Les Frères Jacques

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Les Frères Jacques
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Les Frères Jacques en 1968, chantant Le Fric.
De gauche à droite : Georges Bellec, François Soubeyran, André Bellec et Paul Tourenne.

Informations générales
Pays d'origine France
Genre musical Variété française, humoristique
Années actives 1946 - 1982
Composition du groupe
Anciens membres François Soubeyran(†)
Georges Bellec (†)
André Bellec(†)
Paul Tourenne

Les Frères Jacques est un quatuor vocal français, actif de 1946 à 1982, composé d'André Bellec, Georges Bellec, François Soubeyran et Paul Tourenne. Le groupe a atteint un sommet dans l'art de combiner le chant et le mime et a notamment interprété des chansons de Prévert et Kosma, de Serge Gainsbourg (Le Poinçonneur des Lilas) ou de Stéphane Golmann (La Marie-Joseph).

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Deux frères, André et Georges Bellec[modifier | modifier le code]

André (1914-2008) et Georges Bellec (1918-2012) sont deux frères, tous deux nés à Saint-Nazaire. Ils passent leur enfance et leur adolescence dans le marais vendéen. En 1933, la famille s'installe à Bordeaux. Après son baccalauréat, André entame une licence en droit et s'inscrit en parallèle au conservatoire de Bordeaux, y obtient un deuxième accessit de comédie et s'intègre à une compagnie. Georges, quant à lui, est un boute-en-train, il chante des chansons grivoises et il dessine. Il s'oriente vers l'École des beaux-arts de Bordeaux. Étant beaucoup plus orienté vers le jazz, il abandonne le violon pour le cornet à pistons.

À l'arrivée de la guerre, André est mobilisé à Saumur[1]. Georges, malade, est réformé : il fréquente alors le Hot Club de Bordeaux et, après une exposition de peinture, rejoint Paris en 1942, où il s'inscrit aux Beaux-Arts et rallie le Hot Club de France où il côtoie Claude Abadie, Boris Vian, joue avec Claude Luter, Django Reinhardt… Mais, menacé par le STO, il retourne à Bordeaux où il retrouve André. Démobilisé, celui-ci a été nommé « chargé de l'éducation artistique en région Pyrénées-Gascogne » à Toulouse. Il endosse alors l'uniforme des chantiers de jeunesse, où il apprend beaucoup auprès de Léon Chancerel et ses Comédiens Routiers, et où il enseigne. Il joue avec un camarade un numéro, Paf et Pif, et propose à son frère Georges de devenir Pouf et son adjoint aux Chantiers. Ainsi se forme un premier quatuor vocal. Mais Georges démissionne et se réfugie avec ses parents à Clisson (en Loire-Atlantique). André, renvoyé à son tour, rejoint la famille, où leurs hôtes ont deux filles qui chantent, et avec lesquelles ils forment un quatuor vocal. Puis vient la Libération, et chacun se disperse.

François Soubeyran[modifier | modifier le code]

François Soubeyran (né le 19 août 1919 à Dieulefit, Drôme, décédé le 21 octobre 2002 à Montjoux, Drôme) vit dans la maison familiale, une ancienne poterie qui est ouverte et accueille d'étranges personnages venus de partout, dont une demoiselle ayant formé un chœur mixte dans lequel chante François. Il fait ses études à Montélimar et Grenoble, obtient son baccalauréat, effectue son service militaire, mobilisation puis débâcle, et retour à Dieulefit. Vers Noël 1944, une lettre d'Emmanuel Mounier[2] annonce une place à Travail et Culture (TEC). L'association TEC est un « capharnaüm effrayant » dans lequel tout le monde se côtoie et s'agite (Paul Tourenne y est distributeur de billets de théâtre). François y rencontre un autre errant qui devient son grand ami, Yves Robert. François chante en duo avec lui, « progresse dans la connaissance du théâtre », sans enthousiasme, et essaie de se mettre à la poterie. Yves Robert, qui joue aux Bouffes du Nord, part en tournée et laisse son rôle à François.

Paul Tourenne[modifier | modifier le code]

Paul Tourenne (né le 25 février 1923 à Paris) entre en 1937 aux P.T.T., ce qui ne l'empêche pas de cultiver son amour de la musique, étoffé de pipeaux, d'harmonicas et autres guitares hawaïennes puis violon. Il s'essaie à chanter, harmonise. Avec trois sœurs — comme lui pionnières du camping — il forme un quatuor vocal qui captive les amis du camp le samedi soir. Paul rêve d'une carrière de professeur de chant. Lorsque la guerre éclate, Paul devient moniteur de la colonie de vacances des enfants de la radio, dans l'Aubrac, avec lesquels il forme une chorale. Ils reçoivent des visites, dont celle du chef d'orchestre Paul Kast : il est alors propulsé au service artistique de la radio pour former une chorale enfantine. À tout juste 21 ans, Paul Tourenne est maintenant jeune régisseur à la Radiodiffusion nationale. Il fuit lui aussi le STO et se retrouve à Limoges. À la Libération, il retourne à Paris au service artistique de la Radiodiffusion française. Puis il devient responsable de la billetterie et de la « propagande » au sein de Travail et Culture.

