Château des ducs de Bourgogne

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Ne doit pas être confondu avec Palais des ducs de Bourgogne.

Château des ducs de Bourgogne
Image illustrative de l’article Château des ducs de Bourgogne
Tour de la Guette (à gauche) et tour Sainte-Anne (à droite).
Début construction Xe siècle
Fin construction XIVe siècle
Propriétaire initial Duché de Bourgogne
Diocèse de Langres
Propriétaire actuel Commune de Châtillon-sur-Seine
Protection Logo monument historique Classé MH (1909)[1]
Coordonnées 47° 51′ 32″ nord, 4° 34′ 39″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Duché de Bourgogne
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Localité Châtillon-sur-Seine

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château des ducs de Bourgogne

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

(Voir situation sur carte : Côte-d'Or)
Château des ducs de Bourgogne

Le château des ducs de Bourgogne est un château fort dont la construction commença au Xe siècle. En ruines, il se situe à Châtillon-sur-Seine, en Côte-d'Or (Bourgogne-Franche-Comté) et est classé monument historique depuis 1909[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château se situe sur une colline qui, avant le Xe siècle, était déjà lʼemplacement dʼun castrum grâce à sa position dominante sur la ville de Châtillon-sur-Seine. Une église se trouvait dans lʼenceinte du castrum, elle abritait depuis 868 les reliques de saint Vorles. Au Xe siècle celle-ci fut remplacée par lʼéglise Saint-Vorles. Le castrum fut la propriété des évêques de Langres jusqu'en 973, année à partir de laquelle ils le partagèrent avec le duc de Bourgogne[2]. Au XIIe siècle le duc de Bourgogne fit construire le château[3] qui occupe une partie de l’emplacement de l’ancien castrum[2]. Le château du duc et la résidence de l’évêque étaient réunis dans la même enceinte[2].

Le château fut notamment endommagé par les Anglais en 1359[2]. Il pourrait avoir fait l’objet d'une reconstruction partielle au XIVe siècle, en effet les vestiges du château présentent d’importantes traces de reprise[2]. Les habitants démantelèrent le château après les guerres de la Ligue, comme les autorisait le roi Henri IV par lettres patentes du 30 janvier 1598[2]. En 1608, le rez-de-chaussée qui restait de la tour Sainte-Anne fit office de corps de garde[2]. On y installa par la suite un four à pain, probablement au XIXe siècle[2]. Le château est classé monument historique depuis le 22 janvier 1909[2].

Du château ne restent que des tours et murs qui furent consolidés entre 1979 et 1982[2]. Au Nord subsistent des murs et la tour de Gissey, vestiges de l’enceinte dans laquelle se trouvait le logis de l’évêque. Cette tour est aménagée en point de vue sur la ville. Deux autres tours existent encore au Sud ː la tour Sainte-Anne dont ne subsiste que le rez-de-chaussée et la tour de la Guette dont la partie haute est très endommagée. Un cimetière existe au moins depuis le XIXe siècle au milieu des ruines du château, dans lequel se trouvent notamment la tombe du maréchal Marmont et des chapelles funéraires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00112190, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a b c d e f g h i et j Notice no IA21000032, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. André Chatelain, L'évolution des châteaux forts dans la France au moyen âge, Éditions Publitotal, , p. 36.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]