Adieu Léonard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Adieu Léonard
Réalisation Pierre Prévert
Scénario Jacques Prévert
Pierre Prévert
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 104 minutes
Sortie 1943

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Adieu Léonard est un film français réalisé par Pierre Prévert, sorti le 1er septembre 1943.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Félicien Léonard (Julien Carette) est un commerçant en lampions et autres farces et attrapes que les extravagances de sa femme (Bernardine: Denise Grey) et de l'amant de celle-ci (Tancrède: Jean Meyer) ont amené à la ruine. Tancrède incite Léonard à faire un cambriolage, mais, peu doué, celui-ci est surpris par le marchand de biens (Prosper Bonenfant: Pierre Brasseur) chez qui il est en train de fracturer un coffre-fort vide.

Bonenfant, une franche crapule malgré son nom, fait rédiger à Léonard une lettre dans laquelle il reconnait sa tentative de cambriolage et avec laquelle il va le faire chanter. Il veut que Léonard le débarrasse d'un de ses cousins (Ludovic: Charles Trenet) qui l'a privé d'un héritage qu'il convoitait.

Bonenfant conduit Léonard chez Ludovic qui vit paisiblement dans un petit château du sud-ouest de la France où il accueille un petit peuple de marginaux très mal vus par les voisins. Là, Bonenfant va s'efforcer de pousser Léonard au crime par différents moyens : couteau, noyade, poison, pendaison, mais en vain.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Ce film a subi plusieurs modifications de montage au cours de son existence.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dans Encyclopédie du Cinéma (Bordas, 1980, p. 8), Roger Boussinot écrit :

«  Ce divertissement écrit par Jacques Prévert en collaboration avec son frère Pierre (et mis en scène par celui-ci) est, en bien des séquences, vif et assez émouvant dans sa tonalité dominante, anarchiste et sentimentale...  »

  • Dans La France de Pétain et son cinéma (Henri Veyrier, 1981, p.197), Jacques Siclier à la fin du chapitre complet qu'il consacre au film :

«  J'ai tenu à rendre ici un double hommage à Carette, porte-drapeau génial de ce film méconnu, et à Pierre Prévert, cinéaste quelque peu maudit...  »

  • Dans Jacques Prévert, celui qui rouge de cœur (Séguier, 1994, p.158), Danièle Gasiglia-Laster fait ce commentaire :

«  Le personnage incarné par Charles Trenet, Ludovic, qui dilapide toute sa fortune au profit de ceux qui exercent des métiers peu rentables ou qui sont dans le dénuement, ne sera pas du goût de tout le monde. Et puis, tous ces êtres forment une sorte de communauté autonome qui pourrait bien faire penser à l'anarchie. Il faudra opérer de nombreuses coupures, mais après la guerre, le film sera remonté dans son intégralité »

  • Dans Prévert, portrait d'une vie (Ramsay, 2007, 239 p., p. 73), Carole Aurouet écrit :

«  En 1943, les frères Prévert portent à l’écran "Adieu..Léonard", une étrangeté poétique non conventionnelle dans laquelle un héritier recueille dans sa maison des gens de petits métiers : des marchands d’oiseaux, des repasseurs de couteaux, des rempailleurs de chaises, des tondeurs de chiens...  »

  • Carole Aurouet, Le Cinéma dessiné de Jacques Prévert, Textuel, 2012
  • Jean-Pierre Pagliano, "Le Cinéma des frères Prévert", France Culture (Mardis du cinéma), 4 juillet 1989.

Liens externes[modifier | modifier le code]