Économie de la Turquie

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Turquie
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de la Turquie
Levent, un des quartiers d'affaires d'Istanbul.

Monnaie Livre turque
Année fiscale calendaire
Organisations internationales G20, OCDE, OMC, EUCU, ECO, OCEMN, OTAN, OSCE
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) en augmentation 1 358 milliards $ (2013)OCDE
Produit intérieur brut en PPA en augmentation 1 426 milliards $ (2013)
Rang pour le PIB en PPA en augmentation 15e
Croissance du PIB
en augmentation 2.2% (2012)
en augmentation 4% (2013)
en augmentation 4.3% (1er Trimestre 2014)
PIB par habitant en PPA en augmentation 18 114 $ (2012)OCDE
PIB par secteur agriculture : 8,5 %
industrie : 28,6 %
services : 62,9 %
(2008)
Inflation (IPC) en diminution 6,16 % (2012)
Pop. sous le seuil de pauvreté en diminution 18 % (2010)
en diminution 16,9 % (2011)
en diminution 12,5 % (2012)
en diminution 9,9 % (2013 est.)
Indice de développement humain (IDH) en augmentation 0,722 (2013)[1]
Population active en augmentation 27 millions (2012)
Population active par secteur agriculture : 29,5 %
industrie : 24,7 %
services : 45,8 %
(2005)
Taux de chômage en diminution 8,2 % (Janvier 2014)[2]
Principales industries textiles, agro-alimentaire, automobile, l'électronique, l'exploitation minière (charbon, chrome, cuivre, bore), acier, pétrole, construction, bois, papier, construction navale.
Commerce extérieur
Exportations en augmentation 152,4 milliards $ (2012)[3]
en augmentation 151,8 milliards $ (2013)
en augmentation 79,935 milliards $ (6 premiers mois 2014)
Biens exportés Produits chimiques, denrées alimentaires, textiles, matériel de transport, des fabrications métalliques, électronique, automobile.
Principaux clients Drapeau de l'Allemagne Allemagne 7,99 %,
Drapeau de l'Irak Irak 6,02 %,
Drapeau de l'Iran Iran 5,98 %
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 5,29 %,
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 4,87 %
Drapeau de la Russie Russie 4,02 %,
Importations en augmentation 240,5 milliards $ (2011)
en diminution 236,5 milliards $ (2012)[4]
en augmentation 251,6 milliards $ (2013)
Biens importés Pétrole, carburants, gaz, machines, produits chimiques, produits semi-finis, équipements de transport.
Principaux fournisseurs Drapeau de la Russie Russie 8,93 %,
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 7,23 %,
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 7,07 %,
Drapeau des États-Unis États-Unis 5,08 %,
Drapeau de l'Italie Italie 4,21 %,
Drapeau de l'Iran Iran 3,14 %
Finances publiques
Dette publique en diminution 34,5 % du PIB (est. 2012)
Dette extérieure en augmentation 350 milliards $ (est. 2012)
Recettes publiques en augmentation 178 milliards $ (est. 2012)
Dépenses publiques en stagnation 189 milliards $ (est. 2012)
Déficit public en diminution 2,1 % du PIB (2012)
Aide au développement -

En 2010, la Turquie est la première puissance économique du Moyen-Orient devant l'Iran et l'Arabie saoudite[5], la 7e puissance économique d'Europe[6] et la 15e puissance économique mondiale[7]. Membre du G20 et de l'Union douanière, la Turquie a officiellement entamé ses négociations d’adhésion avec l’Union européenne en octobre 2005.

En 2000, le pays connait la plus grave crise financière de son histoire moderne.
En 2001, Kemal Derviş, ministre de l'économie, met en place d'importantes réformes économiques :

  • autonomie de la banque centrale ;
  • recapitalisation des deux plus grandes banques publiques et de certaines banques privées ;
  • saisie ou fermeture de banques insolvables ;
  • restructuration des principaux établissements.

Ces réformes sont à l'origine de la solidité actuelle du secteur financier de la Turquie.
La stabilité politique (majorité parlementaire AKP depuis 2002), le début des négociations d'adhésion avec l'Union européenne, la mise en circulation d'une nouvelle monnaie et la maîtrise des dépenses publiques améliorent également la confiance des agents économiques envers les autorités politiques et monétaires du pays et contribuent à la stabilisation du niveau général des prix et au renforcement du secteur financier.

En 2010, la Turquie affiche un taux de croissance de +9,1 %[8], supérieur à celui du Brésil (+7,5 %) ou de l'Allemagne (3,7 %). La structure de la production de la Turquie est caractérisée par une surreprésentation de l'industrie et de l'agriculture et une sous représentation des services. La Turquie est un pays industriel ou l'agriculture occupe une place importante dans la production de la richesse nationale. La valeur ajoutée de l'industrie représente 26,6 % du PIB[8] contre 63,7 % pour les services et 9,6 % pour l'agriculture.

La vitalité de l'économie turque s'explique par :

Synthese de l'économie turque en 2010. Analyse en composantes principales. Données : Banque mondiale.
  • la présence d'un grand marché intérieur (75 millions de consommateurs) : la consommation privée est soutenue et son pouvoir d'achat augmente. La Turquie affiche un taux de croissance du PIB par habitant de 7,8 %[8] contre 1,4 % au Royaume-Uni.
  • des investissements importants : ces derniers représentent une part importante du PIB en 2010 (20 %[8] contre 17,3 % en Allemagne)

L'économie turque est une économie relativement ouverte. Les échanges extérieurs représentent 48 % du PIB[8] contre 22 % au Brésil et 88 % en Allemagne. L’Union européenne est le premier partenaire commercial du pays. En 2010, le commerce extérieur du pays est largement déficitaire. Depuis le début des années 1990, la Turquie renforce son ouverture économique en signant une série d'accords de libre échange. Se faisant, elle ouvre de nouveaux débouchés à ses entreprises exportatrices et favorise leur approvisionnement en matière première. Parallèlement, le gouvernement turc mène une politique de suppression des visas avec des pays tiers pour faciliter la prospection des chefs d'entreprises turcs. Pour le centenaire de la République Turque (2023), l'objectif du gouvernement est d'atteindre les 500 milliards de dollars d'exportation. Pour atteindre cet objectif, la Turquie doit :

  • augmenter ses efforts en termes de recherche et développement (0,73 % du PIB[8] en Turquie contre 2,68 % pour l'Allemagne)
  • exporter des produits à forte valeur ajoutée pour retrouver un équilibre de sa balance commerciale (les exportations de produits de haute technologie représentent 1,93 %[8] des exportations de biens manufacturés en Turquie contre 11,2 % pour le Brésil et 15,2 % pour l'Allemagne).

La consommation privée soutenue, le taux d'investissements élevé et le déficit de la balance commerciale pousse le pays à recourir aux flux de capitaux étrangers (IDE et investissements de portefeuille). Le taux d'épargne (14,5 % du PIB[8]) bien que supérieur à celui du Royaume-Uni (12,9 %) ou des États-Unis (11,6 %) ne suffit pas à pourvoir les sommes nécessaires au développement économique du pays. La vigueur de l'économie turque en 2010 s'accompagne de tensions inflationnistes (+8,7 %).

En 2010, les finances publiques sont maîtrisées et la Turquie aura remboursé la totalité de sa dette auprès du FMI en avril 2013 :

  • la dette du gouvernement se monte à 50,7 % du PIB[8] contre 117 % pour l'Italie et 56 % pour l'Allemagne ;
  • le déficit budgétaire représente -2,25 % du PIB[8] contre -3,14 % en Allemagne.

et le pays dispose de réserves en mois d'importation relativement bonnes.

Le risque pays se rapproche des pays européens. Toutefois, l'épargne turque est insuffisante et le pays, dépendant des capitaux étrangers, voit sont endettement privé extérieur fortement augmenter, augmentant le risque de change. Entre 2000 et 2010, la dette extérieure de la Turquie est multipliée par 3 et atteint les 294 milliards de $US[8]. Le risque politique est encore souligné par les agences de notation. Pour éviter les troubles sociaux, la Turquie doit instaurer une forte démocratie, seul moyen de faire adhérer l'ensemble de sa population aux objectifs de développement national. En pensant la démocratie comme un levier de croissance, en accordant une réelle liberté de pensée et d'expression à ses intellectuels-chercheurs, en accordant des droits à ses minorités ethniques (kurde, zaza, laze, tatar, azéri, roms, abkhaze...), en accordant des droits à ses minorités religieuses (alevi bektachi, câferî, chrétien et musevi), la Turquie s’éloignera des tensions religieuses et ethniques que sa géographie lui impose, elle assurera sa stabilité politique et accroîtra son attractivité économique. Se faisant, plusieurs milliards de dollars dépensés chaque année pour sa politique sécuritaire seront alloués au développement humain et économique du pays. La rédaction de la nouvelle constitution turque est l'occasion d'encrer solidement la Turquie dans le cercle des pays démocratiques, pacifiés et stables. Au politiciens turcs d'en relever le défi et d'y associer, sans sectarisme, l'ensemble des composantes de la société turque.

Selon The Economist Group, le sens de causalité entre démocratie et richesse économique est discutable. Mais au vu des faibles réserves en hydrocarbures de la Turquie et des objectifs qu'elle s'est fixée pour 2023 (industrie de haute technologie et intégration à l'Union Européenne) le développement de la démocratie turque est une nécessité pour :

  • stabiliser politiquement et socialement le pays
  • libérer les idées et donc développer la créativité intellectuelle et technologique dont la Turquie a besoin pour produire et exporter des produits à forte valeur ajoutée
  • développer l'entrepreneuriat pour augmenter le nombre d'entreprises et pourvoir des emplois à sa population croissante. En 2008, le régime politique le plus favorable à la création d'entreprise est la démocratie avancée. En moyenne une démocratie avancée crée 26,6 entreprises nouvelle pour 10 000 habitants[9],[8], soit 5 fois plus que les démocraties imparfaites, 5,6 fois plus que les régimes hybrides et 2,3 fois plus que les régimes autoritaires.

En 2010, la Turquie est la 15e puissance économique mondiale relativement au PIB[10] mais en termes d'Indice de Développement Humain, le classement est moins favorable et montre que la Turquie doit intensifier ses investissements dans l'éducation, la recherche et la santé et mener des politiques moins inégalitaires. En 2011, l'IDH de la Turquie se monte à 0,699[11]. Au niveau mondial, la Turquie est classée 92e.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

L'agriculture[modifier | modifier le code]

La plaine d'Harran, irriguée par le Projet d'Anatolie du Sud-Est.

La Turquie a l'une des plus grosses agricultures d'Europe Orientale et du Moyen-Orient. Depuis 1950, la production agricole a beaucoup augmenté grâce entre autres à la mécanisation, à une meilleure variété de plantes et à l'utilisation de meilleurs engrais, mais la productivité reste relativement faible. Les méthodes archaïques sont en phase de disparition au niveau des agriculteurs turcs, bien que les exploitations agricoles continuent d'être trop émiettées pour pouvoir atteindre un haut niveau de productivité. Les paysans représentent environ 29 % de la population active, ils vivent dans les régions les plus modestes de Turquie. D'importants investissements gouvernemental sont en cours en Turquie pour moderniser l'agriculture.

