Économie de la Grèce
| Grèce Indicateurs économiques |
|
| Monnaie | Euro |
|---|---|
| Année fiscale | calendaire |
| Organisations internationales | UE, OCDE, OMC, OCEMN |
| Statistiques | |
| Produit intérieur brut (parité nominale) | |
| Produit intérieur brut en PPA | |
| Rang pour le PIB en PPA | |
| Croissance du PIB | |
| PIB par habitant en PPA | |
| PIB par secteur | agriculture : 3,7 % industrie : 20,6 % services : 75,7 % |
| Inflation (IPC) | 1,0 % (2009) |
| Pop. sous le seuil de pauvreté | |
| Indice de développement humain (IDH) | |
| Population active | 4,95 millions (avril 2009) |
| Population active par secteur | agriculture : 12 % industrie : 20 % services : 68 % |
| Taux de chômage | |
| Principales industries | |
| Commerce extérieur | |
| Exportations | 29,14 milliards $ (2008) |
| Biens exportés | |
| Principaux clients | |
| Importations | 93,91 milliards $ (2008) |
| Biens importés | |
| Principaux fournisseurs | |
| Finances publiques | |
| Dette publique | |
| Dette extérieure | |
| Recettes publiques | |
| Dépenses publiques | |
| Déficit public | |
| Aide au développement | |
| modifier |
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La Grèce a connu une croissance rapide après son entrée dans l'Union européenne et suite à des mesures de stabilisation économique[réf. nécessaire]. La Grèce reste importatrice nette de biens industriels, de produits alimentaires et de pétrole. Les exportations principales sont les biens manufacturés, les produits alimentaires, les dérivés d'hydrocarbures, le ciment, les produits chimiques et pharmaceutiques.
L’économie grecque se caractérise par un secteur public important représentant 40 % du PIB[réf. nécessaire] et, comme pour plusieurs autres pays méditerranéens, par une économie parallèle fortement développée.
Depuis 2009 et la révélation de déficits budgétaires plus élevés que prévu, la Grèce fait face à une importante crise économique qui s'est aggravée en 2011, creusant encore la dette publique. Le gouvernement annonce alors d'importantes mesures d'austérité en échange du soutien du FMI et de la zone euro.
Sommaire |
Historique [modifier]
| 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux | 3,5 % | 4,7 % | 3,7 % | 3,7 % | 4,2 % | 3,7 % | -2,0 % | -4,5 % | - 7,0 %(prévision)[4] | - 6.4 %[5] |
En 2009 puis en 2010, la Grèce fait face à une grave crise des finances publiques. Le gouvernement socialiste élu en octobre 2009 annonce des mesures d'austérité. Elles comprennent notamment les points suivants[6],[7] :
- diminution du salaire des fonctionnaires (- 10 %) ;
- diminution des pensions accordées aux retraités (- 10 %) ;
- recul de 5 ans de l'âge légal de départ à la retraite (65 ans contre 60) ;
- réduction des investissements publics et des dépenses de fonctionnement de l’État ;
- création de nouveaux impôts et de nouvelle taxes, hausse de 10 % des taxes sur l'essence, le tabac et l'alcool ;
- hausse de la TVA de deux points (23 % contre 21 %, et contre 19 % avant mars 2010) ;
- baisse des dépenses de l'armement de 2,5 milliards d'euros en deux ans.
La Grèce a reçu un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans du FMI et de la zone euro. L'accord, passé sous condition d'une baisse des dépenses publiques, prévoit une réduction du déficit public, de 13,6 % du PIB en 2009[8] à 2,6 % en 2014[6]. Pour l'année 2010, le déficit devait baisser à 9,3 % du PIB. En revanche, le gouvernement grec prévoit une hausse continue du chômage, de 12 % actuellement[Quand ?] à 15 % en 2012, et prévoit aussi encore au moins deux années de récession (- 4 % en 2010 et - 2,5 % en 2011). À ces 110 milliards d'euros, s'ajoute, à partir de 2011, une aide supplémentaire de 60 à 85 milliards d'euros pour ses « besoins financiers » jusqu'en 2014[9].
En novembre 2010, eurostat révise à la hausse le déficit de la Grèce pour l'année 2009 à 15,5 % du PIB (contre 13,6 %).
Secteur primaire [modifier]
Le secteur primaire représente 7 % du PNB et 12 % de la main-d'œuvre. La Grèce produit du blé (2 millions de tonnes), du coton, du tabac ou encore du riz. La vigne est également cultivée, les cépages variant selon les zones : Cyclades ou encore îles Ioniennes. Enfin, ses plantations d'oliviers (variétés amygdalolia et koroneiki) lui permettent de produire de l'huile d'olive. Le pays compte 850 000 producteurs d'olives officiels. L'aridité, l'importance des montagnes et l'érosion des sols constituent des obstacles depuis l'Antiquité : elles diminuent la surface agricole utile (21,1 % des terres), empêchant ainsi l'agriculture de se développer. La Grèce doit importer de la viande et des produits laitiers.
