Forces armées polonaises

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Forces armées polonaises
Siły Zbrojne Rzeczypospolitej Polskiej
Image illustrative de l'article Forces armées polonaises
Fondation 12 octobre 1918
Branches Armée polonaise
Marine polonaise
Forces aerienne polonaise
Forces speciales polonaise
Commandement
Commandant en chef Bronisław Komorowski
Ministre de la défense Tomasz Siemoniak
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 - 49
Disponibles au service militaire 9 531 855 (16-49 ans) (2010)[1] hommes
9 298 593 (16-49 ans) (2010)[1] femmes
Aptes au service militaire 7 817 556 (16-49 ans)(2010)[1] hommes
Atteignant l'âge militaire chaque année 221 889(2010)[1]  hommes
211 172 (2010)[1] femmes
Actifs 100 272
Déployés hors du pays 3 202 (en octobre 2011) [2]
Réservistes 240 000
Budgets
Budget 27,5 milliards de PLN (2011)
≈ 6,3 milliards d'[3]
Pourcentage du PNB 1,95 % (est. 2011)[3]

Les forces armées polonaises (en polonais : Siły Zbrojne Rzeczypospolitej Polskiej) constituent l'armée de la République de Pologne. Elles participent aux forces armées de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

T-72 de l'armée populaire polonaise sous le Pacte de Varsovie.

Reflétant l'histoire de la Pologne, elle est riche et dramatique.

Après avoir reconquis son indépendance à la fin de la Première Guerre mondiale, elle dut lutter contre l'Armée rouge lors de la guerre russo-polonaise et réussit à empêcher la chute du nouvel état face à l'URSS. Des conseillers français y ont été présents. Charles de Gaulle est envoyé en Pologne (de 1919 à 1921). Il participe à la formation de la nouvelle armée polonaise luttant victorieusement contre l'Armée rouge.

En septembre 1939, son ordre de bataille était le suivant : 26 divisions d'infanterie, une division motorisée, 8 brigades de cavalerie, 3 brigades de montagne et 56 bataillons de défense territoriale. L'aviation militaire polonaise était composée de 158 chasseurs PZL P.11 et PZL P.7, de 114 bombardiers/reconnaissance PZL.23 Karaś, 36 bombardiers moyens PZL, 120 monoplans d'observation et 12 avions de transport Fokker[4].

Elle succomba durant la campagne de Pologne face à la Wehrmacht de l'Allemagne nazie à l'Ouest et fut achevée par l'invasion soviétique à l'Est.

Des milliers de volontaires réussiront à s'échapper du pays pour continuer le combat sur plusieurs fronts de la Seconde Guerre mondiale. Moins de dix jours après l’invasion de la Pologne, un accord est signé entre le gouvernement polonais en exil et le gouvernement français, prévoyant la formation en France d'une Armée polonaise sous commandement opérationnel français[5]. Le recrutement est organisé entre autres dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, où de nombreux émigrés polonais passent devant un conseil de révision présidé par Aleksander Kawałkowski[6] , consul général de Pologne à Lille ou de l'un de ses proches collaborateurs, et d'un médecin polonais, le Dr Bratek-Kozłowski (Clinique polonaise de Douai)[7].

L'armée polonaise de l'Ouest sous commandement britannique et l'armée polonaise de l'Est sous commandement soviétique seront les deux grandes formations qui porteront les couleurs polonaises jusqu'à la fin de la guerre.

En 1944, l'insurrection de Varsovie par la résistance fut écrasée par les Allemands.

Après-guerre, le pays vit ses frontières déplacées et intégra le bloc de l'Est, devenant un membre du pacte de Varsovie durant la guerre froide. Elle participa à l'invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie en 1968 qui faisait suite à la libéralisation économique entreprise par les dirigeants tchécoslovaques (printemps de Prague). L'armée prend alors le nom de « armée populaire polonaise » (Ludowe Wojsko Polskie).

Après la chute du régime communiste en 1989, le pays s'ancre dans le monde occidental et devient un membre de l'OTAN en 1999 très atlantiste.

Effectifs[modifier | modifier le code]

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Au 1er janvier 2006, elle comptait 450700 soldats dont 278000 professionnels.

L'infanterie est importante en effectifs, l'aviation est moderne, la Pologne dispose aussi d'une petite marine de guerre.

Comme pour la France, c'est le président de la République qui est le chef des armées. Ces dernières sont composées de :

  • 147 généraux ;
  • 10 968 officiers supérieurs ;
  • 14 548 officiers subalternes ;
  • 43 668 sous-officiers d'active ;
  • 8 704 soldats du rang d'active.[Quoi ?]

Grades dans l'armée polonaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grades de l'armée polonaise.

Engagements à l'étranger[modifier | modifier le code]

Soldats polonais en Afghanistan le long de l'autoroute reliant Kaboul à Kandahar.

