Tourrettes-sur-Loup

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Tourrettes-sur-Loup
Tourrettes-sur-Loup
Vue du village depuis la route des Quenières.
Blason de Tourrettes-sur-Loup
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Frédéric Poma
2020-2026
Code postal 06140
Code commune 06148
Démographie
Gentilé Tourrettans
Population
municipale
4 063 hab. (2020 en augmentation de 1,78 % par rapport à 2014)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 01″ nord, 7° 03′ 38″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 1 246 m
Superficie 29,28 km2
Unité urbaine Nice
(banlieue)
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Valbonne
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Tourrettes-sur-Loup

Tourrettes-sur-Loup (Torrettas de Lop en provençal) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle porta le nom de Tourrettes-lès-Vence du XVIe siècle jusqu'à 1894. Ses habitants sont appelés les Tourrettans.

La commune doit sa renommée à son village médiéval situé sur un éperon rocheux dominant la Méditerranée ainsi qu'à la violette, devenue sa principale culture en 1880[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La cité est établie à l'ouest de Vence (5 km), sur un éperon rocheux tombant à pic dont les maisons extérieures forment un rempart surplombant des ravins arborés. Elle se situe ainsi en pays vençois, à 15 km du littoral et 25 km de Nice.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Tourrettes-sur-Loup est comme séparée en deux ensembles géologiques distincts par la RD 2210 (route Vence-Grasse), qui traverse la commune d'est en ouest :

  • Au nord, le relief aride s'élève jusqu'au plateau karstique de Saint-Barnabé via la chaîne des puys (d'est en ouest : puy de Naouri, 1 024 m ; puy de Tourrettes, 1 267 m, sur la commune de Courmes ; pic des Courmettes, 1 248 m, point culminant de la commune), visible depuis une bonne partie du littoral azuréen, qui constitue le relief le plus avancé des Préalpes de Grasse dans la continuité des baous, juste à l'est. Excepté les contreforts gagnés par l'habitat contemporain, à proximité du village, la majeure partie de cette zone est incluse dans le parc naturel régional des Préalpes d'Azur ;
  • Au sud, des collines boisées de pins et de figuiers de Barbarie sont parcourues de vallons se déversant dans les eaux du Loup. Le paysage est caractérisé par la présence de lauves (dalles, ou pierres plates en provençal), formations géologiques constituées de sédiments déposés là par une mer primitive[2].

Le village est, quant à lui, fixé à 524 m d'altitude[3] et domine les vallons du Cassan et des Bouirades.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les gorges du Loup.

La commune appartient dans son intégralité au bassin hydrographique du Loup.

Elle est traversée par les cours d'eau suivants :

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

  • La RD 2210 (ancienne route nationale) traverse la commune d'est en ouest et la relie à Vence ainsi qu'à Grasse en passant par le village et par Pont-du-Loup ;
    Le viaduc de Cassan, avec le village en arrière-plan.
  • La RD 6 longe l'ouest de la commune et permet de rejoindre le littoral, au sud, ou les montagnes, au nord, en direction des stations de ski de Gréolières-les-Neiges et de L'Audibergue via les gorges du Loup et Pont-du-Loup.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Tourrettes-sur-Loup est desservie par une ligne du réseau de transport en commun Envibus, qui dessert la Communauté d'agglomération Sophia Antipolis, et se situe sur l'itinéraire de la ligne 511 (Grasse-Vence) du réseau Zou !, desservant la région Sud.

Le village fut desservi par la ligne ferroviaire Central-Var « Train des Pignes » de 1889 jusqu'à la destruction des viaducs du Loup − à Pont-du-Loup − et de Pascaressa − en dessous du village − par l'armée allemande en 1944, près de six ans avant la fermeture définitive de la ligne en 1950[5].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Pont-du-Loup, à l'entrée des gorges du Loup, est administrativement divisé entre les communes de Gourdon (4 km) et de Tourrettes-sur-Loup (8 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tourrettes-sur-Loup est une commune urbaine[Note 1],[6]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[7],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nice, une agglomération intra-départementale regroupant 51 communes[9] et 942 886 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Nice est la septième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse et Bordeaux[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (74,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,4 %), zones urbanisées (20,8 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,1 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Habitat[modifier | modifier le code]

D'après La Dépêche du Midi, Tourrettes-sur-Loup serait la troisième commune de France avec le plus faible taux de logement HLM (1,74 %), derrière Solliès-Toucas (0,79 %) et Le Castellet (1,03 %)[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Si l'on a longtemps pensé que le nom Tourrettes provenait du latin « Turris Alta » (lieu d'observation élevé), il semblerait qu'il dérive en réalité du mot ligure *TOR (palier dans la montagne) comme en témoignent les nombreux toponymes Tourrettes présents dans la région.[réf. nécessaire]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Maisons-remparts de Tourrettes-sur-Loup.

