The Cure
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| The Cure | |
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| Pays d’origine | |
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| Genre(s) | Cold wave New wave Post-punk Rock alternatif Rock gothique Synthpop |
| Années actives | Depuis 1976 |
| Label(s) | Fiction Records (1978 – 2002), Geffen Records (2002 – actuel) |
| Site Web | thecure.com |
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| Membres | Robert Smith Porl Thompson Simon Gallup Jason Cooper |
| Anciens membres | Lol Tolhurst Michael Dempsey Matthieu Hartley Phil Thornalley Andy Anderson Boris Williams Roger O'Donnell Perry Bamonte |
The Cure est un groupe de rock et de new wave britannique, formé en 1976 à Crawley dans le Sussex de l'Ouest, qui a marqué les années 1980 et 1990. La formation actuelle est composée de Robert Smith, de Porl Thompson à la guitare, Simon Gallup à la basse et Jason Cooper à la batterie.
Robert Smith est la figure emblématique du groupe. Il en est le chanteur et le guitariste (il joue également de la basse ou des claviers), le parolier et le principal compositeur.
The Cure a développé un son qui lui est propre, aux ambiances tour à tour mélancoliques, rock, pop, glaciales, psychédéliques, créant de forts contrastes, où la basse est mise en avant et n’est pas seulement un instrument d’accompagnement. Simon Gallup le bassiste est par ailleurs un des piliers du groupe.
Au sommet de sa popularité dans les années 1980 (de nombreux fans copiant alors les tenues vestimentaires amples et sombres des musiciens et la coiffure arachnéenne de Robert Smith), The Cure a su rassembler un public varié autour de sa musique, aussi bien des amateurs d’ambiance sombre et dépressive que des amoureux de mélodies pop, et conserve toujours un auditoire fidèle.
L’influence musicale de The Cure s’étend sur des groupes comme Placebo, The Smashing Pumpkins[1] (les membres de ces deux formations ont collaboré avec Robert Smith, le leader de Placebo aura même l’occasion d’interviewer son idole[2]), Interpol[3], Mogwai[4]...
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Avant The Cure (1973-1978)
En 1973, dans la ville de Crawley dans le Sussex, Robert Smith alors âgé de quatorze ans joue de la guitare avec son frère Richard, sa sœur Janet et quelques amis dans un groupe appelé le Crawley Goat Band dont la notoriété ne dépassera pas le cercle familial et amical[5]. Dans la foulée, le jeune musicien monte un autre groupe avec des camarades de son collège simplement appelé The Group puisqu’il est le seul de l’école. À la fin de l’année scolaire, la formation qui s’est finalement choisi le nom de The Obelisks donnera son unique concert au sein même du collège, avec Robert Smith au piano, Lol Tolhurst à la batterie, Alan Hill à la basse, Michael Dempsey et Marc Ceccagno aux guitares[5].
En janvier 1976, Robert Smith et Marc Ceccagno aux guitares et Michael Dempsey désormais bassiste forment un nouveau projet, Malice qui l’année suivante deviendra Easy Cure. Après plusieurs changement dans le personnel du groupe, la formation se stabilise en un trio composé de Robert Smith au chant et à la guitare, parolier et principal compositeur, Michael Dempsey à la basse, Lol Tolhurst à la batterie, et adopte définitivement le nom de The Cure.
[modifier] La rencontre avec Chris Parry – Fiction Records (1978-1980)
Le groupe envoie une maquette de quatre morceaux à une multitude de labels et ne tarde pas à attirer l’attention de Chris Parry, ex-manager des Jam, et directeur artistique chez Polydor. Il désire fonder son propre label indépendant, Fiction Records, et il voit en The Cure l’occasion de réaliser son projet[6]. Un contrat est signé ; le groupe restera fidèle au label jusqu'en 2001.
Le premier 45 tours Killing An Arab sort d’abord en décembre 1978 sur le label Small Wonder. Cette chanson inspirée du roman L'Étranger d'Albert Camus, assure un début de notoriété au groupe grâce notamment aux fanzines alternatifs. Avec l’argent récolté, le label de Chris Parry peut désormais fonctionner, le single ressort le 6 février 1979 chez Fiction Records.