Secteur secondaire [modifier]
L'industrie est encore assez peu développée en Grèce : elle représente seulement 22 % du PNB et 20 % de la main-d'œuvre.
La Grèce s'alimente en électricité essentiellement grâce à des centrales thermiques. Elle produit du fer et du lignite. L'industrie est encore assez peu développée en Grèce par rapport à la moyenne de l'UE.
Les ressources d'hydrocarbures sont pour l'instant peu exploitées malgré un peu de pétrole puisé en Mer Égée. La découverte récente, au début des années 2000, de ressources considérables d'hydrocarbures en Méditerranée orientale pourrait selon certains analystes rembourser la dette grecque[réf. nécessaire].
Secteur tertiaire [modifier]
Le secteur tertiaire représente la majorité de l'économie grecque (71 % du PNB et 68 % de la main-d'œuvre). Le tourisme en est un pilier (15 % du PNB) : le pays est attractif grâce à ses conditions climatiques avantageuses pour les vacanciers (faibles précipitations, ensoleillement important, température agréable de la mer), son important littoral (13 676 km), ses îles, et surtout ses nombreux vestiges archéologiques. L'impératif de préservation du patrimoine culturel grec vient parfois limiter les possibilités offertes aux touristes : ainsi, la Grèce possède l'une des législations les plus restrictives d'Europe en matière de plongée sous-marine.
La Grèce dans l'Union européenne [modifier]
L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 a permis au pays de se développer. En effet, avec un PIB par habitant alors inférieur à la moyenne européenne, elle a profité des mécanismes de redistribution, mis en place dans les années 1980, comme les fonds structurels. La Grèce est donc bénéficiaire nette au regard du budget européen.
En 2012, les scénarios envisageables concernant la Grèce sont le Grexit et le bank run ; ces épées de damoclès subsistent malgré les injonctions des personnalités politiques européennes chargées du dossier.
Dette publique [modifier]
L'explosion du déficit public à partir de en 2008 et 2009 fait qu'en 2010 et 2011, la Grèce doit faire face à une importante crise de sa dette publique[10],[11],[12]. En 2009, elle s'établissait à 125 % du PIB pour un déficit public de 13,6 %. En 2011, elle se monte à 158 % du PIB.
Quelques chiffres [modifier]
- Salaire minimum (depuis février 2012[13]) :
- 586 € (489 € net) pour une personne célibataire de plus de 25 ans pendant les trois premières années de travail, puis une montée progressive jusqu'à 750 € après neuf ans.
- 644 € pour une personne mariée de plus de 25 ans pendant les trois premières années de travail, puis une montée progressive jusqu'à 808 € après neuf ans.
- 510 € (440 € net) pour une personne de moins de 25 ans.
- Indice de fécondité : 1,28 par femme (2007) ;
- taux de natalité : 9,7 ‰ (2005) ;
- taux de mortalité : 9,5 ‰ (2005) ;
- note de la dette à long terme :
- BB+ selon Fitch Ratings[10] ;
- B- selon Standard & Poor's[14].
- Caa1 selon Moody's[15].
Références [modifier]
- http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&plugin=1&language=fr&pcode=teilm020
- (fr) Grèce Produit Intérieur Brut (PIB) - Taux de croissance réelle, IndexMundi
- FITA fiche Grèce, Economic/Political Overview
- (fr) Le PIB grec aurait chuté de près de 7 % en 2011
- (fr)[1]
- (fr) Le détail des mesures d'autérité en Grèce, Le Nouvel Observateur. Consulté le 2 mai 2010
- La crise grecque
- Dettes et déficits publics dans l’Union européenne
- (fr) Les clés du nouveau plan d'aide à la Grèce, L'Expansion. Consulté le 4 juin 2011
- Moody's dégrade à son tour la note de la Grèce,, sur Le Figaro. Consulté le 2 mai 2010.
- Athènes demande la mise en œuvre du plan d'aide UE-FMI,], sur Le Figaro. Consulté le 2 mai 2010.
- Grèce, Portugal : panique sur la zone euro,], sur Le Figaro''. Consulté le 2 mai 2010.
- (en) Minimum Wages: Greeks to Earn Less Than €3 Per Hour, KeepTalkingGreece, 4 février 2012
- Standard & Poor's remonte la note de la Grèce de six crans
- Moody's dégrade fortement la note grecque, la relègue en catégorie spéculative