Rock alternatif

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Rock alternatif

Origines stylistiques Garage rock, new wave, post-punk, punk rock, punk hardcore
Origines culturelles Début des années 1980 ; Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Instruments typiques Guitare électrique, basse, batterie
Popularité Limitée aux milieux underground durant les années 1980. Grande depuis le succès commercial du grunge et de la Britpop dans les années 1990.
Scènes régionales Diffusion très large au niveau mondial
Voir aussi Contreculture, Do it yourself, lo-fi, med-fi, punk

Sous-genres

Britpop, college rock, grunge, math rock, post-rock, Paisley Underground, rock gothique, rock indépendant, shoegazing, twee pop, rock alternatif latino

Genres dérivés

Metal alternatif, nu metal, riot grrrl, rock industriel

Genres associés

Pop rock, post-punk

Le rock alternatif est un genre de rock issu de la scène underground des années 1980, et largement populaire dès les années 1990. Le terme « alternatif » a été utilisé dans les années 1980 pour décrire les groupes inspirés du punk rock ayant des contrats avec des labels indépendants et qui ne rentraient pas dans les genres du grand public de l'époque[1]. En tant que genre musical, le rock alternatif inclut divers sous-genres qui émergèrent de la scène indépendante des années 1980, comme le grunge, la Britpop, le rock gothique, et le rock indépendant. Ces genres ont tous subi l'influence éthique ou musicale du punk, fondatrice pour la musique alternative des années 1970[2].

Bien que le genre soit considéré comme une variante du rock, quelques-uns de ses sous-genres sont influencés par la musique folklorique, le reggae, la musique électronique, et le jazz parmi d'autres genres. Par moments, le rock alternatif a été utilisé pour décrire l'ensemble des artistes underground des années 1980, toute la musique descendante du punk rock (dont le punk rock lui-même, la new wave, et le post-punk), et, paradoxalement, le rock en général pendant les années 1990 et les années 2000.

Bien que quelques artistes comme les Pixies, R.E.M. et The Cure aient connu un succès commercial et une reconnaissance du grand public, beaucoup d'artistes du rock alternatif des années 1980 sont des groupes underground qui enregistraient leur musique sur des labels indépendants et qui se faisaient connaître grâce aux stations de radio d'universités et au bouche-à-oreille. Avec le succès de Nirvana et la popularité des mouvements grunge et Britpop au début des années 1990, le rock alternatif connut un grand succès commercial et de nombreux groupes alternatifs connurent à leur tour un succès international et commercial.

Terminologie[modifier | modifier le code]

La musique désormais connue sous le nom de rock alternatif était auparavant désignée par différents autres termes, avant qu'« alternatif » devienne l'expression la plus courante. Le terme « college rock » (rock universitaire) était utilisé aux États-Unis pour décrire cette musique dans les années 1980, en raison de ses liens avec les radios universitaires et des goûts des étudiants. Au Royaume-Uni, le terme « indie » est davantage utilisé, bien qu'à partir de 1985, le terme « indie » devienne le terme d'un courant spécifique, le rock indépendant, plutôt qu'un autre terme pour décrire le rock alternatif[3].

En 1990, le genre est appelé « rock alternatif »[4]. Le terme « alternatif » émerge au milieu des années 1980[5] ; c'était un terme qui reflétait la nouveauté du genre et sa tendance à recontextualiser les sons du passé et qui était grandement utilisé par l'industrie du disque de l'époque pour démontrer le côté récent de la musique[2],[6]. Les personnes travaillant en tant que DJ ou en tant que promoteurs pendant les années 1980 affirment que le terme vient d'une radio américaine des années 1970, qui avait le rôle d'une alternative progressiste des radios rock au format Top 40 en jouant des chansons plus longues et en donnant aux DJ plus de liberté dans leurs sélections de chansons. Un ancien DJ et promoteur déclare, « D'une certaine façon, le terme 'alternatif' soit redécouvert et utilisé pendant les années 1980 par les gens des radios universitaires pour l'appliquer aux nouvelles musiques post-punk, rock indépendant, ou la musique underground en général[7]... » Donc l'usage original du terme était souvent plus ouvert qu'aujourd'hui, et comprenait le punk rock, la new wave, le post-punk, et même la pop, aux côtés de rock indépendant/universitaire[2]. L'utilisation du terme « alternatif » gagne en popularité en 1991 avec l'implantation de catégories de musique alternative dans les cérémonies des Grammy Awards et des MTV Video Music Awards, ainsi qu'avec le succès de Lollapalooza (le fondateur du festival et Perry Farrell, de Jane's Addiction, inventent même le terme « Alternative Nation »)[2].