Un mini scandale éclate quand le parti politique d’extrême droite britannique tente de récupérer la chanson. Pour mettre fin à la polémique, Chris Parry multiplie les communiqués de presse expliquant la source d’inspiration de la chanson et fait même envoyer aux média des exemplaires du livre de Camus.
The Cure enchaîne les concerts et enregistre son premier album au son post-punk très minimaliste, Three Imaginary Boys produit par Chris Parry qui sort en mai 1979. L’accueil de la presse spécialisée est positif dans l’ensemble, le Melody Maker titrera « The eighties start here »[6]. Robert Smith cependant ne sera jamais totalement satisfait de cet album, que ça soit de la pochette qui est une idée de Chris Parry ou de certaines chansons comme Object, It’s not You, So What ou la reprise de Foxy Lady, chantée par Dempsey, qu’il déclare détester[7].
Un second 45 tours sort en juin, Boys Don't Cry. Même si elle n’entre pas dans les charts à cette époque, la chanson est devenue l’une des plus connues du répertoire du groupe, elle fera par la suite l’objet de plusieurs reprises. Elle ressortira en 1986 dans une nouvelle version.
Durant l’été, The Cure assure la première partie de Siouxsie and the Banshees et Robert Smith se lie d’amitié avec leur bassiste Steve Severin. Lorsque le guitariste des Banshees John McKay quitte soudainement le groupe, Smith se propose pour le remplacer jusqu’à la fin de la tournée. Il se retrouve ainsi à jouer deux fois chaque soir, d’abord avec The Cure puis aux côtés de Siouxsie[6].
Un troisième single, Jumping Someone Else's Train, parait en novembre alors qu’un changement de personnel se produit dans le groupe. Michael Dempsey ne s’entendant plus avec Robert Smith s’en est allé rejoindre un autre groupe du label Fiction, The Associates, cédant sa place à Simon Gallup avec qui Robert Smith vient d’enregistrer un single sous le nom de Cult Hero. Matthieu Hartley intègre également The Cure comme clavier à ce moment-là.
En février 1980 paraît le 33 tours Boys Don't Cry, au départ seulement destiné au marché américain, qui reprend la plupart des morceaux de Three Imaginary Boys et des trois singles.
[modifier] La période Cold wave (1980-1982)
The Cure enregistre en une semaine et mixe en six jours son deuxième album[6], le très atmosphérique et encore relativement pop Seventeen Seconds qui sort le 22 avril. Produit par Robert Smith et Mike Hedges, il tranche nettement avec le premier album, beaucoup plus sombre et glacial. Bien que plus difficile d’accès a priori que son prédécesseur, l’album se comporte bien dans les charts britanniques et atteint la 20e place[8]. A Forest, extrait en single se classe quant à lui 31e et devient le premier hit du groupe[9].
Le quatuor entame une impressionnante série de concerts, parcourant l’Europe, les États-Unis la Nouvelle Zélande et l’Australie. Matthieu Hartley qui ne s’est jamais vraiment intégré au groupe a aussi du mal à s’adapter au rythme soutenu des tournées. Des tensions apparaissent avec les autres membres, il est finalement écarté du groupe fin août. Il déclarera plus tard : « J’ai compris pendant la tournée que The Cure s’orientait vers une musique sombre et suicidaire, un style qui ne m’intéressait absolument pas[7]. »
Au lieu de s’accorder du repos, Smith Gallup et Tolhurst enchaînent avec l’enregistrement du nouvel album en compagnie du producteur Mike Hedges. Les sessions dureront plus longtemps que prévu, soit un mois au lieu de neuf jours[6]. Faith sort le 14 avril 1981, juste après le single Primary. Plus gris et désespéré que Seventeen Seconds, fortement dominé par la basse de Simon Gallup, le disque rallie de nouveaux adeptes à The Cure et se classe 14e en Grande Bretagne[10]. Au sujet de ce succès, Robert Smith dira dans une interview accordée à un journaliste de Libération en octobre : « Les gens achètent nos disques, viennent nous voir parce qu’ils ont aimé les disques, mais ils ne nous suivront pas forcément là où nous voulons aller. Je ne pense pas qu’on ait de vrais fans. On attire des gens qui aiment un certain type de groupes : Public Image, The Banshees, Joy Division, etc... Et ces gens-là aiment équitablement tous leurs groupes[11].»
