Agatha Christie

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Agatha Christie

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Photographie reproduite sur la plaque en l'honneur d'Agatha Christie sur un mur extérieur de Torre Abbey, à Torquay.

Nom de naissance Agatha Mary Clarissa Miller
Autres noms Mary Westmacott
Activités Romancière
Naissance
Torquay, Devon, Angleterre, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Décès (à 85 ans)
Wallingford, Oxfordshire,
Angleterre, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Langue d'écriture anglais britannique
Genres Roman policier, espionnage
Distinctions Dame Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (1971)

Œuvres principales

Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller ( - ), puis, après son second mariage, Agatha Mallowan et, à partir de son anoblissement en 1971, Dame Agatha Christie, est une femme de lettres anglaise, auteur de nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme la « Reine du crime » ; ceci fait d'elle l'une des plus importants et des plus novateurs des écrivains (dans le développement du genre). Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott.

Agatha Christie est l'un des écrivains les plus connus au monde et est considérée comme l'auteur le plus lu de l'histoire chez les Anglo-Saxons après William Shakespeare. Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre traduits dans le monde entier. Une grande partie d'entre eux se déroule à huis clos, ce qui permet au lecteur d'essayer de deviner le coupable avant la fin du récit.

Un nombre important de ses romans et nouvelles a été adapté au cinéma ou à la télévision, en particulier Le Crime de l'Orient-Express, Dix petits nègres, Mort sur le Nil, Le Train de 16 h 50, Meurtre au soleil et Le Meurtre de Roger Ackroyd.

Biographie

Agatha Miller enfant (date inconnue).

Enfance

Agatha Mary Clarissa Miller est née le à Torquay, dans le comté de Devon, d'un père américain[1] courtier, Frederick Alvah Miller, et d'une mère britannique, Clarisse Margaret Boehmer, fille d'un capitaine de l'armée britannique et lointaine cousine par alliance des Miller[2]. Ses parents appartenant à la classe moyenne supérieure donnent naissance à Margaret « Madge » Frary Miller (1879–1950) à Torquay où ils louent une maison puis à Louis « Monty » Montant (1880–1929) né à New York où la famille s'est installée car Frederick y est pour ses affaires. Clara (abréviation affectueuse du prénom Clarisse) achète une résidence à Torquay, nommée « Ashfield », où naît leur troisième et dernier enfant, Agatha Mary Clarissa[3],[4].

Plaque commémorant le lieu de naissance et d'enfance d'Agatha, la maison victorienne d'« Ashfield », détruite en 1962.

Alors que son frère et sa sœur sont placés en pensionnat, ses parents lui offrent une éducation à domicile soignée : sa gouvernante lui apprend à écrire et son père l'arithmétique, puis c'est essentiellement sa mère qui s'occupe d'elle à la suite de la mort de son père lorsqu'elle a onze ans[5]. Cette éducation lui permet d'écrire très tôt des poèmes, des contes et des nouvelles, encouragée par sa mère. Elle nourrit son imagination par des contes et poèmes puisés dans la bibliothèque familiale (notamment ceux de Mary Louisa Molesworth (en), Lewis Carroll et Edward Lear[6]) et l'intérêt de sa mère pour les religions et l'ésotérisme, ses enfants pensant qu'elle a le don de lire dans la pensée d'autrui[7]. Enfant enjouée mais timide et solitaire qui passe beaucoup de temps avec ses animaux, elle raconte qu'un moment fort de son existence est d'avoir joué comme figurante dans une production théâtrale locale de Yeoman of the Guard (en)[8].

En 1902, elle est inscrite pour la première fois dans une école à Torquay, la Miss Guyer's Girls School. En 1906, sa mère l'emmène à Paris pour finir ses études dans des maisons d'éducation françaises (chez Mademoiselle Cabernet à Paris, puis aux Marronniers à Auteuil, enfin chez Miss Dryden à Paris qui fait office de Finishing School)[9]. Voulant embrasser une carrière d'artiste lyrique, elle y étudie notamment le chant et le piano, mais son trac et sa timidité excessive auront raison de ses talents[10]. Aussi, elle regagne Torquay, station balnéaire où viennent se réfugier de nombreux belges pendant la Première Guerre mondiale. Elle reconnaîtra s'être inspirée pour son personnage d'Hercule Poirot plus particulièrement de réfugiés belges vivant dans une paroisse voisine après la Grande Guerre, de même les paysages de sa région natale ont inspiré de nombreuses intrigues de son détective belge[11].