1945, la formation du groupe[modifier | modifier le code]

Après la Libération, André et Georges Bellec montent à Paris. Georges retrouve les Beaux-Arts, peint et joue de la trompette avec Claude Luter. André, quant à lui, a de son côté repris son numéro de Pif et Paf et rencontre quelques succès dans les usines. En novembre 1944, il est nommé instructeur d'art dramatique et administrateur à Travail et Culture[3]. Un beau jour, les deux frères se croisant dans la rue par hasard, se parlent de leurs vies difficiles, et André évoque le projet de monter un quatuor vocal : le guitariste de jazz et chanteur Teymour Nawab[4] se joint alors à eux, et Yves Robert est contacté mais a d'autres projets et leur parle de François Soubeyran.

La guerre se termine alors, et Travail et Culture fournit des émissions aux ondes radiophoniques renaissantes. Pour l'une d'entre elles, le 26 mai 1945, on propose le concours d'un quatuor vocal, qui n'a pas encore de nom : la mode est alors à la parenté (Marx Brothers, Mills Brothers, Andrews Sisters, Dolly Sisters, Sœurs Étienne), pourquoi pas Frères… « Les Frères Jacques », lance un technicien en studio. Le nom rappelle à la fois la chanson enfantine Frère Jacques, et « faire le jacques, faire le pitre, c'est ce qu'on voulait faire en montant des chansons[5]. »

À l'écoute de l'émission, Maurice Jacquemont, directeur du Studio des Champs-Élysées et de la Comédie des Champs-Élysées, les remarque. Il est également l'auteur et le metteur en scène d'une pièce couverte d'éloges, Les Gueux au paradis, qui comporte des interventions chantées par les Compagnons de Route (qui ne s’appellent pas encore les Quatre Barbus) qui souhaitent prendre des vacances. Après une audition, Les Frères Jacques sont engagés, tandis que la pièce passe du Studio à la grande salle de la Comédie. Mais Georges Bellec et Teymour Nawab partent en tournée avec un orchestre. À Travail et Culture, Paul Tourenne est recommandé à André Bellec, et le quatrième est ponctuellement Gustave Gras (membre de la chorale de TEC).

Le 14 juillet 1945, les Frères Jacques apparaissent pour la première fois en public, lors d'un gala radiodiffusé depuis les jardins du Palais-Royal. Le 1er août, ils font leur entrée à la Comédie des Champs-Élysées et confirment leur succès radiophonique. Et lors d'une soirée, ils rencontrent Francis Blanche, qui va bientôt contribuer à la qualité de leur répertoire[6].

Leur tout premier répertoire est choisi parmi des chansons du folklore, des negro spirituals, et des chants religieux[7]. Ils sont influencés par des artistes de leur jeunesse (les Revellers, les Comedian Harmonists, le duo Gilles et Julien), ou la chanson réaliste du début du XXe siècle, dont ils perçoivent les possibilités de mises en scène humoristiques.

« En 1945, nous étions motivés par le désir de chanter tout ce qui pouvait être déjà harmonisé à quatre voix égales en partant de chansons de route, de feux de camp, de folklore, en passant par l'humour, la poésie, le negro spiritual, la chanson d'église et même celles des étudiants en médecine. Nos premiers auteurs, tels que Francis Blanche, Gilles, Raymond Queneau, et les compositeurs Francis Poulenc, Claude Arrieu, Maurice Thiriet et Pierre Philippe nous ont ouvert la voie au style que nous ressentions et qui s'est concrétisé définitivement avec l'apport du costume de Jean-Denis Malclès. »

À la rentrée, les Compagnons de Route reprennent leur rôle dans Les Gueux. En septembre, Léon Chancerel, qui a imaginé le « théâtre de la ville et des champs », propose aux Frères Jacques une tournée de deux mois en Alsace libérée, avec leur tour de chant, ainsi que la pièce Le Médecin malgré lui[8]. Georges Bellec est revenu, et le quatuor répète à cinq (avec Teymour Nawab).

Fin novembre, ils sont de retour à Paris, sans contrat, mais continuent à répéter[9]. Ils cherchent leur style et leur répertoire :

« Sur le plan musical, on était très inspirés par les quatuors américains. On était influencés par les Mills Brothers, le Golden Gate Quartet… On voulait chanter comme eux. Dès qu'on a trouvé notre voie chez Grenier-Hussenot, on a su que c'était comme ça qu'il fallait travailler[5]. »

1946, la rencontre de Pierre Philippe et Jean-Denis Malclès[modifier | modifier le code]

Début janvier 1946, Jean-Pierre Grenier, Olivier Hussenot et Yves Robert invitent les Frères Jacques à se joindre à la compagnie qu'ils viennent de créer pour préparer un spectacle[10]. Ils y insèrent l'une de leurs chansons, L'Entrecôte, parodie d'un mélodrame 1900, que Georges Bellec a apporté des Beaux-Arts. Ils répètent alors sous la direction de Pierre Philippe, pianiste et compositeur, tandis que le décorateur Jean-Denis Malclès leur confectionne leur premier costume avec collants[11].

