Agatha Christie

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Agatha Christie

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Photographie reproduite sur la plaque en l'honneur d'Agatha Christie sur un mur extérieur de Torre Abbey, à Torquay.

Nom de naissance Agatha Mary Clarissa Miller
Autres noms Mary Westmacott
Activités Romancière
Naissance 15 septembre 1890
Torquay, Devon (Angleterre, Royaume-Uni)
Décès 12 janvier 1976 (à 85 ans)
Wallingford, Oxfordshire (Angleterre, Royaume-Uni)
Langue d'écriture Anglais britannique
Genres Roman policier, espionnage
Distinctions Dame Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (1971)

Œuvres principales

Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller (15 septembre 1890 - 12 janvier 1976), puis, après son second mariage, Agatha Mallowan et, à partir de son anoblissement en 1971, Dame Agatha Christie, est une femme de lettres anglaise, auteur de nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme la « Reine du crime » ; ceci fait d'elle l'un des plus importants et des plus novateurs des écrivains (dans le développement du genre). Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott.

Agatha Christie est l'une des écrivaines les plus connues au monde et est considérée comme l'auteur le plus lu de l'histoire chez les Anglo-Saxons après William Shakespeare. Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre traduits dans le monde entier. Une grande partie d'entre eux se déroule à huis clos, ce qui permet au lecteur d'essayer de deviner le coupable avant la fin du récit.

Un nombre important de ses romans et nouvelles a été adapté au cinéma ou à la télévision, en particulier Le Crime de l'Orient-Express, Dix petits nègres, Mort sur le Nil, Le Train de 16 h 50, Les Vacances d'Hercule Poirot (sous le titre Meurtre au soleil qui n'est qu'une adaptation très simpliste du roman), Le Meurtre de Roger Ackroyd, Drame en trois actes (sous le titre Meurtre en trois actes) et Le miroir se brisa (tous les deux avec Tony Curtis).

Biographie[modifier | modifier le code]

Agatha Miller enfant (date inconnue).

Enfance[modifier | modifier le code]

Agatha Mary Clarissa Miller est née le 15 septembre 1890 à Torquay, dans le comté de Devon, d'un père américain[1] courtier, Frederick Alvah Miller, et d'une mère britannique, Clarisse Margaret Boehmer, fille d'un capitaine de l'armée britannique et lointaine cousine par alliance des Miller[2]. Ses parents appartenant à la classe moyenne supérieure donnent naissance à Margaret « Madge » Frary Miller (1879–1950) à Torquay où ils louent une maison puis à Louis « Monty » Montant (1880–1929) né à New York où la famille s'est installée car Frederick y est pour ses affaires. Clara (abréviation affectueuse du prénom Clarisse) achète une résidence à Torquay, nommée « Ashfield », où naît leur troisième et dernier enfant, Agatha Mary Clarissa[3],[4].

Plaque commémorant le lieu de naissance et d'enfance d'Agatha, la maison victorienne d'« Ashfield », détruite en 1962.

Alors que son frère et sa sœur sont placés en pensionnat, ses parents lui offrent une éducation à domicile soignée : sa gouvernante lui apprend à écrire et son père l'arithmétique, puis c'est essentiellement sa mère qui s'occupe d'elle à la suite de la mort de son père lorsqu'elle a onze ans[5]. Cette éducation lui permet d'écrire très tôt des poèmes, des contes et des nouvelles, encouragée par sa mère. Elle nourrit son imagination par des contes et poèmes puisés dans la bibliothèque familiale (notamment ceux de Mary Louisa Molesworth (en), Lewis Carroll et Edward Lear[6]) et l'intérêt de sa mère pour les religions et l'ésotérisme, ses enfants pensant qu'elle a le don de lire dans la pensée d'autrui[7]. Enfant enjouée mais timide et solitaire qui passe beaucoup de temps avec ses animaux, elle raconte qu'un moment fort de son existence est d'avoir joué comme figurante dans une production théâtrale locale de Yeoman of the Guard (en)[8].

En 1902, elle est inscrite pour la première fois dans une école à Torquay, la Miss Guyer's Girls School. En 1906, sa mère l'emmène à Paris pour finir ses études dans des maisons d'éducation françaises (chez Mademoiselle Cabernet à Paris, puis aux Marronniers à Auteuil, enfin chez Miss Dryden à Paris qui fait office de Finishing School)[9]. Voulant embrasser une carrière d'artiste lyrique, elle y étudie notamment le chant et le piano, mais son trac et sa timidité excessive auront raison de ses talents[10]. Aussi, elle regagne Torquay, station balnéaire où viennent se réfugier de nombreux Belges pendant la Première Guerre mondiale. Elle reconnaîtra s'être inspirée pour son personnage d'Hercule Poirot plus particulièrement de réfugiés belges vivant dans une paroisse voisine après la Grande Guerre, de même les paysages de sa région natale ont inspiré de nombreuses intrigues de son détective belge[11].

Premiers romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

La chambre dite « d'Agatha Christie », à l'Hotel Pera Palas, à Istanbul, où, selon une rumeur invérifiable[12], elle aurait écrit Le Crime de l'Orient-Express.

Sa mère étant tombée malade, elles décident toutes les deux de passer des vacances au Caire au climat plus chaud en 1910. Résidant pendant trois mois au Gezirah Palace Hotel, Agatha — toujours chaperonnée par sa mère — passe surtout son temps à rechercher un futur époux (trouver un époux convenable est important pour cette jeune femme à l'éducation victorienne qui a vaguement un sentiment d’infériorité par rapport à sa grande sœur qui est belle et a épousé Huber deBurgh Prichard, un homme riche écrivant des livres publiés[13]), aussi montre-t-elle peu d'intérêt pour les visites d'antiquités telles que la Grande Pyramide de Gizeh[14]. De retour en Grande-Bretagne, elle participe à l'écriture et la réalisation de représentations théâtrales amateurs, aidant notamment quelques amies à mettre sur pied une pièce intitulée The Blue Beard of Unhappiness. Elle écrit aussi de la poésie et des compositions de musique dont certaines sont publiées[15]. C'est aussi en 1910, alors qu'elle est clouée au lit par une fièvre, que sa mère lui met d'autorité un carnet dans les mains et l'enjoint à écrire une histoire : elle rédige ainsi sa première nouvelle The House of Beauty qui a pour thème la folie et le rêve[16]. Elle poursuit l'écriture d'autres nouvelles comme The Call of Wings et The Lonely Petit qui illustrent son intérêt pour le spiritisme et le paranormal qu'elle tient de sa mère[17]. Elle les envoie à de nombreuses revues sous différents pseudonymes, mais tous ses premiers textes sont refusés, alors qu'ils seront tous revus et corrigés par la suite et publiés ultérieurement, parfois sous de nouveaux titres[18].