Le territoire de Tourrettes-sur-Loup est riche en sites préhistoriques et protohistoriques (17 y ont été recensés). En effet, dès le Paléolithique moyen, la grotte de la Baume Obscure et, surtout, celle de Pié Lombard ont été fréquentées. L’occupation paléolithique de Pié Lombard, datée d’environ 70 000 ans, a également livré quelques restes d’homme de Néandertal.

Quelques traces d’installation des derniers chasseurs nomades (Épipaléolithique et Mésolithique, entre 11 000 et 6 000 av. J.-C.) ont été identifiées à Pié Lombard et aux Courmettes.

Beaucoup plus près de nous, dans le courant du Ve millénaire av. J.-C., on observe quelques traces de fréquentation des grottes par les pasteurs et paysans du Néolithique moyen (Chasséen) : Baume Obscure, grotte de Schlumberger, petit abri du vallon de la Tuilière.

La fin du Néolithique (3500-2000 av. J.-C.) n’est documentée que par des sépultures collectives, qu’il s’agisse de mégalithes (Dolmen de Camptrassier, fouillé au début du XXe siècle) ou de grottes (Baume Obscure, grotte du Sanglier).

La plupart de ces sites ont été réutilisés au cours de l’âge du bronze (2000-750 av. J.-C.) mais à la fin de cette période on remarque des traces de fréquentation humaine sur les hauteurs (Courmettes, Les Sabières II).

Enfin, trois enceintes semblent avoir été édifiées au cours de l’âge du fer. Deux d’entre elles se situent sur le sommet de la Colle de Naouriès et la dernière, sur le pic des Courmettes. Toutefois, les fragments de céramique non tournée, ramassés sur chacun des sites, n’autorisent pas une datation précise. Des structures pouvant s’apparenter à des habitats ont été observées à l’intérieur ou dans le voisinage de chaque enceinte, mais elles sont peu nombreuses. En outre, l’altitude des sites (1 024 m et 1 248 mètres), et la pauvreté du sol, rendent difficile une implantation humaine à l’année. Certaines particularités architecturales observées dans les murs de l’enceinte (présence d’un enclos, dimensions importantes des ouvertures), permettent d’envisager la pratique d’activités pastorales, sur ces sommets.

La tradition locale veut qu'un oppidum celto-ligure se trouve sous le village actuel et se serait transformé en un camp romain occupé et ce jusqu'en 476. L'oppidum protohistorique n'est pas attesté. Quant à la présence d'un camp romain, on peut évoquer quelques blocs ouvragés en réemploi dans les murs du village, ainsi que quelques céramiques sigillées qui semblent évoquer le tracé possible d'une enceinte d'époque romaine. Un autel païen voué à Mercure (Ier siècle) est réemployé en tant que bénitier dans l'église Saint-Grégoire[17].

Du Moyen Âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Le site subit à partir du Ve siècle les invasions barbares des Wisigoths, des Huns, des Francs et des Lombards. En 972, les Sarasins profitent de ce plateau tombant à pic, propice à la défense, pour y édifier une forteresse[18].

On fait référence au site de Tourrettes en 1024 sous le nom de Castrum de Torretis. La ville s'organise autour du château et les maisons construites jusqu'au bord des ravins servent de remparts.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Tourrettes, Guichard de Villeneuve. Il obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[19].

Hôtel de ville de Tourrettes-sur-Loup, ancien donjon des Villeneuve.

Lors de la dédition de Nice à la Savoie, en 1387, le village, possession des Grimaldi qui se sont ralliés à la Savoie, est confisqué par le comte de Provence et attribué à Guichard de Villeneuve, dit Bâtard de Vence, issue d'une branche illégitime des Villeneuve-Vence[20]. Ses descendants conserveront la seigneurie jusqu'en 1789. La population s'empare alors du château et en fait son hôtel de ville, ce qu'il est toujours. Le dernier marquis s'enfuit mais est assassiné à Vintimille.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1894, le village prend le nom de Tourrettes-sur-Loup avec les Chemins de fer de Provence.