Une nouvelle tournée–marathon commence, avec en première partie non pas un autre groupe, mais la projection d’un film d’animation, Carnage Visors, réalisé par Ric Gallup, le frère de Simon, avec comme bande son un instrumental composé par le groupe.
Le trio trouve le temps d’enregistrer un autre single, Charlotte Sometimes, qui sort en octobre.
Au début de l'année 1982, retour en studio, cette fois en compagnie de Phil Thornalley pour la production, afin de donner naissance à l'album considéré comme le plus noir de la carrière du groupe[12], Pornography qui sort dans les bacs le 4 mai 1982.
Et toujours de nombreux concerts. Robert apparaît sur scène les yeux et la bouche cernés de rouge à lèvres dégoulinant: "Je n’applique pas le rouge à lèvres proprement pour éviter que les gens pensent que je le fais par coquetterie, alors que je le porte pour des raisons de théâtralité. Au début j’en portais autour des yeux et autour de la bouche de manière à ce que, lorsque j’étais sur scène, avec la sueur, ça dégouline partout. On aurait dit que quelqu’un venait de me frapper et que je saignais"[13].
Des tensions sont apparues entre Robert Smith et Simon Gallup, la tournée ne fait que les renforcer. Les deux musiciens vont jusqu’à se bagarrer après un concert à Strasbourg. La tournée s’achève dans la confusion le 11 juin à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, où le public assiste à un rappel chaotique: Les membres du groupe, qui ont échangé leurs instruments, improvisent un titre « The Cure are Dead » accompagnés du groupe Zerra One qui assurait la première partie, et du roadie Garry Biddles au chant qui invective Smith et Tolhurst[14].
À l’issue du concert, Simon Gallup quitte le groupe. Robert Smith ne lui reparlera pas avant dix-huit mois.
[modifier] Renaissance Pop (1982-1985)
A ce moment là, personne ne sait si The Cure existe encore. Robert Smith part se mettre au vert quelque temps au Pays de Galles avec sa compagne Mary. Quant à Tolhurst, dont les capacités limitées à la batterie[15] ont involontairement joué un rôle dans le façonnage du son "Cure", il décide d’abandonner son instrument et de se mettre aux claviers. Il consacrera également du temps à produire le premier album et les deux premiers singles du groupe anglais And Also The Trees, qui avait accompagné The Cure sur les tournées anglaises de 1981 et de 1984.
Chris Parry demande alors à Smith et Tolhurst d'enregistrer quelque chose de différent. Le duo, accompagné de Steve Goulding à la batterie offre un nouveau single, Let's Go To Bed dans un style très pop et même dansant qui déstabilise les fans de la première heure. Robert Smith qui ne voulait pas sortir la chanson sous le nom de The Cure, la qualifiant de plaisanterie[6], se laisse finalement convaincre par Chris Parry.
Le single ne sera pas un tube, le groupe continue néanmoins sur cette voie plus pop en sortant en 1983 un autre single The Walk, où synthés et boîte à rythme sont à l'honneur, et cette fois le succès est au rendez-vous. Suit un nouveau 45 tours, The Lovecats influencé par le jazz qui sera un vrai tube et se classera à la 7e place des charts britanniques[16]. Entre temps, Andy Anderson est devenu le nouveau batteur, et Phil Thornalley, qui avait coproduit Pornography, tient désormais la basse.
Une nouvelle rencontre déterminante se produit, par l'intermédiaire de Chris Parry, celle de Tim Pope qui devient le réalisateur de clips attitré de The Cure.
Parallèlement, Robert Smith explore des horizons plus expérimentaux et psychédéliques. Il conçoit au côté de Steve Severin, un concept au nom de The Glove (nom inspiré par un personnage du film Yellow submarine des Beatles). Ils sortent deux singles, et un album titré Blue Sunshine. Robert Smith en profite aussi pour redevenir le guitariste officiel de Siouxsie and the Banshees en remplacement de John McGeoch. Il publie avec eux le live Nocturne enregistré au Royal Albert Hall de Londres, puis l'année suivante l'album studio Hyaena.
En mai 1984, The Cure sort un nouvel album, The Top, pop et psychédélique. Avec le guitariste Porl Thompson le groupe se lance dans sa première tournée depuis deux ans et jouera pour la première fois au Japon.
Robert Smith ne pouvant être continuellement présent dans deux groupes à la fois, quitte définitivement Siouxsie and the Banshees.