Sa sœur, qui lui a fait découvrir les énigmes bien ficelées de Sherlock Holmes et Arsène Lupin, la met depuis longtemps au défi d'écrire un roman policier. Elle s’attelle alors à son premier roman policier, The Lonely Petit dont l'intrigue se passe au Caire. Elle l'envoie à divers éditeurs sous le pseudonyme de « Monosyllaba », mais là encore tous le refusent. Clara suggère alors à sa fille de demander conseil à un ami de la famille, l'écrivain à succès Eden Phillpotts[19]. Il l'encourage à persévérer et la recommande à son agent littéraire, Hughes Massie. Ce dernier, non convaincu par son roman, lui suggère d'en écrire un second[20].

Après plusieurs mois de « chasse au mari » au cours desquels elle entretient quatre relations successives, elle rencontre au cours d'un bal donné en 1912 par Lord et Lady Clifford à « Chudleigh », le sous-officier Archibald Christie, séduisant aviateur appartenant au Royal Flying Corps. Ils tombent rapidement amoureux et se fiancent. Son fiancé étant sur le point d'être appelé pour la Première Guerre mondiale, elle épouse le jour de Noël 1914 Archibald Christie dont elle conservera le patronyme comme nom de plume[21]. Elle donne naissance à sa fille unique, Rosalind (en), le 5 août 1919[22].

Durant la Grande guerre, elle s'engage dans un détachement de Secours Volontaire (en) comme infirmière bénévole dans la mairie de Torquay transformée en hôpital de la Croix-Rouge, puis en 1916 comme assistante-chimiste dans une pharmacie d'un hôpital militaire et obtient son diplôme de pharmacienne en avril 1917[23]. La préparation de nombreux remèdes pour les blessés lui permet de se familiariser avec les poisons et autres drogues qui apparaissent dans ses romans[24]. Pendant son temps libre, elle écrit son premier roman policier, La Mystérieuse Affaire de Styles, à la suite d'un pari avec sa sœur[25]. La lecture du Mystère de la chambre jaune, de Gaston Leroux, serait à l'origine de sa vocation[26]. De retour de la guerre, son mari Archibald Christie est promu colonel et affecté au Ministère de l'Armée de l'Air Rising, le couple s'installe au 5 Northwick Terrace dans le quartier St. John's Wood du centre de Londres. Son mari rencontre vite des difficultés financières, aussi voit-elle dans la publication de ses textes un moyen d'augmenter les revenus du couple[27].

En 1920, elle trouve enfin un éditeur, Bodley Head, qui accepte de publier son premier roman, La Mystérieuse Affaire de Styles, où Hercule Poirot apparaît pour la première fois[28]. Naïve, ayant signé un contrat qui l'engage pour six romans tout en étant mal rétribuée, elle prend un agent, Edmunk Cork, qui le restera pendant toute sa carrière littéraire et la fera publier chez l'éditeur William Collins, Sons[29]. Elle obtient d'abord un succès d'estime par ses nouvelles mais c'est en 1926, avec la publication de son septième roman, Le Meurtre de Roger Ackroyd (8 000 exemplaires, ce qui est un succès de librairie pour l'époque), qu'Agatha Christie devient une des figures majeures du roman policier. Son succès est désormais assuré, grâce aux personnages de Hercule Poirot et de Miss Marple. Ses ouvrages se succèdent ensuite au rythme d'un ou deux par an.

La disparition de l'écrivain[modifier | modifier le code]

L'Old Swan Hotel (anciennement Swan Hydropathic Hotel), où fut retrouvée Agatha Christie.

En 1926, sa mère meurt, son chagrin coïncide alors avec la déliquescence de son couple : son mari, amoureux de Nancy Neele, dactylo dans la compagnie d'assurance pour laquelle il travaille, lui annonce son intention de divorcer.

Le 3 décembre 1926, très affectée par la mort de sa mère et l'infidélité de son mari, Agatha Christie disparaît. Le lendemain, la police retrouve sa voiture, une Morris Cowley (en), abandonnée près de l'étang de Silent Pool. La presse britannique s'empare alors de l'affaire : suicide d'une femme délaissée, meurtre commandité par son époux voulant retrouver sa liberté, coup de publicité d'une romancière voulant renforcer le succès de ses livres… Les hypothèses ne manquent pas. De gigantesques battues sont organisées le mardi 7 et dimanche 12 décembre dans les environs de Newlands Corner (en)[30], 15 000 bénévoles assistent la police dans ses recherches et les journaux promettent une récompense de 100 £[31].

Elle est retrouvée douze jours plus tard dans le Swan Hydropathic Hotel, hôtel de la station balnéaire d'Harrogate, où elle s'était inscrite comme pensionnaire sous le nom de « Mrs Teresa Neele », du nom de la maîtresse de son mari. Agatha Christie prétend alors ne se souvenir de rien et ne pas reconnaître son mari venu la chercher. Elle ne s'expliquera jamais sur cette disparition rocambolesque[12]. De nombreux témoignages semblent indiquer qu'elle a organisé cette disparition pour mettre dans l'embarras son mari, qui obtiendra finalement le divorce en avril 1928[32]. La thèse de la vengeance pour l'infidélité de son mari est aussi d'actualité[17].

