Forces armées grecques

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Forces armées grecques
Eλληνικές Ένοπλες Δυνάμεις
Image illustrative de l'article Forces armées grecques
Fondation 13 avril 1822
Branches Armée héllenique
Marine héllenique
Armée de l'air hellénique
Quartier-général Athènes, Drapeau de la Grèce Grèce
Commandement
Commandant suprême de l'armée Károlos Papoúlias
Ministre de la défense nationale Dimitris Avramopoulos
Chef d'état-major de la Défense nationale Konstantinos Zazias
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 - 49
Disponibles au service militaire 2 485 389 (16-49 ans) (2010)[1] hommes
2 469 854 (16-49 ans) (2010)[1] femmes
Aptes au service militaire 2 032 378 (16-49 ans) (2010)[1] hommes
Atteignant l'âge militaire chaque année 52 754 (2010)[1]  hommes
49 485 (2010)[1] femmes
Budgets
Budget 7,26 milliards d'euros (2009)[2]
Pourcentage du PNB 3,1 % (est. 2009)[2]

L’armée grecque est relativement nombreuse et bien équipée par rapport à l'importance de cette nation;

Les forces armées grecques bénéficient depuis toujours d’une forte attention politique accordée aux questions de sécurité et ont bénéficié d’un programme de modernisation de large amplitude qualitative et quantitative entamée dans les années 1990. Mais la majorité de son parc blindé est en 2012 encore vétuste[3] et le matériel léger (fusils d'assaut, brelage de combat) date des années 1970.

Historique[modifier | modifier le code]

Tableau La Mort de Markos Botzaris de Ludovico Lipparini représentant une scène de la guerre d'indépendance durant le siège de Missolonghi
Parade des Evzones de la garde d'honneur présidentielle à Rome en 2006

L’empire ottoman conquit la Grèce au XIVe siècle, et cette longue occupation parfois très dure, marqua profondément le pays. La difficile guerre d'indépendance grecque débutée en 1821 aboutit à l'indépendance en 1831.

L'armée régulière grecque fut créée le 1er avril 1822 (calendrier julien) par une loi. Il fut décidé que l'armée serait composée d'une infanterie lourde, d'une infanterie légère, d'une artillerie de siège, d'une artillerie de campagne, d'une cavalerie lourde, d'une cavalerie légère et d'un corps du génie ; elle ne vit cependant pas le jour, la grande majorité des forces armées restant composées de fantassins irréguliers.

L'armée a eu un rôle politique important dans ce pays notamment avec le coup d'État du 3 septembre 1843 et le coup de Goudi de 1909.

Le pays au sein de la Ligue balkanique participa aux guerres balkaniques de 1912-1913.

Vénizelistes prêtant serment et formant les troupes grecques qui aident les Alliés.

Au début de la Première Guerre mondiale, la Grèce est divisé sur la position à tenir. L'armée de Défense Nationale était fidèle au gouvernement de défense nationale de Vénizelos.

En août 1916, il y avait 1 300 hommes sous les ordres des colonels Zymvrakakis et Mazarakis qui étaient à Salonique et se composaient de volontaires, de gendarmes crétois, pour parvenir à 10 000 hommes le 25 septembre 1916 lorsqu'arrivèrent les troupes qui avaient fui lors de l'abandon du Fort Rupel.

En janvier 1918, les Grecs sont 204 000 (hors les dépôts) répartis dans les 1er, 2e, 5e corps d'armées de la Défense Nationale plus 2 divisions isolées[4] commandées par le général Danglis.

En 1918, le pays rejoignit le camp des Alliés durant la Première Guerre mondiale dont les forces envoyé dans le cadre de l’expédition de Salonique étaient présentent dans le pays depuis 1915. Cela permit à ses troupes d'entrer aux côtés des troupes françaises dans Constantinople et de faire sonner les cloches de Sainte-Sophie. L'armée grecque fit aussi partie du défilé de la victoire sur les Champs-Élysées à Paris le 14 juillet 1919.