Premiers romans et nouvelles

La chambre dite « d'Agatha Christie », à l'Hotel Pera Palas, à Istanbul, où, selon une rumeur invérifiable[12], elle aurait écrit Le Crime de l'Orient-Express.

Sa mère étant tombée malade, elles décident toutes les deux de passer des vacances au Caire au climat plus chaud en 1910. Résidant pendant trois mois au Gezirah Palace Hotel, Agatha — toujours chaperonnée par sa mère — passe surtout son temps à rechercher un futur époux (trouver un époux convenable est important pour cette jeune femme à l'éducation victorienne qui a vaguement un sentiment d’infériorité par rapport à sa grande sœur qui est belle et a épousé Huber deBurgh Prichard, un homme riche écrivant des livres publiés[13]), aussi montre-t-elle peu d'intérêt pour les visites d'antiquités telles que la Grande Pyramide de Gizeh[14]. De retour en Grande-Bretagne, elle participe à l'écriture et la réalisation de représentations théâtrales amateurs, aidant notamment quelques amies à mettre sur pied une pièce intitulée The Blue Beard of Unhappiness. Elle écrit également de la poésie et des compositions de musique dont certaines sont publiées[15]. C'est aussi en 1910, alors qu'elle est clouée au lit par une fièvre, que sa mère lui met d'autorité un carnet dans les mains et l'enjoint à écrire une histoire : elle rédige ainsi sa première nouvelle The House of Beauty qui a pour thème la folie et le rêve[16]. Elle poursuit l'écriture d'autres nouvelles comme The Call of Wings et The Lonely Petit qui illustrent son intérêt pour le spiritisme et le paranormal qu'elle tient de sa mère[17]. Elle les envoie à de nombreuses revues sous différents pseudonymes, mais tous ses premiers textes sont refusés, alors qu'ils seront tous revus et corrigés par la suite et publiés ultérieurement, parfois sous de nouveaux titres[18].

Sa sœur, qui lui a fait découvrir les énigmes bien ficelées de Sherlock Holmes et Arsène Lupin, la met depuis longtemps au défi d'écrire un roman policier. Elle s’attelle alors à son premier roman policier, The Lonely Petit dont l'intrigue se passe au Caire. Elle l'envoie à divers éditeurs sous le pseudonyme de « Monosyllaba », mais là encore tous le refusent. Clara suggère alors à sa fille de demander conseil à un ami de la famille, l'écrivain à succès Eden Phillpotts[19]. Il l'encourage à persévérer et la recommande à son agent littéraire, Hughes Massie. Ce dernier, non convaincu par son roman, lui suggère d'en écrire un second[20].

Après plusieurs mois de « chasse au mari » au cours desquels elle entretient quatre relations successives, elle rencontre au cours d'un bal donné en 1912 par Lord et Lady Clifford à « Chudleigh », le sous-officier Archibald Christie, séduisant aviateur appartenant au Royal Flying Corps. Ils tombent rapidement amoureux et se fiancent. Son fiancé étant sur le point d'être appelé pour la Première Guerre mondiale, elle épouse le jour de Noël 1914 Archibald Christie dont elle conservera le patronyme comme nom de plume[21]. Elle donne naissance à sa fille unique, Rosalind (en), le 5 août 1919[22].

