du 21 septembre 2017 au 1er juin 2018
  2. « Sébastien Chenu », sur dirigeants.bfmtv.com (consulté le 24 octobre 2015).
  3. Michel Henry, « Sébastien Chenu. Un gay de la Marine », sur liberation.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  4. https://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/front-national-sebastien-chenu-le-gay-pouvoir_1773570.html
  5. Comment Marine Le Pen drague les artistes pour 2017, Closer 16 mars 2016.
  6. Cabinet de Nicole GUEDJ, archives-judiciaires.justice.gouv.fr, 28 juillet 2009
  7. a b et c Abel Mestre, « Sébastien Chenu, un ralliement précieux pour Marine Le Pen », sur lemonde.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  8. (en) Charles Bremner, « Le Pen gives National Front a gay-friendly makeover », sur thetimes.co.uk, (consulté le 26 octobre 2015).
  9. « Portrait de Sébastien Chenu », Faits et Documents, no 444,‎ .
  10. a et b Voir sur lelab.europe1.fr.
  11. a et b Olivier Faye, « Sébastien Chenu, de NKM à Le Pen... en passant par Hidalgo », sur lemonde.fr, (consulté le 10 mai 2017).
  12. a et b Loup Espargilière, « Le Front national à la recherche d'une existence parlementaire », sur Mediapart, (consulté le 9 juillet 2017)
  13. a et b Joseph Korda, « Marine Le Pen s’offre Sébastien Chenu, caution gay-libérale », sur humanite.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  14. « Sébastien Chenu : "J'ai rejoint Marine Le Pen parce qu'à l'UMP, il n'est pas possible de faire avancer une idée" », sur atlantico.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  15. a et b Abel Mestre, « Sébastien Chenu, un ralliement précieux pour Marine Le Pen », sur lemonde.fr, (consulté le 9 juillet 2017)
  16. Didier Lestrade, « Philippot, Chenu: les gays au centre du remaniement du FN », sur Slate, (consulté le 9 juillet 2017)
  17. Alexandre Sulzer, « Hauts-de-France : le groupe RN menacé de scission », L'Express,  : « Alexis Salmon complète : « Par sa personnalité, le député et conseiller régional Sébastien Chenu, par ailleurs délégué départemental du Nord, cristallise les tensions. » »
  18. Alexandre Sulzer, « Hauts-de-France : Chenu lâche la vice-présidence du groupe RN », L'Express,
  19. « Noms d’oiseaux après les démissions au sein du groupe RN au conseil régional des Hauts-de-France », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord,
  20. http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/124771/DOMINIQUE_BILDE_home.html.
  21. a et b Tugdual Denis, « Front national: Sébastien Chenu, le gay pouvoir », sur lexpress.fr, (consulté le 21 avril 2017).
  22. Tristan Quinault Maupoil et Marc de Boni, « Marine Le Pen muscle son dispositif de campagne avec une cellule «idées et image» », sur lefigaro.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  23. « L'ancien UMP Sébastien Chenu nommé secrétaire départemental de la fédé FN du Nord », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 21 avril 2017).
  24. Marc de Boni, « Législatives : les proches de Philippot, en force dans un futur groupe FN », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 juin 2017).
  25. https://www.marianne.net/politique/fn-du-nord-contre-fn-du-sud-marine-le-pen-evitera-t-elle-les-turbulences-l-assemblee
  26. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/06/21/25001-20170621ARTFIG00227-cinq-choses-a-savoir-sur-les-deputes-fn-de-l-assemblee.php
  27. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  28. Le Monde.fr avec AFP, « David Rachline remplace Florian Philippot à la communication du FN », sur lemonde.fr, (consulté le 21 septembre 2017).
  29. a et b Olivier Faye, « Sébastien Chenu, la « bouffée d’oxygène »  de Marine Le Pen », sur lemonde.fr, (consulté le 1er novembre 2017).
  30. Laurent Fargues, « Front national : la bataille du changement de nom fait rage », sur challenges.fr, (consulté le 13 janvier 2018).
  31. « Sébastien Chenu candidat sur Beauvais-Sud », sur leparisien.fr, (consulté le 4 octobre 205).
  32. « Sébastien Chenu fait la com' des ministres », sur leparisien.fr, (consulté le 4 octobre 205).
  33. http://www.courrier-picard.fr/region/somme-sebastien-chenu-ex-ump-tete-de-liste-fn-dans-la-somme-ia201b0n665283
  34. Stéphane Dassé, « De l’UMP au FN, Sébastien Chenu, triste dindon de la farce », sur liberation.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  35. a et b Olivier Faye, « Sébastien Chenu, de NKM à Le Pen... en passant par Hidalgo », sur lemonde.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  36. https://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/oise_60/beauvais_60000#type=municipal&year=2008
  37. http://yves-damecourt.com/blog/public/2009/EUROPE-LISTE.pdf
  38. https://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/oise_60/beauvais_60000/beauvais-sud-ouest_6004
  39. https://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/oise_60/beauvais_60000/beauvais-2_6002
  40. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales-2015/(path)/regionales-2015/32/32.html
  41. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017/(path)/legislatives-2017/059/05919.html
  42. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Senatoriales/elecresult__senatoriales-2017/(path)/senatoriales-2017/059/index.html
  43. http://www.culture.gouv.fr/culture/artsetlettres/index2008.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

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