Sébastien Chenu

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Sébastien Chenu
Sébastien Chenu en 2013.
Sébastien Chenu en 2013.
Fonctions
Député
En fonction depuis le
(5 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 19e du Nord
Législature XVe
Prédécesseur Anne-Lise Dufour-Tonini
Conseiller régional de Hauts-de-France
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 13 jours)
Président Xavier Bertrand
Groupe politique FN
Maire-adjoint de Beauvais

(13 ans et 12 jours)
Maire Caroline Cayeux
Vice-président de la communauté d’agglomération de Beauvais

(13 ans et 12 jours)
Biographie
Nom de naissance Sébastien Chenu
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Beauvais (Oise)[1]
Nationalité Française
Parti politique Parti républicain (1988-1997)
Démocratie libérale (1997-2002)
UMP (2002-2014)
RBM (depuis 2014)[2],[3]
Profession Consultant en communication politique

Sébastien Chenu, né le à Beauvais, est un homme politique français.

Fondateur de l'association GayLib, association de défense des droits LGBT au sein de l'UMP, il est ensuite secrétaire général de l'UMP chargé de la diversité culturelle.

En 2014, il rejoint le Rassemblement bleu Marine (RBM), mouvement rattaché au Front national (FN). Devenu collaborateur de Marine Le Pen, il est nommé délégué national du RBM et prend la tête du collectif Culture Liberté et Création, collectif traitant des sujets culturels au sein du RBM.

Il est élu député de la dix-neuvième circonscription du Nord lors des élections législatives de 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sébastien Chenu lors du conseil municipal de Denain le 27 juin 2016, avec sa suppléante Régine Andris.

Sébastien Chenu est le fils d’un marchand de meubles et d'une fonctionnaire de justice à la retraite[4].

Il prend sa première carte politique à l'âge de 15 ans au Parti républicain et se réclame du souverainiste Michel Poniatowski, ancien ministre sous Pompidou et Giscard d'Estaing[5].

De 1996 à 2001, Sébastien Chenu occupe plusieurs fois le poste de directeur de cabinet : d'abord, de à , auprès du maire d'Eaubonne (Val-d’Oise, Île-de-France), puis de à , celui d'Axel Poniatowski, maire de L’Isle-Adam (Val-d'Oise). Dans le même temps, il est également l'attaché parlementaire d'Anne-Christine Poisson au Parlement européen.

En 2001, aidé d'Emmanuel Blanc, de Stéphane Dassé, de Michel Bujardet et de Christophe Soullez, Sébastien Chenu crée l'association GayLib[6],[5] dans le but de défendre les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. L'association est d'abord intégrée à Démocratie libérale (DL) comme commission nationale. Puis, de 2003 à 2013, GayLib est associée à l'UMP après la fusion du RPR, de DL et d'une partie de l'UDF. Après cette date, GayLib quitte l'UMP, en raison de l'opposition du parti au mariage homosexuel, pour s'associer à l'UDI.

De 2002 à 2005, Sébastien Chenu occupe plusieurs fois le poste de chef-adjoint de cabinet : d'abord, entre et , celui de François Seillier, conseiller général du Val-d'Oise, puis, entre et , celui du député Axel Poniatowski. Enfin, entre et , il devient conseiller de Nicole Guedj, secrétaire d’État à la Justice.

De à , Sébastien Chenu est chef de cabinet de Christine Lagarde, ministre du Commerce extérieur.

De à , il devient directeur adjoint de la communication de France 24, chaîne d’informations internationale.

D’août 2008 à septembre 2012, Sébastien Chenu est conseiller auprès du Délégué interministériel à la communication du gouvernement et directeur du Service d’information du gouvernement (SIG).

En 2012, il fonde SCConseils, une agence-conseil en communication institutionnelle, spécialisée notamment en affaires publiques, en relations publiques et en gestion de l'e-réputation.

Il est secrétaire général de l'UMP chargé de la diversité culturelle[7].

Déçu que Nathalie Kosciusko-Morizet ne lui attribue pas la tête de liste de l’UMP dans le 2e arrondissement de Paris à l'occasion des élections municipales de 2014, il se rapproche pendant la campagne de l'équipe d'Anne Hidalgo dont il cherche à intégrer les listes[8].

Lors des élections départementales de 2015, il est candidat dans le canton de Beauvais-2 avec le soutien du FN[8].

Candidat sur les listes de Marine Le Pen lors de l'élection régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, il est élu conseiller régional.

Il est également, depuis cette date[Quand ?], assistant parlementaire de Dominique Bilde[9].