Définir de la musique comme « alternative » est souvent difficile à cause des deux applications du terme, qui peuvent parfois être conflictuelles. Le terme « alternatif » peut en effet décrire la musique qui défie le statu quo, mais peut aussi être utilisé pour décrire la musique uniquement disponible via les magasins des labels, la radio, la télévision, et l'internet[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le groupe américain R.E.M. a été l'un des premiers groupes de rock alternatif populaires.

Le « rock alternatif » est essentiellement un terme général pour la musique underground qui émerge dans l'éveil du mouvement punk rock depuis le milieu des années 1980[9]. Ainsi que son histoire le laisse voir, le rock alternatif est largement défini par le rejet du succès commercial dans la culture générale. Les groupes alternatifs pendant les années 1980 jouaient généralement dans des petits clubs, enregistraient avec des labels indépendants, et gagnaient de la notoriété grâce au bouche-à-oreille[10]. De cette manière, il n'y a pas de style musical fixé pour le rock alternatif en général, bien que le New York Times affirme en 1989 que le genre est de la « musique de guitare avant tout[11]. » Les sons varient entre les guitares « sales » du grunge aux atmosphères sombres du rock gothique, en passant par la Britpop et la twee pop. Plus souvent que dans les autres genres de rock, les paroles du rock alternatif ont tendance à traiter des sujets de société, comme l'usage de la drogue, la dépression, et l'écologie[10]. Cette approche des paroles se développe en réponse aux tensions sociales aux États-Unis et au Royaume-Uni dans les années 1980 et au début des années 1990[12].

Bien que les artistes alternatifs des années 1980 n'aient jamais généré de ventes d'albums spectaculaires, ils ont une influence considérable sur les musiciens alternatifs des années suivantes et sont à la base de leur succès[13]. Le succès populaire et commercial de l'album Nevermind de Nirvana en 1991 emmena le rock alternatif dans le courant musical général, établissant sa viabilité commerciale et culturelle[14] ainsi que les Pixies avec Surfer Rosa et Doolittle. Par la suite, le rock alternatif devint la forme de rock la plus populaire de la décennie et beaucoup de groupes de rock alternatif virent un succès commercial. Mais beaucoup de ces artistes rejettent le succès, car il est en contradiction avec l'éthique rebelle DIY que le genre arbore avant son arrivée dans la scène musicale du grand public, ainsi que leurs idées d'authenticité artistique[15]. Au fur et à mesure de la séparation ou le retrait des groupes importants du mouvement, le rock alternatif devient de moins en moins prééminent au sein de la scène musicale du grand public.

Dans la première décennie du XXIe siècle, le rock du grand public évolue largement au-delà des racines des années 1980 et de l'éthique lo-fi du rock alternatif. Les groupes de rock actuels, typifiés par des groupes rock modernes adressés aux adolescents, comme Linkin Park, qui est influencé par le metal et le grunge, peuvent incorporer des rythmes électroniques complexes ainsi qu'un style de production sophistiqué. En 2004, le rock alternatif est ravivé et reçoit à nouveau une attention du grand public avec la popularité de Modest Mouse et de Franz Ferdinand, groupes de rock indépendant et de post-punk, respectivement[16].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, le rock alternatif aux États-Unis est principalement le domaine des radios universitaires. La majorité des stations de radio commerciales ignorait le genre. À la télévision, MTV diffusait occasionnellement des clips de rock alternatif tard dans la nuit. En 1986, le réseau commence à diffuser, toujours tard dans la nuit, une émission consacrée à la musique alternative, 120 Minutes, qui joue le rôle d'un débouché majeur pour le genre musical avant sa percée commerciale cinq ans plus tard. Finalement, vers la fin des années 1980, les stations de radio commerciales comme WFNX (à Boston) et KROQ (à Los Angeles) commencent à jouer du rock alternatif, devenant les pionniers d'un format radio « rock moderne ».

