Forces armées britanniques

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Forces armées britanniques
Her Majesty's Armed Forces
British Armed Forces
Badge tri-service des forces armées
Badge tri-service des forces armées
Fondation 1707
Branches Naval Ensign of the United Kingdom Royal Navy
British Army Flag British Army
Royal  Air Force Ensign Royal Air Force
Commandement
Commandant en chef Drapeau personnel de la reine Élisabeth II Élisabeth II
Secrétaire d'État à la Défense Drapeau personnel du Defense Secretary Philip Hammond MP
Chef d'état-major des armées Général Sir David Richards
Main-d'œuvre
Âges militaires 15 ans - 49 ans
(18 ans en opérations)
Disponibles au service militaire 14 856 917 (2010) (16-49 ans)[1] hommes
14 307 316 (2010) (16-49 ans)[1] femmes
Aptes au service militaire 12 255 452 (2010) (16-49 ans)[1] hommes
11 779 679 (2010) (16-49 ans)[1] femmes
Atteignant l'âge militaire chaque année 383 389 (2010) [1]  hommes
365 491 (2010) [1] femmes
Actifs 187 970[2] (24e)
Troupes régulières 240 000[2]
Déployés hors du pays 9 808 (en septembre 2011)[3]
Réservistes 232 000[2]
Paramilitaires 153 000[2]
Budgets
Budget 42 milliards de £[4]
≈ 47 milliards d'
Pourcentage du PNB 2,5 % (en 2009)
Articles annexes
Histoire Histoire militaire du Royaume-Uni
Grades Grades de l'armée britannique

Les forces armées britanniques (British Armed Forces ou Her Majesty's Armed Forces et légalement Armed Forces of the Crown[5]), englobent la marine (Royal Navy), l'armée de terre (British Army) et la force aérienne (Royal Air Force).

Avec un effectif officiel de 625 000 personnes en 2009, dont 240 000 dans les troupes régulières et 169 000 en 2012, 232 000 réservistes et 153 000 paramilitaires, les forces armées britanniques constituent l'une des armées d'Europe ayant le plus de capacité d'intervention outre-mer[6].

Le Commandant en chef est le monarque britannique, actuellement la reine Élisabeth II, et les British Armed Forces sont placées sous le contrôle du Conseil de la Défense (Defence Council) du Ministère de la Défense.

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire militaire du Royaume-Uni.

Historiquement, la Grande-Bretagne peut se définir comme une thalassocratie et compte beaucoup sur son statut insulaire pour sa sécurité, d'où la priorité donnée à sa marine de guerre longtemps privilégiée par rapport à son armée de terre qui était « un boulet de canon tiré par la marine » utilisé comme force expéditionnaire.

Durant les guerres Napoléoniennes, le Royaume-Uni mobilise jusqu'à 750 000 hommes de 1792 à 1815, dont un tiers dans la Royal Navy.

Sous le règne de 63 ans de la reine Victoria Ire, il y en tout 72 campagnes militaires cependant les forces armées britanniques n'ont représenté qu'environ 0,8 % de la population.

En 1898, la British Army comptait 99 000 soldats professionnels dans les îles britanniques, 75 000 dans l'Inde britannique et 41 000 dans le reste de l'Empire britannique; l'armée britannique des Indes était forte de 148 000 hommes tandis que la Royal Navy comptait 100 000 hommes. Le budget de la Défense cette année était de 40 millions de livre sterling soit 2,5 % du PNB, Ce qui est faible en comparaison de l'étendue de l'empire britannique qui est alors le plus vaste du monde[7].

Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, la Royal Navy était toujours la plus puissante marine de guerre du monde mais le corps expéditionnaire britannique était composé de seulement six divisions d'infanterie et une de cavalerie soit environ 70 000 hommes. Le volontariat fit monter les effectifs globaux à 1,3 million d'hommes en 1915 mais les lourdes pertes ont imposé l'instauration du service militaire obligatoire le . En octobre 1916, on comptait 1,5 million de personnes sous les drapeaux, 48 divisions en France et une armée de 150 000 hommes en Égypte face à l'empire ottoman[8]. Les forces du Commonwealth et de l'Empire participent pleinement à la victoire. Le bilan humain est estimé à 885 138 tués et 1 663 435 blessés pour les forces britanniques dont 624 000 morts aux combats et de 74 187 tués et 69 214 blessés dans les rangs de l'armée des Indes.