Durant la Grande guerre, elle s'engage dans un détachement de Secours Volontaire (en) comme infirmière bénévole dans la mairie de Torquay transformée en hôpital de la Croix-Rouge, puis en 1916 comme assistante-chimiste dans une pharmacie d'un hôpital militaire et obtient son diplôme de pharmacienne en avril 1917[23]. La préparation de nombreux remèdes pour les blessés lui permet de se familiariser avec les poisons et autres drogues qui apparaissent dans ses romans[24]. Pendant son temps libre, elle écrit son premier roman policier, La Mystérieuse Affaire de Styles, à la suite d'un pari avec sa sœur[25]. La lecture du Mystère de la chambre jaune, de Gaston Leroux, serait à l'origine de sa vocation[26]. De retour de la guerre, son mari Archibald Christie est promu colonel et affecté au Ministère de l'Armée de l'Air Rising, le couple s'installe au 5 Northwick Terrace dans le quartier St. John's Wood du centre de Londres. Son mari rencontre vite des difficultés financières, aussi voit-elle dans la publication de ses textes un moyen d'augmenter les revenus du couple[27].

La « duchesse de la mort »

En 1920, elle trouve enfin un éditeur, Bodley Head, qui accepte de publier son premier roman, La Mystérieuse Affaire de Styles, où Hercule Poirot apparaît pour la première fois[28]. Naïve, ayant signé un contrat qui l'engage pour six romans tout en étant mal rétribuée, elle prend un agent, Edmunk Cork, qui le restera pendant toute sa carrière littéraire et la fera publier chez l'éditeur William Collins, Sons[29]. Elle obtient d'abord un succès d'estime par ses nouvelles mais c'est en 1926, avec la publication de son septième roman, Le Meurtre de Roger Ackroyd (8 000 exemplaires, ce qui est un succès de librairie pour l'époque), qu'Agatha Christie devient une des figures majeures du roman policier. Son succès est désormais assuré, grâce aux personnages de Hercule Poirot et de Miss Marple. Ses ouvrages se succèdent ensuite au rythme d'un ou deux par an.

Pierre tombale d'Agatha Christie et Max Mallowan à Cholsey (en).

En 1926, sa mère meurt, son chagrin coïncide alors avec la déliquescence de son couple. En avril 1928, le divorce est prononcé. En 1930, lors de sa seconde croisière au Moyen-Orient, elle fait la connaissance de l'archéologue Sir Max Mallowan sur le site d'Ur. De retour en Angleterre, elle l'épouse discrètement en secondes noces le 11 septembre 1930[30], se méfiant de la presse depuis l'affaire de sa disparition car cette dernière ne manquerait pas d'évoquer le mariage entre une anglicane divorcée et un catholique qui a décidé de se convertir à l'anglicanisme[12]. Elle l'accompagne alors en Syrie et en Irak pour des campagnes de fouilles archéologiques, qu'elle transposera comme décor dans quelques histoires, notamment Meurtre en Mésopotamie[22]. Sa citation apocryphe « Un archéologue est le meilleur mari qu'une femme puisse avoir : plus elle vieillit, plus il s'intéresse à elle »[31] est en fait la formule d'un chroniqueur londonien, Beverley Nichols, qui l'a attribuée à Agatha Christie pour mieux se moquer d'elle[32].

En 1938, le Greenway Estate dans le Devon est acquis par le couple Mallowan qui s'en sert de résidence d'été, les descendants d'Agatha Christie en feront don en 2000 à la National Trust[32] qui l'ouvre au public qui peut ainsi pénétrer dans l'intimité de la « duchesse de la mort »[33].

Durant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'elle vit dans son appartement londonien de Lawn Road, elle travaille comme préparatrice dans la pharmacie du University College Hospital de Londres où elle parfait sa connaissance des poisons, éléments importants dans ses romans[34].

En 1952, la pièce de théâtre The Mouse Trap est présentée pour la première fois à Londres.

En 1955, elle fonde l’Agatha Christie Limited (ACL), société propriétaire de ses droits d'auteur détenue aujourd'hui à 36 % par sa famille et à 64 % par le groupe Chorion (en), société qui reçoit plus de 300 demandes de licences par an[25].

Agatha Christie meurt le dans sa résidence de Wallingford, près d'Oxford. Elle suit de peu ses personnages fétiches, car :

La disparition de l'écrivain

Le 3 décembre 1926, très affectée par la mort de sa mère et l'infidélité de son mari (amoureux de Nancy Neele, dactylo dans la compagnie d'assurance pour laquelle il travaille, il lui a annoncé son intention de divorcer), Agatha Christie disparaît. Le lendemain, la police retrouve sa voiture, une Morris Cowley (en), abandonnée près de l'étang de Silent Pool (en). La presse britannique s'empare alors de l'affaire : suicide d'une femme délaissée, meurtre commandité par son époux voulant retrouver sa liberté, coup de publicité d'une romancière voulant renforcer le succès de ses livres… Les hypothèses ne manquent pas. 15 000 bénévoles assistent la police dans ses recherches et les journaux promettent une récompense de 100 £[35]. Elle est retrouvée douze jours plus tard dans le Swan Hydropathic Hotel, hôtel de la station balnéaire d'Harrogate, où elle s'était inscrite comme pensionnaire sous le nom de « Mrs Teresa Neele », nom de la maîtresse de son mari. Agatha Christie prétend alors ne se souvenir de rien et ne pas reconnaître son mari venu la chercher. Elle ne s'expliquera jamais sur cette disparition rocambolesque[12]. De nombreux témoignages semblent indiquer qu'elle a organisé cette disparition pour mettre dans l'embarras son mari qui obtiendra finalement le divorce en 1928[36]. La thèse de la vengeance pour l'infidélité de son mari est également d'actualité[17].

Cette disparition d'Agatha Christie a inspiré des œuvres de fiction. Un manuscrit qu'elle aurait écrit pendant cette période est au centre d'une enquête du héros de bande-dessinée Ric Hochet, Le Secret d'Agatha[37]. Dans Agatha Christie mène l'enquête, un épisode de la série de science-fiction britannique Doctor Who, le Docteur et Donna Noble rencontrent l'écrivaine peu avant sa disparition, expliquée par un phénomène extra-terrestre. Cet épisode a inspiré à Florence de Baudus Le secret d’Agatha[38], interprétation romancée développant la théorie d’un séjour secret au Touquet.

Honneurs et postérité

En 1955, elle est la première récipiendaire du prix Grand Master Award et du prix Grand maître, prix le plus prestigieux décerné par l'Association des Mystery Writers of America pour sa pièce Témoin à charge (en) (Witness for the Prosecution).

Elle est élue présidente du Detection Club en 1957, succédant à Dorothy L. Sayers.

En 1971, Agatha Christie reçoit la distinction de dame commandeur de l'ordre de l'Empire britannique des mains de la reine Élisabeth II. Agatha Christie est devenue ce jour-là Dame Agatha Christie[32].

En 1979, sort Agatha, un film de Michael Apted, inspiré de la vie d'Agatha Christie, et plus particulièrement de l'épisode de sa disparition mystérieuse en décembre 1926. Dans ce film, c'est Vanessa Redgrave qui interprète le rôle d'Agatha Christie.

Le manoir géorgien de Torre Abbey abritait une collection de manuscrit originaux d'Agatha Christie, exposant son fauteuil ainsi que sa machine à écrire Remington de 1937[11]. Cette collection a été transférée dans sa résidence de Greenway en 2008[39].

Œuvre

Présentation

Agatha Christie est l'un des écrivains les plus connus au monde si l'on considère le nombre de langues dans lesquelles son œuvre a été traduite (plus de 7 135 traductions, ce qui en fait l'auteur le plus traduit en langues étrangères selon l'Index Translationum[40]), et l'importance des tirages de ses romans qui en fait la romancière la plus vendue au monde selon le Livre Guinness des records[41]. Bien que ce type d'estimation soit toujours délicat (de 2,5 à 4 milliards de livres vendus dans le monde[42], sachant qu'il s'en achète encore 4 millions par an[25]), Agatha Christie est considérée comme l'auteur le plus lu de l'histoire chez les Anglo-Saxons après William Shakespeare, seule la Bible dépasse son œuvre en nombre d'exemplaires vendus[12].