Lors de la guerre gréco-turque de 1920-1921, la Grèce perd de façon désastreuse.

L'influence de l'armée sur la vie politique du pays devient de plus en plus forte à partir des années 1930.

À partir du 28 octobre 1940 commence ce que appellera la guerre italo-grecque l’Italie fasciste tente d’envahir la Grèce à partir de l’Albanie mais l’armée italienne est repoussée jusqu’à ses bases de départ ; cela contraint l’Allemagne nazie d’intervenir le 6 avril 1941 dans la bataille de Grèce à partir de la Bulgarie. Malgré l’aide de l’armée britannique, le pays est entièrement occupé le 28 avril. La bataille de Crète, fin mai 1941, mettra un terme à cette campagne.

En 1944, le pays est libéré mais plonge dans la guerre civile grecque qui se termine en 1949 par la victoire de l’armée gouvernementale aidée par le Royaume-Uni et les États-Unis sur les partisans communistes.

En 1952, la Grèce rentre dans l’OTAN, en même temps que la Turquie.

En avril 1967, un coup d'État militaire instaure le «régime des Colonels».

En juillet 1974, à la suite d'une tentative de la Grèce de renverser par un coup d’État le gouvernement de Chypre, la Turquie envahit celle-ci, ce qui conduit à des affrontements militaires avec les forces grecques envoyées d’urgence sur l’île pour contrer cette invasion. On est alors très proche d’une guerre ouverte entre ces deux alliés des États-Unis qui parviennent à éviter l’escalade. Les militaires grecs se retirent alors de la vie politique après cette crise.

Stratégie[modifier | modifier le code]

Membre de l’OTAN depuis 1952 et l’Union européenne depuis 1981, la stratégie des forces armées grecques repose sur trois éléments : la suffisance défensive qui vise l’introduction de nouvelles technologies comme alternative à la course aux armements avec la Turquie, la riposte graduée selon laquelle chaque situation de crise doit être traitée de façon appropriée, prompte, sélective et effective et la zone de défense combinée entre la Grèce et Chypre, face à la Turquie.

À la différence des autres pays européens, la fin de la guerre froide n’a pas réduit le danger de conflit pour la Grèce. Depuis la seconde moitié des années 1960, la menace turque s’est progressivement substituée à toute autre menace. Ainsi, alors que le Pacte de Varsovie disparaissait, l’ennemi de l’Est est toujours présent dans la pensée des Grecs.

Les procès entamés en Turquie par le gouvernement Erdogan à la fin des années 2000 ont révélé des plans susceptibles de menacer la Grèce (plan Balyoz, plan Suga).

Ces deux pays se sont trouvés à sept reprises dans une situation de crise grave ou au bord du conflit armé depuis la Seconde Guerre mondiale (1955, 1963-1964, 1967, 1974, 1976, 1987,1996), depuis le pogrom contre les habitants grecs d’Istanbul en septembre 1955 jusqu’à la crise des îlots Imia (ou Kardak en turc) en 1996.

Les problèmes bilatéraux non résolus concernent principalement la démilitarisation des îles grecques de la mer Égée proche de la Turquie, la question du plateau continental de la mer Égée, la question des eaux territoriales et de l’espace aérien et enfin le contrôle opérationnel de la mer Égée dans le cadre des exercices militaires de l’OTAN.

La diplomatie grecque tente depuis le début du XXIe siècle de résoudre ces problèmes en aidant la Turquie à intégrer l’Union européenne pour diminuer la tension bilatérale.

Budget[modifier | modifier le code]

Le budget de la défense est élevé, avec des dépenses militaires équivalant à entre 4 et 5 % de son produit national brut (4,12 % en 2003 soit le taux le plus élevé de toute l’Union européenne, en partie à cause des tensions avec la Turquie).