Cette disparition d'Agatha Christie a inspiré des œuvres de fiction. Un manuscrit qu'elle aurait écrit pendant cette période est au centre d'une enquête du héros de bande-dessinée Ric Hochet, Le Secret d'Agatha[33]. Dans Agatha Christie mène l'enquête, un épisode de la série de science-fiction britannique Doctor Who, le Docteur et Donna Noble rencontrent l'écrivaine peu avant sa disparition, expliquée par un phénomène extra-terrestre. Cet épisode a inspiré à Florence de Baudus Le secret d’Agatha[34], interprétation romancée développant la théorie d’un séjour secret au Touquet. L'intrigue du roman Les Apparences (Gone Girl, 2012) de Gillian Flynn, adapté au cinéma en 2014 sous son titre original Gone Girl par David Fincher, contient de nombreuses ressemblances avec la disparition de la romancière[35].

Max Mallowan et l'amour de l'archéologie[modifier | modifier le code]

En 1930, lors de sa seconde croisière au Moyen-Orient, elle fait la connaissance de l'archéologue Sir Max Mallowan sur le site de fouilles d'Ur. Ils sympathisent mais Agatha doit écourter sa visite et retourner en Angleterre en urgence, sa fille Rosalind ayant contracté une pneumonie. Dans la précipitation, elle se fait une entorse à la cheville et Max Mallowan se propose de la raccompagner. De retour en Angleterre, celui-ci décide de ne pas repartir immédiatement au Moyen-Orient, trouvant un poste au British Museum. Les deux amis se revoient régulièrement et lors d'un week-end à Ashfield, Max la demande en mariage. Agatha Christie hésite du fait de leur nombreuses différences : de nationalité (il n'est pas anglais), de religion (il est catholique) et d'âge (elle est de 15 ans son aînée)[36]. Elle finit par accepter et l'épouse discrètement en secondes noces le 11 septembre 1930[37] à l'église Sainte-Colomba d'Édimbourg[30], se méfiant de la presse depuis l'affaire de sa disparition car cette dernière ne manquerait pas d'évoquer le mariage entre une anglicane divorcée et un catholique qui a décidé de se convertir à l'anglicanisme[12].

Pour son voyage de noces, le couple Mallowan se rend à Venise, à Split (Yougoslavie) et enfin en Grèce[36]. A Athènes, Agatha est victime d'une sérieuse intoxication alimentaire, elle se retrouve seule alors que son mari Max doit retourner sur le site d'Ur. Elle ne peut pas le suivre, le directeur des fouilles Leonard Woolley et sa femme Catherine ne voulant pas de sa présence. Des années plus tard, par vengeance, elle s'inspirera de Catherine Woolley pour un personnage de son roman Meurtre en Mésopotamie (1936)[38].

Ruines du palais d'époque du Mitanni, à Tell Brak (Syrie)

Par la suite, elle accompagne son mari dans toutes ses campagnes de fouilles archéologiques. Tout d'abord à Tell Arpachiyah en Irak, puis, dû à une situation politique explosive, ils s'installent en Syrie à Chagar Bazar au printemps 1935, et à Tell Brak au printemps 1936. Se découvrant une véritable passion pour l'archéologie, Agatha Christie participe activement aux campagnes de fouilles, nettoyant et restaurant les pièces découvertes. Elle réalise l'inventaire des pièces, les dessine et/ou les prend en photographie. Elle s'occupe aussi du ravitaillement du camp et est considérée comme à l'origine de l'atmosphère de sérénité et de convivialité propre aux campagnes des Mallowans. Au mois de décembre 1938, ils quittent la Syrie[38].

Agatha Christie entreprend d'écrire un ouvrage sur ces campagnes de fouilles, qu'elle publiera au printemps 1941 sous le titre Dis-moi comment tu vis. Ses nombreux voyages au Moyen-Orient lui donneront aussi matière pour le cadre d'intrigues de quelques romans[22], et les mésaventures d'un voyage retour à Londres par l'Orient-Express, à Noël 1931, lui inspireront Le Crime de l'Orient-Express[38].

Sa citation apocryphe « Un archéologue est le meilleur mari qu'une femme puisse avoir : plus elle vieillit, plus il s'intéresse à elle »[39] est en fait la formule d'un chroniqueur londonien, Beverley Nichols, qui l'a attribuée à Agatha Christie pour mieux se moquer d'elle[40].

La « duchesse de la mort »[modifier | modifier le code]

Les années 1930 ne sont pas seulement une période d'intérêt archéologique pour Agatha Christie, elles représentent aussi sa période la plus prolifique. Elle écrit pas moins de dix-sept romans et sept recueils de nouvelles, sans pour autant sacrifier la qualité de ses intrigues, signant quelques-uns de ses plus grands chefs d’œuvre : Le Crime de l'Orient-Express (1934), A.B.C. contre Poirot (1935), Mort sur le Nil (1937), Dix petits nègres (1939)[38]... C'est aussi dans cette période que la romancière crée de nouveaux personnages : Miss Marple dans L'Affaire Protheroe (1930), Harley Quinn dans Le Mystérieux Mr Quinn (1930), Ariadne Oliver dans L'Officier en retraite (1932) et Parker Pyne dans Mr Parker Pyne (1934).

En 1930, Agatha Christie décide de s'essayer au roman "pur" (non policier) et écrit Musique barbare[38]. Dans le but de rester anonyme, de ne pas subir de pression critique ou d'éviter que cette expérience interfère avec ses œuvres "officielles", elle décide de signer son livre sous le pseudonyme de Mary Westmacott[36]. Elle réécrira cinq autres romans de genre différents sous ce pseudonyme[36]. Fin 1946, un critique américain révèle qui se cache derrière le pseudonyme, Agatha est déçue de ne plus pouvoir écrire sans subir la pression d'être Agatha Christie[41].

Elle participe à la création en 1930 du Detection Club, association rassemblant tous les plus grands auteurs britanniques de romans policiers. Elle co-écrit le roman L'Amiral flottant sur la rivière Whyn en 1931, et travaille sur le scénario de deux feuilletons télévisées The Scoop et Behind the Screen[38].