Scène underground des années 1980[modifier | modifier le code]

Parmi les premiers groupes de rock alternatif américains furent R.E.M., The Feelies, et Violent Femmes, qui combinaient des influences punk avec de la musique folklorique et des influences de la musique populaire. R.E.M. a été le groupe le plus rapide à connaître le succès ; son premier album, Murmur, en 1983, entra le Top 40 et entraîna l'arrivée de nombreux groupes de jangle pop[9]. Un exemple de ces groupes est Paisley Underground, qui incorpore de la musique psychédélique, des harmonies vocales, et des techniques de guitares propres au folk rock, tout en affichant une influence des années 1960[9].

Des labels indépendants comme SST Records, Twin/Tone Records, Touch and Go Records et Dischord Records présidèrent la transition entre le punk hardcore qui dominait la scène underground américaine à des styles plus divers et variés de rock alternatif qui émergeaient[17]. Les groupes Hüsker Dü et The Replacements, de Minneapolis, participent à cette transition. Ces deux groupes commencent par jouer du punk rock, mais diversifient leurs sons et deviennent plus mélodiques[9], arrivant aux albums de 1984 Zen Arcade et Let It Be, de Hüsker Dü et de The Replacements, respectivement. Ces albums furent des succès et attirent l'attention sur le genre alternatif fleurissant. Cette même année, SST Records sort des albums de Minutemen et des Meat Puppets, qui mélangent respectivement le punk rock avec le funk, et la country.

R.E.M. et Hüsker Dü influencent une grande partie de la musique alternative de la décennie, autant en matière de son qu'en matière de carrière[9]. À la fin des années 1980, les scènes underground et universitaire américaines sont dominées par des groupes de college rock comme les Pixies, They Might Be Giants, Camper Van Beethoven, Dinosaur Jr, et Throwing Muses, ainsi que des groupes de post-punk britanniques. Une autre force majeure est le noise rock de Sonic Youth, Big Black, Butthole Surfers, parmi d'autres. À la fin de la décennie, des groupes alternatifs signent déjà des contrats avec des labels majeurs. Bien que les contrats des grandes maisons de disques avec Hüsker Dü et The Replacements eurent peu de fruits commerciaux, R.E.M. et Jane's Addiction reçoivent des disques d'or et de platine, préparant la scène pour la percée du rock alternatif[18],[19]. Quelques groupes, comme les Pixies, ont eu un succès massif à l'étranger mais étaient ignorés aux États-Unis[9]. Au début des années 1990, l'industrie du disque avait reconnu les possibilités commerciales du rock alternatif et contactaient activement des groupes alternatifs comme Dinosaur Jr, fIREHOSE, et Nirvana[18].

Grunge et percée[modifier | modifier le code]

La popularité de Nirvana ouvrit les portes du succès commercial à de nombreux groupes de rock alternatif.

Le grunge est un sous-genre du rock alternatif qui émerge à Seattle, dans l'État de Washington, au milieu des années 1980. Le concept du grunge tourne autour d'un son de guitare « sale » qui mélange des éléments du metal et du punk rock[20]. Au début des années 1990, ce style devient un grand mouvement dans le paysage musical du grand public. L'année 1991 est très importante dans l'histoire du rock alternatif, en particulier pour le grunge, avec la sortie du second album de Nirvana, Nevermind; le premier album de Pearl Jam, Ten ; Badmotorfinger de Soundgarden ; et Blood Sugar Sex Magik des Red Hot Chili Peppers. Le succès surprenant de Nirvana avec Nevermind mène à une « nouvelle ouverture pour le rock alternatif » auprès des stations de radio commerciales, ouvrant les portes pour des groupes de rock alternatif plus lourds[21]. Dans l'éveil de Nevermind, le rock alternatif « se retrouve [...] dans la scène musicale populaire » et les maisons de disques, encore confuses par le succès du genre mais fervents de le mettre en avant, se bouscule pour signer des contrats aux groupes[22].