La course aux armements que se livrent la Grèce et la Turquie implique pour Athènes l’obligation de suivre le rythme des dépenses militaires d’Ankara, mais les changements diplomatiques et les réalités budgétaires conduisent à une politique systématique et graduelle de désescalade, avec comme objectif de les stabiliser à en dessous de 3 % du PNB. Ces dernières années, la course aux armements a repris, et l'armée grecque acheta en 2009 pour 1 269 000 000 (soit 4 % du PIB grec) d'armes à la France, aux États-Unis et à l'Allemagne, occupant ainsi la 4e place des importateurs d'armes dans le monde[5].

Statistiques sur les dépenses militaires[modifier | modifier le code]

  • 1988 : 1 355 millions d’euros : 5,1 % du PIB
  • 1990 : 612 344 millions de drachmes
  • 1992 : 2 452 millions d’euros : 4,3 % du PIB
  • 1995 : 1 171 377 millions de drachmes, 3 438 millions d’euros : 4,3 % du PIB
  • 2000 : 2 017 593 millions de drachmes, 5 921 millions d’euros : 4,9 % du INB
  • 2003 : 6 309 millions d’euros : 4,1 % du PIB
  • 2005 : 5 429 millions d’euros
  • 2006 : 5 829 millions d’euros
  • 2007 : 5 997 millions d’euros
  • 2008 : 6 896 millions d’euros : 2,9 % du PIB
  • 2009 : 7 311 millions d’euros : 3,1 % du PIB
  • 2010 : 6 683 millions d’euros : 2,9 % du PIB
  • 2011 : 4 622 millions d’euros : 2,1 % du PIB [6]

Effectifs[modifier | modifier le code]

Voici les effectifs du personnel militaire et le pourcentage de la population active du personnels civil et militaire de la Défense, celui-ci étant le plus élevé des membres de l’OTAN :

  • 1990 : 201 000 : 5,7 %
  • 1995 : 213 000 : 5,6 %
  • 2000 : 205 000 : 4,9 %
  • 2005 : 135 000 : 3,1 %
  • 2006 : 139 000 : 3,1 %
  • 2007 : 134 000 : 3,0 %
  • 2008 : 134 000 : 3,0 %
  • 2009 : 133 000 : 2,9 %
  • 2010 : 128 000 : 2,8 %
  • 2011 : 124 000 : 2,7 %

Bureau général de la défense grecque[modifier | modifier le code]

L'état major des forces grecques est le Bureau général de la défense grecque — Γενικό Ἐπιτελεῖο Ἐθνικῆς Ἄμυνας.

Armée de terre - Ἑλληνικὸς Στρατός[modifier | modifier le code]

Les forces terrestres sont relativement mobiles mais les véhicules de transport de troupe sont faiblement blindés. Les forces spéciales sont de bonne qualité.

L’armée de terre manque d’aéromobilité et de capacité de projection des forces à longue distance du fait d’une focalisation sur la menace turque. La prolifération de types disparates de matériels entraîne une lourdeur logistique.

Organisation[modifier | modifier le code]

Principaux matériels en service[modifier | modifier le code]

Chars Leopard 2A6 de l'armée grecque.

Certains sont produits localement sous licence. Les chiffres donnés dans cette rubrique ainsi que pour l'armée de l'air et la marine sont, sauf indication contraire, de 2005.

Pistolets :

Pistolet mitrailleur :


Fusil d'assauts :

Mitrailleuses :

Char d'assaut :


Véhicules de combat d’infanterie :

Transport de troupes :

Véhicules de reconnaissance :

Artillerie automotrice :

Artillerie tractée :

Lance-roquettes multiples :

Artillerie antiaérienne, missile sol-air :

Mortiers et missile antichar :

  • 107 mm : 620
  • 81 mm : 2 800
  • Lanceurs de missile MILAN : 290
  • Lanceurs de missiles TOW :336
  • Lanceurs AT-4 Spigot : 262

Hélicoptères :

Force aérienne - Πολεμικὴ Ἀεροπορία[modifier | modifier le code]

Mirage 2000 de la force aérienne grecque
F-4 de l'aviation grecque
Article détaillé : Polemikí Aeroporía.