Jusqu'à présent — mis à part le temps du passage de Teymour Nawab qui les accompagnait à la guitare —, les Frères Jacques ont chanté a cappella, puis avec le pianiste Pierre Cazenave[12]. Mais il leur manque une musicalité propre, un style et une rigueur dans le travail. C'est un cinquième membre qui va les leur fournir. Le pianiste Pierre Philippe les juge d'abord sévèrement, mais il sait les faire travailler et est satisfait du résultat. Ainsi devient-il le pianiste du quatuor[13].

Le 1er mai 1946, un gala des Frères Jacques à La Baule remporte un immense succès. Puis ils remplacent à nouveau les Quatre Barbus, et s'acharnent sur L'Entrecôte, cherchant devant une glace des heures durant les mimiques qui animeront la chanson. Le quatuor s'oriente alors définitivement vers la chanson « jouée », dans laquelle paroles et musique ne peuvent se passer de mise en scène. « On a toujours mis nos chansons en scène tout seuls, même les opérettes comme Les Pieds-Nickelés ou La Belle Arabelle. On s'enfermait dans une pièce, il fallait que l'on soit vraiment tous les quatre, seuls[5]. » Leur premier répertoire ne craint pas de s'attaquer à de grands succès, qu'ils revoient à leur manière (L'Homme du trapèze volant[14]), auxquels ils ajoutent des chansons nouvelles ou inconnues et dont ils vont faire des classiques (Le Général Castagnettas).

Ils enchaînent alors les représentations de Parade et d'Orion le tueur[15]. Et, fin 1946, la rupture avec Pierre Cazenave est consommée ; Pierre Philippe fait définitivement partie du groupe. Tandis que, visuellement, c'est le décorateur Jean-Denis Malclès qui leur confectionne les costumes et accessoires : il les moule dans des collants, des justaucorps et des gants blancs, et complète leur silhouette par des chapeaux et moustaches divers (c'est également lui qui conçoit le décor). Ces éléments varieront peu par la suite. Le 31 décembre 1946, les Frères Jacques animent le réveillon du Cité-Club[16] et étrennent pour l'occasion leurs nouvelles tenues, avec un gilet de couleur dont les pointes viennent recouvrir le collant uniformément noir, et qui ne les quittera plus : Georges Bellec en jaune, Paul Tourenne en bleu-gris clair, André Bellec en vert et François Soubeyran en rouge.

Leur premier 78 tours sort en 1948. Les engagements abondent, mais c'est quand ils rencontrent l'agent artistique Jacques Canetti[17]qu'ils entrent véritablement dans la lumière. C'est lui qui leur obtient les textes de Jacques Prévert — sceptique au départ — et les musiques de Joseph Kosma, qu'ils enregistrent et que la radio fait connaître au-delà de la sphère parisienne. Avec L'Inventaire, ils obtiennent même le Grand Prix du disque à deux reprises (en 1950 et en 1958). Ils ont également chanté avec Édith Piaf et Brigitte Bardot.

En 1950 leur ami le photographe Pierre Jahan prit de nombreux clichés des quatre comédiens alors qu'ils séjournaient dans un château prêté par un admirateur pour s'y reposer et préparer de nouvelles tournées, et en publia trois dans Objectif (Marval, 1994, pp. 63 et 64).

Dernières années[modifier | modifier le code]

Les Frères Jacques donnent leur dernier récital le 3 janvier 1982 au Théâtre de l'Ouest parisien. Chacun des membres du quatuor se retire alors pour vaquer à ses occupations.

Un hommage leur est rendu au Casino de Paris les 12 et 13 janvier 1996, à l'occasion du cinquantième anniversaire de leur création, en présence de nombreux artistes[18].

La Bibliothèque historique de la ville de Paris possède un fonds sur les Frères Jacques qui comprend des costumes de scène, des partitions musicales manuscrites et imprimées, des enregistrements sonores commerciaux et inédits, des programmes, des affiches, des dessins, des coupures de presse et de la correspondance. Cette collection a appartenu à Paul Tourenne.

En 2010, dans le film Gainsbourg, vie héroïque, les Frères Jacques sont interprétés par le Quatuor.

Composition du groupe[modifier | modifier le code]

  • André Bellec (1914-2008), le fondateur
  • Georges Bellec (1918-2012), le « comique »
  • François Soubeyran (1919-2002), le plus grand (en taille) et le poète
  • Paul Tourenne (né en 1923), le premier ténor, le photographe ; il tenait les rôles de fille au besoin
  • Le cinquième membre du groupe, le pianiste :
    • Pierre Philippe (1909-1995) qui les accompagnera pendant vingt ans, jusqu'en décembre 1965
    • puis Hubert Degex (né en 1929) à leurs côtés de décembre 1965 à 1982
  • Jean-Denis Malclès (1912-2002), décorateur de théâtre, créateur de leurs fameux costumes

Style de leurs chansons[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Il a existé quelques disques souples dont les traces ont été conservées et rééditées en CD dans les anthologies CD Rym Musique de 1996 et 2005.