L'explosion du rock alternatif est accompagnée par MTV et Lollapalooza, un festival affichant divers groupes et qui aidèrent à populariser des groupes alternatifs comme Nine Inch Nails, The Smashing Pumpkins, et Hole. Avec leur premier album éponyme en 1992, The Wallflowers - inspirés par The Clash et Elvis Costello - ouvrent au sein du rock alternatif la branche du rock traditionnel des années 1960 et 1970 où s'engouffrent de groupes tels que : Counting Crows, Fastball ou encore Collective Soul. Au milieu des années 1990, le terme alternatif est synonyme de grunge dans les yeux des médias de masse et du grand public, et une « culture alternative » est en train d'être mise en avant et commercialisée pour le public général de la même manière que la contre-culture hippie dans les années 1960 (l'existence même d'une culture alternative est d'ailleurs sujet à débat, et est souvent vue par les fans de rock alternatif comme une création des médias de masse). Pendant les années 1990, divers artistes de pop comme Alanis Morissette et Hootie and the Blowfish sont annoncés en tant qu'artistes alternatifs par les maisons de disques avec l'espoir de bénéficier de la popularité du concept. Nombreux groupes de pop punk comme Green Day et The Offspring sont aussi étiquetés comme des groupes alternatifs. La mauvaise utilisation du terme à des fins commerciales va jusqu'à étiqueter des artistes Afro-Américains qui ne rentrent pas tout à fait dans les genres du R&B, du hip-hop, ou de la pop, comme la musicienne folk Tracy Chapman, bien que leurs musique n'avaient rien à voir avec le punk et le post-punk et ne partageait en aucun cas ses influences[23]. En même temps, des groupes de post-grunge comme Third Eye Blind, The Goo Goo Dolls et Matchbox Twenty prennent les racines du rock alternatif et l'utilisent à des fins commerciales. The New York Times déclare en 1993, « Le rock alternatif n'a plus l'air si alternatif que ça aujourd'hui », dénonçant le fait que d'innombrables labels majeurs avaient une poignée de groupes alternatifs[24]. Malgré cela, quelques groupes alternatifs méfiants du succès commercial et préférant rester dans l'underground se revendiquent des groupes de rock indépendant et développent des mouvements musicaux comme le lo-fi, un genre qui marque un retour vers l'éthique originale de la musique alternatif. Des labels comme Matador Records, Merge Records et Dischord, ainsi que des groupes comme Pavement, Liz Phair, Superchunk, Fugazi, et Sleater-Kinney dominent la scène indépendante américaine pendant une bonne partie des années 1990[25].

Interpol fut parmi les groupes alternatifs qui s'imposèrent dans les années 2000 et participe au renouveau du genre au XXIe siècle.

La prééminence commerciale du rock alternatif décline à cause d'un certain nombre d'événements, particulièrement la mort de Kurt Cobain, le guitariste, chanteur, auteur, et compositeur de Nirvana, en 1994, ainsi que le procès de Pearl Jam contre l'organisateur de concert Ticketmaster, qui leur empêche de jouer sur les dates majeures de leur tournée nationale[15]. Un autre événement qui participe à la chute de popularité du rock alternatif est le hiatus du festival Lollapalooza après avoir essayé en vain de trouver un groupe important pour jouer en 1998. En vue des problèmes du festival cette année-là, Spin annonce que « Lollapalooza est aussi comateux que le rock alternatif en ce moment[26]. »

Au commencement du XXIe siècle, nombreux groupes alternatifs, dont Nirvana, The Smashing Pumpkins, Soundgarden, Alice In Chains, Rage Against the Machine, et Hole se dissolvent ou sont en pause. Pendant ce temps là, le rock indépendant se diversifie ; aux côtés des sons de rock indépendant plus classiques comme ceux de Modest Mouse, Bright Eyes, et de Death Cab for Cutie, le renouveau du garage rock des White Stripes et des Strokes ainsi que les sons post-punk d'Interpol et des Killers sont des succès commerciaux et populaires. Suite au succès de ces groupes Entertainment Weekly déclare en 2004, « Après près d'une décennie de domination par le rap rock et le nu metal, le rock alternatif populaire est de nouveau bon[27]. »

Reste du monde[modifier | modifier le code]

Le groupe canadien Arcade Fire.