En octobre sort le premier album live, Concert.
Andy Anderson ne terminera pas la tournée. « Pétant les plombs après chaque concert» selon les termes de Smith[7], il est renvoyé et remplacé au pied levé par Vince Ely, ex-The Psychedelic Furs qui sera lui-même remplacé par Boris Williams. Ce dernier restera dans le groupe pendant presque dix ans, le marquant de son empreinte. Il demeure encore auprès de nombreux fans le batteur le plus apprécié de The Cure.
A la fin de la tournée, Phil Thornalley part vers de nouveaux horizons.
Depuis juin 1982 de l’eau a coulé sous les ponts, et à la fin de l’année, Robert Smith recontacte Simon Gallup lui laissant entendre que la place de bassiste est libre. Quelque temps après, Simon est bel et bien présent pour l’enregistrement du nouvel album The Head on the Door qui paraît en août 1985.
[modifier] Succès mondial (1985-1990)
Les 45 tours In Between Days et Close To Me sont de grands succès, aidés par des clips réalisés par Tim Pope et largement diffusés. La popularité du groupe explose littéralement en Europe - et notamment en France – On parle alors de Cure mania. Le succès ne cesse de grandir aux États-Unis mais aussi en Australie (où le groupe jouit déjà d'une belle notoriété depuis quelques années). Le public fait un véritable triomphe au groupe durant la tournée qui suit la sortie de The Head on the Door.
C'est aussi à cette même époque que le look à la "Cure" fait nombre d'émules parmi les fans un peu partout sur la planète, un look particulier fait de coupes de cheveux hirsutes et de tenues vestimentaires à l'avenant, qu'arbore le groupe (et notamment Smith) depuis quelques années déjà.
1986 voit la parution de la compilation Standing on a Beach (Staring at the Sea pour sa version CD à la liste des morceaux légèrement différente) en forme de bilan après dix années d'existence. Boys Don't Cry sort en single dans une nouvelle version et devient un tube.
The Cure entreprend une tournée durant l’été. La dernière date, le 9 août au Théatre Antique d’Orange fera l’objet d’un film réalisé par Tim Pope qui sortira en VHS sous le titre The Cure In Orange.
Kiss Me Kiss Me Kiss Me, double album aux sonorités plus variées, suit en mai 1987. C'est encore un grand succès qui les fait définitivement connaitre aux États-Unis, notamment grâce aux tubes Why Can't I Be You?, et Just Like Heaven basé sur un instrumental composé en 1986 pour l'émission de télé "Les Enfants du rock" qui a toujours soutenu le groupe.
The Cure compte désormais six membres dans ses rangs avec l’arrivée aux claviers de Roger O'Donnell juste avant la tournée mondiale qui débute en juillet.
L'album Disintegration en 1989 marque un retour à une musique plus sombre et mélancolique, apprécié par les fans attachés à la période cold wave de la formation anglaise.
Tolhurst ne fait plus partie du groupe à ce moment là. Devenu ingérable à cause de ses problèmes liés à l’alcool, Robert Smith l’a viré au début de l’année[17].
Le single Lullaby, soutenu par un clip remarqué dans les média et toujours réalisé par Tim Pope, grimpe dans les classements internationaux, et Lovesong se retrouvera classée #2 aux États-Unis, renforçant la popularité de The Cure dans ce pays. Suit une tournée mondiale (le "Prayer Tour") de longue durée dont l'ampleur et l'intensité restent encore gravées dans de nombreuses mémoires.
[modifier] Années 90
Comme témoignage de cette tournée, sort l'album live Entreat en 1990 suivi de Mixed Up, un disque de remixes plus ou moins bien accueilli par la critique et les fans, accompagné du single Never Enough.
De nouveaux changements sont intervenus dans la formation. Roger O’Donnell s’en est allé au début de l’année, à cause de problèmes relationnels avec Boris Williams et Simon Gallup. Il est remplacé par Perry Bamonte dont le premier concert avec le groupe sera le 21 juin 1990 à Paris lors de la Fête de la Musique[7].
Deux ans après sort l'abum Wish qui met les guitares à l'honneur. Même si en France le succès est, pour la première fois depuis plusieurs années, moins marqué, le disque se retrouve classé 1e dès sa sortie au Royaume-Uni et 2e aux États-Unis[18].