Agatha Christie a écrit 67 romans (dont 6 romances sous le pseudonyme de Mary Westmacott qui correspond à ses écrits les plus personnels), 190 nouvelles réunies en une quinzaine de recueils, 18 pièces de théâtre (+ 5 adaptations par d'autres auteurs), quelques poèmes et une autobiographie[25] : auteur prolifique, elle écrit ses romans en six semaines en moyenne mais, de 1954 jusqu'à 1976, n'en publie que deux ou trois par an[17] dont un traditionnellement pour les fêtes de fin d'année, événement littéraire à l'origine du slogan de son éditeur : « a Christie for Christmas » (un Christie pour Noël)[43].

Une grande partie d'entre eux se déroule à huis clos, ce qui permet au lecteur d'essayer de deviner le coupable avant la fin du récit. Agatha Christie est un auteur important dans le domaine du roman policier, autant sur le plan commercial qu'en raison des innovations qu'elle a introduites dans ce genre bien que le dictionnaire de la littérature anglaise, The Oxford Companion to English Literature (en) écrit que « son style est quelconque et ses personnages légers »[25]. N'hésitant pas à s'écarter des sentiers battus, elle donnait notamment à son lecteur un nombre d'indices suffisant pour résoudre l'énigme. Un de ses premiers romans, Le Meurtre de Roger Ackroyd, est célèbre pour la façon dont elle utilise le narrateur pour créer la surprise finale. Avec plus de 100 millions d'exemplaires, son roman les Dix petits nègres, publié en 1939, est, dans la liste des ouvrages les plus vendus au monde, le premier roman policier et le septième livre tous genres confondus[44].

Une grande partie de ses romans et nouvelles a été adaptée au cinéma ou à la télévision (20 films et plus de 100 téléfilms)[25], en particulier Le Crime de l'Orient-Express, Dix petits nègres, Mort sur le Nil et Le Train de 16 h 50. La BBC a également produit des téléfilms et des émissions radiophoniques de la plupart des histoires qui mettent en scène Hercule Poirot et Miss Marple. L'une de ses pièces de théâtre, The Mouse Trap (La Souricière), a été présentée pour la première fois à Londres en 1952 au St Martin's Theatre, et détient, depuis, le record de la pièce jouée le plus longtemps sans interruption.

Certains de ses romans sont adaptés en bande dessinée par les éditions Claude Lefrancq et Emmanuel Proust (Mort sur le Nil et Le Crime de l'Orient-Express de Jean-François Miniac, Dix petits nègres, Le Meurtre de Roger Ackroyd, etc.). Ses intrigues et la façon dont elle construit ses énigmes policières sont également très prisées en murder party (jeux de rôle policiers).

En août 2006, deux nouvelles inédites mettant en scène Hercule Poirot ont été retrouvées dans la maison de famille de Greenway[45] ; elles ont été publiés en 2009[46] sous la responsabilité de John Curran et sous le titre de Agatha Christie's Secret Notebooks: Fifty years of mysteries in the making[47], et, en 2011, pour la traduction française, Les carnets secrets d'Agatha Christie : Cinquante ans de mystères en cours d'élaboration[48].

Romans et recueils de nouvelles mettant en scène Hercule Poirot

Hercule Poirot apparaît dans 33 romans et 52 nouvelles[25].