Les principales productions agricoles de la Turquie s'élevaient en 2012 à 21 millions de tonnes de blé, 13,6 millions de tonnes de betterave à sucre et 131 000 tonnes de thé. Les autres cultures comprennent principalement les pastèques, les concombres, les pois chiches, les lentilles, le maïs, les tomates, le melon, les agrumes, les olives, les coings, les citrus maxima, tomates, aubergines, poivrons verts, le tabac, le thé, les pommes, le coton, l'orge, les citrons, et enfin les raisins.
La Turquie est le premier producteur et exportateur mondial de noisettes. Celles-ci font vivre environ 2 millions de personnes. Elles sont cultivées sur les bords de la Mer Noire au Nord-Est du pays. La récolte constitue entre 70 % et 80 % de la production mondiale en 2012.

L'agriculture turque en quelques chiffres[modifier | modifier le code]

En 2009, la Turquie est caractérisée par :

  • une population plus rurale que celle de l'Europe : en Turquie la population rurale représente 30,2 %[12] de la population totale du pays contre 26,5 % dans l'Union Européenne. La population turque est de moins en moins rurale : en une décennie, la part de la population en milieu rural a diminué de 5,5 %
  • une agriculture qui occupe une place importante dans l'économie du pays :
    • en Turquie, l'agriculture est à l'origine de 22,9 %[12] du total des emplois contre 5,1 % pour l'Union Européenne et 29,1 % en Roumanie. En une décennie, la part des emplois agricole dans l'ensemble des emplois a chuté de -18,5 %
    • la valeur ajoutée de l'agriculture représente 9,34 %[12] du PIB contre 1,5 % en Europe
  • l'agriculture occupe la moitié de la surface du pays : 389 000 km2[12] de terres agricoles soit 50,5 % de la surface totale du pays contre 45,1 % dans l'Union Européenne. Comme dans le reste de l'Europe, la part des terre agricoles connaît une tendance à la baisse. En termes de terres agricoles, la Turquie est la première agriculture d'Europe devant la France (293 000 km2) et l'Espagne (277 000 km2)
  • 21,3 million[12] d'hectares de terres arables soit, comme la France, 0,3 hectares de terres arables par personne contre 0,2 hectares dans l'Union Européenne. En termes de terres arables, la Turquie est la première agriculture d'Europe devant la France (18,3 million d'hectares) et l'Espagne (12,3 million d'hectares)
  • les terres arables représentent 27,7 %[12] du territoire national contre 26 % dans l'Union Européenne et 33,5 % en France
  • 11,9[12] million d'hectares sont consacrés à la production céréalière. En Europe, la Turquie est le premier pourvoyeur de terre consacrée à la production céréalière devant la France (9,3 million d'hectares) et la Pologne (8,6 million d'hectares). Les terres consacrées à la production céréalière représentent 55 % des terres arables en Turquie contre 51 % en France et 68 % en Pologne
  • 3,8 %[12] du territoire national est utilisé en permanence contre 2,9 % dans l'Union Européenne, 1,9 % en France et 9,5 % en Espagne
  • une agriculture « plus naturelle » que la moyenne européenne : 96,5[12] kilogrammes d'engrais sont consommés par hectare de terres arables en Turquie, contre 130,6 kg pour l'Union Européenne et 148,3 kg pour la France
  • 593 mm[12] par an de hauteur moyenne des précipitations en Turquie contre 867 mm en France et 636 en Espagne
  • une agriculture 2 fois moins productive que celle de l'Europe : le rendement des céréales se monte à 2 808 kg[12] par hectare en Turquie contre 5 047 kg dans l'Union Européenne et 7 456 kg en France
  • l'agriculture turque est l'avant-dernière d'Europe en termes de valeur ajoutée. La valeur ajoutée à l’agriculture par travailleur est de 3 635 $[12] (dollars US constants de 2000) en Turquie contre 17 550 $ en Europe, 57 973 $ en France et 2 964 $ en Pologne
  • 98 %[12] de la population rurale a accès à une source d’eau améliorée en milieu rural (99,7 % dans l'Union Européenne)
  • rapporté à l'ensemble de ses importations, la Turquie est le deuxième plus gros importateur de produits agricoles en Europe. Les importations de matériaux agricoles bruts représentent 2,4 %[12] des importations de marchandises du pays, soit la plus forte valeur d'Europe derrière la Slovénie (2,8 %). En moyenne les importations de matériaux agricoles bruts représentent 1,3 % des importations de marchandises dans l'Union Européenne
  • rapporté à l'ensemble de ses exportations, la Turquie est le plus petit exportateur de produits agricoles en Europe. Les exportations de matériaux agricoles bruts représentent 0,4 %[12] des exportations de marchandises de la Turquie, soit la plus faible valeur de l'Europe. En moyenne les exportations de matériaux agricoles bruts représentent 1,3 % des exportations de marchandises de l'Union Européenne

En 2000, l'agriculture turque est moins mécanisée que l'agriculture européenne :

  • 941 835[12] machinerie agricole et tracteurs contre 1 306 700 en Pologne, 1 264 000 en France et 1 643 613 en Italie
  • 395[12] machinerie agricole et tracteurs par 100 km carrés de terres arables en Turquie contre 934 en Pologne, 685 en France et 1 938 en Italie

En 2010 la Turquie avec 113 340 km2[12] de surface forestière est la 5e plus grande forêt d'Europe derrière la Suède (282 000 km2) et la France (159 000 km2). Toutefois, en termes de part des forêts dans la superficie totale, le tableau est moins rose : la Turquie consacre seulement 14,7 % de sa superficie aux forêts contre 29 % pour la France, 32 % pour l'Allemagne et 36 % pour l'Espagne. Entre 2000 et 2010, la forêt turque est celle qui s'agrandit le plus en Europe (+12 % de surface forestière). La Turquie, à travers l'association TEMA vakfi est particulièrement dynamique en termes de reboisement.

En 2008, en Turquie les terres agricoles irriguées représentent 13,3 %[12] du total des terres agricoles contre 11,9 % pour l'Espagne et 17,3 % pour la Grèce

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

L'industrie[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Industrie en Turquie.
Un autocar TEMSA Diamond à Mannheim, Allemagne.

L'industrie turque est développée (16e mondial en termes de production industrielle en 2012) mais mal répartie à travers le territoire, 22,8 % de la population active vit de l'industrie qui reste concentrée dans les grandes villes turques. L'industrie du textile est l'une des plus actives (soie, coton et laine), avec la filature et le tissage du coton dans des régions comme la Cilicie ou l'Égée. La force de l'industrie turque est qu'elle est aux normes européennes et s'adapte rapidement aux innovations technologiques, sa faiblesse est qu'elle crée peu de licences, les investissements pour la recherche et développement (R&D) sont encore faibles comparés à l'Europe, la Turquie produit essentiellement sous licence, d'où des valeurs ajoutées plus faibles que dans la zone de l'union européenne. La sidérurgie s'est beaucoup développée en Turquie, alimentant l'industrie automobile et l'industrie ferroviaire grandissante, c'est un secteur fortement exportateur. Les raffineries de pétrole, la chimie lourde et les fabrications d'engrais et de matières plastiques sont également des secteurs en pleine expansion.

Marques turques comme Beko et Vestel sont parmi les plus grands producteurs d'électronique grand public et l'électroménager en Europe.

Des sociétés comme Beko ou Vestel sont des acteurs majeurs en Europe dans les secteurs de l'électronique grand public, elles produisent notamment des téléviseurs et de l'électroménager ; fortement exportatrices, elles commencent à s'attaquer au marché des autres continents. La Turquie est également classée au troisième rang mondial dans le secteur de la construction navale.

Istanbul et la région de Marmara abritent le quart des emplois industriels du pays.

La Turquie de par sa position stratégique est un couloir énergétique important depuis quelques années. Le pays tire profit de plusieurs oléoducs pétroliers traversant son territoire pour alimenter les marchés européens, comme celui de l'Oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan qui achemine le pétrole de la mer Caspienne vers l'Europe, d'autres projets d'oléoducs, notamment russe, sont à l'étude et comportent parfois des tensions entre les différents acteurs géopolitiques. La Turquie est un pays stable et sûr pour le transport énergétique dans un environnement géostratégique tendu (Caucase, Iran, tensions diplomatico-économiques entre la Russie et l'Ukraine…).

Construction[modifier | modifier le code]

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L’industrie de la construction et du bâtiment est un des grands secteurs d’activité en Turquie.

Les sociétés de constructions turques ont une bonne implantation sur les marchés étrangers : Europe de l'Est, Russie, Azerbaïdjan, Asie Centrale, Irak et Moyen-Orient.

Elles s’intéressent de manière croissante aux marchés grec, maghrébin et africain. Les entreprises turques gagnent des parts de marché grâce à leur politique de livraison "clé en main", elles gèrent ce qu'elles construisent comme la gestion des aéroports par le géant du secteur, TAV, en Europe de l'Est (Budapest, Tbilissi) et dans les pays musulmans (Tunis, Alger, Aden), des centres commerciaux (Russie, Hongrie, Roumanie, Asie centrale).
En 2006, elles auraient, selon les chiffres du Ministère du Commerce Extérieur, accumulé un carnet de commandes de plus de 9 Mds USD. Au le premier semestre 2012 ce carnet de commande s'élevait à 8.8 Mds USD

Automobile[modifier | modifier le code]

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L’automobile est un des piliers de l'économie turque. Le secteur automobile représente la première activité exportatrice du pays. Il emploie environ 500 000 personnes et regroupe plus de 1 000 entreprises. La capacité de production est de 1 million d'unités dont 700 000 pour les voitures particulières. Le secteur est concentré dans la région de Marmara : Bursa (Renault et Fiat), Istanbul, Kocaeli (Ford et Hyundai), Gebze (Honda), Adapazari (Toyota).
C'est avec l'entrée du pays dans l'Union douanière avec l'UE en janvier 1996 que l'industrie automobile turque a connu une mutation rapide avant de devenir progressivement un centre de production à vocation mondiale.

Industrie militaire[modifier | modifier le code]

Corvette furtive lourde de classe « Milgem ».
Otokar Cobra fabriqué en Turquie, exporté dans de nombreux pays.

L'industrie de la défense nationale turque est l'ensemble des activités humaines tournées vers la production militaire pour l'État Turque.

Le matériel militaire de la Turquie comprend un large éventail d'armes, de chars, d'avions, de canons et de véhicules blindés. Plusieurs de ces produits sont exportés.

L'industrie militaire turque est née après la guerre de Chypre, après un développement moindre dans les années 1980, depuis la fin des années 1990, l'industrie a pris un élan dans la conception et dans la recherche et développement[13].