A l'issue du "Wish Tour", longue tournée qui comporte de nombreuses dates aux USA, Porl Thompson prend congé du groupe.
Deux albums live et une cassette vidéo paraîtront successivement en 1993: Show (avec son équivalent en VHS portant le même titre) et Paris. The Cure participe à la bande originale du film The Crow en offrant un titre inédit, Burn.
Boris Williams quitte le groupe à son tour pour former avec sa compagne Caroline Crawley, ex chanteuse de Shelleyan Orphan, le projet Babacar.
Lol Tolhurst allait se rappeler au souvenir de ses anciens acolytes de manière désagréable. En effet, il intente un procès au groupe et au label Fiction au sujet de taux de royalties et de propriété sur le nom du groupe. Le verdict est rendu en octobre 1994, Tolhurst a perdu son procès.
Robert Smith commentera dans une interview donnée au journal Libération en 1995 [19]: Chris (Parry) a bien tenté de dissuader Lol, à deux ou trois reprises, avant que ça ne prenne une telle ampleur. Finalement, on s'est aperçu qu'aucune conciliation n'était possible. Je suis désolé pour Lol, tout en trouvant difficile de lui pardonner.
Puis en 2000 [7]: On s’est revu très récemment. Lol n’a pas bu depuis cinq ou six ans et souhaite qu’on retravaille ensemble. Nous le ferons peut-être car je n’ai plus aucune animosité contre lui. Il a assez souffert comme ça : quand il a perdu le procès, sa femme et ses amis l’ont plaqué. Lol reste mon ami d’enfance.
En 1996, après quatre ans sans nouvel album sort Wild Mood Swings dont l'éclectisme musical divisera les opinions. Rappelé par Robert Smith, Roger O'Donnell est de retour aux claviers, tandis que derrière la batterie se tient désormais Jason Cooper.
Pour la première fois, le public marque une désaffection, associée à celle des média. L'album se vend relativement mal et tous les concerts de la tournée ne sont pas pleins. Avant de débuter celle-ci, Robert Smith évoque même une séparation du groupe[20], mais le plaisir de jouer semble le faire changer d'avis à la fin du tour[21].
En 1997 sort la compilation Galore sur laquelle figure le titre inédit Wrong Number qui fera l'objet d'un single.
La fin des années 1990 voit Robert Smith collaborer de plus en plus avec d’autres musiciens. Ainsi, Reeves Gabrels, guitariste de David Bowie, invité à jouer sur le single Wrong Number. Smith collaborera deux autres fois avec Gabrels, mais aussi avec Earl Slick, Junkie XL, Junior Jack, Blink 182... Pour plus de détails sur ces collaborations, voir l'article consacré à Robert Smith.
[modifier] Années 2000
The Cure débute la décennie en offrant en février 2000 un nouvel album, Bloodflowers dont la sobriété et les chansons mélancoliques séduisent les fans et les critiques.
Robert Smith déclare que cet album est le troisième volet d'une trilogie entamée avec Pornography et poursuivi avec Disintegration, représentative de la musique du groupe[22]. Il annonce dans un premier temps que Bloodflowers sera le dernier album et que la tournée qui suit est une tournée d'adieu, avant de mettre un bémol à ses déclarations par la suite [23].
2001 marque la fin du contrat avec Fiction Records. À cette occasion parait la compilation Greatest Hits incluant deux titres inédits, Cut Here et Just Say Yes. Un DVD (le premier du groupe) portant le même titre sort simultanément, regroupant la plupart des clips.
En novembre 2002, The Cure donne trois concerts exceptionnels au Forest National de Bruxelles et au Tempodrom de Berlin, jouant en intégralité les titres des albums Pornography, Disintegration et Bloodflowers. Les deux prestations de Berlin sont filmées pour les besoins d'un DVD, Trilogy qui sortira l'année suivante.
Un contrat est signé avec Geffen Records en 2003.
Début 2004 sort un coffret de quatre CD, au format Long Box, intitulé Join the Dots:B-sides and Rarities, 1978-2001 (The Fiction Years), compilant toutes les faces B ainsi que des morceaux rares ou inédits.
Au mois de juin sort le nouvel album simplement titré The Cure, enregistré en prise directe et produit par Ross Robinson, il offre une sonorité rock brute. Ce disque marque le retour dans le Top 10 des charts internationaux, notamment aux États-Unis où il atteint la 7e place [18].