Titre français Type Année Titre britannique Éventuel titre américain
La Mystérieuse Affaire de Styles roman 1920 The Mysterious Affair at Styles
Le Crime du golf roman 1923 Murder on the Links
Les Enquêtes d'Hercule Poirot nouvelles 1924 Poirot Investigates
Le Meurtre de Roger Ackroyd roman 1926 The Murder of Roger Ackroyd
Les Quatre roman 1927 The Big Four
Le Train bleu roman 1928 The Mystery of the Blue Train
La Maison du péril roman 1932 Peril at End House
Le Couteau sur la nuque roman 1933 Lord Edgware Dies
Le Crime de l'Orient-Express roman 1934 Murder on the Orient-Express Murder in the Calais Coach
Drame en trois actes roman 1935 Three-Act Tragedy Murder in Three Acts
La Mort dans les nuages roman 1935 Death in the Clouds Death in the Air
A.B.C. contre Poirot roman 1935 The ABC Murders
  • The ABC Murders (1935)
  • The Alphabet Murders (1966)
Cartes sur table roman 1936 Cards on the Table
Meurtre en Mésopotamie roman 1936 Murder in Mesopotamia
Mort sur le Nil roman 1937 Death on the Nile
Témoin muet roman 1937 Dumb Witness Poirot Loses a Client
Le Miroir du mort nouvelles 1937 Dead Man's Mirror
Rendez-vous avec la mort roman 1938 Appointment with Death
Le Noël d'Hercule Poirot roman 1938 Hercule Poirot's Christmas
  • Murder for Christmas (1938)
  • A Holiday for Murder (1947)
Je ne suis pas coupable roman 1940 Sad Cypress
Un, deux, trois... roman 1940 One, Two, Buckle My Shoe
  • The Patriotic Murders (1940)
  • An overdose of Death (1953)
Les Vacances d'Hercule Poirot roman 1941 Evil under the Sun
Cinq petits cochons roman 1942 Five Little Pigs Murder in Retrospect
Le Vallon roman 1946 The Hollow
Les Travaux d'Hercule nouvelles 1947 The Labours of Hercules
Recueil de nouvelles initialement publié, en France, en deux volumes : les Travaux d'Hercule suivi de Les Écuries d'Augias.
Le Flux et le Reflux roman 1948 Taken at the Flood There is a Tide
Mrs McGinty est morte roman 1952 Mrs McGinty's Dead
Les Indiscrétions d'Hercule Poirot roman 1953 After the Funeral Funerals are fatal…
Pension Vanilos roman 1955 Hickory, Dickory, Dock Hickory, Dickory, Death
Poirot joue le jeu roman 1956 Dead Man's Folly
Le Chat et les Pigeons roman 1959 Cat Among the Pigeons
nouvelles The Adventure of the Christmas
Pudding and Other Stories
Recueil de trois nouvelles dont une, la seconde, ayant donné son nom au recueil, met en scène Hercule Poirot.
Les Pendules roman 1963 The Clocks
La Troisième Fille roman 1966 Third Girl
roman 1969 Hallowe'en Party
Témoin à charge nouvelles 1969 Recueil spécifiquement français, contenant 8 nouvelles inédites en volume en France, dont les cinq dernières mettent en scène Hercule Poirot
Une mémoire d'éléphant roman 1972 Elephants Can Remember
Poirot's Early Cases nouvelles 1974 Recueils spécifiquement britannique et américain (de composition différente) dont le contenu correspond approximativement à celui du recueil français Le Bal de la victoire
roman 1975 Curtain:Poirot's Last Case
Le Bal de la victoire nouvelles 1979 Recueil spécifiquement français, dont la composition correspond très approximativement à celle des éditions britannique et américaine de Poirot's Early Cases

Romans et recueils de nouvelles mettant en scène Tommy et Tuppence

(Thomas Beresford et Prudence Cowley)

Romans et recueils de nouvelles mettant en scène Miss Marple

Miss Marple apparaît dans 12 romans et 20 nouvelles[25].

Autres romans à suspense

Il s'agit pour la plupart de romans policiers de type whodunit, mais également de romans d'espionnage.

Autres recueils de nouvelles policières

Pièces de théâtre

Autres romans

Publiés sous le pseudonyme de Mary Westmacott

  • Musique barbare (1930) (Giant's Bread)
  • Portrait inachevé (1934) (Unfinished Portrait)
  • Loin de vous ce printemps (1944) (Absent in the Spring)
  • L'If et la rose (1948) (The Rose and the Yew Tree)
  • Ainsi vont les filles (1952) (A Daughter's a Daughter)
  • Le Poids de l'amour (1956) (The Burden)

