Gustave de Ponton d'Amécourt

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Gustave de Ponton d'Amécourt
Gustave de Ponton d'Amécourt.png
Fonctions
Président
Société française de numismatique
-
Maire de Trilport (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Trilport
Nationalité
Domicile
Activités
Autres informations
Membre de
Distinctions
Plaque ponton.JPG
plaque commémorative

Gustave de Ponton d'Amécourt, né le à Paris et mort le , est un ingénieur, archéologue et numismate français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Gustave de Ponton d'Amécourt est issu d'une ancienne famille bourgeoise portant le patronyme Ponthon[1],[2]. La filiation remonte à Augustin de Ponton (1736-1808), commissaire de la Marine puis inspecteur général des fermes du roi qui avait épousé en 1768 Louise Maille. Ses parents étaient Jean-Baptiste de Ponton et Louise Machet de La Martinière. Cette famille porte pour armes De sable à une fasce ondée d'argent.

Gustave de Ponton d'Amécourt est le fils d'Antoine de Ponton d'Amécourt, officier, et de Marie Elisabeth Madeleine Collette de Baudicour. Il épouse Anne-Marie Dumont de Signéville, fille de François Dumont de Signéville et de Victoire Haudos de Possesse.

Numismatique[modifier | modifier le code]

Érudit, ayant étudié les mathématiques, le sanskrit, le grec et le latin, numismate et archéologue, il était président et fondateur de la Société française de numismatique. Parmi ses recherches on retient notamment ses études approfondies des monnaies mérovingiennes livrées à la Société historique et archéologique du Maine dont il fut membre. En 1857, il achète le trésor d'Imphy, la découverte d'une centaine de deniers carolingiens. En 1886, ses collections numismatiques sont mises en vente et en 1881 un lot de 1131 monnaies mérovingiennes sont acquises par le Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France[3].

La navigation aérienne[modifier | modifier le code]

La chère hélice, photographiée par Nadar.

Ami de Félix Nadar et de Jules Verne, il fut un précurseur de la navigation aérienne à l'aide du plus lourd que l'air.
Le mot « hélicoptère » a été inventé[4] par Gustave de Ponton d'Amécourt, à partir du grec « έλιξ, έλικος » ou « helix » (« spirale », « hélice ») et « πτερὸν » ou « pteron » (« aile »). Ce terme est apparu pour la première fois le dans une demande de brevet au Royaume-Uni, puis le dans un certificat d'addition au brevet 49.077 initialement déposé le en France ne mentionnant que le terme « aéronef ». Cet inventeur construisit avec Gabriel de La Landelle un petit prototype d'hélicoptère à moteur à vapeur, dont la chaudière fut une des premières utilisations de l'aluminium. Jules Verne, membre de la Société d'encouragement de la locomotion aérienne au moyen du plus lourd que l'air, put consulter une brochure parue en 1863, dans laquelle Gustave d'Amécourt décrivait son invention, et s'en inspira pour inventer l'Albatros de son roman Robur le conquérant[5].

La chère hélice, expérimentée par Gustave de Ponton d'Amécourt et photographiée par Nadar en 1863, contribuera au progrès de la propulsion des aéronefs à venir.

Par analogie avec le mot navigation, il a créé avec Gabriel de La Landelle le mot aviation, "dérivé du verbe avier, synonyme de voler dans les airs." [6]

Hommage[modifier | modifier le code]

Une stèle commémorative est érigée dans le parc de la commune de Trilport dont il a été le maire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, tome 5, notice 27276 [lire en ligne]. La charge anoblissante en 1708 mentionnée par Jougla de Morenas n'est pas reprise par les sources les plus récentes (Philippe du Puy de Clinchamps et Régis Valette).
  2. Charondas, Un juge d'armes au Jockey-club, ICC, 2000, non paginé, et À quel titre ?.
  3. Notice sur Gustave Ponton d'Amécourt sur le site Comitehistoire.bnf.fr.
  4. Thierry Le Roy, « L'hélicoptère : une invention prometteuse au XIXe siècle. », dans Pour la Science (ISSN 0153-4092), Les génies de la science, no 31, mai-juillet 2007.
  5. Jules Verne en 80 jours : « La Légende de la science » - Michel Meurger, Cité des sciences et de l'industrie (CSI), 2005, p. 22 [PDF] (voir archive)
  6. Gabriel de La Landelle, Aviation ou navigation aérienne, p. 7 ([1]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave de Ponton d'Amécourt, « Les monnaies mérovingiennes du Cénomannicum », dans la Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 1881-1882, tomes X, XI et XII. (voir aussi : coll. CD-RHAM, édition numérique, en mode image et texte, fonds de documentation interactive de la Revue Historique et Archéologique du Maine (1876 - 2000), Le Mans, 17 rue de la Reine Bérengère).
  • Le Vte De Ponton d'Amécourt,La conquête de l'air par l'hélice, Chez tous les libraires, Paris, 1863

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]