L'effectif maximal durant la Seconde Guerre mondiale fut de 5 120 000 militaires ayant combattu sur quatre continents contre l'Axe Rome-Berlin-Tokyo[9]. Là aussi, l'appoint des forces de l'Empire fut déterminant dans le déroulement du conflit. Les pertes humaines sont estimées à 382 600 militaires tués'[10],[11].

Suite à la capitulation allemande, la British Army of the Rhine fut créée en Allemagne de l'Ouest en 1945 et sera intégrée au dispositif de l'OTAN suite à la Guerre froide

Le , le premier ministre britannique Harold Wilson annonce le « retrait des forces britanniques à l’est de Suez » avant la fin de l’année 1971 quittant ainsi ses anciennes bases d’Extrême-Orient et de facto son rôle d'arbitre du Golfe Persique[12].

Structure[modifier | modifier le code]

Force
British Army (2009)
Char d'assaut 386 Challenger 2
Véhicule de combat d'infanterie 575 Warrior
Véhicule de transport de troupes 3250 à 4000
Artillerie 376
Aéronefs 290
Personnel (Armée réguliére) 114 260
Personnel (Territorial Army) 35 500
Royal Navy (2010)
SNLE 4
Flotte de Sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) 7
Porte-aéronefs 0
Porte-hélicoptères 1
Destroyers 6
Frégates 17
Patrouilleurs 23
Navire d'assaut amphibie 2
Chasseur de mines 16
Navires océanographiques 5
Aéronefs 200
Personnel (Régulier, incluant les Royal Marines) 34 660
Personnel de réserve de la Royal Navy 3960
Personnel de réserve des Royal Marines 600
Royal Navy Auxiliaire
Pétroliers 9
Ravitaillieurs 2
Pétrolier/ravitailleurs 2
Navire d'entrainement aviation 1
Vaisseau de réparation 1
Bâtiment de débarquement 5
Bâtiments de transport stratégique 6
Royal Air Force (2009)
Aéronefs 942 (hélicoptères inclus) (?)
Personnel 40 830

Les forces armées du Royaume-Uni se divisent en trois armes :

Commandement[modifier | modifier le code]

À la tête de l'État, le monarque britannique, actuellement la reine Élisabeth II est nommé commandant en chef des forces armées. Cependant, la reine a cédé ce pouvoir militaire au Premier ministre et à son Cabinet, mais reste l'« autorité suprême » militaire et conserve de pouvoir de prévenir son utilisation inconstitutionnelle.

Le ministère de la Défense (Ministry of Defence) est le département gouvernemental chargé de prévoir et d'exécuter la politique de défense de la nation à travers les forces armées. Le ministère est dirigé par le secrétaire d'État à la Défense (Secretary of State for Defence) et par trois responsables parlementaires : le ministre d'État aux forces armées (Minister of State for the Armed Forces), le ministre pour l'approvisionnement militaire (Minister for Defence Procurement) et le ministre des vétérans (Minister for Veterans' Affairs).

Un certain nombre de comités et conseils sont responsables de la gestion des armées : le Defence Council (Conseil de la défense), le Chiefs of Staff Committee (Comité des Chefs d'État-Major), le Defence Management Board (Conseil d'administration de la défense), ainsi que trois conseils uni-arme (Army Board pour la British Army, Admiralty Board pour la Royal Navy et Air Force Board pour la Royal Air Force, tous présidés par le secrétaire d'État à la Défense).

Le Chief of the Defence Staff est le chef des forces armées professionnelles et il peut avoir le grade d'Amiral, d'Air Chief Marshal ou de Général en fonction de du service dont il est originaire. Les trois armes ont leurs propres Chefs d'État-Major, respectivement, le First Sea Lord, le Chief of the General Staff et le Chief of the Air Staff.

British Army[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Structure de la British Army.

Royal Navy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Structure de la Royal Navy.

Royal Air Force[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Structure de la Air Force.

Royal Marines[modifier | modifier le code]

Agences civiles[modifier | modifier le code]

Équipement[modifier | modifier le code]

Le fusil d’assaut standard est depuis 1985 le L85 de la marque Enfield. L'arme de soutien de groupe depuis les années 1960 est la FN Mag de la marque Belge FN-Herstal désigné sous le nom de L7.

Armement nucléaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armes nucléaires du Royaume-Uni.