Roman coécrit

Autobiographie

  • Agatha Christie, Come, tell me how you live, Collins, Londres, 1946. 192 p. illus., map. 20 cm.
  • Agatha Christie Mallowan, Come, tell me how you live, Dodd, Mead & Company, New York, 1946. xi p., 1 l., 225, [1] p. 21 cm.
  • Agatha Christie Mallowan, Dis-moi comment tu vis, traduit de l'anglais par Thérèse Lauriol, Stock/L.C.E., coll. « Elles-mêmes », Paris, 1978. 301 p., 21 cm. ISBN 978-2-234-00887-8
  • Agatha Christie Mallowan, La Romancière et l'Archéologue : mes aventures au Moyen-Orient (traduction de l'anglais et préface par Jean-Noël Liaut). Paris : Payot & Rivages, 2005. 253 p., 24 cm. ISBN 978-2-228-89943-7. Titre original : Come, tell me how you live : an archeological memoir. Nouvelle édition des ouvrages précédents.
  • Agatha Christie, Une autobiographie, traduit de l'anglais par Jean-Michel Alamagny, Éditions du Masque, Paris, 2006. 670 p., 20 x 13,5 cm. ISBN 978-2-7024-3286-0

Novélisations de ses pièces

Charles Osborne a novélisé trois pièces de théâtre d'Agatha Christie :

Adaptations des romans

Au cinéma

À la télévision

Téléfilms
Séries télévisées

Au théâtre

Devinez qui ?, adapté par Sébastien Azzopardi, d'après Dix Petits Nègres. Cette pièce a été créée en 2003, au Théâtre du Palais-Royal, à Paris, mise en scène par Bernard Murat, avec Jean-Pierre Bouvier, Urbain Cancelier, Pierre Cassignard, Michel Cremades, Éric Desmarestz, Roger Dumas, Yves Gasc, Laurent Gérard, Philippe Laudenbach, Josiane Lévêque, Marie Leburgue, Agnès Pelletier, Alice Taglioni. La Souricière – en anglais : The Mousetrap – est une pièce de théâtre policière d'Agatha Christie. C'est la pièce qui totalise le plus grand nombre de représentations consécutives au monde, plus de 23 000 depuis sa création dans le West End de Londres en 1952. Elle est actuellement jouée depuis février 2012 au Théâtre Du Gymnase a Paris et en tournée en France par la Compagnie des Hauts de Scene.

Sébastien Azzopardi a été nommé dans la catégorie Meilleure Adaptation aux Molières 2004.

En bande dessinée

Collection Agatha Christie chez Emmanuel Proust Éditions :