Le groupe entreprend une tournée des festivals d'été en Europe puis joue en Amérique du Nord dans le festival itinérant Curiosa, créé par Robert Smith, partageant l'affiche avec entre autres Interpol, Mogwai ou Muse.
A la fin de l'année, Three Imaginary Boys est disponible en Edition Deluxe, remastérisé et avec un second CD rempli d'inédits ou de morceaux rares. C'est le premier de la série, suivront Seventeen Seconds, Faith et Pornograhy en avril 2005, The Top, The Head on the Door et Kiss me, Kiss me, Kiss me en août 2006.
En mai 2005, pour la première fois depuis dix ans, des changements interviennent dans la composition du groupe. Robert Smith veut réduire sa formation à un trio et annonce à Roger O’Donnell et Perry Bamonte qu’ils ne font plus partie de l’aventure. Le mois suivant, The Cure devient un quatuor avec le retour du guitariste Porl Thompson.
C'est à Versailles lors du Live 8 le 2 juillet que la nouvelle formation donne son premier concert. Suit une tournée de festival. En témoignera le DVD Festival 2005 qui sortira fin 2006.
Après avoir peaufiné en studio les titres du prochain album, le quatuor se lance dans une tournée mondiale, le 4 Tour, à partir du 27 juillet 2007 au Japon, parcourant la Chine, Singapour, l'Australie, la Nouvelle Zélande et le Mexique, puis l'Europe et l'Amérique du Nord en 2008. Le set pouvait durer parfois près de 4 heures. Les concerts de Paris-Bercy, New York et Charlotte aux États-Unis ont été filmés en vue d'un DVD [24].
Le 13e album studio, titré 4:13 Dream sort le 27 octobre 2008. Il est précédé de quatre singles, The Only One le 13 mai, Freakshow le 13 juin, Sleep When I'm Dead le 13 juillet, The Perfect Boy le 13 août, ainsi que d'un maxi intitulé Hypnagogic States comprenant des remixes des quatre singles le 13 septembre.
Quelques jours avant sa sortie, le 11 octobre, le groupe joue l'intégralité de l'album lors du Coca-Cola Live@MTV à Rome, un concert en plein air et gratuit[25].
Robert Smith a récemment annoncé sur le site officiel que la version remasterisée (3 CD) de Disintegration était en route, dont un CD reprenant le live à édition limitée Entreat, complété des chansons de Disintegration qui n'y figuraient pas. Une version DVD des concerts live The Cure in Orange et Show, jusqu'alors seulement commercialisés en VHS, est également prévue[26].
[modifier] Style musical et influences
Souvent rattaché au rock gothique, The Cure a toujours refusé cette étiquette ou d’être rangé dans tout autre style précis. Robert Smith déclarera à un journaliste[2] : « Avec des titres comme Lovecats, Let’s Go to Bed, explique-moi ce qui est gothique là-dedans (…) Un groupe gothique ne ferait pas des chansons comme celles-là.»
Du post-punk des débuts au pop rock en passant par la cold wave et le rock psychédélique, The Cure a exploré différents courants du rock, y incluant des influences variées : Jazz (The Lovecats), Rhythm and blues (Why Can’t I Be You ?), funky (Hot Hot Hot !!!) hispanique (The Blood) et n’hésitant pas à revisiter ses morceaux en les remixant pour les pistes de danse.
Robert Smith n’a jamais fait mystère des influences de son groupe : Jimi Hendrix, David Bowie, Joy Division, Captain Beefheart, Wire, Nick Drake ou Siouxsie And The Banshees avec qui il a par ailleurs joué.