L'Australie assiste à l'émergence de nombreux groupes alternatifs importants, comme Midnight Oil, Nick Cave and the Bad Seeds, The Go-Betweens, Dead Can Dance, Silverchair, et The Vines. Double J, une station de radio à Sydney, et la station de radio indépendante de Melbourne 3RRR jouaient du rock alternatif pendant les années 1980. En 1990, Double J, qui s'était renommé en Triple J, commence à diffuser au niveau national, et représente le rock alternatif en Australie[28]. Tout comme le festival Lollapalooza aux États-Unis, le Big Day Out est un événement qui donnait l'opportunité à des groupes alternatifs locaux et étrangers de jouer à travers le pays. À l'est, une scène alternative se développe dans la ville néo-zélandaise de Dunedin et le label Flying Nun Records. Cette scène, qui se développe au milieu des années 1980, était représentée par des groupes comme The Bats, The Clean, Straightjacket Fits (en) et The Chills.

Le rock alternatif au Canada varie de la pop humoristique de Barenaked Ladies et de Crash Test Dummies au post-grunge de Our Lady Peace, Matthew Good Band, et I Mother Earth. À Montréal, une infrastructure indépendante se développa après les problèmes économiques et sociaux des années 1990. La ville abrite maintenant nombreux groupes de rock indépendant comme Arcade Fire, Godspeed You! Black Emperor, et The Dears[29].

The Sugarcubes est le groupe islandais ayant le plus de succès[30]. Après la dissolution du groupe au début des années 1990, la chanteuse Björk s'embarque dans une carrière solo qui incorporait des influences du trip hop, du jazz, et de l'electronica en addition du rock alternatif. Parmi les groupes de rock indépendant islandais sont Múm et Sigur Rós. L'Europe continentale a également généré son lot de groupes et de styles alternatifs, du rock industriel allemand de KMFDM et de Rammstein aux groupes plus distinctifs comme le groupe hollandais The Gathering et le groupe italien Bluvertigo (en).

En France, le mouvement alternatif était représenté par des groupes comme les Lucrate Milk et les Bérurier Noir, qui avait vendu plus de 20 000 albums en 1987, les Garçons Bouchers, ou encore la Mano Negra. Ces groupes, affectés par le paysage social français, traitaient de problèmes politiques et sociaux dans leurs textes. Dans les années 1990, la vague de grunge atteint la France et a pour résultat le succès commercial et populaire de groupes francophones comme Noir Désir[31]. D'autres groupes ont, depuis la fin des années 1980, incarné une forme de rock alternatif plus proche esthétiquement de la musique pop rock anglaise. D'autres groupes notables incluent notamment Gamine (au milieu des années 1980), les Innocents, G.I. Love, les Little Rabbits, Chelsea, Davy Jones Locker (en), Kill the Thrill (en), Heliogabale, Welcome to Julian, ou plus récemment Eiffel, Luke, et Dionysos.

En Suisse, le mouvement alternatif, particulièrement créatif était représenté dès 1985 par des groupes comme The Young Gods, Alboth! (en), ou encore Goz of Kermeur (en). Dans les années 1990, en Suisse, c'est le groupe Troubadour qui deviendra le porte parole de la vague alternative avec des séries de concerts auto-destructeurs et ultra-violents donnés principalement dans des squats.

Le Japon possède une scène noise rock active caractérisée par des groupes comme Boredoms et Melt-Banana. Le groupe d'indie pop Shonen Knife est fréquemment cité comme une influence par des artistes alternatifs américains, dont Nirvana et Sonic Youth[32].

