Bradley Wiggins

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Wiggins.
Bradley Wiggins
Image illustrative de l'article Bradley Wiggins
Bradley Wiggins lors du Critérium du Dauphiné 2011
Informations
Nom Wiggins
Prénom Bradley
Surnom Wiggo
Date de naissance 28 avril 1980 (34 ans)
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Équipe actuelle Sky
Spécialité Contre-la-montre, poursuite, courses par étapes
Équipe professionnelle
2002-2003
2004-2005
2006-2007
2008
2009
2010-
La Française des Jeux
Crédit agricole
Cofidis
High Road
Garmin-Slipstream
Sky
Principales victoires
1 grand tour

Maillot jaune Tour de France 2012
13 championnats et titres olympiques
médaille d'or, Jeux olympiques Champion olympique de la poursuite individuelle (2004 et 2008)
médaille d'or, Jeux olympiques Champion olympique de la poursuite par équipes (2008)
médaille d'or, Jeux olympiques Champion olympique du contre-la-montre (2012)
Maillot arc-en-ciel Champion du monde de la poursuite individuelle (2003, 2007 et 2008)
Maillot arc-en-ciel Champion du monde de la poursuite par équipes (2007 et 2008)
Maillot arc-en-ciel Champion du monde de l'américaine (2008)
Maillot de champion de Grande-Bretagne Champion de Grande-Bretagne sur route (2011)
Maillot de champion de Grande-Bretagne Champion de Grande-Bretagne contre-la-montre (2009, 2010 et 2014)
Courses par étapes
Critérium du Dauphiné 2011 et 2012
Paris-Nice 2012
Tour de Romandie 2012
3 étapes de grands tours
Tour de France (2 étapes)

Tour d'Italie (1 étape)

Sir Bradley Wiggins CBE, est un coureur cycliste britannique né le 28 avril 1980 à Gand (Belgique). Professionnel depuis 2002, il est membre de l'équipe Sky depuis 2010. Spécialiste de la poursuite, il a été champion olympique de poursuite individuelle en 2004 et 2008 et de poursuite par équipe en 2008, et champion du monde de poursuite individuelle en 2003, 2007 et 2008, par équipes en 2007 et 2008, et de l'américaine en 2008. Il se consacre davantage au cyclisme sur route depuis 2009. Troisième du Tour de France cette année-là[1],[2], il a remporté le Critérium du Dauphiné en 2011 et 2012, Paris-Nice en 2012, le Tour de Romandie en 2012 et s'est classé troisième du Tour d'Espagne 2011. Le 22 juillet 2012, il devient le premier Britannique vainqueur d'un Tour de France, devant son coéquipier et compatriote Christopher Froome. Son père est le coureur cycliste Gary Wiggins.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et carrière amateur[modifier | modifier le code]

Bradley Wiggins naît le 28 avril 1980 à Gand, en Belgique. Sa mère, Linda, est anglaise et son père est Gary Wiggins, cycliste australien qui fait carrière en Belgique. Deux ans après la naissance de Bradley Wiggins, sa mère rentre à Londres afin de les protéger de la violence de ce dernier. À la fin de sa carrière, Gary Wiggins rentre en Tasmanie. Bradley Wiggins ne voit plus son père pendant quatorze ans. Il grandit avec sa mère à Londres, dans le quartier de Maida Vale[3],[4].

Pendant son enfance, Bradley Wiggins est passionné par le cyclisme et son histoire : « J’ai grandi avec des posters de Miguel Indurain, de Johan Museeuw sur les murs de ma chambre. Un gamin anglais rêve de lever la FA Cup mais moi, je me disais plutôt qu’être sur le Dauphiné ou le Tour ce serait un rêve, je savais ce que ces courses représentaient[4]. » Il commence à pratiquer le cyclisme sur la piste de Vélodrome de Herne Hill (en) à l'âge de douze ans, poussé par sa mère et inspiré par la victoire de Chris Boardman dans le tournoi de poursuite des Jeux olympiques de Barcelone[5],[4]. Durant l'hiver 1993-1994, il s'entraîne avec l'Archer Road Club (en), club de l'ouest londonien dont son père a été membre[6],[4]. Il obtient ensuite des sponsors personnels : d'abord les cycles Condor[7],[8], puis Team Brite[6].

En 1998, il remporte le titre de champion du monde de poursuite individuelle en catégorie juniors, à Cuba[9]. Il participe au Jeux du Commonwealth en Malaisie avec l'équipe d'Angleterre. Il y obtient la médaille de bronze de la poursuite par équipes[10].

En octobre 1999, il dispute ses premiers championnats du monde sur piste à Berlin. Il se classe dixième de l'américaine avec Robert Hayles[11]. Dans le tournoi de poursuite par équipes, l'équipe qu'il forme avec Robert Hayles, Matthew Illingworth (en) et Bryan Steel s'incline en quart de finale face à l'équipe d'Ukraine[12]. En novembre, il prend part aux Six jours de Gand avec Robert Hayles et devient, à 19 ans, le plus jeune coureur à disputer et terminer ce type de course[13].

En 2000, il participe aux Jeux olympiques à Sydney en Australie. Il y obtient la médaille de bronze en poursuite par équipes avec Chris Newton, Paul Manning et Bryan Steel, et se classe quatrième de l'américaine avec Robert Hayles. Un mois plus tard, il dispute les championnats du monde à Manchester. Avec Chris Newton, Paul Manning et Jonathan Clay (en), il obtient la médaille d'argent en poursuite par équipes, en étant battu par l'équipe d'Allemagne en finale. En fin d'année, il dispute de nouveau de courses de six jours avec Robert Hayles. Ils prennent notamment la troisième place des Six jours de Grenoble.

Bradley Wiggins est recruté pour la saison 2001 par l'équipe professionnelle Linda McCartney (en)[14]. Celle-ci est cependant dissoute à la fin du mois de janvier[15]. Wiggins reste donc amateur cette année. Durant le premier semestre, il court sur route[16], notamment en équipe de Grande-Bretagne. Avec celle-ci, il se classe troisième du Tour de Rhodes, remporté par Fabian Cancellara[17], puis gagne le classement général et les deux premières étapes du Cinturón a Mallorca en avril[18] puis en mai le classement général et la première étape de la Flèche du Sud, au Luxembourg[19]. Il revient ensuite à la piste. En juin, aux championnats d'Europe des moins de 23 ans, il remporte la médaille d'or de la poursuite individuelle. En septembre, aux championnats du monde à Anvers, il obtient comme l'année précédente la médaille d'argent de la poursuite par équipes, avec Chris Newton, Paul Manning et Bryan Steel, en s'inclinant en finale face à l'équipe d'Ukraine. Il termine huitième du tournoi de poursuite individuelle[20].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Débuts professionnels sur route et premiers titres sur piste[modifier | modifier le code]

Bradley McGee, coéquipier de Wiggins sur route, adversaire sur la piste

Repéré par Marc Madiot lors du Circuit des Mines en 2001[6], Bradley Wiggins est recruté par l'équipe La Française des Jeux, qui lui fait signer un contrat de deux ans[21]. Parmi ses nouveaux coéquipiers figure l'Australien Bradley McGee, lui aussi spécialiste de la poursuite. La première course sur route à laquelle Bradley Wiggins participe avec sa nouvelle équipe est le Tour du Qatar, en janvier. Il n'obtient pas de victoire sur route durant cette saison. Ses meilleurs résultats sont la deuxième place du contre-la-montre inaugural du Tour de l'Avenir, dans la même seconde que le vainqueur Filippo Pozzato, et la troisième place de l'avant dernière étape, remportée par son coéquipier Jimmy Casper. Il continue de courir sur piste. En juillet, il est médaillé d'argent aux Jeux du Commonwealth, à Manchester, en poursuite par équipes et en poursuite individuelle, où il est battu en finale par Bradley McGee. En septembre, il dispute les championnats du monde à Copenhague. Il y obtient la médaille de bronze de la poursuite par équipes avec Paul Manning, Bryan Steel et Chris Newton, et se classe cinquième du tournoi de poursuite individuelle, remporté par Bradley McGee[22].

Au printemps 2003, Bradley Wiggins dispute le Tour d'Italie, son premier grand tour. Il quitte la course après la 18e étape qu'il termine hors délais, avec 34 autres coureurs[23]. Durant l'été, il obtient son premier titre de champion du monde de poursuite, à Stuttgart. Bradley McGee, tenant du titre, est souffrant et ne participe pas. En finale, Wiggins bat un autre Australien, Luke Roberts[24]. En poursuite par équipes, Bradley Wiggins, Robert Hayles, Paul Manning et Bryan Steel prennent la médaille d'argent. Ils sont dominés en finale par les Australiens, qui battent le record du monde[25]. En septembre, Wiggins obtient sa première victoire professionnelle sur route, en gagnant la première étape du Tour de l'Avenir, un contre-la-montre de 10,7 km. Malade, il doit quitter la course trois jours plus tard, avec le maillot jaune[26].

En 2004, Bradley Wiggins est engagé par l'équipe Crédit agricole de Roger Legeay. Chris Boardman, ancien coureur anglais champion du monde et olympique de poursuite, et qui conseille Wiggins depuis plusieurs mois, a effectué toute sa carrière professionnelle au sein de cette équipe[27]. Lors des Jeux olympiques d'Athènes, Wiggins remporte la médaille d'or en poursuite individuelle après avoir battu le record olympique lors des qualifications, en 4 minutes 15 secondes 165[28]. En poursuite par équipes, l'équipe de Grande-Bretagne formée par Bradley Wiggins, Steve Cummings, Rob Hayles et Paul Manning obtient la médaille d'argent en poursuite par équipes en s'inclinant en finale face à l'équipe d'Australie. Enfin, associé à Robert Hayles, il est médaillé de bronze de la course à l'américaine. Il est le premier Britannique à obtenir trois médailles lors de Jeux olympiques depuis 1964. Ses performances lui valent d'être nommé officier de l'ordre de l'Empire britannique (OBE)[5].

2005-2006 : deux années consacrées à la route[modifier | modifier le code]

À l'issue de la saison 2004, Bradley Wiggins décide de délaisser la piste pendant deux ans, afin de se consacrer à la route, et d'y revenir ensuite pour préparer les Jeux olympiques de 2008[29],[30],[31].

En septembre 2005, il décide de rejoindre l'équipe française Cofidis pour les saisons 2006 et 2007[32]. Il choisit cette équipe afin qu'elle le place « en situation idéale pour le prologue du Tour de France [en 2007] à Londres »[3]. En début de saison, il se classe septième du prologue de Paris-Nice puis dispute plusieurs classiques (Milan-San Remo, Gand-Wevelgem, Paris-Roubaix. En juillet, il participe à son premier Tour de France. Il prend la seizième place du prologue et termine à la 124e place du classement général.

Retour à la piste : cinq titres mondiaux et deux titres olympiques[modifier | modifier le code]

Bradley Wiggins vêtu du maillot arc-en-ciel en 2007

En début d'année 2007, Bradley Wiggins reprend sur piste lors de la manche de Coupe du monde de Manchester[33], où il remporte les tournois de poursuite individuelle et par équipes. En mars, pour la première fois depuis 2004, il prend part aux championnats du monde, à Palma de Majorque. Il obtient son premier titre de champion du monde de poursuite par équipes avec Edward Clancy, Geraint Thomas et Paul Manning puis conserve son titre en poursuite individuelle en battant Robert Bartko en finale. Avec Robert Hayles, il prend la treizième place de l'américaine, lors de laquelle il visait une médaille[34]. Il revient ensuite à la route. Suivant les conseils de son entraîneur Chris Boardman durant l'hiver, il s'améliore dans les prologues[3]. Deuxième de celui du Circuit de la Sarthe derrière Andreas Klöden en avril[35], il remporte en mai l'étape contre-la-montre de neuf kilomètres qui ouvre les Quatre jours de Dunkerque. Le mois suivant, il s'impose lors du prologue du Critérium du Dauphiné libéré à Grenoble et est dès lors considéré comme l'un des favoris du prologue du Tour[36],[37]. Celui-ci passe près de Hyde Park, où il a grandi et commencé le cyclisme. Le Maire de Londres Ken Livingstone lui donne à cette occasion le titre d'« ambassadeur du cyclisme à Londres »[3]. Wiggins prend la quatrième place de ce prologue, à 23 secondes du vainqueur Fabian Cancellara, derrière Andreas Klöden et George Hincapie. Lors de la sixième étape, entre Semur-en-Auxois et Bourg-en-Bresse, il est échappé seul pendant 190 des 200 kilomètres de course. Il est rattrapé par le peloton à sept kilomètres de l'arrivée et reçoit le prix de la combativité[38],[39]. Une semaine plus tard, il est quatrième du contre-la-montre de 54 kilomètres disputé autour d'Albi. Il ne termine pas ce Tour de France : l'Italien Cristian Moreni, coureur de Cofidis, est contrôlé positif à la testostérone et l'équipe Cofidis décide de se retirer du Tour. Wiggins, qui était alors 138e au classement général, qualifie que ce qu'a fait Moreni relève de la « pure stupidité »[40],[41].

En octobre 2007, il signe un contrat avec l'équipe High Road pour la saison 2008[42].

Bradley Wiggins et Mark Cavendish aux championnats du monde sur piste à Manchester, lors de la course à l'américaine

En mars, il dispute les championnats du monde sur piste au vélodrome de Manchester. Il y remporte trois médailles d'or. Il conserve son titre en poursuite individuelle, en battant en finale le Néerlandais Jenning Huizenga qui l'a auparavant devancé en qualifications[43]. L'équipe britannique qu'il forme avec Edward Clancy, Paul Manning et Geraint Thomas conserve le titre mondial en poursuite par équipes et bat en finale le record du monde, en parcourant les 4 kilomètres en 3 minutes 56 secondes 322[44],[45]. Enfin, avec Mark Cavendish, son nouveau coéquipier sur route au sein de l'équipe High Road, il devient champion du monde de l'américaine[46]. Les Britanniques remportent neuf des dix-huit titres mondiaux mis en jeu lors de ces championnats du monde. Il remporte lors des Jeux olympiques de Pékin deux titres olympiques, portant son total à trois.

En août, il se rend à Pékin pour les Jeux olympiques. Il devient champion olympique de poursuite individuelle en dominant en finale le Néo-Zélandais Hayden Roulston, après avoir battu le record olympique en qualifications, en 4 minutes 15 secondes 031[28]. Avec Clancy, Manning et Thomas, il remporte la médaille d'or de la poursuite par équipes et bat le record du monde à deux reprises : en demi-finales face aux Russes, en 3 minutes 55 secondes 202, puis en finale face aux Danois, en 3 minutes 53 secondes 314[45],[47]. Enfin, dans la course à l'américaine, il est à nouveau associé à Mark Cavendish et prend la neuvième place[48]. La délégation britannique domine les compétitions de cyclisme sur piste lors de ces Jeux en s'adjugeant sept des dix titres olympiques[49]. Comme les autres médaillés britanniques de ces Jeux, Wiggins est décoré de l'ordre de l'Empire britannique : il en devient commandeur (CBE) tandis que Chris Hoy, trois fois médaillé d'or, est fait chevalier[50].

En octobre 2008, Bradley Wiggins publie son autobiographie, In Pursuit of Glory (À la recherche de la gloire) et il annonce sa signature pour l'équipe Garmin-Slipstream pour la saison 2009.

Révélation au Tour de France 2009 avec Garmin-Slipstream[modifier | modifier le code]

Bradley Wiggins pendant le Tour de France 2009

Comme après les Jeux olympiques de 2004, Bradley Wiggins tourne le dos à la piste à l'issue de la saison 2008 afin d'obtenir des résultats sur route avec Garmin, notamment au Tour de France[51],[52].

La première course que Wiggins dispute avec sa nouvelle équipe est le contre-la-montre par équipes ouvrant le Tour du Qatar, qu'elle remporte. Ayant passé la ligne d'arrivée le premier, Wiggins porte le maillot jaune le lendemain[53]. En mars, il échoue à la deuxième place du prologue de Paris-Nice, derrière Alberto Contador[54]. Trois semaines plus tard, il est deuxième du contre-la-montre du Critérium international, battu cette fois par Tony Martin. En avril, il remporte l'étape contre-la-montre des Trois jours de La Panne, puis participe à Gand-Wevelgem (23e) et Paris-Roubaix (25e). En mai, il prend le départ du Tour d'Italie, qui fête son centenaire, avec pour leader Christian Vande Velde[55]. Celui-ci doit cependant abandonner dès la troisième étape à cause d'une chute. Wiggins peut dès lors rouler pour lui-même. En finissant notamment 21e de la cinquième étape à l'Alpe de Siusi, il montre de nets progrès en montagne qu'il attribue à la perte de cinq kilogrammes pendant l'hiver, à un travail spécifique en montagne et à une activité réduite sur piste[56]. Il prend les sixième et deuxième places des deux étapes contre-la-montre et termine ce Giro à la 71e place du classement général.

En juillet, l'équipe Garmin se présente au départ de son deuxième Tour de France avec pour leader Vande Velde, quatrième en 2008, dont la forme est incertaine à cause des blessures contractées lors du Tour d'Italie. Wiggins est avec David Millar et David Zabriskie l'un des spécialistes du contre-la-montre de l'équipe, et est comme Millar susceptible de s'exprimer en montagne[57],[58]. Il termine troisième de la 1re étape, un contre-la-montre à Monaco, puis, avec l'équipe Garmin, il prend la deuxième place du contre-la-montre par équipes de la quatrième étape en dépit de la perte de quatre coureurs dès le début de l'épreuve. Lors de la première arrivée en altitude, Wiggins franchit la ligne à une surprenante 12e place, ce qui lui vaut d'être cinquième au classement général. Il enregistre le meilleur classement pour un britannique lors de la deuxième semaine de course sur un Tour de France depuis Robert Millar. La semaine suivante, la deuxième arrivée en altitude, à Verbier, est encore meilleure pour Wiggins qui termine cinquième de l'étape et monte à la troisième place au général. Malgré son statut de spécialiste de la piste, il montre là des capacités de grimpeurs qui lui permettent de suivre les meilleurs. Il termine ce Tour à la troisième place du classement général à Paris[1],[2].

Lors du championnat du monde du contre-la-montre à Mendrisio

De retour à la compétition en août, il dispute l'Eneco Tour, puis remporte le championnat de Grande-Bretagne du contre-la-montre, son premier titre national sur route. À la fin du mois de septembre, aux championnats du monde sur route, à Mendrisio en Suisse, il ne participe pas à la course en ligne pour se concentrer sur le contre-la-montre[59], où il représente la Grande-Bretagne avec Christopher Froome. Il y est rattrapé par Fabian Cancellara, qui décroche son troisième titre mondial. En fin de course, il subit un problème mécanique qui le contraint à changer de vélo. Il est alors rattrapé par Gustav Larsson, deuxième. De la quatrième place au cinquième point intermédiaire, il passe à la 21e place du classement final, à près de cinq minutes de Cancellara[60],[61].

Il termine sa saison[59] en s'imposant au classement général du Herald Sun Tour, en Australie, après avoir remporté l'étape contre-la-montre.

2010 : débuts chez Sky[modifier | modifier le code]

En décembre 2009, Bradley Wiggins signe un contrat de quatre ans avec l'équipe Sky[62], après plusieurs semaines de tractations entre cette équipe et son ancienne équipe, Garmin-Slipstream. Créée à l'initiative de British Cycling, la fédération britannique de cyclisme, l'équipe Sky est dirigée par David Brailsford, directeur de la performance de British Cycling, et a pour responsable de l'entraînement l'Australien Shane Sutton, auparavant entraineur de l'équipe nationale britannique. Parmi les autres recrues de cette nouvelle équipe figurent un autre membre de Garmin, Chris Sutton, et les « poursuiteurs » Geraint Thomas et Steve Cummings, qui ont été membres de l'équipe de Grande-Bretagne à ses côtés lors de Jeux olympiques ou de championnats du monde.

Comme à son arrivée chez Garmin, il commence sa saison chez Sky avec une victoire au contre-la-montre par équipes du Tour du Qatar. En février, il est deuxième du contre-la-montre du Tour d'Andalousie. En mars, il termine troisième du classement général et de l'étape contre-la-montre du Tour de Murcie, devancé par František Raboň et Denis Menchov. En avril, il est 33e du Tour du Pays basque puis dispute les classiques ardennaises.

En mai, au Tour d'Italie, Bradley Wiggins est le leader de l'équipe Sky, dont c'est le premier grand tour. Il remporte la première étape contre-la-montre à Amsterdam, aux Pays-Bas. Retardé par une chute le lendemain, il perd le maillot rose[63]. Lors de la troisième étape, à nouveau victime d'une chute, il perd près de 4 minutes[64],[65]. Deux jours plus tard, l'équipe Sky prend la deuxième place du contre-la-montre par équipes, battue de treize secondes par l'équipe Liquigas-Doimo. Lors de la onzième étape, Wiggins fait partie d'un groupe d'échappés d'une quarantaine de coureurs qui arrivent à L'Aquila avec près de 13 minutes d'avance sur le peloton des favoris. Cette étape permet à Wiggins de se replacer parmi les prétendants au classement général : de 24e avec onze minutes de retard sur Alexandre Vinokourov, il passe à la dixième place, à huit minutes de Richie Porte[66]. Il perd cependant toute chance de bien figurer au classement général lors de la quinzième étape, en arrivant avec plus de 25 minutes de retard au Monte Zoncolan[67]. Il prend la septième place de la dernière étape, disputée contre-la-montre, et termine ce Giro à la 40e place.

Après plus d'un mois sans compétition, Wiggins aborde le Tour de France avec le statut de leader de l'équipe Sky, et s'estime en bonne forme et confiant dans ses chances d'accéder au podium[68],[69]. Lors du prologue à Rotterdam, il part avant les autres favoris, espérant éviter la pluie prévue en fin d'après-midi. Celle-ci tombe cependant pendant la course de Wiggins et épargne les derniers coureurs partis. Wiggins est 77e de ce prologue, à 56 secondes du vainqueur Fabian Cancellara[70]. Trois jours plus tard, il est huitième à Arenberg d'une étape empruntant des routes pavées. Il termine la première semaine de course distancé sur la montée menant à Avoriaz et perd une minute et 45 secondes sur le vainqueur du jour, Andy Schleck[71]. Lors de l'étape suivante, il ne peut pas suivre Schleck et Alberto Contador dans le col de la Madeleine et leu concède près de cinq minutes. Il admet qu'il n'est pas dans sa meilleure forme, revoit ses ambitions et préfère se concentrer sur l'avant dernière étape, un contre-la-montre[72],[73],[74]. Il en prend la neuvième place, à 3 minutes et 33 secondes de Cancellara, et termine ce Tour à la 24e place. Wiggins fait du Tour de Grande-Bretagne son seul objectif de fin de saison[75] et renonce à participer aux championnats du monde et aux Jeux du Commonwealth afin de faire une vraie pause à l'issue de cette première saison mitigée avec Sky[76]. Il remporte auparavant, pour la deuxième fois, le championnat de Grande-Bretagne contre-la-montre, puis termine 35e du Tour de Grande-Bretagne.

2011 : victoire sur le Dauphiné et 3e de la Vuelta[modifier | modifier le code]

Bradley Wiggins en jaune au départ de la dernière étape du Critérium du Dauphiné 2011

En abordant la saison 2011, Wiggins estime que l'équipe Sky et lui-même se sont trop focalisés sur le Tour de France. Il décide par conséquent de faire des courses comme Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné, des objectifs à part entière durant la première partie de la saison, et de renoncer à disputer le Tour d'Italie[77],[78]. Afin d'être performant dès le début de la saison, il dispute le Tour du Qatar et une manche de Coupe du monde sur piste à Manchester, où il remporte la poursuite par équipes. Lors de Paris-Nice, il prend la deuxième place du contre-la-montre à Aix-en-Provence, derrière Tony Martin, et termine troisième du classement général, devancé par Martin et Andreas Klöden. Au Critérium international, il est à nouveau deuxième du contre-la-montre, battu cette fois par Klöden. En mai, il s'impose lors du contre-la-montre du Tour de Bavière, où il devance Fabian Cancellara de plus de 30 secondes. En 2011, il remporte le Critérium du Dauphiné, sans gagner d'étape. Il s'empare du maillot jaune à l'issue de la troisième étape, un contre-la-montre dont il prend la deuxième place derrière Tony Martin, et conserve jusqu'à la fin de la semaine la première place du classement général. Il obtient dans la foulée le titre de champion de Grande-Bretagne sur route. Considéré comme un des favoris du Tour de France après cette victoire, il abandonne pendant la 7e étape après une chute, souffrant d'une fracture de la clavicule[79]. Il s'engage sur le Tour d'Espagne, et se révèle très vite en forme en haute montagne. Il s'empare du maillot rouge de leader en ayant fait craquer tous les favoris : Vincenzo Nibali, Joaquim Rodríguez, Igor Antón, Michele Scarponi, mais seuls Christopher Froome, son coéquipier, et Juan José Cobo parviennent à le suivre. Lors de l'Angliru, célèbre col espagnol, il est distancé par Cobo et Froome, terminant cinquième à deux minutes de Cobo. Il perd du coup son maillot de leader au profit de Cobo. Il finit le Tour d'Espagne troisième derrière la révélation Froome, deuxième, et Juan José Cobo. En fin de saison, il termine deuxième championnat du monde du contre-la-montre.

2012 : victoires au Tour de France et aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

En 2012, il termine troisième du Tour de l'Algarve en remportant le contre-la-montre final. Il remporte ensuite Paris-Nice en remportant la dernière étape, un contre-la-montre en côte au col d'Èze. Il s'agissait d'« un objectif important pour [lui] », en lui-même mais aussi en vue du Tour de France[80]. Il remporte ensuite le Tour de Romandie, ainsi que deux étapes puis obtient une deuxième victoire consécutive sur le Critérium du Dauphiné dont il remporte le contre-la-montre[81]. Lors du Tour de France, il s'empare du maillot jaune au soir de la 7e étape et remporte ensuite la 9e étape contre-la-montre. Wiggins accompagné de son lieutenant Christopher Froome en montagne, conserve son maillot jaune lors du passage des Pyrénées. Il remporte ensuite la 19e étape, un contre-la-montre entre Bonneval et Chartres, devant Froome et Luis León Sánchez. Le 22 juillet, il devient le premier Britannique vainqueur d'un Tour de France, devant son coéquipier et compatriote Christopher Froome, et l'Italien Vincenzo Nibali.

Le 30 juillet, il est équipier de Mark Cavendish, favori de la course en ligne des Jeux olympiques de Londres, en roulant durant toute la course pour essayer de contrôler les attaques. L'équipe de Grande-Bretagne subit une défaite : Mark Cavendish, 29e, est le premier Britannique. Wiggins s'impose quelques jours plus tard, lors de l'épreuve contre-la-montre, disputée sur 44 kilomètres. Il devance de 42 secondes Tony Martin et d'une minute et huit secondes Christopher Froome, son coéquipier britannique. Avec cette septième médaille olympique, il devient l'athlète britannique le plus médaillé aux Jeux[82],[83].

Après ce succès, il renonce à disputer le championnat du monde du contre-la-montre en septembre, expliquant ne pas pouvoir s'entraîner suffisamment pour y viser la victoire, du fait entre autres des obligations consécutives à ses succès de l'été. Il participe au Tour de Grande-Bretagne dans un rôle d'équipier[84], puis à la course en ligne des championnats du monde, avec pour leader Jonathan Tiernan-Locke, révélation britannique de l'année[85]. Celui-ci prend la 19e place tandis que Wiggins ne termine pas la course.

À l'issue de cette saison, il reçoit la récompense de sportif de l'année de la BBC. En janvier, il est fait Knight Bachelor, en même temps que David Brailsford, pour services rendus au cyclisme[86],[87].

2013[modifier | modifier le code]

Aligné sur le Tour d'Italie, Bradley Wiggins se retrouve, après dix étapes, relégué à la quatrième position du classement général, derrière Vincenzo Nibali, Cadel Evans et Robert Gesink. Il perd plus de trois minutes lors de la 12e étape (Longarone-Trévise), pointant alors à plus de cinq minutes du premier et futur vainqueur de l'édition, Nibali, et décide de ne pas prendre le départ le lendemain[88].

Le 31 mai, il renonce à défendre son titre au Tour de France, à la suite d'une infection pulmonaire et d'une blessure au genou[89].

2014[modifier | modifier le code]

Bradley Wiggins à l'arrivée du Paris-Roubaix 2014

Aligné sur Paris-Roubaix, Wiggins termine à la 9e place, dans le même temps que les meilleurs. Il est le premier vainqueur du Tour de France à terminer parmi les dix premiers de cette course depuis l'Américain Greg LeMond en 1992.

Wiggins dans le peloton[modifier | modifier le code]

Position sur le dopage[modifier | modifier le code]

En juin 2011, Bradley Wiggins, qui vient de remporter le Critérium du Dauphiné, dénonce ouvertement la participation d'Alberto Contador au prochain Tour de France : « Sportivement, ce n'est pas une bonne chose qu'un gars testé quatre fois positif soit dans la course. C'est mauvais aussi pour toutes les équipes qui se battent pour être propres, c'est le cas de notre équipe Sky »[90].

En juillet 2012, alors qu'il porte le maillot jaune du Tour de France, Bradley Wiggins s'agace[91] des allégations de dopage qui circulent à son sujet, « sur les réseaux sociaux, à l'abri de l'anonymat »[92]. Il publie dans The Guardian une longue tribune intitulée « I can never dope because it would cost me everything »[93], dans laquelle il affirme avoir refusé le dopage tout au long de sa carrière, racontant comment il a été choqué par le contrôle positif de Cristian Moreni, et le retrait de l'équipe Cofidis à laquelle il appartenait, « au point de jeter son maillot dans une poubelle [de l'aéroport de Pau][94] pour ne pas être associé à l'affaire »[95].

Il poursuit : « les raisons pour lesquelles je ne me doperai jamais n’ont pas bougé. Pour ma famille, la vie que j’ai construite et la peur constante de se faire prendre, je ne consommerai jamais cette drogue »[95]. « Ce n’est que du sport. Le dopage n’en vaut tout simplement pas la peine. Gagner le Tour de France à tout prix ne vaut pas le risque de perdre tout cela. Ce que j’aime, c’est faire de mon mieux et travailler dur. Si je sens que je dois prendre des médicaments, j’arrêterai demain[95]. »

Bradley Wiggins explique enfin qu'il a construit sa carrière dans un contexte différent de beaucoup d'autres coureurs : « Il y a une culture différente du cyclisme en Grande-Bretagne. Un pays où le dopage n'est pas moralement acceptable. L'attitude par rapport au dopage est différente en Grande-Bretagne qu'en Italie ou en France peut-être, où un coureur comme Richard Virenque peut se doper, être pris, être banni, et revenir en tant que héros »[96].

Performances, capacités physiques[modifier | modifier le code]

Frédéric Portoleau, « calcule depuis les années 90 les puissances développées par les coureurs du Tour de France ». Il estime que « sur l’ensemble du Tour 2012, [la performance de Bradley Wiggins] se situe entre celle d’Evans l’an dernier et celle de Schleck en 2010 ». « Dans la hiérarchie des meilleures performances des vainqueurs du Tour, établie par Frédéric Portoleau, Wiggins se situe à égalité avec Cadel Evans (Alpe d’Huez 2006), Laurent Fignon (Superbagnères 1989) et Greg LeMond (Avoriaz 1985). Il est à distance raisonnable d’Andy Schleck (Tourmalet 2010) et Alberto Contador (plateau de Beille 2007) ». Wiggins, Christopher Froome et Vincenzo Nibali ont développé dans les derniers cols des étapes de haute montagne une puissance de 415 watts en moyenne dans les cols de fin d’étape[97]. Ce chiffre est supérieur aux 410 watts moyens dans les cols de fin d’étape qu'Antoine Vayer considère comme le seuil du dopage « avéré »[98],[99]. Pour l'entraîneur Aldo Sassi, « un effort prolongé à 6,2 w/k (watts/kilo) en fin d’étape pouvait constituer un signe de dopage. Bradley Wiggins est en dessous, avec un record – pour un col long en fin d’étape – à 6,05 w/k dans Peyresourde. Frédéric Grappe, maître de conférences à l’université de Besançon et entraîneur de l’équipe Française des Jeux, situe la limite physiologique à 5,5 w/k pour une ascension longue de 45 minutes, et autour de 5,8 w/k pour des efforts d’une demi-heure. Selon les calculs de Frédéric Portoleau, les dix premiers du classement général ont, à un moment ou l’autre de ce Tour, dépassé ces puissances en fin d’étape »[97].