78 tours[modifier | modifier le code]

  • 1947 - Les Quatre Jules, réf. : 8 disques Chansons d'étudiants, 13 chansons
  • 1949 - 2 titres, réf. : BAM V 501 : 1. Mon ami m'a donné - 2. L'entrecôte, 9 juin 1949
  • 1949 - 2 titres, réf. : BAM V 502 : 1. Rose blanche (Rue Saint-Vincent) - 2. Ballade des places, 9 juin 1949
  • 1949 - 2 titres, réf. : BAM V 503 : Son nombril (chanson sur deux faces), 9 juin 1949
  • 1949 - 3 titres, réf. : Polydor 560 172 : 1. Et la fête continue - 2. Le gardien de phare aime trop les oiseaux - 3. Le miroir brisé, 28 septembre 1949 et 3 octobre 1949
  • 1949 - 2 titres, réf. : Polydor 560 173 : 1. En sortant de l'école - 2. L'orgue de Barbarie, 28 septembre 1949 et 5 octobre 1949
  • 1949 - 2 titres, réf. : Polydor 560 174 : 1. Barbara - 2. Inventaire, 26 octobre 1949 et 28 septembre 1949
  • 1949 - 2 titres, réf. : Polydor 560 175 : 1. Deux escargots s'en vont à l'enterrement - 2. La pêche à la baleine, octobre 1949 et 18 octobre 1949
  • 1950 - Bande originale du film Les Pieds nickelés, réf. : Polydor 560 214 1. C'est nous qui sommes les Pieds-Nickelés (17 février 1950) - 2. La fanfare Tyrolienne (17 février 1950)
  • 1950 - 2 titres, réf. : Polydor 560 263 : 1. Si tu t'imagines - 2. Quelqu'un, 2 novembre 1950
  • 1950 - Bande originale du film La Rose rouge, réf. : Polydor 560 264 : 1. La gavotte des bâtons blancs - 2. Général Castagnetas, 2 novembre 1950
  • 1951 - 2 titres, réf. : Polydor 560 276 : 1. Complainte mécanique - 2. Le bateau-lavoir, 1950 et 1951
  • 1951 - Bande originale du film Souvenirs perdus, réf. : Polydor 560 289 : 1. Compagnons des mauvais jours - 2. Tournesol, 20 décembre 1950 et 12 décembre 1950
  • 1951 - 2 titres, réf. : Polydor 560 344 : 1. L'épervier - 2. Les Halles de Paris
  • 1952 - 2 titres, réf. : Polydor 560 381 : 1. En ce temps-là - 2. Papa peint dans les bois (de Charles Trenet)
  • 1952 - 2 titres, réf. : Polydor 560 419 : Petite fable sans morgue (La complainte des petits cabinets) I et II
  • 1953 - 2 titres, réf. : Polydor 560 434 : 1. Jour de colère - 2. La queue du chat (paroles et musique de Robert Marcy)
  • 1953 - 2 titres, réf. : Polydor 560 435 : 1. La Saint-Médard - 2. Voilà les footballeurs
  • 1953 - 2 titres, réf. : Polydor 560 450 : 1. Barbarie - 2. Monsieur William (paroles de Jean-Roger Caussimon et musique de Léo Ferré)
  • 1953 - 2 titres, réf. : Polydor 560 451 : 1. Chanson pour un jour de pluie - 2. Page d'écriture, 19 mars 1953

45 tours[modifier | modifier le code]