Styles et formes dérivées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Popkin, Helen A.S., « Alternative to what? », MSNBC.com,‎ 2006.
  2. a, b, c et d (en) Alan di Perna, Brave Noise—The History of Alternative Rock Guitar, dans Guitar World, décembre 1995.
  3. (en) Reynolds 2005, p. 391.
  4. (en) Azerrad, Michael. Our Band Could Be Your Life: Scenes from the American Indie Underground, 1981-1991. Little Brown and Company, 2001, page 446. (ISBN 0-316-78753-1).
  5. (en) Thompson, Dave. Introduction. Third Ear: Alternative Rock. San Francisco: Miller Freeman, 2000, page VIII.
  6. (en) Reynolds 2005, p. 338.
  7. (en) Mullen, Brendan. Whores: An Oral Biography of Perry Farrell and Jane's Addiction. Cambridge : Da Capo, 2005, page 19. (ISBN 0-306-81347-5).
  8. (en) Starr, Larry; Waterman, Christopher. American Popular Music: From Minstrelsy to MTV. New York: Oxford University Press, 2003, page 430. (ISBN 0-19-510854-X).
  9. a, b, c, d, e et f (en) Stephen Thomas Erlewine, « Pop/Rock » Alternative/Indie Rock », sur AllMusic (consulté le 8 février 2015).
  10. a et b (en) Rock Music. Microsoft Encarta 2006 [CD]. Redmond, WA: Microsoft Corporation, 2005.
  11. (en) Jon. Pareles, « A New Kind of Rock », New York Times,‎ 5 mars 1989 (lire en ligne).
  12. (en) Charlton, Katherine. Rock Music Styles: A History. McGraw Hill, 2003, page 346-47. (ISBN 0-07-249555-3).
  13. (en) Our Band Could Be Your Life, pg. 3-5.
  14. (en) Olsen, Eric, « 10 years later, Cobain lives on in his music », MSNBC.com,‎ 2004 (consulté le 21 juin 2008).
  15. a et b (en) Considine, J.D. The Decade of Living Dangerously. Guitar World, mars 1999.
  16. (en) Dolan, Jon. The Revival of Indie Rock. Spin, janvier 2005.
  17. (en) Reynolds 2005, p. 390.
  18. a et b (en) Azerrad, Michael. Come As You Are: The Story of Nirvana. Doubleday, 1994. p. 160 (ISBN 0-385-47199-8).
  19. (en) Azerrad (1994), page. 4
  20. (en) « Grunge », sur AllMusic (consulté le 8 février 2015).
  21. (en) Rosen, Craig. Some See 'New Openness' Following Nirvana Success. Billboard. 25 janvier 1992.
  22. (en) Browne, David, « Turn That @#!% Down! », EW.com,‎ 2007 (consulté le 17 avril 2007).
  23. (en) Garofalo, Reebee. Rockin' Out: Popular Music in the USA, Third Edition. Boston: Allyn & Bacon, 2005. pages 367-368. (ISBN 0-13-189785-3).
  24. (en) Jon. Pareles, « Great Riffs. Big Bucks. New Hopes? », New York Times,‎ 28 février 1993 (lire en ligne)
  25. (en) Azerrad (2001), pg. 495-497.
  26. (en) Weisbard, Eric. This Monkey's Gone to Heaven. Spin, juillet 1998.
  27. (en) Hiatt, Brian ; Bonin, Lian ; Volby, Karen, « What exactly is Seth Cohen rock? », EW.com,‎ 2007 (consulté le 28 août 2007).
  28. (en) « Triple J : Australia's uncensored voice », sur The News Tribune,‎ 19 janvier 2007 (consulté le 8 février 2015).
  29. (en) Perez, Rodrigo. The Next Big Scene: Montreal, Spin, février 2005.
  30. (en) Stephen Thomas Erlewine, « The Sugarcubes - Biography », sur AllMusic (consulté le 8 février 2015).
  31. « NOIR DéSIR, Biographie », sur MCM (consulté le 8 février 2015).
  32. (en) « Twee Pop », sur www.mp3.com (consulté le 8 février 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Simon Reynolds, Rip It Up and Start Again: Postpunk 1978-1984, Penguin,‎ 2005 (ISBN 0-14-303672-6).
  • (en) Azerrad, Michael. Our Band Could Be Your Life: Scenes from the American Indie Underground, 1981-1991. Little Brown and Company, 2001. (ISBN 0-316-78753-1)
  • (en) Harris, John. Britpop!: Cool Britannia and the Spectacular Demise of English Rock. Da Capo Press, 2004. (ISBN 0-306-81367-X)