Ligne de Nuits-sous-Ravières à Châtillon-sur-Seine

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Ligne de
Nuits-sous-Ravières à Châtillon-sur-Seine
Voir la carte de la ligne.
Carte de la ligne
Pays Drapeau de la France France
Historique
Mise en service 1864
Concessionnaires PLM (1857 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 1997)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 839 000
Longueur 35,4 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 10 
Nombre de voies Voie unique
(Anciennement à double voie)
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) Colas Rail
Trafic Fret et europorte

La ligne de Nuits-sous-Ravières à Châtillon-sur-Seine est une ligne de chemin de fer française qui relie Nuits-sous-Ravières dans le département de l'Yonne à Châtillon-sur-Seine dans le département de la Côte-d'Or.

Elle constitue la ligne 839 000[1] du réseau ferré national.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le viaduc de Sainte-Colombe-sur-Seine, en partie reconstruit en 1946 après avoir été détruit en 1944.

Une convention provisoire du rendue définitive par la loi du [2] concède la ligne à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Le tracé en reste imprécis puisque la loi précise : de Châtillon à la ligne de Paris à Lyon à un point à déterminer d'Ancy-le-Franc à Montbard.

Le la ligne est mise en service en voie unique [3]. Une seconde voie a été mise en service le . Elle sera déposée par la suite.

Le , le service voyageurs est supprimé. Les ponts de Nuits, Ravières et Sainte-Colombe-sur-Seine sont détruits lors de la Seconde Guerre mondiale en 1944[4]. En 1975, la CFTA reprend l'exploitation pour le fret de Châtillon-sur-Seine à Laignes. En 2009, CFTA devient Europorte-Proximité.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Horaires de la ligne en mai 1914.

La ligne à deux voies d'écartement standard comportait six gares et trois haltes. Jusqu'en 1929, trois trains de voyageurs y circulaient par jour. Le trajet de 36 km entre Nuits-sous-Ravières et Châtillon-sur-Seine s’effectuait en plus d’une heure.

Les voies sont rénovées en 2013 par Réseau ferré de France[5], et au-delà jusqu'à Brion-sur-Ource (ligne de Bricon à Châtillon-sur-Seine) où se trouve une importante installation terminale embranchée pour les céréales du groupe Soufflet. La ligne, exploitée par Europorte Proximité[6], est utilisée pour les marchandises[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Didier Leroy, Le temps des omnibus : Châtillon-sur-Seine - Gray - Rambervillers, Breil-sur-Royat, Éditions du Cabri, 2005 (ISBN 2-914603-12-6)
  • Claude Garino, La ligne de chemin de fer de Nuits-sous-Ravières à Châtillon-sur-Seine, Association pour la sauvegarde et l'animation du château de Jully, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, (ISBN 978-2-918758-44-0), volume 2, page 144.
  2. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1857, page 225.
  3. Revue La Vie du rail n° 1549, page 2.
  4. Association pour la sauvegarde et l'animation du château de Jully, « Une très belle exposition sur les 150 ans de la voie ferrée de Ravières à Châtillon-sur-Seine a eu lieu à Jully dans l'Yonne »,
  5. Pascaline Kromicheff, « Les voies de la modernité. », Le Châtillonnais et l'Auxois,‎ (lire en ligne)
  6. Site Europorte : Europorte Proximité.
  7. David Vermassen, « Il faut redonner toute sa place au transport ferroviaire », Le Châtillonnais et l'Auxois,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]