Le village se développe et les cultures d'orangers à fleurs, de jasmins et de roses à destination des parfumeries de Grasse sont délaissées au profit du tourisme et de l'artisanat à partir des années 1950[21]. Seules les cultures de l'olivier et de la violette, particularité marquante de la commune, ont survécu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1807 Michel Lions    
1807 1816 Pierre Isnard    
1816 1821 Pierre Curel    
1821 1822 Michel Lions    
1822 1830 Joseph Alexandre Curel    
1830 1849 Pierre Garent    
1849 1869 Christophe Euzière    
1869 1873 Émile Dominique Baussy    
1873 1874 Jean Joseph Raymond    
1874 1875 Émile Dominique Baussy    
1875 1879 Paul Garent    
1879 1888 Jean-Joseph Raymond    
1888 1896 Camille Tajasque    
1896 1913 Alexandre Giraud    
1913 1920 Honoré Marius Bareste    
1920 1935 Louis Duhet    
1935 1943 Adolphe Augier    
1943 1961 Eugène Geoffroy    
1961 1961 Marius Honorat    
1961 1983 Maximin Escalier DVD  
1983 1995 Damien Bagaria (Père) DVD  
1995 2001 Paul Ceuzin DVD  
2001 2014 José Bertaina UDI  
2014 2020 Damien Bagaria (Fils) SE Retraité fonction publique
2020 En cours Frédéric Poma SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].

En 2020, la commune comptait 4 063 habitants[Note 3], en augmentation de 1,78 % par rapport à 2014 (Alpes-Maritimes : +1,3 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1691 1801 0991 1151 1461 2731 1791 2111 061
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0261 0271 1799791 0229769211 476912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0498751 044881933834810734894
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 1151 5482 2672 7273 4493 8704 1994 2724 007
2015 2020 - - - - - - -
3 9954 063-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Confiserie Florian.

La cité est essentiellement un centre touristique et un lieu de résidence apprécié. La cité médiévale abrite un artisanat d'art réputé : tissages, poteries, peintures, sculptures, bijoux. L'économie locale est axée sur :

Quant à la charge fiscale supportée par les habitants, le taux d'imposition de la taxe d'habitation était pour 2008 et 2009 de 13,23 %. Elle se classe 53e sur les 193 communes les plus taxées des Alpes-Maritimes[26].

Vue du village médiéval.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Village[modifier | modifier le code]

Passage couvert.
La porte de l'horloge, ou beffroi de Tourrettes-sur-Loup.
  • Le village de Tourrettes-sur-Loup possède un caractère médiéval avec ses hautes maisons posées en remparts au-dessus de la vallée du Loup ;
  • Ensemble médiéval du village (lacis de ruelles, voûtes, escaliers, porches, linteaux, etc.) ;
  • Le beffroi (XIIe siècle), place de la Libération, percé d'une porte de plein cintre s'ouvrant sur la Grand-Rue, artère principale du village[27].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La Bastide aux Violettes : musée consacré à la fleur de violette, inaugurée le 6 mars 2010[28] ;
  • Les vestiges du viaduc du Loup (hameau de Pont-du-Loup) : achevé en 1892, le viaduc du Loup mesurait 310 mètres de long et 55 mètres de haut avec une courbe de 200 mètres. En 1944, les Allemands l'ont fait exploser. Plus tard, la Compagnie des grands travaux de Marseille a ordonné la destruction du viaduc qui menaçait de s'écrouler. Les piliers considérés comme non dangereux ont été conservés et représentent désormais le symbole du hameau auquel l'ancien ouvrage a donné son nom[29] ;
  • L'ancienne commanderie de Templiers de Saint-Martin-de-la-Pelote, en ruine, à l'écart du village[30] ;
  • L'Oreille de Gaïa (privé) : construction en pierre en forme d'oreille d'environ 40 m de long sur 10 m de large. Il s'agit d'une aire de battage d'époque moderne destinée au dépiquage des céréales.

Châteaux[modifier | modifier le code]

Quatre châteaux sont présents sur la commune[31] :

  • L'ancien château des Villeneuve (XVe siècle), dans le village médiéval ;
  • Le château du Caire : c'est César de Villeneuve, seigneur de Tourrettes et de Malvans de 1630 à 1672, qui fait édifier cette demeure en 1646, flanqué de deux tours quadrangulaires en 1754 et 1765 avant d'être saisi à la Révolution et vendu ;
  • Le château des Valettes ;
  • Le château de Courmettes.
La nef de l'église Saint-Grégoire.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Grégoire (XVe siècle) abrite un triptyque anciennement attribué aux Bréa, plusieurs retables dont deux en bois sculpté et doré, quelques statues du XVIIe siècle, d’autres œuvres en bois : bustes des XVe et XVIe siècles, reliquaires du XVIIe siècle. Derrière le maître-autel, autel païen du Ier siècle dédié à Mercure ;
  • La chapelle Sainte-Madeleine, décorée de fresques contemporaines de Kralingen en 1953 ;
  • La chapelle Saint-Jean (restaurée en 2005), décorée de fresques de Ralph Soupault.

Divers[modifier | modifier le code]

La devise de Tourrettes-sur-Loup est Mantenen se, qui signifie « Se maintenir » (c'est-à-dire « toujours debout, vaillant »), en occitan provençal.

Chaque deuxièmes ou troisièmes dimanches du mois de mars, la violette est mise à l'honneur au cours de la fête des violettes, avec des défilés de chars fleuris[32].

Une communauté non-violente fondée par Lanza del Vasto sur le modèle des ashrams de Gandhi s'est établie pendant quelque temps au début des années 1950 à Tourrettes-sur-Loup.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à Tourrettes.
  • Émile Dominique Baussy, né à Vence le , élève de l'École des arts et métiers d'Aix, il devint agent secondaire des Ponts et Chaussées et attaché au bureau de l'Ingénieur en chef du Service spécial de la Durance à Marseille, puis nommé notaire à Tourrettes par décret du 5 mai 1867. Il y exerça jusqu'à fin avril 1877. Nommé maire de Tourrettes le 7 août 1869, il sera maintenu en 1870, démissionnaire en 1873, renommé en 1874 à la demande des habitants, il redémissionnera en 1875.
  • Henry Expert (1863-1952), musicologue, spécialiste de la musique de la Renaissance en France, a vécu et est mort à Tourrettes-sur-Loup.
  • Le compositeur Francis Poulenc (1899-1963) a vécu dans le village.
  • Jacques Prévert (1900-1977) et ses amis Joseph Kosma, Alexandre Trauner ont séjourné pendant la Seconde Guerre mondiale à la pension Les Belles Terrasses, ancien hôtel de la place de la Mairie. Une plaque marque aujourd'hui cet honneur sur la maison. Le film Les Visiteurs du soir fut tourné à cette époque dans les environs. C'est à Tourrettes-sur-Loup que Jacques Prévert et Joseph Kosma ont composé Les feuilles mortes[33].
  • Raphaël (dit Ralph) Soupault (1904-1962), dessinateur de presse, a résidé dans la commune de 1951 à 1962. Il a laissé des fresques d'inspiration religieuse dans la chapelle Saint-Jean.
  • Seund Ja Rhee (1918-2009), artiste peintre coréenne, a vécu depuis 1968 jusqu'à son décès en 2009 à Tourrettes-sur-Loup. Elle construisit un atelier aux formes uniques (rappelant le ying et le yang), nommé Rivière Argent (La maison Rhee).
  • Guy Bourguignon (1920-1969), chanteur français, membre des Compagnons de la Chanson, est enterré à Tourrettes-sur-Loup.
  • Antti Lovag (1920-2014), habitologue, habita la Maison Gaudet (maisons bulles), une de ses créations. Dans les années 1960, il fut un des premiers, avec Pascal Häusermann et Jean-Louis Chanéac, à expérimenter en France une architecture organique, qui emprunte aux formes de la nature et tend à une liaison étroite avec les sites naturels.
  • Le sculpteur montréalais Robert Roussil (1925-2013) a vécu et travaillé à Tourrettes de la fin des années 1950 à sa mort.
  • Jacques Martin (1933-2007), le présentateur de L'École des fans sur Antenne 2, le réalisateur canadien David Cronenberg, l'humoriste Guy Bedos ont également habité la commune.
  • Victor Linton a inventé la Fête des violettes.
  • Peter Leslie est un historien anglais qui vécut trente ans à Tourrettes-sur-Loup. Il était un spécialiste de la Seconde Guerre mondiale. Il était marié à l'actrice Nicolette Bernard.
  • Jean Ordan Juste parmi les nations[34].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tourrettes-sur-Loup

Blasonnement : « De gueules fretté de six lances d'or, entresemé de petits écussons du même, et sur le tout un écusson d'azur chargé d'une fleur de lys d'or »[35].

Les armoiries de Tourrettes-sur-Loup reprennent celles des Villeneuve.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'express international, 2002, page 48.
  2. « Les Lauves de Tourrettes-sur-Loup », sur CEN Paca (consulté le )
  3. « Altitude Tourette sur loup », sur www.laltitude.fr (consulté le )
  4. Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis, « Le site Natura 2000 « Rivière et Gorges du Loup » », sur Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis : Site Internet (consulté le )
  5. Manu et Vero, « Plan de l'ancienne ligne "Central-Var" de la Compagnie des Chemins de Fer du Sud de la France », sur VTT a 2 (consulté le )
  6. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de Nice », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  10. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  11. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. « Construction de HLM : la moitié des communes est dans l'illégalité, estime la Fondation Abbé Pierre », sur ladepeche.fr, (consulté le )
  17. « Autel païen à Mercure transformé en bénitier », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  18. « Le village de Tourrettes sur Loup - Poterie La Bergerie », sur vigroux.com (consulté le )
  19. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408 (note 33).
  20. Georges Doublet, Les Alpes-Maritimes, A. Michel, (lire en ligne), p. 322.
  21. « L’artisanat … | Société Historique de Tourrettes-sur-Loup » (consulté le )
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  35. « La banque du blason2 - Tous vos sujets en décoration ! », sur La banque du blason2 (consulté le ).

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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