Les chiffres ci-dessous sont en date du 21 octobre 2011[2]

L'aviation[modifier | modifier le code]

Cocarde de l'aviation polonaise depuis 1993
Un chasseur MiG-29 de l'armée de l'air polonaise, avec un F-16 américain

Avions :

Hélicoptères :

La marine[modifier | modifier le code]

Frégate Général Tadeusz Kościuszko de classe Oliver Hazard Perry.

[Quand ?]

  • 1 sous-marin, type Kilo - ORP Orzeł (291)
  • 4 sous-marins, type Kobben - ORP Sokół (294), Sęp (295), Bielik (296), Kondor (297)
  • 2 frégates type Oliver Hazard Perry - OORP gen. K. Pułaski (272), Gen. T. Kościuszko (273)
  • 1 corvettes, type Kaszub - ORP Kaszub (240)
  • 2 corvettes lance roquettes, type Mołnia - OORP Metalowiec (436), Rolnik (437)
  • 3 corvettes lance roquettes-artillerie, type Orkan - OORP Orkan (421), Piorun (422), Grom (423)
  • 3 chasseurs-destructeurs de mines, type Mewa - OORP Flaming (621), Mewa (623), Czajka (624)
  • 1 remorqueur, type Gopło - ORP Gopło (630)
  • 12 remorqueurs, type Gardno - OORP Gardno (631), Bukowo (632), Dąbie (633), Jamno (634), Mielno (635), Wicko (636), Resko (637), Sarbsko (638), Necko (639), Nakło (640), Drużno (641), Hańcza (642)
  • 4 remorqueurs, type Mamry - OORP Mamry (643), Wigry (644), Śniardwy (645), Wdzydze (646)
  • 5 navires de transport-poseur de mines, type Lublin - OORP Lublin (821), Gniezno (822), Kraków (823), Poznań (824), Toruń (825);
  • 2 navires de reconnaissance radio électrique, type Nawigator - OORP Nawigator (262), Hydrograf (263)
  • 1 navire-école - ORP Iskra II (253)
  • 1 navire école, type Wodnik - ORP Wodnik (251)
  • 2 navires d'aide en mer et de secours, type Piast - OORP Piast (281), Lech (282)
  • 2 navires d'aide en mer et de secours, type Gniewko - OORP Gniewko (R-12), Semko (R-13)(spuszczono banderę w 2006 roku)
  • 2 navires d'aide et de secours, type Zbyszko - OORP Zbyszko (R-14), Maćko (R-15)
  • 2 navires hydrographiques, type Heweliusz - OORP Heweliusz (265), Arctowski (266)
  • 1 navire hydrographique - ORP Kopernik (261)
  • 1 navire d'appui logistique, type Kontradmirał Xawery Czernicki - ORP Kontradmirał Xawery Czernicki (511)
  • 1 navire citerne, type Bałtyk - ORP Bałtyk (Z-1)

L'aéronavale dispose une dizaine d'avions et une trentaine d'hélicoptères.

L'armée de terre[modifier | modifier le code]

Organigramme de l'armée de terre polonaise
Officers of polish military police.jpg
Chars et engins blindés 
Hélicoptères 
Armes 

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e World FactBook
  2. a et b [1]
  3. a et b Document du département du budget de l'armée polonaise
  4. [PDF]Paul Mathevet, « Souvenons-nous Les aviateurs polonais en Rhône-Alpes Seconde guerre mondiale »,‎ mars 2010 (consulté le 20 février 2012)
  5. Des affiches bilingues (en polonais et en français) sont apposées dans les mairies de communes à forte densité de Polonais : « Au nom du Gouvernent de la République de Pologne, en exécution de la décision du Président du Conseil des Ministres des Affaires Militaires de Pologne et en vertu de l’Accord signé entre la Pologne et le France le 9 septembre 1939 : Il est prescrit à tout citoyen polonais recensé à partir du 29 septembre 1939 dans les communes de […] de comparaître le […] octobre 1939 devant la Commission de révision siégeant à [...], chargée de déterminer son aptitude physique au service militaire dans l’Armée polonaise en France. [Signé :] l'Ambassadeur de Pologne. Paris, le 5 octobre 1939 ».
  6. Fondateur de l'Organisation polonaise de lutte pour l'indépendance, futur Justyn dans la résistance polonaise en France
  7. Jan Kiepura, qui s'était engagé comme volontaire dans l'armée polonaise en formation est venu à Lille pour encourager ses compatriotes à servir leur pays (Grand Écho du Nord du 10 septembre 1939).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Wlocevski (en collaboration avec S. d'Ostova), Les militaires polonais dans les armées françaises. Picart, 1935.
  • Edmond Marek, Le général Sikorski et ses soldats dans la campagne de France: 1939-1940. , Nouv. éd.. Toulouse, 1999, (44 p., ill). (Conférences du Club Polonia-Nord).
  • (pl) Encyklopedia Polskiej Emigracji i Polonii, t. 3, Toruń 2004, article "Kozłowski-Bratek", p. 40-41.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]