Le , le premier essai nucléaire du Royaume-Uni a lieu, faisant de cette nation la 3e puissance nucléaire de l'histoire[13].

Les dernières bombes pour avions, les WE 177, furent retirées en mars 1998[14].

En 2010, sur un total maximum de 225 ogives nucléaires britanniques, 160 sont immédiatement opérationnelles à bord des 58 missiles balistiques Trident D5[15] pouvant être embarqué à bord de 4 sous-marin nucléaire lanceur d'engins de la classe Vanguard[16].

Spatial[modifier | modifier le code]

En 2012, les forces britanniques ne disposent plus d’aucun satellite artificiel militaire institutionnel et se reposent entièrement sur les capacités de leurs alliés en matière d’observation et de renseignement militaire, de positionnement par satellite, et de surveillance de l’espace. De la même manière, le Royaume-Uni a renoncé à tout accès indépendant à l’espace[17]. Leurs communications sont assurées par le réseau satellitaire Skynet actuellement géré par un opérateur privé.

Personnels[modifier | modifier le code]

Service 1951 1975 1985 1993 1997 2006 2010 2020
prévisions 2014[18]
Armée régulière
Total 489 600 338 400 326 200 274 800 210 800 195 900 177 890 147 000
Marine 131 000 76 200 70 400 59 400 45 100 39 400 35 500 30 000
Terre 209 700 167 100 162 400 134 600 108 800 107 700 102 260 82 000
Air 148 900 95 000 93 400 80 900 56 900 48 700 40 130 35 000
Service militaire
Total 319 600 - -
Marine 7 200
Terre 223 500 - -
Air 88 900 - -
Réserve
Total 205 700 258 300 259 300 222 300 - -
Marine 25 700 22 000 24 100 23 200 - -
Terre 150 200 190 200 190 100 160 200 - -
Air 29 800 46 100 45 400 35 000 - -
Réserve volontaire
Total 123 500 88 600 76 100 62 500 42 300 28 080 34 900
Marine 10 100 6 300 5 600 4 600 3 600 2 630 3 100
Terre 95 300 81 000 68 700 57 600 37 300 24 110 30 000
Air 18 100 1 200 1 800 1 400 1 400 1 340 1 800

Opérations militaires actuelles[modifier | modifier le code]

L'armée britannique est actuellement (le ) déployée dans les pays suivants[3] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f CIA World FactBook
  2. a, b, c et d (en juin 2009)
  3. a et b [1]
  4. (en) Building Britain's future sur le site du Trésor britannique. Consulté le 18 mars 2010.
  5. Armed Forces Act 1976, raf.mod.uk
  6. Forces militaires britanniques par service au 1er avril de chaque année, sur le site de la Defense Analytical Service and Advice
  7. (en) [PDF] Collège interarmées de défense, « La dynamique de la puissance britannique pendant l'âge Victorien, 1937-1901 », sur http://www.infoguerre.fr, Infoguerre,‎ Novembre 2005 (consulté le 4 octobre 2005)
  8. Arthur Conte, Verdun, octobre 1916, 1987, (ISBN 2855653762)
  9. John Campbell, La Seconde Guerre mondiale, Sélection du Reader's Digest,‎ 1990 (ISBN 2709803267)
  10. France : Histoire : le Monde de 1939 à nos jours (Ed. pour Lycées - Terminales), Collection J. Marseille, Nathan, 1998
  11. Inde et Indonésie : Commonwealth war graves Commission
  12. Olivier Da Lage, « Il y a vingt ans, Les Britanniques quittent le Golfe », Le Blog d'Olivier Da Lage,‎ 22/23 décembre 1991 (lire en ligne)
  13. (en) Britain's Nuclear Weapons, Nuclear Weapon Archive, 4 juillet 2007
  14. (en) History of the British Nuclear Arsenal, Nuclear Weapon Archive, 30 avril 2002
  15. (en) Dive bombers, The Times, 20 janvier 2008
  16. La Grande-Bretagne limite à 225 son stock de têtes nucléaires, L'Express, 26 mai 2010
  17. Christophe Venet, « Dans l’espace aussi, l’Angleterre est une île », sur Ultima Ratio,‎ 25 octobre 2012 (consulté le 21 décembre 2012)
  18. Philippe Chapleau, « Un 4e (et final?) tour de vis chez les Britanniques », sur Lignes de défense, Ouest-France,‎ 24 janvier 2014 (consulté le 25 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]