Palmarès, résultats, classements et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès sur piste[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Championnats du monde juniors[modifier | modifier le code]

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Jeux du Commonwealth[modifier | modifier le code]

  • 1998
    • médaille d'argent Médaillé d'argent de la poursuite par équipes
  • Manchester 2002
    • médaille d'argent Médaillé d'argent de la poursuite individuelle
    • médaille d'argent Médaillé d'argent de la poursuite par équipes
  • Glasgow 2014
    • médaille d'argent Médaillé d'argent de la poursuite par équipes

Six jours[modifier | modifier le code]

Championnats d'Europe[modifier | modifier le code]

Championnats nationaux[modifier | modifier le code]

Records[modifier | modifier le code]

En poursuite individuelle, Bradley Wiggins détient le record olympique depuis les Jeux olympiques de 2008, lors desquels il a parcouru les quatre kilomètres en 4 minutes 15 secondes 031. Il a battu à cette occasion son propre record olympique, établi lors des Jeux de 2004 en 4 minutes 15 secondes 165[28]. Il n'a en revanche jamais battu le record du monde, détenu de 1996 à 2011 par Chris Boardman en 4 minutes 11 secondes 114, et depuis février 2011 par Jack Bobridge en 4 minutes 10 secondes 534[45].

En poursuite par équipes, Bradley Wiggins a battu trois fois le record du monde avec l'équipe de Grande-Bretagne. Lors des championnats du monde de 2008 à Manchester, il réalise avec Edward Clancy, Geraint Thomas et Paul Manning le temps de 3 minutes 56 secondes 322 et bat le record détenu depuis les Jeux olympiques de 2004 par les Australiens Luke Roberts, Bradley McGee, Brett Lancaster et Graeme Brown. Lors des Jeux olympiques de 2008, il battent à deux reprises leur record, en 3 minutes 55 secondes 202 puis 3 minutes 53 secondes 314. Ce record a de nouveau été battu par l'équipe britannique, sans Bradley Wiggins, lors des championnats du monde de 2012, en 3 minutes 53 secondes 295[45]. Le meilleur temps réalisé lors des Jeux de 2008 reste le record olympique jusqu'aux Jeux olympiques de 2012 où l'équipe britannique, toujours sans Wiggins, bat le record du monde et record olympique en 3 minutes 51 secondes 659[28].

Palmarès sur route[modifier | modifier le code]

Par année[modifier | modifier le code]

Bradley Wiggins au Tour de Romandie 2011

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

6 participations

  • 2006 : 124e
  • 2007 : retrait de l'équipe Cofidis
  • 2009 : 3e[1],[2]
  • 2010 : 24e
  • 2011 : abandon (7e étape)
  • 2012 : Maillot jaune Vainqueur du classement général, des 9e (contre-la-montre) et 19e étapes (contre-la-montre), Maillot jaune maillot jaune pendant 14 jours

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

6 participations

Bradley Wiggins, maillot rose du Tour d'Italie 2010

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

1 participation

Classements mondiaux sur route[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2004, le classement UCI concerne tous les coureurs ayant obtenu des points lors de courses du calendrier international de l'Union cycliste internationale (324 courses en 2004). En 2005, l'UCI ProTour et les circuits continentaux sont créés, ayant chacun leur classement. De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenus lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011.

Bradley Wiggins apparaît pour la première fois au classement UCI en 2000. Il obtient son meilleur classement en 2012 : 2e.

Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Classement UCI[100] 1020e 986e 1050e 603e 991e
Classement ProTour nc[101] nc[102] 192e[103] nc[104]
Classement mondial UCI 29e[105] 132e[106]
UCI World Tour[107] 9e[108] 2e[109] 72e[110]
Légende : nc = non classé