Elle retrouve le théâtre en 1937 avec sa seconde pièce Akhénaton, traitant du pharaon éponyme. Passionnée d'Égypte, avant l'écriture, elle se documente beaucoup sur le sujet avec l'aide de l'égyptologue Stephen Glanville. La pièce ne fut jamais jouée de son vivant, étant trop chère à produire selon John Gielgud, et fut donc publiée en livre en 1973. Ce n'est qu'en 1979 que la pièce sera montée à New York. Cependant, sa nouvelle Philomel Cottage est adaptée au théâtre par Frank Vosper sous le titre Love from a Stranger. La première a lieu le 31 mars 1936 au New Theatre de Londres suivi de 149 représentations, la pièce est jouée aussi à New York[38].

La maison Greenway en 2010

En 1938, Agatha Christie décide de tourner la page du passé : elle vend sa résidence d'Ashfield et acquiert avec son mari le Greenway Estate dans le Devon, s'en servant de résidence d'été. Les descendants d'Agatha Christie en feront don en 2000 à la National Trust[40] qui l'ouvre au public qui peut ainsi pénétrer dans l'intimité de la « duchesse de la mort »[42]. Le couple Mallowan entreprend de grands travaux dans leur nouvelle résidence, mais est stoppé net par des ennuis financiers et par la Seconde Guerre mondiale[36].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 3 septembre 1939, l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne nazie. Max Mallowan, 35 ans, s'engage dans la défense civile de Brixham, ne pouvant prétendre à plus sans formation militaire, de plus son père est autrichien[36]. Agatha Christie voulant se rendre utile, met ses compétences pharmaceutiques à disposition de l'hôpital de Torquay. En 1940, Max Mallowan est engagé à Londres comme secrétaire du professeur Garstang, ami et directeur de l'École britannique d'archéologie d'Ankara. Après avoir loué le Greenway Estate à une certaine Mrs Arbuthnot, nom que l'on retrouvera dans le roman Le Crime de l'Orient-Express, Christie rejoint son mari dans la capitale. Les raids aériens allemands les obligent à changer plusieurs fois de logement. Ils finissent par s'installer dans un appartement de Lawn Road après que leur maison de Sheffield Terrace a été bombardée. En février 1941, Max est admis dans le service de Stephen Glanville au Ministère de l'Air. Sa connaissance de la langue arabe lui permet d'être envoyé au Caire comme Commandant[43].

Alors qu'elle vit désormais seule dans son appartement londonien, Christie travaille comme préparatrice dans la pharmacie du University College Hospital où elle parfait sa connaissance des poisons, éléments importants dans ses romans[44]. Cependant, ne supportant pas d'être éloignée de son mari, elle cherche par tous les moyens à le rejoindre : elle essaye par exemple de devenir correspondante de guerre pour la presse, ce à quoi l'Armée s'oppose. Elle participe aussi à un projet de théâtre pour les armées, mais cela s'avère inutile puisque Max revient de la guerre en mai 1945. Après la démobilisation de celui-ci, le couple retourne s'installer dans leur maison de Greenway. La fin de la guerre marque aussi la fin des ennuis financiers pour Christie : elle reçoit enfin les gains de ses droits d'auteurs aux États-Unis, bloqués au début de la guerre par le fisc américain[43].

Plusieurs autres évènements importants ont lieu dans la vie d'Agatha Christie lors du conflit. En 1940, à Denbigh, elle assiste au mariage de sa fille Rosalind avec le fusilier gallois Hubert Pritchard. Le 21 septembre 1943, Rosalind donne naissance à un petit garçon, Matthew, dans une clinique du Cheshire. Malheureusement, le dernier évènement est plus tragique : Hubert est « tombé au champ d'honneur »[43].

La Seconde Guerre mondiale a eu une influence sur le travail littéraire d'Agatha Christie, sans en toucher la qualité. Premièrement, au début de la guerre, Christie avait été approchée pour « s'occuper d'un travail de propagande » mais elle avait refusé, de peur de ne pas être à la hauteur. Pourtant, elle écrit le roman N. ou M. ? dans lequel elle dénonce la cinquième colonne et les partisans du régime hitlérien. Le magazine Collier's refuse même de publier l'histoire, trop partisane à son goût. Deuxièmement, avant le conflit, ses romans mettait essentiellement en scène le personnage d'Hercule Poirot. Après 1939, elle ressort des enquêteurs qu'elle avait délaissé comme Tommy et Tuppence Beresford, le Superintendant Battle ou encore Miss Marple pour laquelle elle écrit deux nouveaux romans. Elle écrit aussi des histoires dans lesquelles aucun de ses limiers n'apparait. Enfin, elle a un regain d'intérêt pour le théâtre, adaptant plusieurs de ses romans en pièces : Dix petits nègres (1943), Mort sur le Nil (1944) et Rendez-vous avec la mort (1945)[43].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Agatha Christie écrit deux œuvres fondamentales : Hercule Poirot quitte la scène et La Dernière Énigme, mettant en scène la fin de ses deux grands détectives Hercule Poirot et Miss Marple. Elle écrit ces deux livres pour assurer des revenus à sa famille et pour éviter que d'autres écrivains créent une suite à ses personnages, dans le cas ou elle ne survivrait pas au conflit. Le roman du détective belge est publié en 1975, un an avant le décès de sa créatrice, et celui de la vieille anglaise en 1976, à titre posthume[36].

Les dernières aventures[modifier | modifier le code]

Après la guerre, le papier étant à nouveau disponible, les ventes de livres reprennent. Le cinéma, le théâtre et la télévision s'intéressent aux œuvres de la romancière. Mais fin 1947, Max est nommé responsable de la chaire d'archéologie sur l'Asie Mineure à l'Université de Londres et doit diriger une nouvelle expédition. De 1953 à 1958, le couple mène des fouilles à Nimrud (Irak), et Agatha Christie, proche de la soixantaine, y participe tout en continuant à écrire. À partir de 1951, ils font de grandes découvertes, mais en 1958 ils doivent quitter le pays à cause de la révolution après l'assassinat du roi Fayçal II d'Irak[36].