La force aérienne est équipée de matériels ayant de très hautes performances depuis la fin des années 1980, incluant des missiles de croisière, elle a un haut degré d’interopérabilité avec l’OTAN.

Elle manque d’aptitude à opérer depuis des bases dispersées, rendant les forces vulnérables à une éventuelle attaque. Elle n’a pas de moyens de ravitaillement aérien.

Organisation[modifier | modifier le code]

Principaux matériels en service[modifier | modifier le code]

Avion de chasse

  • F-16C/D Block 52+ : 60 (commandés)
  • F-16 C/D Block 50D : 40
  • F-16 C/D Block 30 : 32
  • Mirage 2000-5 : 25
  • Mirage 2000CG/BG : 25
  • F-4E Peace Icarus : 25
  • F-4E Phantom II : 25
  • A-7E/TA-7 C Corsair II : 41
  • A-7H/TA-7H Corsair II : 45

Détection avancée :

Reconnaissance :

Patrouille maritime :

Transport :

Défense aérienne :

Hélicoptères :

Avion d’entraînement  :

  • T-6 Texan II : 45
  • T-2C/E Buckeye : 35

Marine - Ἑλληνικὸ Πολεμικὸ Ναυτικό[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marine hellénique.
La frégate de classe Meko-200HN HS Spetsai (F453). Elle a été mise sur cale chez à Skaramanga le 11 août 1992, lancée le 9 décembre 1993 et admise au service actif le 24 octobre 1996. Spetsai ou Spetses est une ile grecque du Golfe Saronique au sud d'Athènes. Les quatre navires de cette classe ont été financés partiellement par les États-Unis et l'Allemagne.

La marine grecque est dans les années 2000 moderne, bien équipée, et s’appuie sur une forte expérience navale mais a un manque, relatif, de capacité de frappe terrestre.

Historique[modifier | modifier le code]

La marine militaire commença la Seconde Guerre mondiale en 1940 avec 34 navires de guerre et 6 500 hommes, perdit 28 navires et 800 hommes et avait 43 navires et 8 500 hommes fin 1944. L'immense majorité de la flotte étant alors des unités d'origine américaine et britannique données grâce au lend-lease [9].

Durant la guerre froide, la marine grecque reçut de nombreux bâtiments de seconde main de ses alliés de l'OTAN.

En cas de guerre contre les marines du Pacte de Varsovie, la marine hellène aurait eu pour mission avec son meilleur ennemi, la marine turque, de bloquer les détroits du Bosphore et des Dardanelles et de détruire avec l'aide de la Sixième flotte américaine l'escadre de la marine soviétique présente en Méditerranée.

Organisation[modifier | modifier le code]

Elle compte 19 000 personnes dont 1 300 dans une brigade d'infanterie de marine et dispose de 3 grande bases navales :

Principaux matériels en service[modifier | modifier le code]

Frégates :

Sous-marins :

Patrouilleurs et corvettes :

Bâtiment de débarquement :

  • LST classe Chios (Jason) : 5
  • LCAC Kerkyra (Zubr) : 4

Guerre des mines :

  • chasseurs et dragueurs de mines : 12
  • mouilleur de mine : 1

Hélicoptères :

Les gardes-côtes[modifier | modifier le code]

Cette arme grecque fut créée en 1919. Son chef a le grade de vice-amiral. Pour assurer leurs missions de défense et de police maritime, les gardes-côte grecs disposent des moyens suivants :

Engagements internationaux[modifier | modifier le code]

Les chiffres ci-dessous sont datés du 21 octobre 2011[11] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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