Livres-audio en français

Pièces radiophoniques en français

Notes et références

  1. malgré cette origine, Agatha n'a jamais réclamé la citoyenneté américaine.
  2. (en) Janet Morgan, Agatha Christie, A Biography, Collins,‎ 1984 (ISBN 978-0-002-16330-9), p. 2
  3. Mary, le prénom de sa grand-mère, Clarissa celui, de sa mère et Agatha d'après la suggestion d'un ami de la famille.
  4. Janet Morgan 1984, p. 6-7
  5. Janet Morgan 1984, p. 11-14
  6. Janet Morgan 1984, p. 18-19
  7. Janet Morgan 1984, p. 13
  8. Janet Morgan 1984, p. 23-27
  9. Huguette Bouchardeau, op. cité, p. 40
  10. Janet Morgan 1984, p. 22-23
  11. a et b Léa Delpont, « Le Devon Sur les pas d'Agatha Christie », sur lexpress.fr,‎ 31 août 2006
  12. a, b, c et d François Rivière, Agatha Christie. La romance du crime, Éditions de La Martinière,‎ 2012, 214 p. (ISBN 978-2-7324-5058-2)
  13. Femmes remarquables… Agatha Christie, Centre de Documentation, Bibliothèque et Archives pour l'Égalité des Chances, le Féminisme et les Études Féministes
  14. Janet Morgan 1984, p. 40-41
  15. Janet Morgan 1984, p. 45-46
  16. Janet Morgan 1984, p. 48-49
  17. a, b et c Agatha Christie, émission La marche de l'histoire du 5 février 2013, sur France Inter
  18. Janet Morgan 1984, p. 49-50
  19. (en) Patricia D. Maida, Nicholas B. Spornick, Patricia D. Maida, Murder She Wrote : A Study of Agatha Christie's Detective Fiction, Popular Press,‎ 1982, p. 61
  20. Janet Morgan 1984, p. 51-52
  21. Janet Morgan 1984, p. 54–63
  22. a et b (en) Judith Diana Hurdle, The Getaway Guide to Agatha Christie's England, RDR Books, coll. « Getaway guides »,‎ 1999, 191 p. (ISBN 978-1-571-43071-7), p. 15
  23. Hilary Macaskill, op. cité, p. 13
  24. Lucie Coignerai-Devillers, « Agatha Christie, les médecins et les pharmaciens », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 79, no 290,‎ 1991, p. 367
  25. a, b, c, d, e, f, g et h Léa Delpont, « Indétrônable Agatha Christie », sur Le Figaro,‎ 15 octobre 2007
  26. (en)(Agatha Christie) told her sister Madge that she thought she could write a detective story (to which Madge replied « I bet you couldn't ») after they had finished reading The Mystery of the Yellow Room by Gaston Le Roux
  27. Janet Morgan 1984, p. 64–74
  28. site officiel d'Agatha Christie
  29. (en)Agatha Christie. Biography Of An Author}
  30. (en) Andrew Maunder, FOF Companion to the British Short Story, Infobase Publishing,‎ 2007, p. 69
  31. (en), « An archaeologist is the best husband any woman can have : the older she gets, the more interested he is in her », citation qui fait référence à l'aide qu'elle apportait à son mari au cours des campagnes de fouilles l'hiver, en photographiant, triant et nettoyant les antiquités. Rapporté par Nigel Dennis dans son article « Genteel Queen of Crime : Agatha Christie Puts Her Zest for Life Into Murder », Life, 14 mai 1956, Volume 40, no 20, p. 102. lire en ligne sur Google Livres
  32. a, b et c Delphine Peras, « Agatha Christie at home », sur L'Express,‎ 18 juin 2009
  33. Nom dont elle aimait se décerner. Source : François Rivière, Agatha Christie, duchesse de la mort, Éd. Le Livre de Poche, 2008, 281 p.
  34. (en) Alzina Stone Dale, Mystery Reader's Walking Guide : London, iUniverse,‎ 2004, p. 70
  35. (en)« Mrs. Christie found in a Yorkshire », sur New York Times,‎ 15 décembre 1826
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  38. Le secret d’Agatha, Arthémuse, (ISBN 978-2-912563-34-7), 2006
  39. (en) Hilary Macaskill, Mathew Prichard, Agatha Christie at Home, Frances lincoln ltd,‎ 2009 (lire en ligne), p. 133
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  41. Guinness Book of World Records, Sterling Pub. Co., 1976, 210
  42. (en)Michael Fleming, « Agatha Christie gets a clue for filmmakers », sur Variety,‎ 14 février 2000
  43. (en)« A Christie for Christmas », sur The Sunday Times,‎ 26 décembre 2010
  44. (en)Helen Marjorie Dorfman, Mary Fons, Deborah Hawkins, Martin Hintz, Linnea Lundgren, David Priess, Julia Clark Robinson, Paul Seaburn, Heidi Stevens, and Steve Theunissen, « 21 Best-Selling Books of All Time », Editors of Publications International, Ltd.,‎ 14 septembre 2007 (consulté le 28 décembre 2009)
  45. Source.
  46. Publication par HarperCollins édition.
  47. Agatha Christie's Secret Notebooks: Fifty years of mysteries in the making (ISBN 978-0-06-198836-3)
  48. John Curran (trad. Gérard de Chergé), Les Carnets secrets d'Agatha Christie : Cinquante ans de mystères en cours d'élaboration [« Agatha Christie's Secret Notebooks, Fifty Years of Mystery in the Making »], Paris, Éditions du Masque, 541 p. (ISBN 978-2-7024-3516-8), « Introduction », p. 29-30

Voir aussi

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Bibliographie

Article détaillé : Bibliographie sur Agatha Christie.

Agatha Christie a été le sujet de très nombreuses études, de natures diverses, dans plusieurs langues.

Articles connexes

Liens externes