Sur un plan plus privé, en 1949, sa fille Rosalind se remarie avec Anthony Hicks. Mais la mort de sa sœur Marge en 1951, puis celles de son premier mari Archibald Christie en décembre 1962 et de son neveu Jack, viennent tirer une ombre au tableau. Elle assistera à nouveau à un heureux évènement en 1967, lors du mariage de son petit fils Mathew, diplômé du New College, avec Angela Mapes[36].

Dans les années 50, le théâtre prend une place importante dans le travail d'Agatha Christie. En novembre 1952, sa pièce de théâtre La Souricière (The Mouse Trap) est présentée pour la première fois à Londres et rencontre un succès grandissant. Le 13 novembre 1956, elle participe à le 1998e représentation, ce qui fait de la pièce la plus longtemps jouée du théâtre britannique. Sa pièce Témoin à charge rencontre elle aussi un succès mondial: elle est donnée en octobre 1953 à Londres, en décembre 1954 à New York et en novembre 1955 à Paris. Devant le succès de la pièce, une adaptation cinématographique est prévue, et en 1957 sort Témoin à charge de Billy Wilder, qui sera nominé six fois aux Oscars. Sa troisième pièce a rencontrer le succès est La Toile d'araignée qui débute en décembre 1954 et fait 774 représentations[45]. En 1954, Agatha Christie devient alors la première femme à avoir trois pièces de théâtre en production simultanément dans le West End de Londres[46].

Pierre tombale d'Agatha Christie et Max Mallowan à Cholsey

En 1953, ses anciens livres sont réédités. A partir de 1954, elle écrit à peu près un livre par an pour respecter le slogan de son éditeur : « A Christie for Christmas » (« Un Christie pour Noël »). En 1956, sort son dernier roman sous le pseudonyme de Mary Westmacott, Le Poids de l'amour (The Burden). Elle n'a plus besoin de garder un rythme de production élevé, et elle avoue préférer passer son temps libre à flâner dans les expositions, assister à des concerts et opéras, voire simplement à jardiner[45].

En 1955, elle fonde l’Agatha Christie Limited (ACL), société propriétaire de ses droits d'auteur détenue aujourd'hui à 36 % par sa famille et à 64 % par le groupe Chorion (en), société qui reçoit plus de 300 demandes de licences par an[25], puis par Acorn Media Group.

En 1974, elle assiste à l'avant-première du film Le Crime de l'Orient-Express de Sydney Lumet en présence de la Reine Élisabeth II du Royaume-Uni. Elle est contente de l'adaptation excepté pour la moustache de Poirot, trop banale. C'est sa dernière apparition en public[41].

Agatha Christie meurt le 12 janvier 1976 dans sa résidence de Wallingford, près d'Oxford. Elle suit de peu ses personnages fétiches, car :

Elle est enterrée au cimetière de Cholsey. Sur sa tombe est gravée une épitaphe extraite d'un verset de La Reine des fées écrit par Edmund Spenser, choisie par ses soins[36],[47] :

Sleepe after toyle, port after stormie seas,
Ease after war, death after life, does greatly please.
Temps de repos après tant de labeur,
Havre de paix après les jours de tempête,
Trêve bénie succédant à la guerre,
La mort est douce après notre vie si âpre.[48]

Honneurs et postérité[modifier | modifier le code]

En 1955, elle est la première récipiendaire du prix Grand Master Award et du prix Grand maître, prix le plus prestigieux décerné par l'Association des Mystery Writers of America pour sa pièce Témoin à charge (Witness for the Prosecution).

Elle est élue présidente du Detection Club en 1957, succédant à Dorothy L. Sayers.

En 1956, Agatha Christie est élevée au rang de Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE)[45], et en 1971, elle reçoit la distinction de Dame commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (DBE) des mains de la reine Élisabeth II. Agatha Christie est devenue ce jour-là Dame Agatha Christie[40].

En 1979, sort Agatha, un film de Michael Apted, inspiré de la vie d'Agatha Christie, et plus particulièrement de l'épisode de sa disparition mystérieuse en décembre 1926. Dans ce film, c'est Vanessa Redgrave qui interprète le rôle d'Agatha Christie.

Le manoir géorgien de Torre Abbey abritait une collection de manuscrit originaux d'Agatha Christie, exposant son fauteuil ainsi que sa machine à écrire Remington de 1937[11]. Cette collection a été transférée dans sa résidence de Greenway en 2008[49].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Agatha Christie est l'un des écrivains les plus connus au monde si l'on considère le nombre de langues dans lesquelles son œuvre a été traduite (plus de 7 233 traductions, ce qui en fait l'auteur le plus traduit en langues étrangères selon l'Index Translationum[50]), et l'importance des tirages de ses romans qui en fait la romancière la plus vendue au monde selon le Livre Guinness des records[51]. Bien que ce type d'estimation soit toujours délicat (de 2,5 à 4 milliards de livres vendus dans le monde[52], sachant qu'il s'en achète encore 4 millions par an[25]), Agatha Christie est considérée comme l'auteur le plus lu de l'histoire chez les Anglo-Saxons après William Shakespeare, seule la Bible dépasse son œuvre en nombre d'exemplaires vendus[12].

Agatha Christie a écrit 67 romans (dont 6 romances sous le pseudonyme de Mary Westmacott qui correspond à ses écrits les plus personnels), 190 nouvelles réunies en une quinzaine de recueils, 18 pièces de théâtre (+ 5 adaptations par d'autres auteurs), quelques poèmes et une autobiographie[25] : auteur prolifique, elle écrit ses romans en six semaines en moyenne mais, de 1954 jusqu'à 1976, n'en publie que deux ou trois par an[17] dont un traditionnellement pour les fêtes de fin d'année, événement littéraire à l'origine du slogan de son éditeur : « a Christie for Christmas » (un Christie pour Noël)[53].

Une grande partie d'entre eux se déroule à huis clos, ce qui permet au lecteur d'essayer de deviner le coupable avant la fin du récit. Agatha Christie est un auteur important dans le domaine du roman policier, autant sur le plan commercial qu'en raison des innovations qu'elle a introduites dans ce genre bien que le dictionnaire de la littérature anglaise, The Oxford Companion to English Literature (en) écrit que « son style est quelconque et ses personnages légers »[25]. N'hésitant pas à s'écarter des sentiers battus, elle donnait notamment à son lecteur un nombre d'indices suffisant pour résoudre l'énigme. Un de ses premiers romans, Le Meurtre de Roger Ackroyd, est célèbre pour la façon dont elle utilise le narrateur pour créer la surprise finale. Avec plus de 100 millions d'exemplaires, son roman les Dix petits nègres, publié en 1939, est, dans la liste des ouvrages les plus vendus au monde, le premier roman policier et le septième livre tous genres confondus[54].

Une grande partie de ses romans et nouvelles a été adaptée au cinéma ou à la télévision (20 films et plus de 100 téléfilms)[25], en particulier Le Crime de l'Orient-Express, Dix petits nègres, Mort sur le Nil et Le Train de 16 h 50. La BBC a aussi produit des téléfilms et des émissions radiophoniques de la plupart des histoires qui mettent en scène Hercule Poirot et Miss Marple. L'une de ses pièces de théâtre, The Mouse Trap (La Souricière), a été présentée pour la première fois à Londres en 1952 au St Martin's Theatre, et détient, depuis, le record de la pièce jouée le plus longtemps sans interruption.

Certains de ses romans sont adaptés en bande dessinée par les éditions Claude Lefrancq et Emmanuel Proust (Mort sur le Nil et Le Crime de l'Orient-Express de Jean-François Miniac, Dix petits nègres, Le Meurtre de Roger Ackroyd, etc.). Ses intrigues et la façon dont elle construit ses énigmes policières sont aussi très prisées en murder party (jeux de rôle policiers).

En août 2006, deux nouvelles inédites mettant en scène Hercule Poirot ont été retrouvées dans la maison de famille de Greenway[55] ; elles ont été publiés en 2009[56] sous la responsabilité de John Curran et sous le titre de Agatha Christie's Secret Notebooks: Fifty years of mysteries in the making[57], et, en 2011, pour la traduction française, Les carnets secrets d'Agatha Christie : Cinquante ans de mystères en cours d'élaboration[58].

Personnages[modifier | modifier le code]

Agatha Christie a mis en scène de nombreux personnages récurrents. Certains d'entre eux se rencontrent lors d'aventures communes.

Romans et recueils de nouvelles mettant en scène Hercule Poirot[modifier | modifier le code]

Hercule Poirot apparaît dans 33 romans et 52 nouvelles[25].

Titre français Type Année Titre britannique Éventuel titre américain
La Mystérieuse Affaire de Styles roman 1920 The Mysterious Affair at Styles
Le Crime du golf roman 1923 Murder on the Links
Les Enquêtes d'Hercule Poirot nouvelles 1924 Poirot Investigates
Le Meurtre de Roger Ackroyd roman 1926 The Murder of Roger Ackroyd
Les Quatre roman 1927 The Big Four
Le Train bleu roman 1928 The Mystery of the Blue Train
La Maison du péril roman 1932 Peril at End House
Le Couteau sur la nuque roman 1933 Lord Edgware Dies Thirteen at Dinner
Le Crime de l'Orient-Express roman 1934 Murder on the Orient-Express Murder in the Calais Coach
Drame en trois actes roman 1935 Three-Act Tragedy Murder in Three Acts
La Mort dans les nuages roman 1935 Death in the Clouds Death in the Air
A.B.C. contre Poirot roman 1935 The ABC Murders
  • The ABC Murders (1935)
  • The Alphabet Murders (1966)
Cartes sur table roman 1936 Cards on the Table
Meurtre en Mésopotamie roman 1936 Murder in Mesopotamia
Mort sur le Nil roman 1937 Death on the Nile
Témoin muet roman 1937 Dumb Witness Poirot Loses a Client
Le Miroir du mort nouvelle 1937 Dead Man's Mirror
Feux d'artifice nouvelle 1937 Murder in the Mews
Rendez-vous avec la mort roman 1938 Appointment with Death
Le Noël d'Hercule Poirot roman 1938 Hercule Poirot's Christmas
  • Murder for Christmas (1938)
  • A Holiday for Murder (1947)
Je ne suis pas coupable roman 1940 Sad Cypress
Un, deux, trois... roman 1940 One, Two, Buckle My Shoe
  • The Patriotic Murders (1940)
  • An overdose of Death (1953)
Les Vacances d'Hercule Poirot roman 1941 Evil under the Sun
Cinq petits cochons roman 1942 Five Little Pigs Murder in Retrospect
Le Vallon roman 1946 The Hollow
Les Travaux d'Hercule nouvelles 1947 The Labours of Hercules
Recueil de nouvelles initialement publié, en France, en deux volumes : les Travaux d'Hercule suivi de Les Écuries d'Augias.
Le Flux et le Reflux roman 1948 Taken at the Flood There is a Tide
Mrs McGinty est morte roman 1952 Mrs McGinty's Dead
Les Indiscrétions d'Hercule Poirot roman 1953 After the Funeral Funerals are fatal…
Pension Vanilos roman 1955 Hickory, Dickory, Dock Hickory, Dickory, Death
Poirot joue le jeu roman 1956 Dead Man's Folly
Le Chat et les Pigeons roman 1959 Cat Among the Pigeons
nouvelles The Adventure of the Christmas
Pudding and Other Stories
1960 (Royaume-Uni) et 1998 (France) : Recueil de six nouvelles dont la première donne son nom au recueil et cinq d'entre elles mettent en scène Hercule Poirot, la dernière enquête étant menée par Miss Marple.
1962 (France) : Recueil de trois nouvelles dont la première donne son nom au recueil.
Les Pendules roman 1963 The Clocks
La Troisième Fille roman 1966 Third Girl
roman 1969 Hallowe'en Party
Témoin à charge nouvelles 1969 Recueil spécifiquement français, contenant 8 nouvelles inédites en volume en France, dont les cinq dernières mettent en scène Hercule Poirot
Une mémoire d'éléphant roman 1972 Elephants Can Remember
Poirot's Early Cases nouvelles 1974 Recueils spécifiquement britannique et américain (de composition différente) dont le contenu correspond approximativement à celui du recueil français Le Bal de la victoire
roman 1975 Curtain:Poirot's Last Case
Le Bal de la victoire nouvelles 1979 Recueil spécifiquement français, dont la composition correspond très approximativement à celle des éditions britannique et américaine de Poirot's Early Cases

Romans et recueils de nouvelles mettant en scène Tommy et Tuppence[modifier | modifier le code]

Tommy et Tuppence Beresford apparaissent dans 4 romans et 15 nouvelles.

Romans mettant en scène le superintendant Battle[modifier | modifier le code]

Le Superintendant Battle apparaît dans 4 romans.

N.B. : Le superintendant Battle apparaît aussi dans Cartes sur table (Cards on the Table, 1936), roman de la série Poirot

Romans et recueils de nouvelles mettant en scène Miss Marple[modifier | modifier le code]

Miss Marple apparaît dans 12 romans et 20 nouvelles[25].

Autres romans policiers[modifier | modifier le code]

Il s'agit dans la plupart des cas de romans policiers de type whodunit, mais aussi de romans d'espionnage.

Autres recueils de nouvelles policières[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

Seulement les pièces de théâtres originales (les adaptations des romans en pièces, dont celles faites par Agatha Christie elle-même, sont listées plus bas) :

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Mary Westmacott[modifier | modifier le code]

Romans non policiers publiés sous le pseudonyme de Mary Westmacott :

Roman coécrit[modifier | modifier le code]

Autobiographies[modifier | modifier le code]

  • Dis-moi comment tu vis (Come, Tell Me How You Live, 1946)
    Réédité sous le titre La Romancière et l'Archéologue : mes aventures au Moyen-Orient (Come, Tell Me How You Live: An Archaeological Memoir).
  • Une autobiographie (An Autobiography, 1977)
    Publié à titre posthume.

Recueils de poèmes[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Adaptations de son œuvre[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

En bande dessinée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agatha Christie (bande dessinée).

De 1995 à 1997, les éditions Claude Lefrancq sortent 5 albums dans la collection « Le Masque présente Agatha Christie », adaptés des romans de la reine du crime.

À partir de 2002, Emmanuel Proust Éditions rééditent ces cinq albums et poursuivent la collection « Agatha Christie » avec des inédits, portant celle-ci à 24 albums au début 2014.

En jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Novélisations des pièces[modifier | modifier le code]

Charles Osborne a novélisé trois pièces de théâtre d'Agatha Christie :

Livres audio en français[modifier | modifier le code]

Pièces radiophoniques en français[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. malgré cette origine, Agatha n'a jamais réclamé la citoyenneté américaine.
  2. (en) Janet Morgan, Agatha Christie, A Biography, Collins,‎ 1984 (ISBN 978-0-002-16330-9), p. 2
  3. Mary, le prénom de sa grand-mère, Clarissa celui, de sa mère et Agatha d'après la suggestion d'un ami de la famille.
  4. Janet Morgan 1984, p. 6-7
  5. Janet Morgan 1984, p. 11-14
  6. Janet Morgan 1984, p. 18-19
  7. Janet Morgan 1984, p. 13
  8. Janet Morgan 1984, p. 23-27
  9. Huguette Bouchardeau, op. cité, p. 40
  10. Janet Morgan 1984, p. 22-23
  11. a et b Léa Delpont, « Le Devon Sur les pas d'Agatha Christie », sur lexpress.fr,‎ 31 août 2006
  12. a, b, c et d François Rivière, Agatha Christie. La romance du crime, Éditions de La Martinière,‎ 2012, 214 p. (ISBN 978-2-7324-5058-2)
  13. Femmes remarquables… Agatha Christie, Centre de Documentation, Bibliothèque et Archives pour l'Égalité des Chances, le Féminisme et les Études Féministes
  14. Janet Morgan 1984, p. 40-41
  15. Janet Morgan 1984, p. 45-46
  16. Janet Morgan 1984, p. 48-49
  17. a, b et c Agatha Christie, émission La marche de l'histoire du 5 février 2013, sur France Inter
  18. Janet Morgan 1984, p. 49-50
  19. (en) Patricia D. Maida, Nicholas B. Spornick, Patricia D. Maida, Murder She Wrote : A Study of Agatha Christie's Detective Fiction, Popular Press,‎ 1982, p. 61
  20. Janet Morgan 1984, p. 51-52
  21. Janet Morgan 1984, p. 54–63
  22. a et b (en) Judith Diana Hurdle, The Getaway Guide to Agatha Christie's England, RDR Books, coll. « Getaway guides »,‎ 1999, 191 p. (ISBN 978-1-571-43071-7), p. 15
  23. Hilary Macaskill, op. cité, p. 13
  24. Lucie Coignerai-Devillers, « Agatha Christie, les médecins et les pharmaciens », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 79, no 290,‎ 1991, p. 367
  25. a, b, c, d, e, f, g et h Léa Delpont, « Indétrônable Agatha Christie », sur Le Figaro,‎ 15 octobre 2007
  26. (en)(Agatha Christie) told her sister Madge that she thought she could write a detective story (to which Madge replied « I bet you couldn't ») after they had finished reading The Mystery of the Yellow Room by Gaston Le Roux
  27. Janet Morgan 1984, p. 64–74
  28. site officiel d'Agatha Christie
  29. (en)Agatha Christie. Biography Of An Author}
  30. a et b L'Intégrale - Agatha Christie (préf. Jacques Baudou), t. 2 : Les années 1926-1930, Paris, Librairie des Champs-Élysées, coll. « Les Intégrales du Masque »,‎ 1990, 1268 p. (ISBN 2-7024-2087-7, notice BnF no FRBNF35338232), « Préface », p. IX-XXII
  31. (en)« Mrs. Christie found in a Yorkshire », sur New York Times,‎ 15 décembre 1826
  32. (en) Jared Cade, Agatha Christie and the Missing Eleven Days, Peter Owen Ltd,‎ 1997, 258 p. (ISBN 978-0-7206-1280-6)
  33. 48 Le Secret d'Agatha, Éditions du Lombard, mai 1990. Scénario : André-Paul Duchâteau - Dessin : Tibet (ISBN 978-2-8036-0810-2)
  34. Le secret d’Agatha, Arthémuse, (ISBN 978-2-912563-34-7), 2006
  35. Ambre Deharo, « Et si l'histoire de Gone Girl était vraie ? », sur le site de TF1,‎ 8 novembre 2014 (consulté le 18 novembre 2014)
  36. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Armelle Leroy et Laurent Choley, Sur les traces d'Agatha Christie : Un siècle de mystère, Paris, Hors Collection,‎ 26 novembre 2009, 29 cm, 165 p. (ISBN 978-2-258-07888-8, notice BnF no FRBNF42144692)
  37. (en) Andrew Maunder, FOF Companion to the British Short Story, Infobase Publishing,‎ 2007, p. 69
  38. a, b, c, d, e, f et g Agatha Christie (préf. Jacques Baudou), L'Intégrale - Agatha Christie, t. 3 : Les années 1930-1933, Librairie des Champs-Élysées, coll. « Les Intégrales du Masque »,‎ 1991 (ISBN 2-7024-2088-5)
  39. (en), « An archaeologist is the best husband any woman can have : the older she gets, the more interested he is in her », citation qui fait référence à l'aide qu'elle apportait à son mari au cours des campagnes de fouilles l'hiver, en photographiant, triant et nettoyant les antiquités. Rapporté par Nigel Dennis dans son article « Genteel Queen of Crime : Agatha Christie Puts Her Zest for Life Into Murder », Life, 14 mai 1956, Volume 40, no 20, p. 102. lire en ligne sur Google Livres
  40. a, b et c Delphine Peras, « Agatha Christie at home », sur L'Express,‎ 18 juin 2009
  41. a et b (en)« Biographie d'Agatha Christie - Autumn », sur le site officiel d'Agatha Christie
  42. Nom dont elle aimait se décerner. Source : François Rivière, Agatha Christie, duchesse de la mort, Éd. Le Livre de Poche, 2008, 281 p.
  43. a, b, c et d Agatha Christie (préf. Jacques Baudou), L'Intégrale - Agatha Christie, t. 7 : Les années 1940-1944, Librairie des Champs-Élysées, coll. « Les Intégrales du Masque »,‎ 1994 (ISBN 2-7024-2240-3)
  44. (en) Alzina Stone Dale, Mystery Reader's Walking Guide : London, iUniverse,‎ 2004, p. 70
  45. a, b et c Agatha Christie (préf. Jacques Baudou), L'Intégrale - Agatha Christie, t. 10 : Les années 1953-1958, Librairie des Champs-Élysées, coll. « Les Intégrales du Masque »,‎ 1997 (ISBN 2-7024-2416-3)
  46. (en)« Spider's Web », sur le site officiel d'Agatha Christie
  47. « Citation de Joseph Conrad », sur goodreads.com
  48. Traduction faite en combinant deux traductions : « Temps de repos après tant de labeurs, Havre de paix après jours de tempête, Ô douce mort après notre vie si âpre, Trêve bénie succédant à la guerre, Dieu prend mon âme en Sa joie infinie. » (Armelle Leroy et Laurent Choley, Sur les traces d'Agatha Christie : Un siècle de mystère, Paris, Hors Collection,‎ 26 novembre 2009, 29 cm, 165 p. (ISBN 978-2-258-07888-8, notice BnF no FRBNF42144692)), et « Temps de repos après tant de labeur, Havre de paix après les jours de tempête, La mort est douce après notre vie si âpre... » (Agatha Christie (préf. Jacques Baudou), L'Intégrale - Agatha Christie, t. 13 : Les années 1971-1976, Librairie des Champs-Élysées, coll. « Les Intégrales du Masque »,‎ 2000 (ISBN 2-7024-7903-0)).
  49. (en) Hilary Macaskill, Mathew Prichard, Agatha Christie at Home, Frances lincoln ltd,‎ 2009 (lire en ligne), p. 133
  50. (en)Unesco, « Top 50 Authors of All Time » (consulté le 29 juillet 2014)
  51. Guinness Book of World Records, Sterling Pub. Co., 1976, 210
  52. (en)Michael Fleming, « Agatha Christie gets a clue for filmmakers », sur Variety,‎ 14 février 2000
  53. (en)« A Christie for Christmas », sur The Sunday Times,‎ 26 décembre 2010
  54. (en)Marjorie Dorfman, Mary Fons, Deborah Hawkins, Martin Hintz, Linnea Lundgren, David Priess, Julia Clark Robinson, Paul Seaburn, Heidi Stevens, and Steve Theunissen, « 21 Best-Selling Books of All Time », Editors of Publications International, Ltd.,‎ 14 septembre 2007 (consulté le 28 décembre 2009)
  55. Source.
  56. Publication par HarperCollins édition.
  57. Agatha Christie's Secret Notebooks: Fifty years of mysteries in the making (ISBN 978-0-06-198836-3)
  58. John Curran (trad. Gérard de Chergé), Les Carnets secrets d'Agatha Christie : Cinquante ans de mystères en cours d'élaboration [« Agatha Christie's Secret Notebooks, Fifty Years of Mystery in the Making »], Paris, Éditions du Masque, 541 p. (ISBN 978-2-7024-3516-8), « Introduction », p. 29-30
  59. Le film se contente de reprendre le titre d'un recueil de nouvelles

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie sur Agatha Christie.

Agatha Christie a été le sujet de très nombreuses études, de natures diverses, dans plusieurs langues.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]