Henri Decoin

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Henri Decoin
Description de cette image, également commentée ci-après
Le lieutenant Henri Decoin en 1919
Naissance
Paris 4e
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 79 ans)
Neuilly-sur-Seine
Profession Réalisateur, scénariste, écrivain
nageur, joueur de water-polo
Films notables Abus de confiance
La Vérité sur Bébé Donge

Joseph Henri Decoin est un écrivain, scénariste et réalisateur français ainsi qu'un nageur et joueur de water-polo, né le à Paris 4e et mort le à Neuilly-sur-Seine[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Decoin, nageur en 1913

Henri Decoin s'illustre d'abord dans la compétition sportive en natation et en water-polo. Il est notamment champion de France du 500 m nage libre en 1911 avec le Sporting club universitaire de France (SCUF), participe aux séries du 400 m nage libre des Jeux olympiques d'été de 1908 et au tournoi de water-polo aux Jeux olympiques d'été de 1912 avec l'équipe de France[2]. Il devient champion de France du 400 mètres nage libre le lors du Championnat de France de l’U.S.F.S.A. à Juvisy-sur-Orge[3]. Il se classe deuxième de l'édition 1912 de la Coupe de Noël, course annuelle traversant la Seine au pont Alexandre III de Paris[4].

Officier de cavalerie, de zouaves, puis d'aviation pendant la Première Guerre mondiale, il se conduit brillamment, obtenant six citations et la Légion d'honneur à titre militaire, et achève la guerre comme chef d'escadrille.

Il termine deuxième du tournoi de water-polo avec l'équipe de France lors des Jeux interalliés de 1919, puis, amorçant un virage vers l'écriture, se reconvertit comme journaliste sportif pour L'Auto, L'Intransigeant et Paris-Soir. Il succède également à Léon Sée, en 1919, à la direction de la revue « La Boxe et les Boxeurs »[5] et à Théodore Vienne à la tête de la salle de boxe, le Wonderland, en février 1920. Il prend également en charge le « Select Boxing Club »[6] à cette date. En 1926, il publie Quinze Rounds, le récit d'un match de boxe vu par un boxeur, ce qui le fait remarquer comme une figure du dadaïsme français.

Il enchaîne en écrivant pour le théâtre, puis pour le cinéma et devient Assistant réalisateur en 1929, sans arrêter d'écrire des scénarios comme Un soir de rafle, de Carmine Gallone, en 1931. Enfin, en 1933, il réalise son premier long métrage, Toboggan. Très vite, il dirige Danielle Darrieux, qu'il épouse en 1935, et l'accompagne à Hollywood, en 1938, lorsqu'elle signe un contrat avec Universal Pictures. Il a l'occasion d'observer comment Hollywood travaille et revient en France en ayant assimilé ces techniques qu'il applique dans Retour à l'aube. Il alterne tous les genres, adaptations de Simenon : Les Inconnus dans la maison, La Vérité sur Bébé Donge ; films historiques : L'Affaire des poisons, Le Masque de fer ; d'espionnage : La Chatte ; policiers : Razzia sur la chnouf, Le Feu aux poudres ; drames psychologiques : Les amoureux sont seuls au monde.

Marié en deuxièmes noces, de 1927 à 1934, à la comédienne et impresario Blanche Montel dont il a eu un fils, Jacques Decoin (1928-1998), il épouse en troisièmes noces Danielle Darrieux, de 1935 à 1941, puis Juliette Charpenay (1913-2004) dont il a pour fils l'écrivain et scénariste Didier Decoin (né en 1945) puis une fille : Rose-Christine Decoin (née en 1947).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Auteur dramatique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]