  • 1956 - L'entrecôte (enreg. 1949), réf. : Super 45 Tours BAM EX 209 1. L'entrecôte - 2. Mon ami m'a donné une fleur - 3. Rose blanche (Rue Saint-Vincent) - 4. De place en place.
  • 1954 (1e série) - La Saint-Médard, réf. : Super 45 Tours Polydor 576 002 ou Philips 432 062 (réédition 1956)
  • 1955 (2e série) - La pendule, réf. : Super 45 Tours Polydor 576 014 ou Philips 432 063 (réédition 1956)
  • 1956 (3e série) - Le bateau-lavoir (enreg. 1950-1954), réf. : Super 45 Tours Philips 432 064 1. Le bateau-lavoir - 2. Petite fable sans morgue (La complainte des petits cabinets) - 3. C'était un mérovingien - 4. Monsieur William.
  • 1956 (4e série) - La Marie-Joseph, réf. : Super 45 Tours Philips 432 109 BE 1. La Marie-Joseph (de Stéphane Golmann) - 2. Le cirque - 3. La violoncelliste - 4. Chanson pour les enfants de l'hiver.
  • 1956 (5e série) - La truite, réf. : Super 45 Tours Philips 432 110 1. La truite - 2. La souris d'Angleterre - 3. Le tango interminable des perceurs de coffre-forts (de Boris Vian) - 4. Le résumé de la situation.
  • 1956 (6e série) - La belle Arabelle, réf. : Super 45 Tours Philips 432 138 1. La colle au pinceau - 2. La belle Arabelle - 3. J'emmène les gendarmes - 4. Les boîtes à musique - 5. Les barons de Ballancourt.
  • 1956 (7e série) - Les athlètes de la chanson, réf. : Super 45 Tours Philips 432 183 1. Vas-y papa - 2. Elle faisait du strip-tease (Trois cœurs) - 3. La demoiselle de bas étage - 4. Allumett'polka.
  • 1958 (8e série) - Le poinçonneur des Lilas, réf. : Super 45 Tours Philips 432 267 ou E1E 9143 1. Le poinçonneur des Lilas - 2. Faut tout ça - 3. Sha, sha, persan - 4. Bain, amour, etc
  • 1956 (9e série) - Quatre chansons de Ricet Barrier, réf. : Super 45 Tours Philips 432.308 BE 1. Dolly 25 2. Les pasteurs - 3. Eugénie de Beaulieu - 4. Les clochards.
  • 1961 (10e série) - Stanislas, réf. : Super 45 Tours Philips 432.568 BE 1. Rendez-vous (Stanislas) - 2. Les catcheurs - 3. Anthropophagiquement vôtre - 4. L'amour en dix-neuf ponts.
  • 1961 (11e série) - Le petit homard, réf. : Super 45 Tours Philips 432.599 BE 1. Le petit homard - 2. Au bal des gens de maison - 3. Don Léon - 4. Le concours Lépine.
  • 1962 ? - 2 titres, réf. : Simple 45 Tours Philips 372 888 1. Don Léon - 2. Guignol polka.
  • 1962 ? - 2 titres, réf. : Simple 45 Tours Philips 372 919 1. L'amour en dix-neuf ponts - 2. Les catcheurs.
  • 1963 (12e série) - Barbara, réf. : Super 45 Tours Philips 432.954 BE
  • 1964 (13e série) - Les barbouzes, réf. : Super 45 Tours Philips 434.941 BE 1. Les barbouzes - 2. Les mordus - 3. Patinage - 4. Les quatre jupons.
  • 1967 - Marie-Scandale, réf. : Super 45 Tours Philips 437.314 BE 1. Marie-scandale - 2. L'étrange concert - 3. Nos quatre cents coups - 4. Béton armé.
  • 1969 - Bon Dieu où est ce peloton ?, réf. : Super 45 Tours Festival FX 1588 1. Bon Dieu où est ce peloton ? - 2. La chanson de la vie - 3. Westkapelle - 4. Il ne reste plus que la butte.
  • 1970 - En sortant de l'école, réf. : Super 45 Tours PPN 4196
  • 1970 - Va chercher de l'or, réf. : Simple 45 Tours Festival SPX 144 1. Va chercher de l'or - 2. Les roses d'Hélène.
  • 1975 - La ceinture, réf. : Simple 45 Tours Arion ARN 21.027 1. La ceinture - 2. Les pompistes.

LP 25 cm 33 tours[modifier | modifier le code]

  • 1951 - Les Frères Jacques chantent leurs derniers succès, 1re série (enreg. 1949), réf. : LP 25 cm 33 Tours Polydor 530.003 ou Philips 76.057 (réédition 1956)
  • 1952 - Bateau lavoir, 2e série (enreg. 1950-1952), réf. : LP 25 cm 33 Tours Polydor 530.013 ou Philips 76.058 (réédition 1956)
  • 1953 - La Saint-Médard, 3e série (enreg. 1950-1953), réf. : LP 25 cm 33 Tours Polydor 530.022 ou Philips 76.059 (réédition 1956)
  • 1954 - Général à vendre, 4e série LP 25 cm 33 Tours Polydor 530.030 ou Philips 76.060 (réédition 1956)
  • 1954 - Exercices de style de Raymond Queneau, participation avec Yves Robert, LP 25 cm 33 Tours Philips 76.033
  • 1960 - 10 chansons de Jacques Prévert, 7e série LP 25 cm 33 Tours Philips 76.491
  • 1961 - Les catcheurs, 8e série, réf. : LP 25 cm 33 Tours Philips 76.527 (juin 1961)

LP 30 cm 33 tours[modifier | modifier le code]

  • 1955 - Récital à la Comédie des Champs-Élysées, réf. : LP 30 cm 33 Tours Philips 77.303 L
  • 1957 - Les Frères Jacques chantent Jacques Prévert, réf. : LP 30 cm 33 Tours Philips Réalités V1 / 77 451 ou 77 930 (réédition 1964) ou 6444 016 (réédition 1968) ou 6444 571 ou 9101 290 (réédition stéréo) ou K7 7102 822.
  • 1958 - Tous les succès du récital à la Comédie des Champs-Élysées, réf. : LP 33 Tours 30 cm Philips B 77.317 L (mono) (no 6) ou 840.500 BY (stéréo)
  • 1962 - Récital 62, réf. : LP 30 cm 33 Tours Philips Réalités V 43 AA 77. 478 1L (récital en public d'avril 1962, enregistré à la Comédie des Champs-Élysées). Disque tiré à 5000 exemplaires numérotés & 200 exemplaires hors commerce numérotés de I à CC.
  • 1963 - Le bourgeois gentilhomme, réf. : 3 LPs 30 cm 33 Tours Hachette 320 E 842/43/44. (22, 23 et 24 février 1962)
  • 1964 - Les Frère Jacques rencontrent La Fontaine, réf. : LP 30 cm 33 Tours Philips 77.938 ou HC 29-165. (septembre 1964)
  • 1964 - Le malade imaginaire, réf. : 3 LPs 30 cm 33 Tours Hachette 320 E 856/57/58. (enregistré les 25, 25 et 29 février 1964)
  • 1964 - À la Comédie des Champs-Élysées, réf. : LP 30 cm 33 Tours Philips 77.716 (no 7). (novembre 1964)
  • 1965 - Chansons roides et vigoureuses, réf. : LP 30 cm 33 Tours Fol-Clo-Riche FOL 0001 ou Philips 6325 178 (réédition 1974) ou 6325 339 (réédition 1975)
  • 1966 - Chansons vécues, réf. : LP 30 cm 33 Tours Philips 70.374 ou 844.844 (réédition 1968). (octobre 1966) (comprend Le Moineau de Paris de Bénech et Dumont)
  • 1967 - Le Médecin malgré lui, réf. : 2 LPs 30 cm 33 Tours Hachette 320 E 876/77. (décembre 1966)
  • 1968 - Ah ! Si mon moine voulait danser, réf. : LP 30 cm 33 Tours Philips 844 836. (avril 1968)
  • 1968 - La Saint-Médard (enreg. 1949-1958, compilation 1968), réf. : LP 33 Tours 30 cm Philips 844 785 BY ou Philips 6332 171 (réédition 1973).
  • 1968 - La Marie-Joseph, réf. : LP 33 Tours 30 cm Philips 844 786 ou 6332 172 (réédition 1973)
  • 1968 - Les catcheurs (enreg. 1957-1961, compilation 1968), réf. : LP 33 Tours 30 cm Philips 844 787 BY
  • 1968 - Chansons sans calcium, réf. : LP 33 Tours 30 cm Philips 844 788 ou 6332 173 (réédition 1973) - récital au théâtre Fontaine à Paris.
  • 1968 - C'que c'est beau la photographie, réf. : LP 33 Tours 30 cm Fontana 6444 049 (compilation d'enregistrements de 1956 à 1968)
  • 1968 - Grands succès (compilation d'enregistrements de 1948 à 1968), réf. : 2 LPs 33 Tours 30 cm Philips 6680 303 PG 250
  • 1968 - C'que c'est beau la photographie (enreg. 1951-1968), réf. : 2 LPs 33 Tours 30 cm Philips 6683 003
  • 1970 (vers...) - 12 titres (compilation d'enregistrements de 1949 à 1968), réf. : LP 33 Tours 30 cm Impact 6886 131
  • 1973 - La confiture, réf. : LP 33 Tours 30 cm Arion ARN 34.194 1. La confiture - 2. La première fois - 3. Les enfants - 4. Les tics - 5. La jolie foire - 6. Patrick l'irlandais - 7. Frédo - 8. Les cosmiques troupiers - 9. La branche - 10. La fanfare. (juin 1973)
  • 1975 - Les fesses, réf. : LP 33 Tours 30 cm Arion ARN 33.291 1. La ceinture - 2. La marchande de poisson - 3. Monsieur le petit, le chasseur - 4. Mobile - 5. Il fait beau - 6. Plus de pétrole - 7. Les fesses - 8. Ma maison de rêve - 9. Les pompistes - 10. Tout en glissant - 11. 300 millions.
  • 1977 - Le Brassens des Frères Jacques, réf. : LP 33 Tours 30 cm Arion ARN 34.400
  • 1979 - Mythologie, réf. : LP 33 Tours 30 cm Arion ARN 34.515 1. Thalie - 2. Psyché - 3. Les quatre vents - 4. Pénélope - 5. La boîte à Pandore - 6. Hermaphro - 7. Les heures - 8. Diane - 9. Bacchus-bourrée - 10. Echo et Narcisse - 11. Les Amazones.

Éditions CD[modifier | modifier le code]

Vers 1988, deux compilations de la collection Expression ont été édités.

  • 1995 : Les Frères Jacques chantent La Fontaine. Réédition intégrale des enregistrements de 1964. Polygram / Rym Musique. 1995 - n° 1915052 PY 846
  • 1996 :
    • Les Frères Jacques, 50 années de chansons. Coffret anthologie de 7 CD + livret de 48 pages. Polygram / Rym Musique. 1996 - n° 1917292 PY 932
    • Les Frères Jacques chantent les poètes (seul disque du coffret disponible séparément, cf. plus bas), 2 CD + livret de 16 pages, n° 1916162 PY 842
    • De l'Entrecôte à la Confiture (n° 1917112) et Récital à la Cité universitaire (n° 1917122), enregistrements publics (le récital à la Cité universitaire sera ensuite édité en intégralité en 1997), 2 CD + livret de 20 pages, n° 197132 PY 842
    • Exercices de style (textes de Raymond Queneau), 1 CD + livret de 28 pages, n° 1917102 PY 839
    • Les Années Studio (réédition d'enregistrements studio de 1950 à 1973 - 23 titres), 1 CD + livret de 12 pages, n° 1917142 PY 839
    • Chansons inédites (titres inédits et repiquages d'enregistrements 78 tours de la fin des années 1940), 1 CD + livret de 8 pages, n° 1917152 PY 839
    • Les Frères Jacques - Chansons Paillardes. Réédition intégrale des enregistrements parus sur le disque Chansons roides et vigoureuses en 1965 (Nouveaux enregistrements de chansons paillardes). Polygram / Rym Musique. 1996 - n° 19916152 PY 846
    • Les Frères Jacques chantent les poètes. Compilation « anthologie » réalisée par Polygram / Rym Musique. 1996 - n° 1916162 PY 842
    • Les Frères Jacques chantent Prévert. Rassemble tous les titres de Jacques Prévert enregistrés par les Frères Jacques entre 1950 et 1957 en studio, et une version unique du Noël des ramasseurs neiges enregistrée le 14 décembre 1954 pour le film La Rose Rouge, un enregistrement INA de Chansons pour les enfants l'hiver de 1956, et une version en public de Quelqu'un. Le choix ne s'est pas porté sur les enregistrements studio de 1950 (sauf deux titres) mais sur les enregistrements plus récents (1957). Polygram / Rym Musique. 1996 - 19916682 PY 839
  • 1997 :
    • Les Frères Jacques à la Cité universitaire (en public) - récital unique (inédit) donné par les Frères Jacques en 1959 à Paris. Podis / Rym Musique. 1997 - n° 1919792 PY 800.
    • Les Frères Jacques - 2 CD - Compilation Universal / Mercury n° 534 499-2 UN 800.
  • 1998 : Récital d'Adieu (en public) - long box 3 CD - 2 CD du concert à la Comédie des Champs Eysées & 1 CD d'extraits du dernier concert au théâtre de Boulogne-Billancourt le 3 janvier 1982 - Polygram / Rym Musique. 1998 - n° 1970372 PY 918.
  • 2001 :
    • Les Quatre Jules ou la fesse cachée des Frères Jacques - Chansons paillardes - Réédition fidèle des premiers 78 tours des Frères Jacques. Universal / Rym Musique. 2001 - n° 1984442.
    • En sortant de l'école. Anthologie de chansons des Frères Jacques choisies pour les enfants. Universal / Rym Musique. 2001 - n° 1978402.
  • 2002 : De l'entrecôte à la confiture. Anthologie 3 CD. Universal / Rym Musique. 2002 (sortie le 29 janvier) - n° ?
  • 2004 :
    • Les Fesses - Réédition 1973 Arion 2002 - 2004.
    • La Confiture - Réédition 1975 Arion 2002 - 2004.
    • Le Brassens des Frères Jacques - Réédition 1977 Arion 2002 - 2004.
    • Mythologie - Réédition 1979 Arion 2002 - 2004.
  • 2005 :
    • La voix le geste - Les Frères Jacques. Anthologie 8 CD. Refonte de l'anthologie de 1996.
    • Exercices de Style. Reprise intégrale. 1 CD.
    • 3 CD Anthologie. Les disques les frères Jacques chantent les poètes, Chansons inédites et les années studio ont disparu et ont été remplacés par un choix de chansons du répertoire des frères Jacques pioché dans des enregistrements studio et en public de leur discographie originale. Deux ou trois titres d'archives sont apparus.
    • À la Cité universitaire. 2 CD - enregistrement intégral.
    • Ce n'est qu'un au revoir. 2 CD - extraits du récital d'adieu à La Comédie des Champs-Élysées (20 tites) et réédition du CD 3 du long box Récital d'adieu contenant des extraits du récital à Boulogne-Billancourt auxquels ont été ajoutés une interview archive des Frères Jacques dans les coulisses du théâtre après le récital. Anthologie réalisée avec les conseils de Paul Tourenne. Universal / Rym Musique. 2005 - n° 3017244.
    • Double DVD Les Frères Jacques. Universal / Rym Musique. n° 301706 3. 2005. L'un des DVD comprend leur récital d'adieu, filmé à Lausanne le 19 février 1982 (donné quelques semaines après leurs adieux officiels en janvier 1982, ce fut leur dernier récital), et une série de chansons filmée en studio en 1979. L'autre un entretien entre Pierre Tchernia et Paul Tourenne parsemé d'images d'archives. La partie tournée à Lausanne avait déjà été éditée en VHS dans les années 1980. La chanson C'était un mérovingien a disparu dans l'édition en DVD.

Autres[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Les Frères Jacques : Poésie et dérision (Forlane, n° 19199)
  • 2001 : Les Frères Jacques (Chansophone, n° 702232. Premiers enregistrements 1949-1950)
  • 2003 : Les Frères Jacques, souvenirs (Chansophone, n° 6155312. Contient le récital d'adieu du 2 mars 1982 à la comédie des Champs-Élysées en intégralité sur 2 CD. Le coffret au format DVD comprend un petit livret)
  • 2004 : Les Exercices de Style de Raymond Queneau (EPM, collection littérature, n° 985572. Réédition des 22 exercices de style).
  • 2004 : De sac et de cordes de Léo Ferré (Le Chant du Monde. Les Frères Jacques interprètent la chanson Les Douze)
  • 2005 : Les Frères Jacques. Wagram Music. n° 3104822. 2005. Comprend les titres : Complainte mécanique, Les Halles de Paris, En ce temps-là, Papa peint dans les bois, Voilà les footballeurs (titres en version studio, jamais parus en CD)
  • Chez Naïve, diffusé par Actes Sud les 3 pièces de théâtre de Molière :
    • 2003 - Le malade imaginaire - 2003 - 1 CD
    • 2003 - Le bourgeois gentilhomme - 2003 - 2 CD
    • 2005 - Le médecin malgré lui - 2005 - 1 CD
  • 2008 - Les Frères Jacques. Long box 3 CD - réédition du second long box consacré aux Frères Jacques (paru vers 2002 ?), compilation Universal de titres en studio et en public (sortie le 27 octobre 2008).
  • 2010 - Les Frères Jacques - Premiers récitals, Fremeaux et associès, 3 CD.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Drôles comme quatre, les Frères Jacques, par Randal Lemoine, préface de Jacques Prévert, Gallimard, 1957.
  • Les Frères Jacques, par Cécile Philippe et Patrice Tourenne, préface par les Frères Jacques, Editions Balland, 1981.
  • Les Frères Jacques : 36 années de chanson, les Éditions de la source, 1987.
  • Les Frères Jacques : Paul, François, Georges, André, par Eric Zimmermann, préface de Pierre Tchernia, avant-propos de Philippe Meyer, Editions Didier Carpentier, 1999.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

« Aux feux de la rampe, les Frères Jacques allument un vrai feu de joie, et les planches brûlent en crépitant, et ils dansent autour en chantant. » Jacques Prévert
« Vous avez réussi, sans en avoir l'air, une des synthèses les plus difficiles au théâtre, celle de l'art du comédien, de l'art mimé, du danseur et du chanteur… » André Barsacq
« Avec les Frères Jacques, on avait la vie devant soi. Toute la vie, la vie au grand complet, prête pour la revue de détail, avec ses farces, ses songes, ses vacheries, ses adieux, ses fous rires, son épate […], ses personnages, leurs histoires, leurs travers, leur cocasse, leurs énigmes. Les Frères Jacques, c’était la vie. » Philippe Meyer
« Je me souviens d'une opérette, au théâtre Bobino, dans laquelle jouaient les Frères Jacques, et Irène Hilda, Jacques Pills, Armand Mestral et Maryse Martin. Elle avait pour titre Les pieds nickelés. Armand Mestral y chantait Sur tous les chemins du monde. Il y en eut une autre, des années plus tard, également avec les Frères Jacques, qui s'appelait La Belle Arabelle; peut-être dans celle-là, y avait-il aussi Armand Mestral. » Georges Perec, Je me souviens, 1978.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au théâtre des armées.
  2. Connu pendant la Résistance.
  3. Situé au 5 rue des Beaux-Arts à Paris.
  4. Plus connu sous son nom de guerre Timsy Pimsy, et par ailleurs neveu du shah d'Iran.
  5. a, b et c Entretien avec Paul Tourenne, par Marc Monneraye, Georges Unglik et Raoul Bellaïche, le 26 juin 1994, Je chante no 17, juin 1995.
  6. Sœur Marie-Louise (1948), Jour de colère (1952), Général à vendre (1954), La Truite (1955), Gros Jean comme devant (1958), ainsi que l'opérette La Belle Arabelle
  7. La chanson Place de la Concorde (texte de Jean Tardieu, musique de Maurice Thiriet) figure également à leur répertoire.
  8. « On chantait pour les enfants, le soir on chantait dans le spectacle. Je jouais du violon avec Jojo (Georges) Bellec, Soubeyran avait trois accords de guitare et André tenait la batterie. Après le spectacle, on faisait le bal avec l'accordéoniste local, autrement les Alsaciens ne venaient pas! On faisait la régie, on montait les décors, (…) on faisait tout. C'est pendant cette tournée de deux mois qu'on a appris notre métier de régisseurs de scène. » (Paul Tourenne, in Je chante no 17)
  9. À cette époque, ils chantent même une messe de minuit à Offenbourg, en Allemagne.
  10. Spectacle composé de Parade pour rire et pour pleurer, et d'un burlesque (Orion le tueur). La première a lieu le 4 février 1946.
  11. L'idée des gants blancs venant de Georges Bellec.
  12. Compagnon de Georges Bellec au Hot Club de Bordeaux.
  13. Pierre Philippe sera leur pianiste durant vingt ans, sans la moindre défection, jusqu'en décembre 1965.
  14. Qu'ils interprètent dans Parade.
  15. Ils donnent quelques représentations en province et à Paris. La compagnie Grenier-Hussenot est alors couronnée d'un Prix spécial des jeunes compagnies. Agnès Capri leur offre son théâtre, la Gaîté Montparnasse, pour la véritable création de Parade/Orion le tueur, le 25 juin 1946. En septembre, les Frères Jacques chantent au Bœuf sur le toit avec Agnès Capri : le tour de chant n'est pas au point et l'accompagnement de Pierre Cazenave ne les soutient guère, au contraire. Ils retrouvent avec plaisir la sécurité du piano de Pierre Philippe pour un abrégé de La Parade à l'A.B.C.. Puis ils effectuent leurs premières vraies tournées en province et en Suisse. En octobre, l'A.B.C. réclame une version condensée de Orion, et le Bœuf sur le toit un 2e passage en décembre. Ils commandent de nouveaux collants.
  16. Situé près du parc Monceau.
  17. « Les Productions Jacques Canetti », sur Productions Jacques Canetti
  18. 5 000 spectateurs assistent à ces concerts, mais aucune télévision n'y est présente.
  19. paroles de Marcel Dabadie, le père de Jean-Loup

Liens externes[modifier | modifier le code]