Henri Decoin

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Henri Decoin
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Joseph Henri DecoinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Activités
Conjoints
Enfant
Autres informations
Conflit
Taille
1,79 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Cheveux
Yeux
Marron foncé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sports
Distinctions
Œuvres principales

Joseph Henri Decoin est un écrivain, scénariste, réalisateur ainsi qu'un nageur et joueur de water-polo français, né le à Paris 4e et mort le à Neuilly-sur-Seine[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Decoin, nageur en 1913.
Henri Decoin, lieutenant en 1919.

Henri Decoin s'illustre d'abord dans la compétition sportive en natation et en water-polo. Il est notamment champion de France du 500 m nage libre en 1911 avec le Sporting club universitaire de France (SCUF)[2]. Il abandonne à mi-parcours de sa série du 400 m nage libre des Jeux olympiques de 1908[3]. Il participe au tournoi de water-polo aux Jeux olympiques de 1912 avec l'équipe de France[2]. Il devient champion de France du 400 mètres nage libre le lors du championnat de France de l'USFSA à Juvisy-sur-Orge[4]. Il se classe deuxième de l'édition 1912 de la Coupe de Noël, course annuelle traversant la Seine au pont Alexandre-III de Paris[5].

Officier de cavalerie, de zouaves, puis d'aviation pendant la Première Guerre mondiale, il se conduit brillamment, obtenant six citations et la Légion d'honneur à titre militaire, et achève la guerre comme chef d'escadrille. Le 27 avril 1915, il est blessé par une balle à l'épaule gauche à Lizerne et, le 28 juin 1916, il est blessé par un éclat d'obus au pied droit à Esnes-en-Argonne.

Il termine deuxième du tournoi de water-polo avec l'équipe de France lors des Jeux interalliés de 1919, puis, amorçant un virage vers l'écriture, se reconvertit comme journaliste sportif pour L'Auto, L'Intransigeant et Paris-Soir. Il succède également à Léon Sée, en 1919, à la direction de la revue La Boxe et les Boxeurs[6] et à Théodore Vienne à la tête de la salle de boxe, le Wonderland, en . Il prend également en charge le « Select Boxing Club »[7] à cette date. En 1926, il publie Quinze Rounds, le récit d'un match de boxe vu par un boxeur, ce qui le fait remarquer comme une figure du dadaïsme français.

Il enchaîne en écrivant pour le théâtre, puis pour le cinéma et devient assistant réalisateur en 1929, sans arrêter d'écrire des scénarios comme Un soir de rafle, de Carmine Gallone, en 1931. Enfin, en 1933, il réalise son premier long métrage, Toboggan. Très vite, il dirige Danielle Darrieux, qu'il épouse en 1935, et l'accompagne à Hollywood, en 1938, lorsqu'elle signe un contrat avec Universal Pictures. Il a l'occasion d'observer comment Hollywood travaille et revient en France en ayant assimilé ces techniques qu'il applique dans Retour à l'aube. Il alterne tous les genres, adaptations de Simenon : Les Inconnus dans la maison, La Vérité sur Bébé Donge ; films historiques : L'Affaire des poisons, Le Masque de fer ; d'espionnage : La Chatte ; policiers : Razzia sur la chnouf, Le Feu aux poudres ; drames psychologiques : Les amoureux sont seuls au monde.

Marié en deuxièmes noces, de 1927 à 1934, à la comédienne et impresario Blanche Montel dont il a eu un fils, Jacques Decoin (1928-1998), il épouse en troisièmes noces Danielle Darrieux, de 1935 à 1941, puis Juliette Charpenay (1913-2004) dont il a pour fils l'écrivain et scénariste Didier Decoin (né en 1945) puis une fille : Rose-Christine Decoin (née en 1947).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Auteur dramatique[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 5624 Archives de Paris en ligne, V4E 5624, p. 12.
  2. a et b (en) Profil olympique de Henri Decoin sur sports-reference.com
  3. (en) Theodore Andrea Cook, The Fourth Olympiad being The Official Report : The Olympic Games of 1908 Celebrated in London, Londres, British Olympic Association, , 794 p. (lire en ligne), p.  300.
  4. Le Petit journal du 24 juin 1912, p.4 sur Gallica.
  5. Le Petit Parisien du 26 décembre 1912 sur Gallica.
  6. « La Presse » du 20 juillet 1919 sur Gallica
  7. « Le Rappel » du 19 février 1920 sur Gallica
  8. « Comoedia », sur Gallica, (consulté le )
  9. « La Vie parisienne », sur Gallica, (consulté le )
  10. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le )
  11. « Cote 19800035/1004/16102 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]