Elena et les Hommes

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Elena et les Hommes
Réalisation Jean Renoir
Scénario Jean Renoir, Jean Serge
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Durée 95 minutes
Sortie 1956

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Elena et les Hommes est un film franco-italien réalisé par Jean Renoir en 1955, sorti en 1956.

Synopsis[modifier | modifier le code]

« Elena, c'est Vénus », Jean Renoir résume ainsi ce personnage dont le film retrace les amours dans le Paris des débuts de la Belle Époque.

Elena est une princesse polonaise en exil, qui s'intéresse uniquement aux hommes dont elle pense pouvoir assurer la réussite. Elle mène ainsi au faîte des honneurs le compositeur Lionel. Elle s'attache ensuite au général François Rollan, un militaire très populaire qui pourrait prendre le pouvoir (personnage directement inspiré du général Boulanger), et le suit jusqu'au fin fond d'une ville de garnison. Sur son passage, elle séduit tous les hommes : le comte Henri de Chevincourt, un aristocrate oisif et charmeur, M. Martin-Michaud qui veut l'épouser, roi de la chaussure et soutien politique de Rollan. Elle participe indirectement à la tentative de coup d’État menée par l'hésitant général, et termine sa trajectoire en devenant l'épouse du séduisant comte Henri de Chevincourt, amoureux d'elle depuis leur première rencontre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Appréciation critique[modifier | modifier le code]

« La première demi-heure du film est « éblouissante ». Ce mot trop galvaudé correspond pour une fois à la réalité. Car nous sommes réellement éblouis par ce pétillement, ce jaillissement d'images qui se font et se défont devant nos yeux comme les gerbes et les bouquets d'un feu d'artifice. Éblouis, et saoulés, et rompus de plaisir, pareils à cette foule en liesse d'un Quatorze Juillet d'autrefois au milieu de laquelle Renoir nous a précipités. Comme dans Le Carrosse d'or (auquel Elena et les Hommes ressemble en plus d'un point), Jean Renoir donne libre cours durant cette première demi-heure à son extraordinaire talent de manieur de foules, de coloriste, de créateur de poésie visuelle, bref de « metteur en scène ».[...]

Admirable et merveilleuse Ingrid Bergman, qui est exactement ce que les autres ne sont pas, ou si mal, ou si peu ; je veux dire : une femme. Une vraie. Ensorcelante Elena... Le film de Jean Renoir est remarquablement interprété. Jean Marais en uniforme, Mel Ferrer en civil, se disputent le cœur de la belle. Pierre Bertin, Jean Richard, Jacques Jouanneau, nous font rire, et bien rire. Magali Noël, Dora Doll, Elina Labourdette, nous aguichent ou nous charment[2]. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde, 15 septembre 1956

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Bessy, Raymond Chirat, André Bernard, Histoire du cinéma français. Encyclopédie des films 1951-1955, éditions Pygmalion/Gérard Watelet, Paris, 1995, #392 (ISBN 2-85704-467-4).

Liens externes[modifier | modifier le code]