En 2016, il prend la direction de la cellule « Idées et Image » du dispositif de campagne présidentielle de Marine Le Pen, en tandem avec Philippe Olivier ; d'après Marine Le Pen, celle-ci « est complètement libre et peut travailler sur les affiches, les tracts, les meetings et la lumière, les déplacements, tout »[10].

Le 29 février 2016, lors d'un bureau politique, la direction du FN lui confie la fusion de trois fédérations du nord de la France[11], dont il devient secrétaire départemental[12]. En juin 2017, Marc de Boni du Figaro estime qu'il est proche de Florian Philippot[13] ; cependant, d'autres articles de presse ne le présentent pas comme étant « philippotiste »[14],[15].

Il est candidat FN lors des élections législatives de juin 2017 dans la 19e circonscription du Nord et est nommé porte-parole du Front national pour ces mêmes élections au niveau national. Il est élu au second tour avec 55,35 % des suffrages exprimés.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sébastien Chenu est en couple avec un consultant en mode[16].

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • De [5] -  : Membre fondateur de l'association GayLib[2],[19], une association de défense des droits des homosexuels[20].
  • En il est secrétaire national de l'UMP chargé de l'exception culturelle[20].
  • Depuis le  : Délégué national du Rassemblement bleu Marine (RBM) et responsable de la culture.
  • Depuis le  : Président du collectif Clic « Culture Liberté et Création ».
  • Depuis le  : Conseiller régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, élu dans la Somme[21].

Résultats élections[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Il est depuis 2008 chevalier de l’ordre des Arts et Lettres[26].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Sébastien Chenu », sur dirigeants.bfmtv.com (consulté le 24 octobre 2015).
  2. a et b Joseph Korda, « Marine Le Pen s’offre Sébastien Chenu, caution gay-libérale », sur humanite.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  3. « Sébastien Chenu : "J'ai rejoint Marine Le Pen parce qu'à l'UMP, il n'est pas possible de faire avancer une idée" », sur atlantico.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  4. Michel Henry, « Sébastien Chenu. Un gay de la Marine », sur liberation.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  5. a, b et c Abel Mestre, « Sébastien Chenu, un ralliement précieux pour Marine Le Pen », sur lemonde.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  6. (en) Charles Bremner, « Le Pen gives National Front a gay-friendly makeover », sur thetimes.co.uk, (consulté le 26 octobre 2015).
  7. Voir sur lelab.europe1.fr.
  8. a et b Olivier Faye, « Sébastien Chenu, de NKM à Le Pen... en passant par Hidalgo », sur lemonde.fr, (consulté le 10 mai 2017).
  9. http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/124771/DOMINIQUE_BILDE_home.html.
  10. Tristan Quinault Maupoil et Marc de Boni, « Marine Le Pen muscle son dispositif de campagne avec une cellule «idées et image» », sur lefigaro.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  11. Tugdual Denis, « Front national: Sébastien Chenu, le gay pouvoir », sur lexpress.fr, (consulté le 21 avril 2017).
  12. « L'ancien UMP Sébastien Chenu nommé secrétaire départemental de la fédé FN du Nord », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 21 avril 2017).
  13. Marc de Boni, « Législatives : les proches de Philippot, en force dans un futur groupe FN », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 juin 2017).
  14. https://www.marianne.net/politique/fn-du-nord-contre-fn-du-sud-marine-le-pen-evitera-t-elle-les-turbulences-l-assemblee
  15. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/06/21/25001-20170621ARTFIG00227-cinq-choses-a-savoir-sur-les-deputes-fn-de-l-assemblee.php
  16. Comment Marine Le Pen drague les artistes pour 2017, Closer 16 mars 2016.
  17. « Sébastien Chenu candidat sur Beauvais-Sud », sur leparisien.fr, (consulté le 4 octobre 205).
  18. « Sébastien Chenu fait la com' des ministres », sur leparisien.fr, (consulté le 4 octobre 205).
  19. Stéphane Dassé, « De l’UMP au FN, Sébastien Chenu, triste dindon de la farce », sur liberation.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  20. a et b Olivier Faye, « Sébastien Chenu, de NKM à Le Pen... en passant par Hidalgo », sur lemonde.fr, (consulté le 24 octobre 2015).
  21. http://www.courrier-picard.fr/region/somme-sebastien-chenu-ex-ump-tete-de-liste-fn-dans-la-somme-ia201b0n665283
  22. http://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/oise_60/beauvais_60000#type=municipal&year=2008
  23. http://yves-damecourt.com/blog/public/2009/EUROPE-LISTE.pdf
  24. http://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/oise_60/beauvais_60000/beauvais-sud-ouest_6004
  25. http://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/oise_60/beauvais_60000/beauvais-2_6002
  26. http://www.culture.gouv.fr/culture/artsetlettres/index2008.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

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