Le Caporal épinglé

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Le Caporal épinglé est un film français réalisé par Jean Renoir, adapté du roman éponyme de Jacques Perret, sorti en 1962.

Synopsis[modifier | modifier le code]

(ref: chaîne Histoire)

Juin 1940 - Dans un stalag en France, se trouve réunie une équipe de prisonniers particulièrement pittoresques : Caruso, l'électricien, Emile, Ballochet, Pater et ... le Caporal. Dès les premiers jours de sa captivité, le Caporal manifeste déjà un trait essentiel de son caractère. C'est un maniaque de l'évasion. Une première tentative, à laquelle participe à ses côtés Ballochet et Pater, ne parvient même pas à dépasser le mur d'enceinte du camp. Ce premier échec ne décourage pas le Caporal et Pater qui referont un essai – toujours manqué…- dans le wagon qui les emporte vers l'Allemagne. Et les tentatives continuent ! Un essai de fuite de la fabrique de briques où ils travaillent se termine, pour Pater et le Caporal, aux pieds d'une sentinelle… Décidés d'opérer de façon plus « scientifique », les deux amis se préparent des costumes de ville, en teignant en noir des uniformes. L’opposition d'un adjudant les oblige à retarder leur projet et c’est avec Penche à gauche que le Caporal prend la fuite. Cette fois, ils parviennent à prendre le train, aidés par une voyageuse qui n’est autre qu’un prisonnier français déguisé. Cette évasion mènera le Caporal un peu plus loin que les précédentes… à la gare suivante, où il se fera encore arrêter. Après un séjour dans un camp disciplinaire, le Caporal persiste dans ses intentions et grâce à Erika, une jeune allemande, il parvient à se procurer des vêtements civils pour Pater et pour lui. Dans le train qui roule vers la France, l'espoir des deux évadés grandit d'instant en instant. Un bombardement providentiel les sauvera d'un mauvais pas. Les voici à la frontière, la France est en vue…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Appréciation critique[modifier | modifier le code]

« Le Caporal épinglé rejoint les œuvres crépusculaires des grands cinéastes classiques (Ford, Walsh, Chaplin) par sa capacité foudroyante à atteindre l'essentiel derrière la simplicité de sa mise en scène. Lorsque Ballochet (Claude Rich) préparant théâtralement sa sortie (en fait son suicide) déclare « J'ai un plan, le meilleur de tous. Celui qui consiste à ne pas en avoir », il énonce la morale souveraine et libre du cinéaste lui-même[1]. »

— Jean-François Rauger, Le Monde, 7 février 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Caporal épinglé sur Le Monde.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]