Conseiller du roi

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Conseiller du roi est une fonction de gouvernement et d’administration de nombreux pays sous régime monarchique.

Angleterre[modifier | modifier le code]

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Curia regis (Angleterre).

En Angleterre, la Curia Regis était composé de nobles et d’ecclésiastiques qui conseillait le roi en matière législative. À partir de 1066, cette assemblée remplaça le Witenagemot anglo-saxon.

La Cour était composée de deux formations :

  • Le King in council (le roi en son conseil) formée du roi et de juges professionnels;
  • Le king in parliament (le roi en son parlement) formée du roi, de juges professionnels et des lords

une formation politique, appelée , qui réunissait les mêmes personnes plus les lords.

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

La théorie de la Balance des pouvoirs va se renforcer pour aboutir après la Première Révolution anglaise et la Glorieuse Révolution au régime parlementaire.

Castille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil de Castille.

Le Conseil de Castille fut fondé en 1385 et supprimé en 1707. Il était composé du président, du gouverneur du conseil, de vingt-neuf conseillers, et de trois fiscaux, ainsi que des rapporteurs greffiers, taxateurs, gardes sceaux, portiers, alguasils et receveurs. Les membres du Conseil de Castille étaient réputés les plus savants du royaume.

France[modifier | modifier le code]

Moyen Age[modifier | modifier le code]

À l’époque médiévale, le titre de « conseiller du roi » est accordé aux membres de la Curia Regis. Il s’agit d’une part de véritables conseillers participant au fonctionnement du conseil de gouvernement du roi. Ils portent le titre de conseiller du roi en son conseil. Il s’agit souvent de membres de la haute aristocratie féodale, de prélats, et de juristes. D’autre part les membres des institutions judiciaires issues de la cour du roi, le parlement, la chambre des comptes et le grand conseil portent le titre de « conseiller du roi en sa cour de… » Ces conseillers du roi magistrats n’ont pas droit d’entrée au conseil.

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

À l’époque moderne, le titre de conseilleur du roi se diffuse encore plus largement. On distingue alors plusieurs catégories de conseillers du roi.

  • Conseiller du roi magistrat : il s’agit des magistrats et officiers des cours de justice : parlement, mais aussi présidiaux et même bailliages. Ces conseillers du roi n’ont pas entrée aux conseils d’administration et de gouvernement. Ils forment l’essentiel des effectifs de conseillers du roi.
  • Conseillers du roi en tous ses conseils, titre accordé à un grand nombre d’officiers et de commissaires royaux, tels les grands officiers de la couronne, les chevaliers du Saint-Esprit, les gouverneurs et lieutenant généraux de province, les présidents du parlement de Paris, les procureurs et avocats généraux, les évêques et les maîtres des requêtes. Ils n’ont pas entrée aux conseils.
  • Conseillers d’État : titre accordé par brevet à certains personnages que le roi veut honorer. Ils n’ont pas d’entrée aux conseils.
  • Conseiller du roi en ses conseils d’État et privé : membres des conseils d’administration royaux, regroupés sous l’étiquette de Conseil d’État privé, finances et direction. Ils bénéficient d’une dignité élevée et prêtent serment entre les mains du chancelier. Ces conseillers, souvent appelés « conseillers d’État » malgré le risque possible de confusion avec les conseillers d’État titulaires, sont soumis à des règlements d’organisation stricts. Le plus important est le règlement de 1673 qui fixe leur nombre à trente, dont trois d’Église, trois d’épée (souvent d’anciens ambassadeurs) et vingt-quatre de robe, c’est-à-dire de formation juridique. La plupart de ces conseillers de robe sont issus des rangs des maîtres des requêtes. Certains conseillers peuvent être appelés aux conseils de gouvernement, puis recevoir le titre de ministre d’État et faire partie du conseil d'en haut.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Barbiche, Les Institutions de la monarchie française à l’époque moderne : (XVIe – XVIIIe siècle), Paris, PUF, 2001 (1999). (ISBN 9782130519409)
  • Jacques Bouineau, et Romuald Szramkiewicz, Histoires des institutions. 1750-1914, Paris, Litec, 1989. (ISBN 9782711122028)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]