Rebets

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rebets
L'église Saint-Denis.
L'église Saint-Denis.
http://conseil-francais-d-heraldique.com/heraldique-armorial-armoiries.php?ID=847
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Le Mesnil-Esnard
Intercommunalité Communauté de communes Inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Bernard Corbillon
2014-2020
Code postal 76750
Code commune 76521
Démographie
Gentilé Robatiens
Population
municipale
144 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 42″ nord, 1° 23′ 26″ est
Altitude Min. 82 m – Max. 176 m
Superficie 3,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Rebets

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Rebets

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rebets

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rebets

Rebets est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

Évolution du nombre de logements entre 1968 et 2009[I 1].
1968 1975 1982 1990 1999 2009
35 47 52 56 60 73

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 73. Parmi ces logements, 73,7 % étaient des résidences principales, 24,9 % des résidences secondaires et 1,4 % des logements vacants[I 2].

La proportion de ménages propriétaires de leur logement était de 81,5 % et celle des locataires était de 18,5 %[I 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté assez tôt sous les formes latinisées Rosbatium en 735 - 743 et Rosbacium en 854[1].

Il existe un grand nombre de Rosbacium au nord de la France et en Belgique, dont la forme initiale *Rosbaki(z) a donné Rebais, le château de Rebais aux Bottereaux, Rebetz à Chaumont-en-Vexin, Rebaix, Rebecques, Robecq, etc. et dans les régions de langue germanique Rohrbach, Rorbach-lès-Dieuze, etc.[2].

Ils remontent au germanique raus- « roseau » devenu ros en ancien français, diminutif rosel > roseau[3] et le germanique *bakiz « ruisseau » (cf. allemand Bach), emprunté par le gallo-roman sous la forme *BACIS qui a régulièrement abouti à la finale -bais (autrement -baix)[4]. Le sens global est « ruisseau aux roseaux »[5]. Dans le cas de Rebets, le nom se réfère à la rivière l'Héronchelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'époque Néolithique[modifier | modifier le code]

Le village de Rebets est marqué par l'époque du Néolithique. En effet des outils en silex comme des haches taillées et polies ainsi que des grattoirs et perçoirs ont été retrouvés sur les terres du village. À cette époque le lieu dit "les Vallées" étaient fréquemment inondées l'hiver.

L'époque Franque[modifier | modifier le code]

L'époque Franque y a aussi laissé des traces. C'est en 1860, lors de la reconstruction quasi-totale de l'église que deux cercueils de cette époque sont retrouvés. L'un contenant un couteau et une boucle de ceinturon, le second deux enfants âgés de 13 et 14 ans ainsi que des perles et des vases noirs. Quatre ans plus tard, une nouvelle découverte a lieu dans un champ appartenant à Monsieur D'arboval alors que celui-ci était en plein labour. Cette découverte comprend quatre cercueils, l'un est en pierre de Saint Leu, les autres en pierre du pays. Sur les quatre cercueils découverts, seul deux renfermaient des ossements, des restes humains gisaient autour des autres.

Le château fort[modifier | modifier le code]

A une époque très incertaine, Rebets posséda un château fort. On peut encore en observer l'enceinte grâce aux fondations encore présentes. Un souterrain est de nos jours encore visible bien que celui-ci soit muré à cause des gaz carboniques qui s'en échappent. Il y a encore quelques années, un colombier était visible mais ce dernier fut détruit car jugé trop dangereux. [réf. nécessaire]

L'église[modifier | modifier le code]

Reconstruite en 1860, l'église de Rebets a néanmoins conservé son ancien portail daté de 1547. Cet ancien portail qui est un cintre roman orné, est protégé par un porche datant de la même époque. Ce porche en pierre calcaire[6] soutient le clocher dont les poutres sont sculptées. À savoir que ce porche est classé monument historique.

C'est au moment de la Révolution que l'église se verra perdre ses deux cloches pour être fondues en canons[style à revoir]. Le poids des deux cloches était de 630 livres.

L'église de Rebets a quand même réussi à conserver son baptistère en pierre daté de 1545 et son bénitier en grès sur lequel est gravé "RE BE S".

Le moulin à eau[modifier | modifier le code]

Le moulin à eau date de 1845. Ce dernier s'est vu fournir pendant de nombreuses années de la farine et de la mouture pour toute la région. Il fut longtemps tenu, de père en fils, par la famille Duval.

Les lieux dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Au lieu dit "L'enfer", qui s'appelait jadis "Germe", il y aurait eu à l'époque gauloise une fonderie ou une forge.[réf. nécessaire]

Le hameau "les Hez" est le plus important chef lieu à l'époque.[réf. nécessaire]

Les autres hameaux sont la Hétrée, les Huées, les Vallées et la Bucaille.

Le hameau "Tous vents" est aujourd'hui disparu. Au XXe siècle, ce hameau comportait encore deux maisons et une douzaine d'habitants.[réf. nécessaire]

Les personnages importants de Rebets[modifier | modifier le code]

C'est aux alentours de 1660, que l'on retrouve la trace de personnages importants venus en visite ou habitants à Rebets. Les d'Anfray et les Couldray sont les seigneurs de Rebets à l'époque. Puis vers 1695, le chevalier Stoppa succède aux précédents seigneurs de Rebets et devient à son tour Sieur de Rebets et du hameau "les Hez".

Claude François Godin époux de dame Agnès Margne a vécu à Rebets puisque nous en retrouvons la trace en 1766, habitant le manoir de la Bucaille.

Louis XIV a aussi tenu un rôle important pour la commune de Rebets. Ce dernier en plus de léguer un patrimoine seigneurial à la localité, a aussi légué des bâtiments agricoles toujours utilisés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2002 en cours
(au 30 avril 2014)
Bernard Corbillon   Chauffeur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 144 habitants, en augmentation de 2,86 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
356 360 339 286 293 281 280 265 257
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
270 253 231 208 184 207 202 215 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
150 161 132 106 120 126 114 126 113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
95 91 89 101 108 110 140 142 144
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 127
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 559a
  3. Site du CNRTL : étymologie de "roseau"
  4. Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique, éditions Klincksieck.
  5. François de Beaurepaire, op. cit.
  6. « Le porche de Rebets »
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .