Abbaye du Val des Choues

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Abbaye du Val des Choues
L'abbaye au fond du val.
L'abbaye au fond du val.
Présentation
Culte Catholique romain
Type ancienne Abbaye
Rattachement Cisterciens (jusqu'à la Révolution)
Début de la construction 1193
Fin des travaux XVIIe siècle
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Ville Villiers-le-Duc
Coordonnées 47° 46′ 17″ N 4° 45′ 14″ E / 47.771454, 4.75383647° 46′ 17″ Nord 4° 45′ 14″ Est / 47.771454, 4.753836

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Abbaye du Val des Choues

L’Abbaye du Val des Choues, dont la graphie ancienne vallis caulium[N 1] relevée dans les archives de la fondation, viendrait des cultures du potager[1],[2], est un ancien monastère cistercien de la fin du XIIe siècle situé au cœur de la forêt châtillonnaise, sur le territoire de la commune de Villiers-le-Duc en Bourgogne, dans le département de la Côte-d'Or. Fermée à la Révolution française l'abbaye est quasi abandonnée durant le XIXe siècle.

Architecture[modifier | modifier le code]

Plan de l'abbaye[2].

La première cour, ouvrant sur la porterie, comporte d'anciens bâtiments actuellement ouverts à la visite : chapelle des voyageurs[N 2], hostellerie, ateliers, granges et écuries. Une salle, dite « de l'écho », est remarquable par ses propriétés acoustiques qui permettent de communiquer à voix basse face au mur d'un angle à l'autre. Elle était destinée à la confession des pèlerins lépreux et autres malades contagieux.

Dédiée à Notre-Dame et saint Jean-Baptiste, l'église abbatiale, détruite, se trouvait dans la deuxième cour également occupée par l'hôtel de l'abbé commendataire, toujours préservé. Une partie de sa statuaire orne actuellement l'église Saint-Jean-Baptiste de Villiers-le-Duc. Le cloître, détruit, occupait la troisième cour avec ses dépendances. Disposés à l'arrière, les jardins, restaurés en 1990, se terminent sur un imposant bassin servant de vivier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Démembrement de l'abbatiale.

Selon le légende locale un convers chartreux de Lugny, le frère Viard[N 3], dont la grotte-ermitage est toujours visible sur le coteau du jardin, se serait retiré en forêt de Châtillon en 1184, bientôt rejoint par d'autres frères[3].

Les premiers bâtiments monastiques sont achevés en 1193 et la charte de fondation établie par le duc de Bourgogne Eudes III est approuvée en 1203 par une bulle du pape Innocent III. La communauté suit alors une règle originale qui combine les usages en vigueur chez les bénédictins, les cisterciens et les chartreux.

Après avoir connu un développement précoce important comme chef d'ordre entre 1210 et 1250 l'abbaye entre en déclin et est rattachée en 1761 à l'abbaye de Saint-Lieu de Sept-Fons, d'ordre cistercien, sous le nom d'abbaye du Val Saint-Lieu. Elle est définitivement fermée à la Révolution et ses édifices religieux, abbatiale, dortoirs et cloître, servent de carrière au XIXe siècle.



L'ancienne abbaye, devenue aujourd'hui un gîte pour chasseurs, abrite un musée de vénerie et une importante meute permanente de 150 chiens courants au sanglier de race grand anglo-français tricolore[4].

Prieurs[modifier | modifier le code]

Le Voyage littéraire de deux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur (1717), désigne comme premiers prieurs du Val des Choues les nommés Gui - ou Wiart - puis Humbert comme le confirment alors leurs tombeaux dans l'église[3]. En 1508 Vincent de Merlet est le premier prieur commendataire.

Abbayes-filles[modifier | modifier le code]

La plupart des 21 abbayes - dont 3 en Ecosse – fondées à partir du val des Choues[3] ont aujourd'hui totalement disparu :

En 1230, trois abbayes sont fondées en Ecosse :

  • St-Jean-Baptiste d’Ardschatten dans le Duché d’Argyll.
  • Beaulieu à dix miles à l'ouest d'Inverness
  • Pluscardine dans le comté d’Elgin toujours occupé par une communauté de religieuses bénédictines.

Granges et dépendances[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ou val des choux. Cependant certaines interprétations attribuent ce nom aux chouettes, nombreuses dans ce val forestier
  2. actuelle " salle des trophées "
  3. Cependant selon une inscription découverte dans l'église, le frère Viard, réputé fondateur de l'abbaye, ne s’y serait retiré qu'en 1263, soit 70 ans après la fondation du monastère : Anno Domini MCCXCIII quarto nonas novembus intavit frater Wiardus in chorum Vallis Caulium. Il se pourrait donc que l'histoire ait entretenu une certaine confusion entre l'abbé Wiart - ou Gui, premier abbé du val des Choues - et le frère convers Viard, ermite venu de Lugny.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frédérique Barbut 2002
  2. a et b Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or 1864, p. 418
  3. a, b et c Michel Fougerat
  4. Site de l'abbaye du val des Choues

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annales Franc-Comtoises, Revue religieuse historique et littéraire, tome III, Besançon, J. Jacquin, Turbergue,‎ . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Frédérique Barbut (photogr. Alain Parinet), La route des abbayes en Bourgogne, Rennes, Ouest-France,‎ , 143 p. (ISBN 2-7373-2599-4, notice BnF no FRBNF38812311).
  • Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, Mémoires de la commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, t. VI (années 1861 à 1864), Dijon, Paris,‎ (ISSN 0249-6747, notice BnF no FRBNF32813215). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Fougerat, Les ordres religieux et monastiques en Limousin du XI° au XVIII° siècle, t. I (lire en ligne [PDF]), « L'ordre du Val des Choues ». Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Poillotte, Le Val des Choux, un prieuré chef d’ordre,‎ , 124 p..

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]