Dans les années 80, il cite régulièrement Cocteau Twins[27], Echo & The Bunnymen ou The Psychedelic Furs comme groupes qu’il apprécie tout particulièrement. Plus récemment, Placebo, Mogwai, Deftones…
On trouve l’influence d’œuvres littéraires dans plusieurs chansons : Killing An Arab (Albert Camus), Charlotte Sometimes et The Empty World (Penelope Farmer), At Night (Franz Kafka), The Drowning Man (Mervyn Peake), Bananafishbones (J. D. Salinger), How Beautiful You Are (Charles Baudelaire)[7]…
[modifier] Discographie
[modifier] Albums studio
- 1979 - Three Imaginary Boys
- 1980 - Seventeen Seconds
- 1981 - Faith
- 1982 - Pornography
- 1984 - The Top
- 1985 - The Head on the Door
- 1987 - Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me
- 1989 - Disintegration
- 1992 - Wish
- 1996 - Wild Mood Swings
- 2000 - Bloodflowers
- 2004 - The Cure
- 2008 - 4:13 Dream
[modifier] Vidéographie
| Date de Sortie | Titre | Informations Supplémentaires |
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Concert à Tokyo, Japon. Sortie uniquement au Japon. |
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Compilation de clips 1980-1985.Sortie uniquement au Japon. |
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Compilation de clips 1979-1986 + raretés. |
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Concert au Théatre Antique d'Orange, France. |
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Compilation de clips 1987-1990 + curiosités. |
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Documentaire. Extraits de concerts, passages TV... |
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Concert au Michigan, USA |
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Compilation de clips 1987-1997 |
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Compilation de clips 1980-2001 |
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Concerts exceptionnels à Berlin, Allemagne |
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Concerts filmés durant les festivals d'été en 2005 |
[modifier] Membres
[modifier] Notes et références
- ↑ Billy Corgan, chanteur des Smashing Pumpkins cite clairement The Cure parmi ses influences dans une interview accordée à Fender Mag France N°7, été 2008
- Robert Smith interviewé par Brian Molko dans Les Inrockuptibles n°315, novembre 2001
- ↑ Le bassiste d'Interpol ne cache pas son admiration pour The Cure dans une interview pour le magazine D-Side N°24, septembre/octobre 2004
- ↑ Voir dans "Influences" sur le MySpace du groupe: Mogwai
- (en)Dave Thompson & Jo-Ann Greene (1988) "The Cure, A Visual Documentary" Omnibus Press ISBN 0-7119-1387-0
- Christophe Basterra in Magic! #8, mai/juin 1996
- Bertrand Dermoncourt (2001). "The Cure de A à Z" L’Etudiant (ISBN 2843430798)
- ↑ Classement de "Seventeen Seconds" au Royaume-Uni
- ↑ Classement de "A Forest" au Royaume-Uni
- ↑ Classement de "Faith au Royaume-Uni"
- ↑ Robert Smith interviewé par Bayon dans Libération, octobre 1981
- ↑ Lire à ce sujet cet article paru dans Les Inrockuptibles: "Bombe Glacée"
- ↑ Sébastien Raizer "La thérapie de Robert Smith" Editions du Camion Blanc, 1993
- ↑ The Cure live concert: 11.06.1982 Bruxelles - Ancienne Belgique (Belgique)
- ↑ Et également aux claviers. Il en est question dans le N°1 du magazine B-Mag (issu de Best), avril 1995
- ↑ Classement de "The Lovecats" au Royaume-Uni
- ↑ Interview de Smith et Gallup par Hugo Cassavetti dans Rock&Folk N°263, mai 1989
- Classement Billboard
- ↑ Interview de Robert Smith par Gilles Renault dans Libération, juillet 1995
- ↑ Interview de Robert Smith par Gilles Renault dans Libération, octobre 1996
- ↑ Archives site officiel - Interview de Robert Smith
- ↑ Interview de Robert Smith par Christophe Basterra dans Magic! N°38, février 2000
- ↑ Interview par Stéphane Courtois in Elegy #9 mars/avril 2000
- ↑ Site officiel, voir news du 16/07/2008 titrée "October 13th"
- ↑ Site officiel, voir news du 27/09/2008
- ↑ http://www.thecure.com/blog/default.aspx?nid=23104
- ↑ Interviewé au milieu des années 80 dans l'émission "Les Enfants du Rock"
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- (en) Richard Carman, Robert Smith: "The Cure" and Wishful Thinking, Independent Music Press, 2005.
- (en) Dave Thompson, In Between Days: An Armchair Guide To The Cure, Helter Skelter Publishing, 2005.
- (fr) Dominique Sureaud, The Cure - Clinical Prescriptions : Experiences 76 - 87, La Voix Du Silence, 2003.
- (fr) Jérémy Wulc, The Cure. My Dream Comes True, Camion Blanc, 2009.
[modifier] Liens externes