Principaux pays importateurs d'armes de la Turquie en 2011 & 2012 en millions de USD
Rang Pays 2011 2012 2013
1 Drapeau des États-Unis États-Unis 274 490
2 Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 27 101
3 Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 72 99
4 Drapeau de Bahreïn Bahreïn 17 90
5 Drapeau de l'Italie Italie 28 56
6 Drapeau de l'Espagne Espagne 38 45
7 Drapeau de l'Irak Irak 1 31
8 Drapeau de la France France 21 28
9 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 16 23
10 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 3 21
11 Drapeau du Turkménistan Turkménistan 14 14
12 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 2 13
13 Drapeau de la Russie Russie 7 13
14 Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 8 12
15 Drapeau du Rwanda Rwanda 0 12
Autres 131 208
Totaux 661 1 262

Énergie et mines[modifier | modifier le code]

Part des énergies dans la consommation énergétique turque et européenne - Source : Banque Mondiale
Évolution de la production et de l'utilisation d'énergie en Turquie et en Europe - Source : Banque Mondiale
Consommations moyennes d'énergie en Turquie et en Europe - Source : Banque Mondiale

En 2010[14] :

  • La production d'énergie désigne les formes d'énergie primaire, soit le pétrole (pétrole brut, liquides du gaz naturel et pétrole de sources non conventionnelles), le gaz naturel, les autres combustibles solides (charbon, lignite et autres combustibles dérivés) et les combustibles renouvelables et dérivés des déchets, ainsi que l'électricité primaire, tous convertis en équivalent pétrole :
    • La production d’énergie de la Turquie est de 32 225 kt d’équivalent pétrole[14]. La Turquie est le 8e producteur d'énergie en Europe derrière le Royaume Unis (148 765 kt d’équivalent pétrole), la France (135 569 kt d’équivalent pétrole) et l'Allemagne (131 349 kt d’équivalent pétrole)
    • L'utilisation d’énergie de la Turquie est de 105 133 kt d’équivalent pétrole[14], soit un déficit de -72 908 kt d’équivalent pétrole. La Turquie est le 6e consommateur d'énergie en Europe. En 10 ans, l'utilisation d’énergie de la Turquie a augmenté de 38 % en Turquie contre 1,7 % dans l'Union Européenne.
  • La Turquie comme l'Union Européenne sont des importateurs nets d'énergie. La Turquie est plus dépendante de l'extérieur que l'Union Européenne. En Turquie, les importations d’énergie, nettes représentent 69,3 %[14] de l’utilisation d’énergie contre 51,3 % dans l'Union Européenne, 48,3 % en France, 59,9 % en Allemagne et 82,5 % en Italie. La part des importations d'énergie augmente dans l'Union Européenne comme en Turquie. Ainsi, la dépendance énergétique de l'ancien continent vis-à-vis de l'extérieur augmente.
  • Origines de l'énergie utilisée en Turquie :
    • Les combustibles fossiles comprennent le charbon, le pétrole, l'huile de roche et les produits du gaz naturel. Les combustibles fossiles représente 89 %[14] du total de l'énergie utilisée en Turquie contre 75,1 % dans l'Union Européenne, 78,1 % en Allemagne et 50 % en France. Alors que la tendance est à la baisse dans l'UE entre 2000 et 2010 (-3,9 %), la Turquie connaît une évolution opposée (+2,6 %).
    • Les combustibles renouvelables et les déchets comprennent la biomasse solide, la biomasse liquide, le biogaz, les déchets industriels et les déchets ménagers. Les combustibles renouvelables sont à l'origine de 4,3 %[14] du total de l'énergie utilisée en Turquie contre 7,6 % en Europe, 6 % en France, 7,5 % en Pologne et 9 % en Allemagne. En une décennie, la part des combustibles renouvelables augmente dans l'Union Européenne (+3,64 %) alors qu'en Turquie elle diminue (-4,2 %). La Turquie occupe le 10e rang européen en termes de combustibles renouvelables et déchets : 6 558 tonnes métriques d’équivalent pétrole contre 29 408 t en Allemagnes, 15 730 t en France et 8 737 t en Italie. Entre 2000 et 2010, les tonnages de combustibles renouvelables et déchets diminuent de -30 % en Turquie alors qu'ils augmentent en Allemagne (+274 %), en France (+45 %) et en Italie (+288 %).
    • L'énergie propre est une énergie non glucidique qui n'émet pas de dioxyde de carbone lorsqu'elle est produite. L'énergie propre regroupe entre autres l'hydroélectricité, l'énergie nucléaire, géothermale et solaire. L’énergie propre représente 6,8 %[14] de l’utilisation totale d’énergie en Turquie contre 0,4 % en Pologne, 17,1 % dans l'Union Européenne, 13,3 % en Allemagne et 45 % en France. Ces dix dernières années la part des énergies propres augmente de 2 % en Turquie, 8,3 % en Tchéquie et 6,1 % en Roumanie. À l'avenir, la part de l'énergie propre devrait augmenter en Turquie. Le pays investit dans l'hydroélectricité, l'éolien et lance un Programme nucléaire de la Turquie.
  • Le PIB par unité d’énergie utilisée est de 11 $ PPA par kg d’équivalent pétrole[14] en Turquie, contre 9,3 $ PPA par kg d’équivalent pétrole dans l'Union Européenne, 6,1 $ PPA par kg d’équivalent pétrole en France et 12,7 $ PPA par kg d’équivalent pétrole en Irlande. Cet indicateur est sur une tendance à la hausse, aussi bien en Europe qu'en Turquie.
  • La Turquie affiche les prix à la pompe les plus élevés d'Europe :
    • 2,5 $ US[14] par litre d’essence à la pompe en Turquie contre 1,7 $ US dans l'Union Européenne
    • 2 $ US[14] par litre de diesel à la pompe en Turquie contre 1,6 $ US dans l'Union Européenne
  • La Turquie est relativement économe ou efficiente en termes d'utilisation d'énergie :
    • la Turquie utilise 115 kg[14] d’énergie équivalent pétrole pour 1 000 $ de PIB (PPA constants de 2005) contre 123 en Europe, 119 en Allemagne et 89 en Irlande
    • la Turquie utilise 1 445 kt[14] d’équivalent pétrole par habitant contre 3 412 en Europe, 4 003 en Allemagne et 4 030 en France

La production d'électricité[modifier | modifier le code]

Le barrage Atatürk est la pièce centrale des 22 barrages prévus dans le projet d'Anatolie du Sud-Est du gouvernement turc (GAP)
Parc éolien à Bozcaada

Le tableau ci-dessous présente la part du projet d'Anatolie du Sud-Est (GAP) dans la production hydroélectrique de la Turquie ainsi que dans la production d'énergie électrique globale.

Production d'énergie électrique en Turquie
Année Turquie Production
hydroélectrique
du GAP
(GWh)
Part du GAP
Production
thermique

(GWh)
Production
hydroélectrique

(GWh)
Production
éolienne

(GWh)
Total
(GWh)
Part du GAP
dans la
production
hydroélectrique

(%)
Part du GAP
dans la
production
totale

(%)
1995 52 548 31 973 16 114 84 521 50 19
2000 94 041 30 881 12 100 124 922 39 10
2005 121 900 39 600 60 18 700 161 500 47 11
2006 131 400 44 200 130 21 400 175 200 48 12
sources : « www.gap.gov.tr » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-01 et hors-série Atlaséco du Nouvel Observateur - Janvier 2006

Le " GAP " est un projet de développement du Sud-Est anatolien d’un montant de 32 milliards de dollars. Il prévoit la construction de 22 grands barrages, 19 centrales électriques sur l’Euphrate et le Tigre et leurs affluents. Plus de 1,7 million d’hectares devraient être couverts par un système d’irrigation et la production électrique devrait s’élever à 27 milliards de kilowatts.

La Turquie projette de se doter de trois centrales nucléaires, pour une capacité cumulée de 5 000 mégawatts[15]. La mise en service est prévue pour 2012. L'appel d'offre a été lancé en mars 2008.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Quartier d'affaires de Maslak à Istanbul
La station du métro d'Istanbul à Şişli

Le secteur tertiaire s'est très vite développé, bien plus vite que l'industrie, grâce notamment à l'amélioration des communications et au renforcement de l'appareil administratif. Le taux de la population urbaine a considérablement augmenté en un demi-siècle. En 1950 la population urbaine était de 25 %, elle avoisine désormais les 70 % en 2004.

Secteur bancaire et financier[modifier | modifier le code]

La Turquie a connu en 2000 la crise financière la plus forte de son histoire moderne.
En 2001, Kemal Derviş, ministre de l'économie, met en place d'importantes réformes économiques :

  • autonomie de la banque centrale ;
  • recapitalisation des deux plus grandes banques publiques et de certaines banques privées ;
  • saisie ou fermeture de banques insolvables ;
  • restructuration des principaux établissements.

Ces réformes sont à l'origine de la solidité actuelle du secteur financier de la Turquie.
La stabilité politique (majorité parlementaire depuis 2002), le début des négociations d'adhésion avec l'UE, la mise en circulation d'une nouvelle monnaie et la maîtrise des dépenses publiques améliorent également la confiance des agents économiques envers les autorités politiques et monétaires du pays et contribuent à la stabilisation du niveau général des prix et au renforcement du secteur financier.

Pour financer sa croissance et son déficit des comptes courants, la Turquie attire de nombreux capitaux étrangers :

  • la crise financière internationale de 2007 a renversé la tendance à la hausse des IDE turcs. En 2006, les IDE reçus représentaient 3,8 % du PIB[16] turc contre 1,24 % en 2010 (7,6 milliards de $US)
  • les investissements de portefeuille, qui par définition sont des capitaux volatiles, quittent massivement le pays après la crise. Depuis, les investisseurs reviennent et en 2010, les transactions d'actions dépassent leur niveau d'avant crise.
Évolution des IDE, des investissements de portefeuille et de la bourse en Turquie

En 2 décennies, la Bourse d’Istanbul (Borsa Istanbul ou BIST) se développe et multiplie :

  • par 3[16] le nombre d'entreprises côtés,
  • par 16 sa capitalisation boursière,
  • par 72 la valeur de ses actions transigées.

En 2010, la Bourse d'Istanbul compte :

  • 337[16] entreprises intérieures cotées
  • 306,6 milliards de $US de capitalisation boursière (soit 41,9 % du PIB). BISTest une bonne représentation de l'économie turque (pour comparaison la capitalisation de la Bourse de Francfort correspond à 43,9 % du PIB allemand)
  • 421 milliards de $US d'actions transigées (soit 57,7 % du PIB)
  • un ratio de roulement des actions transigées de 158,4 % (160 % à la Bourse de Hong Kong)

BIST est la 8e plus grande bourse d'Europe en terme :

  • de capitalisation (juste derrière la bourse de Milan : 318 milliards de $US[16])
  • d'actions transigées,
  • d'entreprises cotées
Évolution des réserves bancaires et des crédits en Turquie

Ces six dernières années, l'offre bancaire se développe, et les densités de succursales et de GAB (guichets automatiques bancaires) augmentent respectivement de 30 %[16] et de 58 % en Turquie.
En 2009, le pays compte :

  • 17 succursales bancaires pour 100 000 habitants. Cette densité est identique à celle de l’Allemagne et inférieure à celle de la France (44 succursales bancaires pour 100 000 habitants)
  • 44 GAB pour 100 000 habitants. Cette densité est inférieure à celle de l'Allemagne et proche de celle de l'Autriche (respectivement 117 et 48 GAB pour 100 000 habitants).

L'emprunt ne semble pas affecté par la crise et se démocratise.
En 5 ans le nombre d'emprunteur pour 1000 adultes augmente de 20 %[16].
En 2008, la Turquie compte :

  • 719 emprunteurs pour 1000 adultes (contre 502 en Italie et 722 aux Pays-Bas).
  • 1261 dépositaires auprès des banques commerciales pour 1000 adultes (contre 776 en Espagne et 1085 en Italie).

Le rendement des comptes de dépôts est élevé :

  • taux d'intérêts des dépôts en 2010 : 15,3 %[16]. L’évolution des taux d'intérêts des dépôts suit la tendance à la baisse de l'inflation.
  • taux d'intérêts réel des dépôts en 2010 : 6,7 %.
Évolution des taux d'intérêt des dépôts en Turquie

Le montant des crédits intérieurs accordé par le secteur bancaire est multiplié par 7[16] entre 2001 et 2011. Il atteint 899 milliard de Livres Turques en 2011 (plus de 500 milliards de US$) et représente 69,4 % du PIB (contre 126 % en Allemagne et 133 % en France).
Dans le même temps, la performance du crédit s'améliore puisque la part des prêts non-productifs passe de 29,3 % à 3,1 % (contre 8,4 % en Pologne et 2,7 % en Autriche).
À la suite de l'amélioration des finances publiques les créances sur le secteur privé (52,4 % du PIB en 2011) dépassent les créances accordées au gouvernement central (17 % du PIB en 2011).