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Initialement quatrième, il est classé troisième après la disqualification de Lance Armstrong pour dopage, en 2012.
  2. a, b, c et d « Wiggins sur le podium du Tour de France 2009 », sur eurosport.fr,‎ 26 octobre 2012 (consulté le 26 octobre 2012)
  3. a, b, c et d (en) « Bradley Wiggins: An ambassador and a cyclist », sur cyclingnews.com,‎ 12 juin 2007 (consulté le 11 juillet 2012)
  4. a, b, c et d « La vie dansée de Bradley Wiggins », sur dhnet.be,‎ 23 juillet 2012 (consulté le 24 juillet 2012)
  5. a et b (en) « Wiggins wheels his way to history », sur bbc.co.uk,‎ 31 décembre 2004 (consulté le 10 juillet 2012)
  6. a, b et c (en) « Cyclingnews talks with Bradley Wiggins », sur cyclingnews.com,‎ 2001 (consulté le 12 juillet 2012)
  7. (en) « Condor Cycles », sur lassiclightweights.co.uk (consulté le 12 juillet 2012)
  8. (en) « Part 4 - Condor Cycles' 60 years of passion », sur cyclingnews.com,‎ octobre 2007 (consulté le 12 juillet 2012)
  9. (en) « Junior Track World Championships - Havana, Cuba, June 15-19, 1998 », sur cyclingnews.com (consulté le 10 juillet 2012)
  10. (en) « Commonwealth Games Track Competition-Malaysia, September 16-19, 1998 », sur cyclingnews.com (consulté le 10 juillet 2012)
  11. « Result / Résultats: l'Americaine / Madison hommes / men », sur uci.ch (consulté le 10 juillet 2012)
  12. « Result / Résultats: Poursuite par Equipe / Team Pursuit hommes / men », sur uci.ch (consulté le 10 juillet 2012)
  13. (en) « Wiggins to continue season with Sixes », sur cyclingnews.com,‎ 7 octobre 2002 (consulté le 13 juillet 2012)
  14. (en) « Wiggins reinforces McCartney Tour aim », sur independent.co.uk,‎ 19 octobre 2000 (consulté le 10 juillet 2012)
  15. (en) « Linda McCartney demise leaves many high and dry », sur cyclingnews.com,‎ 27 janvier 2001 (consulté le 10 juillet 2012)
  16. (en) « Big man, big future », sur cyclingnews.com (consulté le 10 juillet 2012)
  17. (en) « 7th Tour of Rhodes - 2.5 », sur cyclingnews.com (consulté le 10 juillet 2012)
  18. (en) « 36th Cinturón Ciclista Internacional a Mallorca - 2.6 », sur cyclingnews.com (consulté le 10 juillet 2012)
  19. (en) « 52nd Flèche du Sud - 2.6 », sur cyclingnews.com (consulté le 10 juillet 2012)
  20. (en) « World Track Championships - CM - Antwerpen, Belgium, September 26 - 30, 2001 - Day 2 - September 27 », sur cyclingnews.com (consulté le 10 juillet 2012)
  21. (en) « Former snooker champion Wiggins discovers cyclo-cross with FDJ », sur cyclingnews.com,‎ 30 novembre 2001 (consulté le 12 juillet 2012)
  22. (en) « Men's Individual Pursuit », sur cyclingnews.com (consulté le 13 juillet 2012)
  23. a et b (en) « Frigo returns, Garzelli crashes but hangs on to GC position », sur cyclingnews.com,‎ 29 mai 2003 (consulté le 12 juillet 2012)
  24. (en) « Qualifying - Wiggins scorches opposition », sur cyclingnews.com (consulté le 13 juillet 2012)
  25. (en) « Australians smash World Record to win gold », sur cyclingnews.com (consulté le 13 juillet 2012)
  26. (en) « Illness forced Wiggins out of Avenir », sur cyclingnews.com,‎ 9 septembre 2003 (consulté le 13 juillet 2012)
  27. (en) « Wiggins to Credit Agricole », sur cyclingnews.com,‎ 28 août 2003 (consulté le 11 juillet 2012)
  28. a, b, c et d « Records olympiques hommes » [PDF], sur uci.ch (consulté le 11 juillet 2012)
  29. (en) « Wiggins wants three Olympic golds », sur cyclingnews.com,‎ 23 octobre 2004 (consulté le 12 juillet 2012)
  30. (en) « Wiggins back on track », sur cyclingnews.com,‎ 3 décembre 2004 (consulté le 12 juillet 2012)
  31. (en) « Wiggins at Revolution 7 », sur cyclingnews.com,‎ 27 janvier 2005 (consulté le 12 juillet 2012)
  32. (en) « Wiggins to Cofidis », sur cyclingnews.com,‎ 28 septembre 2005 (consulté le 11 juillet 2012)
  33. (en) « Wiggins okay despite training accident », sur cyclingnews.com,‎ 20 février 2007 (consulté le 11 juillet 2012)
  34. (en) « Madison title for Marvulli and Risi », sur cyclingnews.com (consulté le 11 juillet 2012)
  35. (en) « Klöden gets the win by two seconds over Wiggins », sur cyclingnews.com,‎ 11 avril 2007 (consulté le 11 juillet 2012)
  36. (en) « Wiggins shows Tour form at Dauphiné », sur cyclingnews.com,‎ 11 juin 2007 (consulté le 11 juillet 2012)
  37. (en) « London calling: Wiggins on track for Tour prologue », sur cyclingnews.com,‎ 10 juin 2007 (consulté le 11 juillet 2012)
  38. (en) « Boonen is back in Bourg-en-Bresse », sur cyclingnews.com,‎ 13 juillet 2007 (consulté le 11 juillet 2012)
  39. (en) « Wiggins' long day », sur cyclingnews.com,‎ 14 juillet 2012 (consulté le 11 juillet 2012)
  40. (en) « Wiggins' Cofidis team out of Tour », sur cyclingnews.com,‎ 25 juillet 2007 (consulté le 11 juillet 2012)
  41. (en) « Angry Wiggins sees hope in new generation », sur cyclingnews.com,‎ 28 juillet 2007 (consulté le 11 juillet 2012)
  42. Next goal: Triple gold in Beijing, Cyclingnews, 23 octobre 2007.
  43. (en) « Day 1 - March 26: Men's individual pursuit qualifying & final, scratch race final, team sprint qualifying & final, Women's 500m time trial », sur cyclingnews.com,‎ 26 mars 2008 (consulté le 11 juillet 2012)
  44. (en) « Day 2 - March 27: Men's team pursuit », sur cyclingnews.com,‎ 27 mars 2008 (consulté le 11 juillet 2012)
  45. a, b, c et d « Historique des records hommes élite » [PDF], sur uci.ch (consulté le 11 juillet 2012)
  46. (en) « Day 4 - March 29: Men's madison », sur cyclingnews.com,‎ 29 mars 2008 (consulté le 11 juillet 2012)
  47. Ce record est battu le 4 avril 2012 par l'équipe britannique composée d'Edward Clancy, Peter Kennaugh, Steven Burke et Geraint Thomas, en 3 minutes 53 secondes 295, lors des championnats du monde de cyclisme sur piste à Melbourne
  48. (en) « Wiggins looks back at Olympics », sur cyclingnews.com,‎ 30 septembre 2008 (consulté le 11 juillet 2012)
  49. (en) « Rise of the British Track Empire », sur cyclingnews.com,‎ 22 août 2008 (consulté le 11 juillet 2012)
  50. (en) « Arise, Sir Chris: Scotsman gets New Year Knighthood », sur cyclingnews.com,‎ 31 décembre 2008 (consulté le 11 juillet 2012)
  51. (en) « Wiggins and Cavendish make up », sur cyclingnews.com,‎ 9 octobre 2008 (consulté le 11 juillet 2012)
  52. (en) « Wiggins takes a break from pursuiting », sur cyclingnews.com,‎ 2 novembre 2008 (consulté le 11 juillet 2012)
  53. (en) « Wiggins grabs gold with Garmin », sur cyclingnews.com,‎ 2 février 2009 (consulté le 14 juillet 2012)