Les réserves bancaires sont en hausse constante. En 2011 elles se montent à 89 milliards de $US[16].
Le système bancaire turc est solide puisque les réserves liquides représentent 12,9 % de l'actif des banques (contre 5,3 % en France et 2,5 % en Allemagne). Le ratio capital sur actif des banques est de 12,3 % en 2011 (contre 4,6 % en Allemagne).

Par ailleurs, la Turquie lance le projet « İstanbul Finans Merkezi » ou « Ataşehir Finans Merkezi » qui ambitionne de faire d'Istanbul une des principales places financières au monde. Le Centre Financier d'Istanbul prévoit la construction de :

  • 2,5 million de m² de bureaux ;
  • 90 000 m2 de surfaces commerciales ;
  • 70 000 m2 d’hôtel ;
  • 60 000 m2 de résidence ;
  • d'un centre des congrès d'une capacité de 2 000 places.

Une fois mis en place, les autorités visent la création de 30 000 postes sur ce site.

Transport[modifier | modifier le code]

Turkish Airlines (en turc Türk Hava Yolları Anonim Ortaklığı, code AITA : TK ; code OACI : THY) est la principale compagnie aérienne nationale. Turkish Airlines est la meilleure compagnie aérienne européenne en 2011 et 2012 (Skytrax Award), meilleure compagnie mondiale pour la restauration à bord (Skytrax World Airline Awards) et possède la plus jeune flotte du monde avec un âge moyen de 6,5 ans[17]. Elle a pour activité principale le transport de passagers, de fret ainsi que la maintenance et l'entretien des avions. Elle dessert les principaux aéroports turcs, ainsi qu'un très grand nombre de destinations étrangères. Son hub principal est situé sur l'Aéroport international Atatürk avec lequel elle entretient de nombreux accords d'exploitation. La compagnie fait partie de l'alliance Star Alliance.

Le Yüksek Hizli Tren, ou YHT, est un train à grande vitesse circulant sur les LGV Ankara-Istanbul et LGV Ankara-Konya à la vitesse maximale de 260 km/h.

Tourisme : un secteur en pleine croissance[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tourisme en Turquie et Riviera turque.
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Plage et marina à Kemer près d'Antalya sur la Riviera turque (Côte Turquoise)

La Turquie a accueilli plus de 31,5 millions de touristes étrangers en 2011. Le tourisme a rapporté au pays plus de 23 milliards de dollars en 2011. Ces chiffres sont en progression malgré les tremblements de terre (17 août 1999, Tremblement de terre d'Izmit, 20 000 morts) et les attentats (16 juillet 2005 à Kuşadası, 5 morts et 18 blessés) qui ont frappé le pays ces dernières années.

La Turquie est un pays très visité grâce à des sites naturels attractifs et à une histoire singulière dans le monde, comme le témoigne la ville d'Istanbul. C'est le septième pays le plus visité au monde, Antalya se trouve à la quatrième et Istanbul à la septième place des villes les plus visitées au monde en 2010.
Les grandes régions touristiques de Turquie sont principalement Istanbul, les côtes de la mer Égée et de la Mer Méditerranée et la Cappadoce.
Les touristes sont essentiellement composés d'Européens (Allemands, Russes, Bulgares, Français, Britanniques, Grecs), Américains et aussi de beaucoup de Japonais. On peut aujourd'hui constater une augmentation du nombre de touristes issus du Moyen et du Proche-Orient, ceci étant notamment dû à la popularité croissante de la Turquie dans les pays arabes grâce aux séries télévisuelles turques qui ont un grand succès dans le monde musulman.
Le tourisme médical est une nouvelle constante dans le secteur touristique turc, bon nombre d'Européens (essentiellement Anglais, Russes, Allemands) viennent passer des vacances tout en se soignant.
Le pays dispose de bon nombre de sources thermales qui tirent le tourisme des côtes vers le centre du pays. Le trekking et le tourisme sportif connaissent également une grande expansion, grâce aux investissements du privé.

Année Arrivée
1998 9 750 000
1999 7 460 000
2000 8 000 000
2001 10 400 000
2002 12 800 000
2003 13 300 000
2004 16 800 000
2005 21 200 000
2006 18 500 000
2007 23 340 911[18]
2008 26 336 677
2009 27 077 114
2010 28 632 204
2011 31 400 000

Entreprises[modifier | modifier le code]

Le tissu industriel est composé à 99 % de PME. Il y en aurait près de 2 millions en Turquie.
Les conglomérats géants turcs Sabanci, Koç, Zorlu ou encore Dogus structurent l’industrie turque et opèrent dans des secteurs aussi divers et variés que la finance, la grande distribution, la chimie, l'automobile, le ciment ou encore l’énergie. À ces gros acteurs viennent s'ajouter les "tigres anatoliens", des sociétés de taille moyenne se trouvant dans les régions intérieures du pays, loin des régions industrielles traditionnelles que sont Istanbul, Izmir, Bursa. Ces sociétés ont une très forte croissance et représentent une part très importante des exportations.
Depuis quelques années, certains de ces groupes se développent à l’international en exportant ou s’implantant sur des marchés voisins et porteurs.

Échanges extérieurs[19][modifier | modifier le code]

Principaux partenaires commerciaux[modifier | modifier le code]

Importation et exportation en 2012; en millions[20]
Rang Importation Rang Exportation
Pays Valeur Pays Valeur
1 Drapeau de la Russie Russie 24 145,4 $ 1 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 12 146.1 $
2 Drapeau de la République populaire de Chine Chine 19 541,3 $ 2 Drapeau de l'Irak Irak 9 803,4 $
3 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 19 294,3 $ 3 Drapeau de l'Iran Iran 9 681,8 $
4 Drapeau des États-Unis États-Unis 13 242,5 $ 4 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 8 040,5 $
5 Drapeau de l'Italie Italie 12 293,0 $ 5 Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 7 483,6 $
5 Drapeau de l'Iran Iran 11 193,0 $ 5 Drapeau de la Russie Russie 6 181,2 $
Total 237 500 $ Total 151 900 $

La Turquie est le 5e plus grand marché d’exportation pour l’Union Européenne.
La Turquie est le 6e client hors UE des exportations françaises (derrière les États-Unis, la Suisse, la Chine, le Japon et la Russie).
La Turquie est le 7e fournisseur hors UE de la France (derrière la Chine, les États-Unis, la Russie, le Japon, la Suisse et la Norvège).
La France est le 8e fournisseur et 7e client de la Turquie.

L'économie de la Turquie est une économie ouverte. Le volume des échange commerciaux (biens&services) entre la Turquie et le reste du monde se monte à 350 milliards $US en 2010[21]. Il a été multiplié par 3,2 ces dix dernières années et par 7,6[21] au cours des deux dernières décennies. Très déséquilibrée dans les années 1970, avec des importations qui représentent plus de 70 % des échanges, le commerce extérieur turc tend à se rééquilibrer et en 2010, les exportations sont désormais à l'origine de 44 %[21],[22] des transactions. Ce mouvement s'inscrit dans la mise en place au début des années 1980, d'une stratégie de croissance économique tirée par les exportations dans une économie ouverte. Le poids du commerce extérieur dans le PIB de la Turquie passe de 17 % en 1980 à 48 %[22],[21] en 2010.

En 2010, selon le TUIK (Institut de Statistique Turc), le volume des échanges de biens matériels de la Turquie avec le reste du monde atteint les 300 milliards de $US[23]. L’Union Européenne est le premier partenaire commercial de la Turquie. Elle représente 46 % de ses exportations et 36 % de ses importations. Le Proche et Moyen-Orient représente 20 % des exportations turques.

Volume des échanges de la Turquie
Poids des échanges commerciaux dans l'économie turque

En 2010, la Turquie a exporté pour plus de 113 milliards de $US de biens[23] :

  • véhicules motorisés : plus de 13,8 milliards de $US
  • chaudronnerie, machines, appareils et engins mécaniques : plus de 9,4 milliards de $US
  • fer & acier : plus de 8,7 milliards de $US
  • produits textiles&accessoires : plus de 7,7 milliards de $US
  • machines & appareils électriques : plus de 7,5 milliards de $US
  • articles en fer&acier : plus de 4,8 milliards de $US
  • autres produits textiles : plus de 4,6 milliards de $US
  • hydrocarbures et huiles : plus de 4,4 milliards de $US
  • bijoux (perles, pierres précieuses, métaux précieux) : plus de 3,7 milliards de $US
  • plasturgie : plus de 3,7 milliards de $US

En 2010, les importations turques se montent à plus de 185 milliards de $US[23] :

  • hydrocarbures et huiles : plus de 38,4 milliards de $US
  • chaudronnerie, machines, appareils et engins mécaniques : plus de 21,2 milliards de $US
  • fer & acier : plus de 16,1 milliards de $US
  • machines & appareils électriques : plus de 14,6 milliards de $US
  • véhicules motorisés : plus de 13,4 milliards de $US
  • plasturgie : plus de 9,7 milliards de $US
  • produits pharmaceutiques : plus de 4,4 milliards de $US
  • chimie organique : plus de 4,4 de milliards de $US
  • appareils d'optique, de photographie et de cinématographie : plus de 3,4 milliards de $US
  • coton : plus de 3,3 milliards de $US
  • cuivre et dérivés : plus de 3,2 milliards de $US
  • industrie aéronavale : plus de 3,1 milliards de $US

L'évolution du solde commercial[modifier | modifier le code]

L'étude de la relation entre les importations et les exportations de la Turquie montre que toute augmentation des exportations de 100 $US s'accompagne d'une augmentation des importations de 138 $US. Ainsi, si la structure de la production de la Turquie ne change pas et que le pays atteint l'objectif d'exportation de 2023 (500 milliards de $US), le solde commercial se creusera à -189 milliards de $US. Des investissements conséquents dans l'enseignement et la recherche pourraient changer cette tendance et augmenter la production de biens à forte valeur ajoutée. Commercialisés sur les marchés extérieurs, ces biens permettraient de réduire le déficit du solde commercial.

Relation économétrique entre Importations et Exportations

Essai de classification des postes du commerce extérieur turc[modifier | modifier le code]

  • Postes caractérisés par un solde déficitaire sur la période 1996-2011. Le déficit annuel moyen de chacun des poste représente une part très importante du PIB : Combustibles minéraux, huiles minérales et produits de leur distillation; matières bitumineuses; cires minérales. Réacteurs nucléaires, chaudières, machines, appareils et engins mécaniques; parties de ces machines ou appareils
  • Postes caractérisés par un solde déficitaire sur toute la période. Le déficit annuel moyen de chacun des poste représente une part importante du PIB : Machines, appareils et matériels électriques et leurs parties; appareils d'enregistrement ou de reproduction du son, appareils d'enregistrement ou de reproduction des images et du son en télévision, et parties et accessoires de ces appareils. Fonte, fer et acier. Matières plastiques et ouvrages en ces matières. Produits chimiques organiques. Produits pharmaceutiques. Instruments et appareils d'optique, de photographie ou de cinématographie, de mesure, de contrôle ou de précision; instruments et appareils médico-chirurgicaux; parties et accessoires de ces instruments ou appareils. Voitures automobiles, tracteurs, cycles et autres véhicules terrestres, leurs parties et accessoires : en 2001, 2002 et de 2006 à 2010, ce poste est excédentaire.
  • Postes caractérisés par un léger déficit ou excédent annuel moyen sur la période. Le déficit ou excédent annuel moyen de chacun des poste représente une faible part du PIB :
    • Léger déficit annuel moyen : Papiers et cartons; ouvrages en pâte de cellulose, en papier ou en carton. Cuivre et ouvrages en cuivre. Produits divers des industries chimiques. Navigation aérienne ou spatiale. Perles fines ou de culture, pierres gemmes ou similaires, métaux précieux, plaqués ou doublés de métaux précieux et ouvrages en ces matières; bijouterie de fantaisie; monnaies. Extraits tannants ou tinctoriaux; tanins et leurs dérivés; pigments et autres matières colorantes; peintures et vernis; mastics; encres. Coton. Céréales. Engrais. Graines et fruits oléagineux; graines, semences et fruits divers; plantes industrielles ou médicinales; pailles et fourrages. Peaux (autres que les pelleteries) et cuirs. Produits chimiques inorganiques; composés inorganiques ou organiques de métaux précieux, d'éléments radioactifs, de métaux des terres rares ou d'isotopes. Aluminium et ouvrages en aluminium. Bois, charbon de bois et ouvrages en bois. Résidus et déchets des industries alimentaires; aliments préparés pour animaux. Fibres synthétiques ou artificielles discontinues. Graisses et huiles animales ou végétales; produits de leur dissociation; graisses alimentaires élaborées; cires d'origine animale ou végétale. Huiles essentielles et résinoïdes; produits de parfumerie ou de toilette préparés et préparations cosmétiques. Pâtes de bois ou d'autres matières fibreuses cellulosiques; papier ou carton à recycler (déchets et rebuts). Filaments synthétiques ou artificiels. Outils et outillage, articles de coutellerie et couverts de table, en métaux communs; parties de ces articles, en métaux communs. Caoutchouc et ouvrages en caoutchouc. Voitures automobiles, tracteurs, cycles et autres véhicules terrestres, leurs parties et accessoires. Zinc et ouvrages en zinc. Jouets, jeux, articles pour divertissements ou pour sports; leurs parties et accessoires. Laine, poils fins ou grossiers; fils et tissus de crin. Véhicules et matériel pour voies ferrées ou similaires et leurs parties; appareils mécaniques (y compris électromécaniques) de signalisation pour voies de communication. Matières albuminoïdes; produits à base d'amidons ou de fécules modifiés; colles; enzymes. Ouvrages divers. Produits photographiques ou cinématographiques. Horlogerie. Autres fibres textiles végétales; fils de papier et tissus de fils de papier. Chaussures, guêtres et articles analogues; parties de ces objets. Plomb et ouvrages en plomb. Nickel et ouvrages en nickel. Animaux vivants. Ouvrages divers en métaux communs. Ouates, feutres et non tissés; fils spéciaux; ficelles, cordes et cordages; articles de corderie. Produits de l'édition, de la presse ou des autres industries graphiques; textes manuscrits ou dactylographiés et plans. Armes, munitions et leurs parties et accessoires. Autres métaux communs; cermets; ouvrages en ces matières. Etain et ouvrages en étain. Gommes, résines et autres sucs et extraits végétaux. Soie. Plumes et duvet apprêtés et articles en plumes ou en duvet; fleurs artificielles; ouvrages en cheveux. Objets d'art, de collection ou d'antiquité. Instruments de musique; parties et accessoires de ces instruments. Coiffures et parties de coiffures. Parapluies, ombrelles, parasols, cannes, cannes-sièges, fouets, cravaches et leurs parties. Poudres et explosifs; articles de pyrotechnie; allumettes; alliages pyrophoriques; matières inflammables. Ouvrages de sparterie ou de vannerie. Minerais, scories et cendres. Liège et ouvrages en liège.
    • Léger excédent annuel moyen : Fruits comestibles; écorces d'agrumes ou de melons. Autres articles textiles confectionnés; assortiments; friperie et chiffons. Ouvrages en fonte, fer ou acier. Préparations de légumes, de fruits ou d'autres parties de plantes. Sel; soufre; terres et pierres; plâtres, chaux et ciments. Tapis et autres revêtements de sol en matières textiles. Légumes, plantes, racines et tubercules alimentaires. Etoffes de bonneterie. Produits de la minoterie; malt; amidons et fécules; inuline; gluten de froment. Ouvrages en pierres, plâtre, ciment, amiante, mica ou matières analogues. Produits céramiques. Préparations à base de céréales, de farines, d'amidons, de fécules ou de lait; pâtisseries. Meubles; mobilier médico-chirurgical; articles de literie et similaires; appareils d'éclairage non dénommés ni compris ailleurs; lampes-réclames, enseignes lumineuses, plaques indicatrices lumineuses et articles similaires; constructions préfabriquées. Tabacs et succédanés de tabac fabriqués. Verre et ouvrages en verre. Tissus spéciaux; surfaces textiles touffetées; dentelles; tapisseries; passementeries; broderies. Navigation maritime ou fluviale. Sucres et sucreries. Ouvrages en cuir; articles de bourrellerie ou de sellerie; articles de voyage, sacs à main et contenants similaires; ouvrages en boyaux. Poissons et crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques. Savons, agents de surface organiques, préparations pour lessives, préparations lubrifiantes, cires artificielles, cires préparées, produits d'entretien, bougies et articles similaires, pâtes à modeler, «cires pour l'art dentaire» et compositions pour l'art dentaire à base de plâtre. Laits et produits de la laiterie; œufs d'oiseaux; miel naturel; produits comestibles d'origine animale, non dénommés ni compris ailleurs. Boissons, liquides alcooliques et vinaigres. Préparations alimentaires diverses. Pelleteries et fourrures; pelleteries factices. Tissus imprégnés, enduits, recouverts ou stratifiés; articles techniques en matières textiles. Préparations de viande, de poissons ou de crustacés, de mollusques ou d'autres invertébrés aquatiques. Cacao et ses préparations . Café, thé, maté et épices. Viandes et abats comestibles. Matières à tresser et autres produits d'origine végétale, non dénommés ni compris ailleurs. Autres produits d'origine animale, non dénommés ni compris ailleurs. Plantes vivantes et produits de la floriculture.
  • Postes caractérisé par un excédent sur la période. L'excédent annuel moyen de chacun des poste représente une part importante du PIB : Vêtements et accessoires du vêtement, autres qu'en bonneterie. Vêtements et accessoires du vêtement, en bonneterie.

Investissements directs étrangers (IDE)[modifier | modifier le code]

IDE reçus[modifier | modifier le code]

Investissements étrangers en Turquie
Investissements turcs à l'étranger

Entre 2002 et 2010, la Turquie a attiré plus de 75,3 milliards USD d'investissements étrangers[21]. 75 % des IDE proviennent du continent européen. Les Pays-Bas sont de loin le premier investisseur (19 % des IDE), suivis par les États-Unis (9 %), la Grèce (9 %), la Belgique (8 %), la France (7 %), l'Autriche (6 %), le Luxembourg (6 %), l'Allemegne (6 %) et la Grande-Bretagne (5 %). Les investisseurs étrangers sont attirés par :

  • le secteur de la finance (42 % des IDE) ;
  • les transports, la logistique et la communication (17 %) ;
  • l'électricité, le gaz et l'eau (8 %) ;
  • le commerce de gros et le commerce de détail (6 %) ;
  • l'agroalimentaire et le tabac (4 %) ;
  • la fabrication de produits chimiques et de fibres synthétiques (3 %) ;
  • la fabrication de métaux de base et de produits métalliques (3 %) ;
  • l'immobilier et les services aux entreprises (3 %) ;
  • la construction (2 %) ;
  • la fabrication d'autres produits minéraux non métalliques (2 %) ;
  • le secteur de la santé et de l'action sociale (1 %).

La crise financière de 2007 casse la tendance à la hausse des IDE. Depuis 2007 le volume des IDE diminue pour atteindre 6,2 millards USD en 2009[21]. Avant la crise, la Turquie attirait près de 20 milliards d'USD d'investissements par an.

IDE émis[modifier | modifier le code]

Entre 2002 et 2010, les entrepreneurs turcs ont réalisé plus de 13 milliards USD d'investissements à l'étranger[21]. Le continent européen est la première destination des investissements turcs (62 %). L'Asie capte 27 % des IDE turcs, l'Amérique 7 % et l'Afrique 3 %. L'Azerbaïdjan est le pays qui concentre le plus d'IDE turcs (21 %), suivie par les Pays-Bas (20 %), l'Allemagne (20 %), Malte (8 %) et les États-Unis (7 %). Les acteurs turcs sont intéressés par :

  • la finance (22 % des IDE) ;
  • les mines et les carrières (19 %) ;
  • les transports et la logistique (12 %) ;
  • l'agroalimentaire (10 %) ;
  • le textile (7 %) ;
  • l'immobilier et les services aux entreprises (6 %) ;
  • la construction (4 %).

Balance des paiements[modifier | modifier le code]

En 2010, le déficit de la partie réelle de la balance des paiements atteint un nouveau record. Ce déficit résulte en grande partie du déficit de la balance commerciale fortement déficitaire en hydrocarbures. Depuis 2001, le taux de couverture se dégrade et en 2010 les exportations turques ne couvrent que 79 % des importations du pays. Coté balance des services, les postes voyages, transports et construction sont à l'origine de l'excédent. Le déficit de la balance des transactions courantes s'explique aussi, dans une moindre mesure, par le déficit de la balance des revenus. Ce dernier est à mis à mal par les transferts de dividendes des entreprises d'investissement direct et le paiements des intérêts des prêts bancaires. Quant à la balance des transferts courants, elle affiche un excédent notamment grâce aux transferts des revenus des travailleurs émigrés.

Au bout du compte, la Turquie est un importateur net de capital. Pour financer le déficit de ses comptes courants, elle a recours aux IDE, aux investissements de portefeuille, aux crédits commerciaux et autres prêts. Les réserves nettes de change augmentent de 14 968 millions $US en 2010[21] et équivalent désormais à 5 mois d'importations[24].

Balance des paiements de la Turquie

Opérations réelles[modifier | modifier le code]

Balance courante de la Turquie
Transferts des travailleurs immigrés turcs
Capacité ou besoin de financement de la Turquie
Comparaison du niveau des réserves de quelques pays européens
Comparaison du taux d'épargne et du taux de déficit/excédent du compte des transactions courantes
  • Une balance des biens et services déficitaire : -41 821 million US$[21]
    • Une balance commerciale déficitaire : -56 445 million US$[21].
      • Une partie importante du déficit commercial est due à l'importation d'hydrocarbures.
      • Les autres postes déficitaires sont :
        • la chaudronnerie, les machines, les appareils et engins mécaniques,
        • le fer&acier,
        • les articles en plastique,
        • la chimie organique,
        • les produits pharmaceutiques,
        • les appareils d'optique, de photographie et de cinématographie,
        • l'industrie aéronavale,
        • le cuivre,
        • le coton,
        • les papiers&cartons,
        • les produits chimiques,
        • les graines&oléagineux,
        • les extraits tannants et tinctoriaux,
        • les fibres synthétiques,
        • les engrais,
        • les céréales et
        • l'aluminium.
      • Les plus forts excédents commerciaux se dégagent dans :
        • les produits textiles,
        • les fruits & légumes,
        • les fruits secs,
        • les conserves de fruits et légumes,
        • les articles en fer et en acier,
        • les matériaux de construction,
        • les tapis,
        • la bijouterie (perles, pierres précieuses, métaux précieux),
        • les meubles,
        • les produits agroalimentaires,
        • les faïences et carrelages,
        • les véhicules motorisés,
        • le sucre et
        • le tabac.
    • Une balance des services excédentaire : +14 624 million US$[21].
      • Les postes excédentaires sont les voyages (+15 981 million US$), les autres moyens de transport (+3 184 million US$) et les services de construction (+859 million US$).
      • Les principaux postes déficitaires sont le fret (-2 450 million US$), les autres services aux entreprises (-1 340 million US $), les services gouvernementaux (-869 million US$) et les services d'assurance (-469 million US$).
    • Une balance des revenus déficitaire : -7 322 million US $[21]. Ce poste est à mis à mal par :
      • les transferts de dividendes des entreprises d'investissement direct (-2 364 million US$) et
      • le paiements des intérêts des prêts bancaires (-5 431 million US$).
      • Au total, les revenus de placements (I directs + I portefeuille + autres investissements) sont à l'origine d'un débit de -11 624 million US$ en 2010, soit 1,6 % d PIB contre 2,15 % en 2009[24],[21].
    • La balance des transferts courants est excédentaire notamment grâce aux transferts des revenus des travailleurs immigrés d'origine turque (948 million US$). Le poids des transferts des travailleurs immigrés d'origine turque dans l'économie turque est devenu dérisoire. Il passe de 3 % en 1984 à 0,1 % en 2010[21],[24].

La forte croissance de l'économie turque en 2010 (+9,2 %[24]) entraîne une forte croissance des importations de consommation intermédiaires.
Depuis 2001 le taux de couverture (Exportations/Importations) se dégrade. Il passe de 113 % en 2001 à 79 % en 2010.
Les exportations turques ne couvrent que 79 % des importations du pays en 2010[21].

Capacité ou besoin de financement[modifier | modifier le code]

Depuis 1984, le pays n'a connu que six excédents d'épargne le plus souvent dégagés en période de contraction ou de ralentissement de l'économie.
La faiblesse de l'épargne locale combinée à de forts investissements font de la Turquie une grande consommatrice de capitaux étrangers.
Depuis 2004, les besoins de financement de la Turquie excèdent les 10 000 million US$[21] annuels et atteignent 47 751 million US$ en 2010, soit 6,5 % du PIB[24],[21].

Balance des opérations financières[modifier | modifier le code]

La balance des opérations financières est déficitaire en 2010 (engagements de 43 070 million US$[21]). La Turquie est un importateur net de capital. Pour financer le déficit de ses comptes courants, la Turquie a recours à plusieurs entrées de capitaux :

  • Les mouvements de capitaux à long terme : globalement, les engagements de la Turquie sur l'extérieur augmentent de 7 816 million $US en 2010[21].
    • Les ID étrangers en Turquie repartent à la hausse principalement grâce aux investissements immobiliers (2 494 million $US)
    • Les ID turcs à l’étranger continuent de baisser.
  • Les mouvements de capitaux à court terme : globalement, les engagements de la Turquie augmentent de 16 093 million $US en 2010[21].
    • Les avoirs en investissements de portefeuille turcs à l'étranger augmentent depuis 2008. En 2010, les agents turcs acquièrent 3 524 millions de US$ de titres émis à l'étranger.
    • En 2010, les engagements de la Turquie envers l'extérieur se montent à 19 617 million $US. Les étrangers sont en partie intéressés par les titres d'état.
  • Autres investissements : en 2010, les engagements de la Turquie sur l’extérieur augmentent en termes de crédits commerciaux et autres prêts.

Avoirs de réserves[modifier | modifier le code]

Les réserves nettes de change augmentent de 14 968 millions $US en 2010[21] et équivalent désormais à 5 mois d'importations[24]. En 2010, les réserves totales représentent 29 %[24] de la dette totale extérieure de la Turquie et 91 % de sa dette à court terme.

Dette extérieure[modifier | modifier le code]

Dette extérieure de la Turquie.

Entre 2000 et 2010, la dette extérieure de la Turquie est multipliée par 3.
En 2010, la dette extérieure de la Turquie se monte à 294 milliards de $US[16]. La structure de la dette extérieure a fortement évoluée.

  • La part de la dette publique diminue (73 % en 1994 et 32 % en 2010). Les finances publiques sont maîtrisées et la dette du gouvernement central représente 50,7 % du PIB, soit une des meilleures performances en Europe
  • La part des crédits du FMI baisse continuellement passant de 17 % en 2002 à 2 % en 2010 : en avril 2013, la Turquie devrait terminer le remboursement sa dette contractée auprès du FMI
  • La part des crédits sur le long terme augmente (14 % en 2001 contre 27 % en 2010)
  • La part de la dette privée augmente fortement (25 % en 2001 contre 40 % en 2010) exposant les agents économiques turcs à un risque de change

Traités de libre-échange[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1990, la Turquie renforce son ouverture économique en signant une série d'accords de libre échange. Se faisant, elle ouvre de nouveaux débouchés à ses entreprises exportatrices et favorise leur approvisionnement en matière première. Parallèlement, le gouvernement turc mène une politique de suppression des visas avec des pays tiers pour faciliter la prospection des chefs d'entreprises turcs.

Pour le centenaire de la République Turque (2023), l'objectif du gouvernement est d'atteindre les 500 milliards de dollars d'exportation.
En 2011, les exportations turques se montent à 134,6 milliards de dollars, soit 27 % de cet objectif.

En 2003, la Turquie met en place le projet "Turquality". Ce projet a pour objectif de renforcer l'image des marques turques afin qu'elles s'internationalisent et augmentent leur pénétration à l'export. La mention "Turquality" a également pour objectif d'encourager les entreprises à produire des biens à forte valeur ajoutée.

Les traités de libre échange signés par la Turquie.
La Turquie rejoint l'union douanière de l'Union européenne en 1995.
Pays où les citoyens turcs ne sont pas sujets à un visa, dernière mise à jour : 9 mai 2012
  •      Turquie
  •      Pas de visa
  •      Visa délivré à la douane
  •      Visa nécessaire

La Turquie a signé 19 traités de libre-échange avec :

Pays avec lesquels les négociations sont terminées; l'accord de libre échange entrera en vigueur après validation interne :

Accords de libre échange en cours de négociation :

La Turquie lance des travaux préparatoires au lancement de négociations avec :

PIB et IDH[modifier | modifier le code]

Croissance du PIB de la Turquie.
IDH de la Turquie.
Comparaison de l'IDH et l'EHT de la Turquie avec les autres pays.
  • En 2011, en termes de PIB $US courants, la Turquie est la 18e économie mondiale[25] :
    • PIB 2011 : 773 milliards $ US courants
    • PIB par habitant 2011 : 10 498 $ US courants
  • En 2011, en termes de PIB $ PPA internationaux, la Turquie est la 15e puissance économique mondiale[25] :
    • PIB 2011 : 1 288 milliards $ PPA internationaux courants
    • PIB par habitant 2011 : 17 499 $ PPA internationaux courants

Au cours des 2 dernières décennies le PIB turc s'est contracté à 4 reprises[25] :

  • 1994 : crise financière due à une instabilité macroéconomique
  • 1999 : crise financière due à une instabilité macroéconomique
  • 2001 : crise de confiance, sortie des capitaux volatils, crise financière, crise politique, assainissement du secteur bancaire
  • 2009 : crise financière mondiale

L'assainissement du secteur bancaire en 2001 et la faible exposition des banques turques aux subprimes (les besoins de financement importants des agents turcs offrent des rendements supérieurs aux subprimes) permet au secteur financier d'éviter bon nombre de remous de la crise financière internationale. Depuis 2010, la Turquie affiche un des taux de croissance les plus élevé au monde : 9,2 % en 2010 et 8,5 % en 2011[25].

En termes d'Indice de Développement Humain, le classement est moins favorable et montre que la Turquie doit intensifier ses investissements dans l'éducation, la recherche et la santé et mener des politiques moins inégalitaires. En 2011, l'IDH de la Turquie se monte à 0,699[11]. Au niveau mondial, la Turquie est classée 92e. La Turquie est devancée par la France (0,884)[11], la Roumanie (0,781), Cuba (0,776), la Bulgarie (0,771), le Mexique (0,770), la Serbie (0,766), l'Arménie (0,716) et l'Iran (0,707). Si l'on compare la Turquie à la France, les turcs ont :

  • une espérance de vie inférieurs de 7,6 ans
  • une scolarisation inférieure de 4,1 ans
  • une scolarisation obligatoire inférieure de 4,3 ans
  • une répartition des revenus plus inégalitaire

Inflation[modifier | modifier le code]

Évolution de l'inflation en Turquie

Entre 1971 et 2004, la Turquie connait une forte inflation (supérieure à 10 %[26]). Celle-ci s'explique par :

  • la monétarisation du déficit budgétaire ;
  • le déficit de la balance des paiements ;
  • les crises politiques ;
  • le climat de guerre civile ;
  • les politiques populistes menées par les gouvernements successifs.

La Turquie a connu en 2000 la crise financière la plus forte de son histoire moderne.
En 2001, Kemal Derviş, ministre de l'économie, met en place d'importantes réformes économiques :

  • autonomie de la banque centrale ;
  • recapitalisation des deux plus grandes banques publiques et de certaines banques privées ;
  • saisie ou fermeture de banques insolvables ;
  • restructuration des principaux établissements.

Ces réformes sont à l'origine de la solidité actuelle du secteur financier de la Turquie.
L'indépendance de la Banque Centrale permet de maîtriser l'inflation. Elle mène une stratégie de transparence et de communication (politique de ciblage) et l'inflation redescend en dessous de 10 %.
La stabilité politique (majorité parlementaire), le début des négociations d'adhésion avec l'UE, la mise en circulation d'une nouvelle monnaie et la maîtrise des dépenses publiques améliorent également la confiance des agents économiques envers les autorités politiques et monétaires du pays et contribuent à la stabilisation du niveau général des prix.

Recherche et développement[modifier | modifier le code]

Articles de journaux scientifiques et techniques pour 10 000 habitants en 2009.
Demandes de brevet pour 10 000 habitants en 2009.

Au cours de la dernière décennie, la Turquie a entrepris des efforts en matière de recherche et de développement.
Toutefois, ces efforts ne seront peut être pas à la hauteur des défis qui attendent la Turquie dans les années à venir : créer des technologies lui permettant d'augmenter la valeur ajoutée de ses exportations pour retrouver un équilibre de sa balance commerciale.[réf. nécessaire]

En 2007, la Turquie compte 709 chercheurs[16] en recherche et développement pour un million de personnes. Elle se situe loin derrière la France (3593), l'Union Européenne (2937), la Grèce (1849), la Tunisie (1806), la Pologne (1607), l'Italie (1563) et la Bulgarie (1466). La Turquie est proche de l l'Argentine (982) et de la Roumanie (868).

En 2007, la Turquie alloue 0,72 % de son PIB[16] à la recherche et au développement contre 2,07 % pour la France et 1,85 % pour l'UE. L'effort pour la recherche et le développement en Turquie est moins important qu'en Tunisie (1,1 %) et en Afrique du Sud (0,92 %).

En 2007, la Turquie compte 106 techniciens[16] pour un million de personnes, soit 17 fois moins que la France, 10 fois moins que l'Union Européenne, 4 fois moins que la Bulgarie et 2 fois moins que la Roumanie et l'Argentine.

En 2010, les biens de haute technologie représentent 1,9 % des exportations turques[16] de biens manufacturés contre 24,9 % pour la France, 16,9 % pour le Mexique, 15,3 % pour l'Union Européenne, 11 % pour la Roumanie, 10,2 % pour la Grèce, 7,9 % pour la Bulgarie, 7,7 % pour le Maroc, 7,5 % pour l'Argentine, 7,2 % pour l'Italie, 6,7 % pour la Pologne et 4,3 % pour l'Afrique du Sud.

En 2009, les chercheurs turcs signent 8 300 articles de journaux scientifiques et techniques[16].
La même année, 2 555 demandes de brevets résidents[16] sont déposées.
Rapporté au nombre d'habitants ces 2 indicateurs montrent les carrences de la Turquie en termes d'investissement dans l'enseignement et la recherche :

  • la Turquie produit 9 fois moins d'articles de journaux scientifiques et techniques que la Suède, 8 fois moins que les Pays-Bas, 5 fois moins que l'Allemagne et la Slovénie, 4 fois moins que la France et la Grèce, 3 fois moins que le Portugal et 2 fois moins que la Pologne
  • en Turquie, les demandes de brevets résidents sont 16 fois moins importantes qu'en Allemagne, 6 fois moins importantes qu'en France et 2 fois moins importantes qu'en Pologne et en Grèce.

Budget de l'État[modifier | modifier le code]

En 2013, le projet de loi de finance, prévoit un budget du gouvernement central de 396 milliards[27] de livres turque (soit 167 milliards d'euros).
Au total, le financement de l'appareil sécuritaire représente 11,7% des dépenses du gouvernement central, soit 6,3 fois plus que les montants alloués à la justice.

Loi de finance 2013[27]
Poste Essaie de regroupement des postes Montant en TL %
Ministère du Budget Budget Trésor Cadastre Fonction publique 99 166 766 250 25,0
Sous-secrétariat au Trésor Budget Trésor Cadastre Fonction publique 71 821 737 000 18,1
Ministère de l'Éducation Éducation Jeunesse Culture Sport Tourisme 47 496 378 650 12,0
Ministère du Travail et de la Sécurité sociale Travail Santé Sécurité Sociale Famille 32 113 411 650 8,1
Ministère de la Défense Sécurité 20 359 914 000 5,1
Police Nationale Sécurité 14 777 121 000 3,7
Ministre des politiques familiales et sociales Travail Santé Sécurité Sociale Famille 14 732 738 500 3,7
Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de l'Elevage Développement Industrie Sciences Technologie Énergie Ressources naturelles Agriculture 13 116 229 650 3,3
Ministère des Transports, des Affaires maritimes et des Communications Transport Communication 10 690 599 000 2,7
Ministère des Eaux et Forêts Environnement Urbanisme Eau Forêt Météorologie 10 492 139 000 2,6
Direction des Hôpitaux Publics Travail Santé Sécurité Sociale Famille 8 119 822 000 2,0
Ministère de la Justice Justice 6 835 383 000 1,7
Agence de la santé publique Travail Santé Sécurité Sociale Famille 6 077 407 000 1,5
Gendarmerie Sécurité 5 843 453 000 1,5
Ministre de la Jeunesse et des Sports Éducation Jeunesse Culture Sport Tourisme 5 393 728 000 1,4
Diyanet – Présidence des affaires religieuses Diyanet – Présidence des affaires religieuses 4 604 649 000 1,2
Ministère de l'Intérieur Sécurité 2 888 763 000 0,7
Ministère de la Santé Travail Santé Sécurité Sociale Famille 2 490 208 650 0,6
Ministère de l'Industrie des Sciences et de la Technologie Développement Industrie Sciences Technologie Énergie Ressources naturelles Agriculture 2 469 524 550 0,6
Administration des Recettes Budget Trésor Cadastre Fonction publique 2 080 581 000 0,5
Ministère de l'Environnement et de l'Urbanisme Environnement Urbanisme Eau Forêt Météorologie 1 880 909 650 0,5
Ministère de la Culture et du Tourisme Éducation Jeunesse Culture Sport Tourisme 1 851 734 000 0,5
Ministère des Affaires étrangères Affaires Étrangères Relation avec l'Union européenne 1 614 984 000 0,4
Ministère de l'Économie Économie Statistique Douanes Commerce 1 371 590 000 0,3
Ministère du Développement Développement Industrie Sciences Technologie Énergie Ressources naturelles Agriculture 1 198 247 650 0,3
MIT – Renseignement Sécurité 995 569 000 0,3
Ministère de gestion des urgences et des catastrophes Sécurité 927 019 000 0,2
Assemblée Nationale Présidence Assemblée Premier ministre Presse et Information 773 060 000 0,2
Cabinet du Premier Ministre Présidence Assemblée Premier ministre Presse et Information 769 789 000 0,2
Cadastre Budget Trésor Cadastre Fonction publique 657 446 000 0,2
Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles Développement Industrie Sciences Technologie Énergie Ressources naturelles Agriculture 600 290 650 0,2
Ministère des douanes et du commerce Économie Statistique Douanes Commerce 503 438 650 0,1
Garde Côtière Sécurité 432 035 000 0,1
Institut de la statistique Économie Statistique Douanes Commerce 239 745 000 0,1
Ministère de l'Union européenne Affaires Étrangères Relation avec l'Union européenne 213 573 650 0,1
Direction Générale de la Météorologie Environnement Urbanisme Eau Forêt Météorologie 193 016 000 0
Sayistay - Cour des Comptes Justice 164 587 200 0
Présidence Présidence Assemblée Premier ministre Presse et Information 157 560 000 0
Direction Générale de la Presse et de l'Information Présidence Assemblée Premier ministre Presse et Information 154 117 500 0
Yargitay – Haute Cour d'Appel Justice 143 286 000 0
Danistay – Conseil d'État Justice 89 540 000 0
Haut Conseil des juges et des procureurs Justice 50 859 000 0
Cour Constitutionnelle Justice 37 599 000 0
Sous-secrétariat de l'ordre public et la sécurité Sécurité 20 272 000 0
Conseil national de sécurité Sécurité 19 025 500 0
Ministère de la Fonction Publique Budget Trésor Fonction publique 17 167 000 0
Budget Diyanet 2013, Présidence des Affaires Religieuses - Source : TBMM 2013.

Avec plus de 4,6 milliards de TL, le Diyanet ou Ministère des Affaires religieuses, occupe le 16e poste de dépense du gouvernement central. Le budget alloué au Diyanet est :

  • 1,6 fois plus important que le budget alloué au Ministère de l'Intérieur[27]
  • 1,8 fois plus important que le budget alloué au Ministère de la Santé[27]
  • 1,9 fois plus important que le budget alloué au Ministère de l'Industrie des Sciences et de la Technologie[27]
  • 2,4 fois plus important que le budget alloué au Ministère de l'Environnement et de l'Urbanisme[27]
  • 2,5 fois plus important que le budget alloué au Ministère de la Culture et du Tourisme[27]
  • 2,9 fois plus important que le budget alloué au Ministère des Affaires étrangères[27]
  • 3,4 fois plus important que le budget alloué au Ministère de l’Économie[27]
  • 3,8 fois plus important que le budget alloué au Ministère du Développement[27]
  • 4,6 fois plus important que le budget alloué au MIT – Renseignement[27]
  • 7,7 fois plus important que le budget alloué au Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles[27]
  • 9,1 fois plus important que le budget alloué au Ministère des douanes et du commerce[27]
  • 10,7 fois plus important que le budget alloué au Garde Côtière[27]
  • 21,6 fois plus important que le budget alloué au Ministère de l'Union européenne[27]
  • 242 fois plus important que le budget alloué au Conseil National de Sécurité[27]
  • 268 fois plus important que le budget alloué au Ministère de la Fonction Publique[27]

Le budget du Diyanet représente :

  • 79% du budget de la Gendarmerie[27]
  • 67% du budget du Ministère de la Justice[27]
  • 57% du budget des Hôpitaux Publics[27]
  • 31% du budget de la Police Nationale[27]
  • 23% du budget de l'Armée Turque soit 23% du budget de la deuxième armée de l'OTAN[27].

Relation entre régime politique et développement économique[modifier | modifier le code]

Entrepreneuriat et régime politique

The Economist Group mène des travaux pour classer les pays en fonction de leur régime politique. Quatre types de régimes sont définis :

  • les démocraties
  • les démocraties imparfaites
  • les régimes hybrides
  • les régimes autoritaires
Entrepreneuriat et Indice de Démocratie

Selon The Economist Group, en 2011, l'Indice de Démocratie de la Turquie est de 5,73[28].
Au niveau mondial, la Turquie est classée 88e[28] et appartient au groupe de pays dotés d'un régime politique dit « hybride ».
Entre 2008 et 2011, la note globale de le la Turquie augmente (+0,04 points[28],[9]) passant de 5,69 à 5,73 points :

  • En termes de « fonctionnement du gouvernement » les progrès sont nets (+1,07 points[28],[9])
  • En termes de « processus électoral & pluralisme » et de « culture politique » aucun progrès notable n'est constaté (stabilisation)
  • En revanche, la Turquie régresse en termes de « participation politique » (-0,55 points[28],[9]) et de « libertés civiles » (-0,29 points[28],[9]). Sur cette période, The Economist Group relève une détérioration des libertés des médias et de la liberté d'expression et encourage les politiciens turcs dans leur projet de rédaction d'une nouvelle constitution civile et démocratique.

Le sens de causalité entre démocratie et richesse économique est discutable. Mais au vu des faibles réserves en hydrocarbures de la Turquie et des objectifs qu'elle s'est fixée pour 2023 (industrie de haute technologie et intégration à l'Union Européenne) le développement de la démocratie turque est une nécessité pour :

  • stabiliser politiquement et socialement le pays
  • libérer les idées et donc développer la créativité intellectuelle et donc technologique dont la Turquie a besoin pour produire et exporter des produits à forte valeur ajoutée
  • développer l'entrepreneuriat pour augmenter le nombre d'entreprises et pourvoir des emplois à sa population croissante. En 2008, le régime politique le plus favorable à la création d'entreprise est la démocratie avancée. En moyenne une démocratie avancée crée 26,6 entreprises nouvelle pour 10 000 habitants[9],[8], soit 5 fois plus que les démocraties imparfaites, 5,6 fois plus que les régimes hybrides et 2,3 fois plus que les régimes autoritaires.

Climat des affaires et risque pays en 2012[modifier | modifier le code]

  • Moody's : Ba1 soit une note catégorie spéculative, juste en dessous de la catégorie investissement
  • Fitch : BBB- soit une note catégorie investissement, fourchette basse, juste en dessus de la catégorie spéculative[29]
  • Standard & Poor's : BB soit une note spéculative, 2 crans en dessous de la catégorie investissement
  • Coface[30] : A4 Le comportement de paiement souvent assez moyen pourrait en outre être affecté par un environnement économique et politique qui pourrait se détériorer, la probabilité que cela conduise à un défaut de paiement reste acceptable.

Les agences de notation ne manquent pas d'éloge envers la Turquie[31]. Son secteur privé est dynamique et sa main d’œuvre est jeune, abondante et qualifiée. La géographie renforce l'attractivité du marché turc. Centre d'approvisionnement régional, la Turquie ambitionne à travers les multiples accords de libre échange de devenir un des acteurs clés du commerce international. Le secteur bancaire, assaini dès 2001, lui permet d'éviter les remous de la crise financière internationale. Les finances publiques sont maîtrisées et la Turquie aura remboursé la totalité de sa dette auprès du FMI en avril 2013. Toutefois, les agences de notations préviennent : l'épargne turque est insuffisante et le pays, dépendant des capitaux étrangers, affiche un déficit de ses comptes courants. Les entreprises voient leur endettement extérieur croître augmentant le risque de change. Le risque politique est également souligné. Pour éviter les troubles sociaux, la Turquie doit instaurer une forte démocratie, seul moyen de faire adhérer l'ensemble de sa population aux objectifs de développement national. En accordant des droits à ses intellectuels-chercheurs, à ses minorités ethniques (kurde, laze, tatar, azéri, roms) et religieuses (alevi bektachi, câferî), la Turquie assurera sa stabilité politique et accroîtra son attractivité économique. Se faisant, plusieurs milliards de dollars dépensés chaque année pour sa politique sécuritaire seront alloués au développement humain et économique du pays. La rédaction de la nouvelle constitution turque est l'occasion d'ancrer solidement la Turquie dans le cercle des pays démocratiques, pacifiés et stables. Au politiciens turcs d'en relever le défi et d'y associer, sans sectarisme, l'ensemble des composantes de la société turque.

Emploi[32][modifier | modifier le code]

Évolution du taux de chômage en Turquie

La crise financière mondiale de 2008 a un impact sur le marché du travail turc. Le nombre de chômeurs repart à la hausse pour atteindre 14 %[33] de la population active en 2009. En 2010, la forte croissance du PIB turque (+ 9,2 %) entraîne une baisse du chômage à 11,9 % de la population active. Le chômage touche principalement les jeunes et les personnes ayant un niveau scolaire primaire. Ces données officielles sont à relativiser dans la mesure où, selon les experts, les méthodologies d'étude du marché du travail turc sous estiment le nombre réel de demandeurs d'emploi. Toutefois, les statistiques publiques sont un bon indicateur de tendance.

Le taux de chômage en Turquie reste élevé à environ 8,0 % de la population active en juillet 2012.
L’explosion du chômage en Turquie est la conséquence de la crise économique la plus grave de l’histoire du pays en 2000.
De 2000 à 2006, le taux de croissance de la population non agricole a atteint 3,4 % par an.
Le chômage reste difficile à contenir à cause de l'augmentation de la population active non agricole qui nécessite une croissance soutenue de l’emploi.

Le salaire minimum brut est de 465 USD/mois.

Formation[modifier | modifier le code]

Chaque année 480 000 étudiants obtiennent leurs diplômes universitaires dans les 149 universités dont 95 publiques que compte le pays. C'est un secteur en pleine croissance grâce aux investissements du secteur privé et qui commence à attirer des étudiants du monde entier.

Quelques chiffres[34][modifier | modifier le code]

Produit National Brut (PNB) : 671 milliards € (PPA)

  • Taux de croissance :
    • 2003 : + 5,3 %
    • 2004 : + 9,4 %
    • 2005 : + 8,4 %
    • 2006 : + 6,9 %
    • 2007 : + 4,6 %
    • 2008 : + 3,4 %
  • La 15e plus grande économie du monde
  • Principaux partenaires commerciaux : * Union Européenne : 46 % (la Turquie est le 7e partenaire commercial de l’UE)
  • Russie : 10,9 % * États-Unis : 4,4 %

Exportations de la Turquie vers l’UE – 2007 : 44,2 milliards €

Importations de la Turquie en provenance de l’UE – 2007 : 50,2 milliards €

Déficit commercial en faveur de l’UE – 2007 : 6 milliards €

  • La production industrielle : 30 % du PNB (services : 60 % ; agriculture : 10 %)

Les produits industriels : 94,8 % des exportations (habillement, automobile, textile, électronique, électroménager, acier, verre…)

Au niveau mondial, la Turquie est :

  • le 1er producteur de noisette, de cerise et fruits secs (figues, raisins, abricots)[35]
  • le 6e producteur de ciment
  • le 2e producteur de verre plat
  • le 1er producteur de bore
  • le 2e exportateur de bijoux
  • le 6e exportateur d'habillement et aussi : la plus riche en biodiversité et le plus grand marché émergent

En Europe, la Turquie est :

  • le 1er fabricant de téléviseurs
  • le 4e dans pièces détachées et automobile
  • le 1erproducteur d’engrais chimique
  • le 3e producteur sidérurgique
  • le 3e fabricant de céramique
  • le 6e fabricant de réfrigérateur
  • le 4e marché de télécoms
  • le 3e fabricant de yacht, 8e de bateaux
  • Entrées nettes de capitaux étrangers : 8 milliards € en 2005 (+240 %), 16 milliards € en 2006 (+87,5 %), 16 milliards € en 2007 (+9,8 % en $)

En Turquie, 18 000 sociétés à capitaux étrangers opèrent, un tiers des banques et un quart des 500 plus grandes entreprises sont étrangères. Les investissements directs turcs dans 50 pays s’accroissent sans cesse (7 milliards € en 2007). Taux de 20 % pour l’impôt sur les sociétés (moyenne de l’OCDE).

  • Une société d’information en forte croissance : + de 35 % d’augmentation par an pour la vente d’ordinateurs (22 compagnies turques / 500 compagnies NTIC les plus performantes).

+ 65 millions d’abonnés de GSM

+ 19 millions d’utilisateurs Internet,

+ 30 chaînes de TV au niveau national, + 250 au niveau local

→ e-gouvernement en expansion

  • Privatisation : privatisations valant 17,9 milliards € au cours des 5 dernières années

Vision 2023[modifier | modifier le code]

Article connexe : Canal Istanbul.

Pour le centenaire de la République, le gouvernement de l'AKP a rédigé une "vision 2023", qui est la feuille de route de l'orientation politique et économique de la Turquie pour la décennie à venir.

  • Quelques chiffres des objectifs fixés par le gouvernement turc pour 2023 :
    • Mettre en place une démocratie avancée pour la stabilisation sociale et politique du pays : en 2011, The Economist Group évalue l'Indice de Démocratie de la Turquie à 5,73[36]. Au niveau mondial, la Turquie est classée 88e derriere la Norvège (9,8), la France (7,7), la Pologne (7,12), le Mali (6,36), la Zambie (6,19), le Ghana (6,02) et le Malawi (5,82). Selon l'OSCE, dont la Turquie est un membre fondateur (1973), la Turquie détient le record du monde en termes de journalistes emprisonnés (95 journalistes en 2012[37]).
    • Population : 82,3 millions d'habitants
    • Intégration à l'Union Européenne. En 2012, seulement 1 chapitre sur 35 est bouclé soit 3 % de l'objectif atteint.
    • PIB par habitant : 25 076 $. En 2011, 42 % de cet objectif est atteint (PIB par habitant $US courants = 10 498[16]).
    • PIB (nominal) : 2 064 milliards $. En 2011, 37 % de cet objectif est atteint (PIB $US courants = 773 milliards[16]).
    • Exportation : 500 milliards $. En 2011, 37 % de cet objectif est atteint (Exportations biens&services $US courants = 182 milliards[16]).
    • Chômage : 5 %
    • Nombre de touristes : 50 millions. En 2010, 54 % de cet objectif est atteint (Tourisme international, nombre d’arrivées = 27 million[16]).
    • Revenu du tourisme : 50 milliards $. En 2010, 50 % de cet objectif est atteint (Tourisme international, rentrées $US courants = 24,7 milliards[16]).
    • Exportations de haute technologie : 20 % des exportations de biens manufacturés. En 2010, seulement 10 % de cet objectif est atteint (Exportations de haute technologie = 1,93 % des exportations de biens manufacturés[16]).
    • Construction de trois centrales nucléaires. En 2012, aucune centrale nucléaire n'est en activité, soit 0 % de l'objectif atteint.
    • Scolarisation primaire : 100 %. En 2011, 97 % de cet objectif est atteint[16].
    • Scolarisation secondaire : 100 %. En 2011, 74 % de cet objectif est atteint[16].
    • Route à chaussées séparées : 36 500 km
    • Réseau TGV : 10 000 km
    • Construction nationale d'avions de chasse et civils
    • Industrie militaire autonome

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Programme de Développement des Nations Unies : Rapport sur le développement humain 2010 — tableaux statistiques du développement humain[lire en ligne]
  2. http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&language=en&pcode=teilm020&tableSelection=1&plugin=1
  3. http://www.tuik.gov.tr/PreHaberBultenleri.do?id=16070
  4. http://www.tuik.gov.tr/PreHaberBultenleri.do?id=16070
  5. en termes de PIB $ US courants & en termes de PIB $ PPA internationaux courants
  6. en termes de PIB $ US courants
  7. en termes de PIB $ PPA internationaux courants
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m www.donnees.banquemondiale.org
  9. a, b, c, d, e et f http://graphics.eiu.com/PDF/Democracy%20Index%202008.pdf
  10. $ PPA internationaux courants
  11. a, b et c http://hdr.undp.org/fr/statistiques/idh/
  12. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s http://donnees.banquemondiale.org/theme/agriculture-et-developpement-rural
  13. http://www.sasad.org.tr/dosya/eoe/2007_de%20Sayilarla%20Savunma%20Sanayiimiz_3.pdf
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l http://donnees.banquemondiale.org/theme/energie-et-mines
  15. « La Turquie veut accéder au nucléaire civil, Bulletins électroniques BE Turquie 6, », sur www.bulletins-electroniques.com.,‎ 15/01/2008
  16. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x http://donnees.banquemondiale.org/
  17. (en) [1]
  18. (en) « Number of Arriving-Departing Foreigners and Citizens », Tourism Statistics, Ministère de la Culture et du Tourisme (Turquie),‎ 2009 (consulté le 28 January 2011)
  19. Source : Les échanges bilatéraux Franco-Turcs
  20. http://rapor.tuik.gov.tr/reports/rwservlet?disticaretdb2=&report=IHT0151.RDF&p_kod=1&p_ulke1=-1&p_yil1=2012&p_kod1=1&p_kod2=4&p_dil=1&desformat=html&ENVID=disticaretEnv
  21. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u http://www.tcmb.gov.tr/
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  24. a, b, c, d, e, f et g http://databank.worldbank.org/ddp/home.do
  25. a, b, c et d http://www.banquemondiale.org
  26. Gürbüz Beşek, Zehra Yeşim. Crédibilité et efficacité de la politique de ciblage d'inflation en Turquie sur la période 2002 et 2006
  27. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v http://www.tbmm.gov.tr/butce/2013/kanun_tasarisi.pdf
  28. a, b, c, d, e et f http://www.sida.se/Global/About%20Sida/S%C3 %A5 %20arbetar%20vi/EIU_Democracy_Index_Dec2011.pdf
  29. http://lexpansion.lexpress.fr/economie/turquie-fitch-releve-la-note-a-la-categorie-investissement_357916.html
  30. http://www.coface.fr/CofacePortal/FR_fr_FR/pages/home/os/risks_home/risques_pays/fiche/Turquie?extraUid=571948
  31. http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/fitch-releve-la-note-turque-dans-la-categorie-investissement-823317.php
  32. www.cee-recherche.fr
  33. http://www.bancomundial.org/
  34. www.turquieeuropeenne.eu
  35. Agriculture en Turquie
  36. http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3 %A9mocratie
  37. http://www.osce.org/fom/89371

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]