  54. (en) « Wiggins devastated, Millar ambitious for Paris-Nice top-three », sur cyclingnews.com,‎ 9 mars 2009 (consulté le 14 juillet 2012)
  55. (en) « Garmin, AG2R and Diquigiovanni name Giro teams », sur cyclingnews.com,‎ 6 mai 2009 (consulté le 14 juillet 2012)
  56. (en) « Wiggins enjoying Giro without pressure », sur cyclingnews.com,‎ 15 mai 2009 (consulté le 14 juillet 2012)
  57. (en) « Garmin-Slipstream covering all bases for the Tour », sur cyclingnews.com,‎ 25 juin 2009 (consulté le 14 juillet 2012)
  58. (en) « Garmin-Slipstream names its nine for the Tour », sur cyclingnews.com,‎ 24 juin 2009 (consulté le 14 juillet 2012)
  59. a et b (en) « Wiggins to Worlds for time trial, no road race », sur cyclingnews.com,‎ 11 septembre 2009 (consulté le 14 juillet 2012)
  60. (en) « Cancellara storms to third World time trial title », sur cyclingnews.com,‎ 24 septembre 2009 (consulté le 14 juillet 2012)
  61. (en) « Wiggins' Worlds podium bid derailed by chain », sur cyclingnews.com,‎ 24 septembre 2009 (consulté le 13 juillet 2012)
  62. (en) « Bradley Wiggins signs with Team Sky », sur cyclingnews.com/,‎ 10 décembre 2009 (consulté le 19 juillet 2012)
  63. (en) « Farrar fastest in Utrecht », sur cyclingnews.com,‎ 9 mai 2010 (consulté le 19 juillet 2012)
  64. (en) « Weylandt takes chaotic stage », sur cyclingnews.com,‎ 10 mai 2010 (consulté le 19 juillet 2012)
  65. (en) « Wiggins loses four minutes after Giro crash », sur cyclingnews.com,‎ 10 mai 2010 (consulté le 19 juillet 2012)
  66. (en) « Petrov powers to victory in L'Aquila », sur cyclingnews.com,‎ 19 mai 2010 (consulté le 19 juillet 2012)
  67. (en) « Basso prevails on the Zoncolan », sur cyclingnews.com,‎ 23 mai 2010 (consulté le 19 juillet 2012)
  68. (en) « Wiggins ready for Tour de France », sur cyclingnews.com,‎ 25 juin 2010 (consulté le 15 juillet 2012)
  69. (en) « Team Sky announce Tour de France line-up », sur cyclingnews.com,‎ 24 juin 2010 (consulté le 15 juillet 2012)
  70. (en) « Cancellara wins prologue time trial », sur cyclingnews.com (consulté le 15 juillet 2012)
  71. (en) « Wiggins limits damage in Tour de France test », sur cyclingnews.com,‎ 11 juillet 2010 (consulté le 15 juillet 2012)
  72. (en) « Wiggins admits he doesn't have the form », sur cyclingnews.com,‎ 18 juillet 2010 (consulté le 15 juillet 2012)
  73. (en) « Wiggins' wise take on Tour performance », sur cyclingnews.com,‎ 17 juillet 2010 (consulté le 15 juillet 2012)
  74. (en) « Wiggins still aiming for high Tour finish », sur cyclingnews.com,‎ 13 juillet 2010 (consulté le 15 juillet 2012)
  75. (en) « Wiggins to miss Eneco Tour », sur cyclingnews.com,‎ 15 août 2010 (consulté le 15 juillet 2012)
  76. (en) « Wiggins out of Worlds and Commonwealth Games », sur cyclingnews.com,‎ 26 juillet 2010 (consulté le 15 juillet 2012)
  77. (en) « Wiggins taking a new approach for 2011 », sur cyclingnews.com,‎ 23 janvier 2011 (consulté le 27 juillet 2012)
  78. (en) « Wiggins talks about his Tour de France failure », sur cyclingnews.com,‎ 30 novembre 2010 (consulté le 27 juillet 2012)
  79. « Wiggins abandonne », sur lequipe.fr,‎ 8 juillet 2010 (consulté le 9 juillet 2011)
  80. « Wiggins a un plan », sur eurosport.fr,‎ 12 mars 2012
  81. Cyclisme-Dauphiné : Wiggins vainqueur, Le Figaro, 10 juin 2012.
  82. (en) « Bradley Wiggins wins Olympic gold and powers into British record books », sur guardian.co.uk,‎ 1er août 2012 (consulté le 2 août 2012)
  83. (en) « Bradley Wiggins wins time trial gold to become Britain's most prolific Olympian », sur guardian.co.uk,‎ 1er août 2012 (consulté le 2 août 2012)
  84. (en) « No Worlds time trial for Wiggins », sur cyclingnews.com,‎ 21 août 2012 (consulté le 19 septembre 2012)
  85. (en) « Tiernan-Locke steps up to lead British team at Worlds », sur cyclingnews.com,‎ 23 septembre 2012 (consulté le 26 septembre 2012)
  86. (en) « Bradley Wiggins knighted in 2013 New Year Honours list », sur bbc.co.uk,‎ 29 décembre 2012 (consulté le 28 janvier 2013)
  87. (en) [PDF] London Gazette: (Supplement) no. 60367. p. 2. 29 décembre 2012.
  88. « Giro 2013 : Bradley Wiggins (Sky), la goutte d'eau qui fait déborder le vase », eurosport.fr, 17 mai 2013.
  89. (fr)« Tour de France : Bradley Wiggins renonce à défendre son titre », sur www.lemonde.fr (consulté le 1er mai 2013)
  90. « Tour de France 2011 : Wiggins tacle Contador », sur rtl.fr,‎ 13 juin 2011
  91. « Wiggins: "Je n'ai pas à me justifier" », sur eurosport.fr,‎ 11 juillet 2012
  92. « Suspecté de dopage sur Internet, Wiggins pousse un coup de gueule », sur nouvelobs.com/,‎ 12 juillet 2012
  93. (en) Bradley Wiggins, « Bradley Wiggins: I can never dope because it would cost me everything », sur guardian.co.uk,‎ 13 juillet 2012
  94. dans son texte original, B. Wiggins donne cette précision géographique.
  95. a, b et c « Tour de France: Pourquoi Bradley Wiggins ne se dopera jamais », sur 20minutes.fr,‎ 13 juillet 2012
  96. M. Weynants, « Le plaidoyer anti-dopage de Wiggins », sur rtbe.be,‎ 13 juillet 2012
  97. a et b Frédéric Portoleau et Clément Guillou, « Puissances sur le Tour : Voeckler fait du Virenque, Wiggins moins fort que Contador : C'est les watts qu'ils préfèrent », Rue89,‎ 23 juillet 2012 (lire en ligne)
  98. Antoine Vayer, « C'est Schleck qui a raison, le poison agit encore », sur lemonde.fr,‎ 23 juillet 2012
  99. Simon Barthélémy, « Le docteur Mégret sur ses gardes », sur lalsace.fr,‎ 24 juillet 2011
  100. « Classements UCI », UCI (consulté le 14 juin 2011)
  101. « Classement ProTour 2005 », sur uciprotour.com (consulté le 14 juin 2011)
  102. « Classement ProTour 2006 », sur uciprotour.com (consulté le 14 juin 2011)
  103. « Classement ProTour 2007 », sur uciprotour.com (consulté le 14 juin 2011)
  104. « Classement ProTour 2008 », sur uciprotour.com (consulté le 14 juin 2011)
  105. « Classement mondial UCI 2009 », sur uci.ch (consulté le 14 juin 2011)
  106. « Classement mondial UCI 2010 », sur uci.ch (consulté le 14 juin 2011)
  107. « UCI WorldTour », sur uciworldtour.com (consulté le 29 février 2012)
  108. « UCI WorldTour Ranking - 2011 - Final result », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 29 février 2012)
  109. « UCI WorldTour Ranking - 2012 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 14 octobre 2012)
  110. « UCI WorldTour Ranking - 2013 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 15 octobre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :