Agence spatiale européenne

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48° 50′ 54″ N 2° 18′ 15″ E / 48.8482, 2.3042

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Nom officiel European Space Agency
Nom en français Agence spatiale européenne
Siège social Drapeau de la France Paris (France)
Création 31 mai 1975
Budget annuel 4,102 milliards € (2014)
Directeur général Jean-Jacques Dordain
Site Internet esa.int
Le siège de l'ASE à Paris.

L’Agence spatiale européenne (ASE[1]), également désignée sous son acronyme anglais ESA (European Space Agency), est une agence spatiale intergouvernementale coordonnant les projets spatiaux menés en commun par une vingtaine de pays européens. L'agence spatiale, qui par son budget est la seconde agence spatiale dans le monde après la NASA, a été fondée le 31 mai 1975. Les activités de l'agence couvrent l'ensemble du domaine spatial : les sciences avec l'astrophysique, l'exploration du Système solaire, l'étude du Soleil et la physique fondamentale ; l'étude et l'observation de la Terre avec des satellites spécialisés ; le développement de lanceurs ; les vols habités à travers sa participation à la Station spatiale internationale ; la navigation par satellite avec le programme Galileo ; les télécommunications spatiales pour lesquelles l'agence finance la mise au point de nouveaux concepts ; la recherche dans le domaine des technologies spatiales. L'ESA participe également à des programmes spatiaux initiés par d'autres agences spatiales.

La stratégie est définie par un conseil (un pays, un représentant). Le budget en 2012 est de 4 020 millions d'euros (dont une participation directe de l'Union européenne de 21,6 %, une contribution proportionnelle au PIB de chaque pays et participations aux programmes facultatifs 75 %). Les principaux pays membres ont par ailleurs des programmes spatiaux purement nationaux, et le montant des travaux confiés aux entreprises et laboratoires de chaque pays est proportionnel à sa participation (principe du retour géographique).

L'agence, qui a son siège à Paris, emploie environ 1 900 personnes, et dispose de plusieurs établissements spécialisés. Son centre principal est l'ESTEC aux Pays-Bas qui est dédié à la conception et aux tests des engins spatiaux. Les autres centres importants sont l'ESOC en Allemagne (suivi et contrôle des missions en cours) et l'ESTRACK (réseau mondial d'antennes paraboliques, pour assurer la liaison avec les engins spatiaux). L'ESA utilise aussi les installations du centre de lancement de Kourou, établissement du CNES pour le lancement de ses fusées.

Missions, activités[modifier | modifier le code]

L’Agence spatiale européenne compte vingt États membres (depuis l'adhésion de la Pologne, le 19 novembre 2012) qui mettent en commun leurs ressources pour développer les lanceurs, les véhicules spatiaux et les installations sol dont l’Europe a besoin pour être autonome dans le domaine spatial.

L’agence a pour mission de développer la coopération entre les États européens dans le domaine spatial. Elle élabore et met en œuvre une politique spatiale européenne à long terme ainsi que des activités et des programmes. Elle coordonne le programme spatial européen et les programmes nationaux, en intégrant progressivement ces derniers.

Les activités de l'agence couvrent l'ensemble du domaine spatial :

L'ESA participe également à des programmes spatiaux initiés par d'autres agences spatiales. La participation de la France à l'ESA est assurée par le Centre national d'études spatiales (CNES).

Historique[modifier | modifier le code]

Premières organisations spatiales européennes : l'ELDO et l'ESRO[modifier | modifier le code]

Dès les premiers lancements de satellite à la fin des années 1950, la France et le Royaume-Uni, qui ont par ailleurs engagé des programmes de missiles balistiques intercontinentaux, mettent en place des programmes spatiaux nationaux[N 1]. Mais les moyens financiers engagés et les objectifs sont modestes par rapport à l'Union soviétique et aux États-Unis. Au début des années 1960 des personnalités européennes issues de différents domaines et en particulier des scientifiques, qui constatent qu'un nouveau champ de recherche vient de s'ouvrir, demandent la création d'un programme spatial scientifique européen animé par un organisme analogue au Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN).

Le 1er décembre 1960 une conférence réunissant 11 pays européens à Meyrin en Suisse décide de la création de la Commission préparatoire européen pour la recherche spatiale (COPERS). Les travaux de cette instance aboutissent en 1962 à la création de l'ESRO (European Space Research Organisation en français CERS Conseil européen de recherches spatiales) dont l'objectif est la réalisation de satellite artificiels scientifiques et qui réunit 9 pays européens. La même année six d'entre eux décident de s'associer au sein l'ELDO, (European Launcher Development Organisation en français, CECLES, Centre européen pour la construction de lanceurs d'engins spatiaux) pour le développement d'un lanceur européen baptisé Europa. Les deux organisations sont mises effectivement en place en 1964. Par ailleurs l'émergence de la technique des télécommunications par satellite suscite la création de la Conférence Européenne des Télécommunications par Satellite (CETS) en mai 1963.

Naissance de l'Agence spatiale européenne[modifier | modifier le code]

Mais ces différentes organisations ont du mal à atteindre leurs objectifs. Le lanceur européen, dont la conception résulte d'un compromis politique et qui manque d'un véritable maître d'œuvre est un échec complet et l'ESRO n'obtient que des résultats modestes. La stratégie spatiale des pays européens fait l'impasse sur les applications pratiques de l'espace qui commencent à émerger. Les principaux pays membres ont des priorités différentes ce qui freine l'avancement des programmes.

En 1968 on évoque pour la première fois la création d'une agence spatiale unique qui piloterait à la fois le développement des lanceurs et des satellites serait dotée de programmes obligatoires et des programmes supplémentaires pour prendre en compte les priorités différentes des pays membres. Finalement l'échec de la fusée Europa (7 échecs en 1972 sur 7 lancements) impose une remise à plat de l'organisation du programme spatial européen.

Après de délicates négociations entre la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, un accord est trouvé en juillet 1973 pour financer un programme satisfaisant les pays membres :

  • lanceur L3S (futur Ariane) sous maîtrise d'œuvre (CNES)
  • module de la navette spatiale américaine Spacelab demandé par l'Allemagne
  • satellite maritime MAROTS souhaité par le Royaume-Uni.

Signée le 30 mai 1975 entre onze états membres européens, la Convention de l'Agence spatiale européenne fonctionne de facto depuis le 31 mai 1975 et a une existence juridique le 30 octobre 1980, date de ratification de cette convention[2].

À la tête de l'agence se sont succédé depuis sa création Roy Gibson (1975-1980), Erik Quistgaard (1980-1984), Reimar Lüst (1984-1990), Jean-Marie Luton (1990-1997), Antonio Rodotà (1997-2003)

Les années 2000-2010[modifier | modifier le code]

En avril 2008, Amarrage du ravitailleur spatial européen à l’ISS. L’ATV « Jules Verne », premier vaisseau spatial de l’ESA conçu à des fins de ravitaillement et de rehaussement d’orbite, s’est amarré en mode automatique à la Station spatiale internationale (ISS), dans le respect des contraintes de sécurité très strictes imposées par les vols spatiaux habités. Cet amarrage constitue la première étape de la mission principale de « Jules Verne », à savoir livrer à la station du fret, des ergols, de l’eau, de l’oxygène et une capacité de rehaussement d’orbite, de même qu’il marque l’entrée de l’ESA dans le club fermé des partenaires capables d’accéder par leurs propres moyens au complexe orbital[3].

En novembre 2008, le Conseil des ministres européens de la recherche. Les ministres chargés des activités spatiales des 18 États membres de l'Agence spatiale européenne et du Canada ont clôturé une session fructueuse du Conseil tenue pendant deux jours (25 et 26 novembre 2008) à La Haye[4] : ils sont convenus de lancer de nouvelles initiatives dans plusieurs domaines et ont donné leur aval à la poursuite d'une série de programmes en cours. Les principales décisions prises au cours du conseil des ministres de la Recherche du 25 novembre 2008 sont les suivantes[5],[6]. Les ministres ont adopté quatre Résolutions :

  • sur le « Rôle de l'espace dans la réalisation des objectifs de l'Europe au niveau mondial » : les principaux aspects politiques et programmatiques de la session du Conseil
  • sur le niveau de ressources qui doit couvrir les besoins des programmes de sciences spatiales et des activités de base de l'Agence sur la période 2009-2013
  • sur la contribution des États membres de l'Agence aux coûts de fonctionnement du Centre spatial guyanais, port spatial de l'Europe en Guyane française (Amérique du Sud)
  • sur l'évolution future de l'Agence, couvrant la réforme de la gestion financière, les processus décisionnels, la politique industrielle et la politique d'approvisionnement, ainsi que la poursuite du développement de l'infrastructure des sites pour les besoins des programmes de l'ESA.

En janvier 2009, Nouvelles étapes de coopération entre ESA et Commission européenne, programme GMES. L'amendement signé, par M. Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), et M. Heinz Zourek, Directeur général de la DG Entreprises et Industrie de la Commission européenne, a pour effet d’étendre la portée de l’accord initial (signé en février 2008) aux activités du volet 2 du Programme de composante spatiale GMES. Il ouvre la voie à la commande des deuxièmes unités des satellites Sentinelles 1, 2 et 3 et aux missions de chimie atmosphérique que sont Sentinelle 4 et la mission précurseur de Sentinelle 5[7]. En mars 2009, lancement de GOCE, première mission ESA d’exploration de la Terre. Le satellite d’étude de la gravité et de la circulation océanique en régime stable (GOCE) de l’Agence spatiale européenne (ESA) est injecté sur une orbite terrestre basse quasi-héliosynchrone par un lanceur russe Rockot au départ du cosmodrome de Plesetsk, en Russie septentrionale[8],[9].

Cette même année, une réunion des ministres européens a lieu pour conduire à une vision commune. Les ministres européens se réunissent le 23 octobre 2009 pour élaborer une feuille de route devant conduire à une vision commune[10] . En novembre 2010, les ministres de l'espace réaffirment la priorité accordée à Galileo et GMES. Le septième Conseil Espace a approuvé à l'unanimité une résolution appelant à engager les actions nécessaires pour mettre en place une stratégie spatiale qui assure la croissance économique, réponde aux objectifs de politique publique et suscite des vocations dans les domaines scientifique et technologique en Europe[11].

Le 20 mai 2014 à Berlin, l'Agence spatiale européenne donne le coup d'envoi à la fabrication de satellites de météorologie MetOp (MetOp-SG), confiée à Airbus Defence and Space [12]. Le contrat devrait avoisiner 1,5 milliard d'euros pour 6 satellites.

Organisation[modifier | modifier le code]

Pays membres et coopérations[modifier | modifier le code]

  •      Pays membres de l'ESA
  •      Pays ayant signé la charte PECS
  •      Pays ayant signé un accord de coopération avec l'ESA

Les pays participants à l'ESA ne font pas nécessairement partie de l'Union européenne et inversement : ainsi la Norvège et la Suisse sont membres de l'ESA ; a contrario des pays ayant adhéré à l'Union européenne n’en sont pas membres. La Hongrie est candidat à être membre de l'Agence. Ce pays a déjà signé des accords avec l'ESA (voir ci-dessous). La Bulgarie a récemment déclaré vouloir se rapprocher de l'ESA. Le Canada est un membre associé, État coopérant à statut privilégié.

Les 20 pays membres sont :

L'agence, dans le but de resserrer les liens avec les pays européens non-membres et des pays extra-européens, a conclu des accords avec différents pays. La Charte PECS, Plan for European Cooperating State, a été signé avec les pays suivants : Drapeau de la Hongrie Hongrie (2003), Drapeau de l'Estonie Estonie (2009) et Drapeau de la Slovénie Slovénie (2010).

D'autres États, européens ou non, ont conclu des accords de coopération :

Le siège[modifier | modifier le code]

Le siège de l’agence, dont les effectifs se montent à environ 1 900 personnes (2010), se situe à Paris en France. Les responsables des principaux programmes y sont localisés ainsi que les activités administratives. L'ESA dispose par ailleurs de plusieurs centres, répartis dans les différents pays membres, ayant chacun des responsabilités bien définies.

Centre de développement et d'essais des engins spatiaux (ESTEC)[modifier | modifier le code]

L'ESTEC, Centre européen de technologie spatiale, est le centre où sont conçus la plupart des véhicules spatiaux de l'ESA et de ses activités de développement technologique. Il est implanté à Noordwijk, aux Pays-Bas. Il s'agit également du plus grand établissement de l'ESA[13].

Centre de contrôle des missions (ESOC)[modifier | modifier le code]

L'ESOC (en anglais : European Space Operations Centre : ESOC), Centre européen d'opérations spatiales, surveille et contrôle les engins spatiaux de l'agence spatiale une fois qu'ils ont été lancés en s'appuyant sur le réseau d'antennes de l'Estrack. Il se situe à Darmstadt, près de Francfort, en Allemagne[14].

Centre spatial guyanais (CSG)[modifier | modifier le code]

Les lanceurs de l'agence spatiale (Ariane 5 et à partir de 2012 Vega) sont tous tirés depuis le Centre de lancement de Kourou, dont certains emportent des charges utiles de l'ESA.

Cet établissement de l'agence spatiale française bénéficie d'excellentes conditions de lancement vers l'orbite géostationnaire grâce à la proximité de l'équateur. Il peut également permettre des lancements en orbite polaire grâce à l'orientation de la côte mais dans des conditions moins favorables.

L'agence européenne finance depuis 1975 les deux tiers du budget du centre spatial de Kourou qui est géré conjointement avec le CNES (propriétaire foncier) et Arianespace l'intégrateur des lanceurs. Cette contribution comprend le financement des campagnes de lancement et les aménagements nécessaires pour adapter le site à l'évolution des lanceurs. L’ESA a investi depuis sa création près de 1,6 milliard d’euros dans le CSG[15].

Deux nouveaux pas de tir doivent être inaugurés en 2011 pour la fusée Soyouz fréquemment utilisée par Arianespace pour lancer les satellites et sondes spatiales de l'agence, et en 2012 pour le nouveau lanceur européen Vega.

Réseau de stations au sol (ESTRACK)[modifier | modifier le code]

Antennes de la station Redu en Belgique

Le Réseau de station de poursuite européen (European Space Tracking Network) est un réseau de stations au sol et de stations de poursuite situés dans différentes régions du monde qui permet de surveiller et d'échanger des données avec les engins spatiaux lancés par l'Agence spatiale européenne.

Le réseau comprend notamment trois antennes de 35 mètres à Cebreros en Espagne, à New Norcia en Australie et à Malargüe en Argentine qui assurent les communications avec les sondes interplanétaires. Sept autres stations munies d'antennes paraboliques de plus petit diamètre (15 mètres ou moins) suivent les missions en orbite terrestre.

Par ailleurs l'agence européenne a des accords avec d'autres agences spatiales pour la mise en commun des réseaux de station[16].

Autres centres[modifier | modifier le code]

Politiques de l'ESA[modifier | modifier le code]

Le Conseil de l'agence fixe les lignes directrices à partir desquelles l’Agence élabore ses programmes et ses activités, et suit leur mise en œuvre. Tous les États membres y sont représentés, ainsi que le Canada, État associé. Le conseil désigne le Directeur général, actuellement Jean-Jacques Dordain, qui est chargé de mettre en application les décisions prises.

Budget[modifier | modifier le code]

Les activités obligatoires de l'agence spatiale (programmes de sciences spatiales et budget général), moins de 20 % du budget, sont financées par chacun des États membres au prorata de leur PIB. Les autres programmes, dits facultatifs, peuvent être ou non financés par le pays membre.

L'Union européenne contribue directement à hauteur de 21% en 2013.

En 2013 les principaux pays contributeurs sont[21] :

L'ESA fonctionne sur la base d'un retour géographique, c'est-à-dire que la somme versée par un État membre est approximativement affectée à l'industrie spatiale de ce pays dans le cadre des développements effectués. En 2011 le budget de l'agence spatiale s'élevait à 3 986 M€. Le budget européen est relativement faible puisqu'il représente l'équivalent du prix d'un ticket de cinéma par citoyen d'un État membre de l'ESA. Aux États-Unis, les investissements consacrés aux activités spatiales civiles sont presque quatre fois plus élevés[22].

En 2013 le budget est de 4,28 milliards euros ou 5,6 milliards de dollars.

Langues[modifier | modifier le code]

Les langues utilisées par les organes, les comités ou les groupes de travail de l'ESA, ainsi que par le Conseil de l'Agence et ses organes subsidiaires, sont l'allemand, l'anglais et le français ; les autres documents émis par l'ESA sont rédigés en anglais et en français. La langue italienne peut aussi être utilisée lors des réunions du Conseil. Les documents à caractère administratif, juridique, scientifique ou technique émis par les États membres de l'ESA peuvent être rédigés et envoyés à l'Agence dans n'importe quelle langue de tout État membre, bien que l'usage de l'anglais et du français soit recommandé ; l'usage des langues autres que l'anglais et le français dans les correspondances à destination de l'ESA est toléré tant qu'il ne constitue pas un surcoût lié à la traduction et trop de complications administratives. Les correspondances de l'Agence sont rédigées en anglais ou en français[24].

Élaboration du programme spatial européen[modifier | modifier le code]

Le Conseil de l'ESA est l'instance dirigeante de l'organisation. Il fixe les lignes directrices à partir desquelles l'Agence élabore le programme spatial européen. Chaque État membre est représenté au sein du Conseil et y dispose d'une voix, quelle que soit sa taille ou sa contribution financière.

Coopération avec les autres agences spatiales[modifier | modifier le code]

L'Agence spatiale européenne participe à plusieurs programmes lancés par d'autres agences spatiales. À côté de quelques missions ou chacun des partenaires est plus ou moins à parité comme BepiColombo avec le Japon, Cassini-Huygens, ExoMars, LISA, IXO et Solar Orbiter avec la NASA, il s'agit plutôt de participations minoritaires portant généralement sur une partie de l'instrumentation scientifique.

Les agences spatiales non européennes, en particulier la NASA, développent de leur côté certains des instruments embarqués dans les engins spatiaux de l'agence européenne.

Actions vers les jeunes[modifier | modifier le code]

L'ESA a toujours eu une politique d'information de la jeunesse par de nombreux moyens pédagogiques mis en œuvre au travers de diverses expositions.

Elle a signé, en 1986, une convention de partenariat avec l'Association PARSEC qui diffuse l'information scientifique sur la Côte d'Azur. Elle a été renouvelée le 23 juin 2001[25], par Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Le département éducatif de l'agence est très actif avec notamment l'organisation de réelles missions spatiales pour les jeunes comme le projet ESMO qui vise à mettre en orbite autour de la Lune un satellite entièrement conçu et réalisé par des étudiants européens.

Programmes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme spatial européen.

L'Agence spatiale européenne intervient dans tous les domaines de l'activité spatiale civile. Les principaux programmes (budget 2011)[26]. sont :

  • l'Observation de la Terre (21,1 % du budget)
  • le programme Galileo (16,7 %)
  • les lanceurs (15,3 %)
  • la science (11,6 %)
  • le vol spatial habité (10,3 %)
  • les télécommunications (8,5 %)

Observation de la Terre[modifier | modifier le code]

Les missions d'observation de la Terre, regroupées au sein du programme Living Planet constituent le domaine d'activité le plus important de l'agence : il absorbe 21,1 % du budget (2011) soit 843,9 millions €[26]. Il regroupe des satellites spécialisés orientés vers la recherche et des satellites tournés vers la collecte de données dont font partie les satellites météorologiques[27].

Les satellites d'observation de la Terre, tournés vers la recherche (Earth Explorers) sont destinés à améliorer notre connaissance de la Terre et de son climat. Chaque satellite étudie une caractéristique particulière. Les missions entrées en phase opérationnelles récemment sont[27] :

  • GOCE (2009-2013) dresse une carte détaillée du champ de gravité de la planète,
  • SMOS (2009-2012) étudie l'humidité superficielle des terres émergées et la salinité de la surface des océans, ainsi que le cycle de l’eau, pour mieux comprendre l'environnement terrestre et son évolution. SMOS apportera des informations importantes pour les prévisions météorologiques, la surveillance du climat et la prévision des catastrophes naturelles
  • Cryosat-2 (2010) étude l’évolution des inlandsis continentaux et des banquises, pour étudier les glaces polaires et leur comportement suite au changement climatique de la Terre.
  • SWARM (2013) constitué par 3 satellites qui doivent cartographier le champ magnétique terrestre (mesure d'intensité, de la direction et des variations), pour améliorer la connaissance du système terrestre, en apportant un nouvel éclairage sur l'évolution de son climat et des processus qui se déroulent à l'intérieur même de la Terre.

Les prochaines missions sont[27] :

  • ADM-Aeolus (2015) étudie la dynamique de l’atmosphère, et des vents à l’échelle du globe, pour accroître la précision des prévisions météorologiques ; en fournissant des données sur les vents et leurs variations, sur la distribution verticale des nuages, l'altitude de leur limite supérieure, sur les propriétés des aérosols qui les constituent, à l'aide d'un Lidar-Doppler
  • EarthCARE (2015), mission conjointe avec la JAXA, étudie les nuages, des aérosols et l'incidence du rayonnement solaire pour améliorer les modèles de prévisions météorologiques, pour améliorer notre compréhension du bilan radiatif de la Terre et de ses effets sur le climat. Les satellites Earth Watch sont chargés de collecter de manière systématique des données sur l'état de la planète à des fins diverses : prévisions météorologiques, prévention des catastrophes naturelles, surveillance, prévision des récoltes, ...

L'Agence Spatiale Européenne a joué un rôle pionnier dans le domaine de la collecte de données météorologiques avec la première série de satellites météorologiques géostationnaires METEOSAT. Elle conçoit aujourd'hui la troisième génération de cette famille dont le premier exemplaire devrait être lancé vers 2015. Elle a développé par ailleurs une famille de satellites météorologiques placés sur orbite polaire MetOp dont le premier exemplaire a été lancé en 2006. Les autres paramètres environnementaux ont été collectés successivement par les satellites ERS-1 et ERS-2 auxquels a succédé en 2002 le satellite Envisat.

L'Agence spatiale européenne a décidé de créer en 1998 le programme GMES dont l'objectif est de garantir la continuité de la collecte des paramètres environnementaux et leur redistribution aux différents utilisateurs. Une nouvelle famille de satellite, Sentinelle doit prendre la suite d'Envisat et contribuer à alimenter GMES[28].

Statut Lancement Mission Description
Opérationnel 1977 - 1997 Météosat 1 - 7 Satellite météorologique géostationnaire de première génération, opérationnels à partir de Météosat-4. Les Météosat-6 et -7 sont encore opérationnels.
2000 Cluster 4 satellites en formation fournissent une image tridimensionnelle des collisions entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre et des tempêtes magnétiques qui en résultent dans l'Espace. Mission conjointe de l'ESA et de la NASA, satellite construit en Europe.
2002 - 2013 MSG Successeurs des satellites météorologiques Meteosat première génération. Prennent des images dans les longueurs d'onde visible et en infra-rouge. Trois satellites déjà placés en orbite (ESA et EUMETSAT).
2006 MetOp-A Satellite météorologique en orbite polaire, successeur de deux satellites de la NOAA (mission conjointe ESA et EUMETSAT)
2009 SMOS SMOS doit établir des cartes de l'humidité du sol et de teneur en sel des océans pour améliorer notre compréhension du cycle de l'eau et améliorer les modèles de prévision météorologique.
2010 CryoSat-2 Cryosat-2 est équipé d'un radar qui doit permettre la mesure de l'épaisseur de la glace au pôle. Ce satellite remplace un engin jumeau perdu à cause de la défaillance de son lanceur.
2013 SWARM SWARM est une constellation de 3 satellites qui étudient l'évolution du champ magnétique terrestre.
Développement 2014-2020 Sentinelle Famille de satellites d'observation de la Terre déployés dans le cadre du projet GMES: imagerie radar tout-temps (1), imagerie optique (2), surveillance des océans (3)
2015 ADM-Aeolus Cette mission doit fournir des informations plus précises sur les mouvements atmosphériques (vent) et améliorer les modèles de prévision météorologiques.
2015 EarthCARE Ce satellite d'observation doit mesurer les interactions entre le rayonnement solaire, les aérosols et la formation des nuages. L'objectif est de mettre au point un modèle prédictif plus précis de l'évolution météorologique et climatique. La mission est menée avec l'agence spatiale japonaise.
2017 - 2019 MTG Météosat troisième génération stabilisée 3 axes comprenant un satellite imageur et un satellite sondeur
Achevée 1977 GEOS 1 Ce satellite géostationnaire qui devait étudier la magnétosphère terrestre est resté sur une orbite elliptique à la suite d'une défaillance de son lanceur.
1978 GEOS 2 Mesure de la magnétosphère terrestre. Satellite de secours de GEOS 1.
1991 - 2000 ERS-1 ERS a ouvert une ère dans l'observation de la Terre depuis l'Espace pour l'ESA. Des informations très nombreuses ont pu être recueillies grâce à 6 instruments dont un radar à synthèse d'ouverture, un altimètre à micro-ondes et divers senseurs optiques.
2003 Double Star Cette mission conjointe entre l'ESA et l'agence spatiale CNSA comporte d'une manière analogue à la mission Cluster deux satellites qui analysent conjointement les effets du Soleil sur le climat.
1995-2011 ERS-2 Poursuite du travail de ERS-1 et étude du trou d'ozone grâce à un nouvel instrument.
2002-2012 Envisat Plus gros satellite mondial d'observation de la Terre (8 tonnes). Satellite utilisant les instruments ERS-2 dans une version améliorée ainsi que d'autres senseurs optiques.
2009-2013 GOCE GOCE doit fournir des données permettant d'établir un modèle mondial et régional du champ de gravitation.

Système de positionnement par satellites Galileo[modifier | modifier le code]

Le programme Galileo de positionnement par satellite représente en 2011 le deuxième poste de dépenses avec 16,7 % du budget (2011) soit 665,7 millions €[26]. Le programme Galileo est une initiative commune de la Commission européenne et de l'ESA visant à doter l’Europe de son propre système mondial de navigation par satellite, civil et indépendant. Premier système civil, il sera compatible et inter opérable avec le GLONASS russe et le GPS américain, créé à des fins militaires et offrant des services à usage civil, mais sans garantie de disponibilité. Galileo devrait être opérationnel d’ici 2014 avec une constellation de près de 30 satellites en orbite autour de la Terre à une altitude d’environ 24 000 km.

Les deux premiers satellites Galileo opérationnels ont été lancés le 21 octobre 2011 par une fusée Soyouz ST lancée depuis Sinnamary, près de Kourou (Guyane)[29], après les satellites Giove A et B.

Statut Lancement Mission Description
Développement 2011 EGNOS Système d'aide à la navigation par satellite fournissant une précision améliorée par rapport au GPS.
2013 Galileo Système de navigation par satellite européen concurrent du GPS américain.

Lanceurs[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Ariane 5 et Vega.

La maîtrise de ses moyens de lancement fait partie des objectifs poursuivis par l'Agence spatiale européenne depuis sa création il y a 30 ans. Les lanceurs constituent une des réalisations les plus marquantes de l'agence spatiale, ils représentent en 2011 le troisième poste de dépenses avec 15,3 % du budget (2011), soit 612,5 millions €[26]. Les objectifs de l'agence sont de[30] :

  • maintenir la compétitivité du lanceur Ariane
  • favoriser la création d'un marché institutionnel pour son lanceur
  • adapter l'offre de lanceurs à la demande du marché
  • développer la prochaine génération de lanceurs
  • assurer la maintenance des installations au sol utilisées par les lanceurs

L'Agence dispose de ses propres lanceurs dont elle finance le développement : Ariane 5, dernier développement de la famille Ariane et, à compter de 2011, Vega pour les petits satellites (charge utile de 1,5 tonne). Le lanceur Ariane 5 a été conçu pour s’assurer que l’Europe garde son avantage concurrentiel sur le marché mondial des services de lancement. La version actuelle Ariane 5 ECA peut maintenant placer près de dix tonnes sur orbite géostationnaire autour de l’équateur. La version future Ariane 5 ECB, avec un moteur Vinci (réallumable en vol), en cours de développement (Ariane 5 ME), pourra placer près de 12 tonnes sur orbite géostationnaire (GEO), et toujours avec la possibilité, spécifique aux fusées Ariane depuis Ariane 4, de lancer deux satellites en même temps. La version ultérieure Ariane 6 est à l'étude, n'emporterait plus qu'un seul satellite (6 tonnes).

Pour la mise sur orbite de ses satellites, l'ESA a souvent recours aux fusées russes Soyouz, mais également Rockot lorsque leur capacité est mieux adaptée. Le Centre spatial guyanais permet le lancement de Soyouz (3 tonnes). Le premier lancement, portant sur deux satellites Galileo, a eu lieu en octobre 2011.

Statut Dates vol Lanceur Capacités Nbre lancements Utilisation
Opérationnel 2002- Ariane 5 ECA GTO : 9,3 29 Lancement de satellites de télécommunications en orbite géostationnaire
2008- Ariane 5 ES LEO : 21 2 Lancement des vaisseaux cargo ATV
2012- Vega LEO : 1,5 t. 1 Petits satellites en orbite basse
Développement 2016 ? Ariane 5 ME GTO : 12 0 Lancement de satellites de télécommunications en orbite géostationnaire (ex Ariane 5 ECB)
À l'étude 2025 ? Ariane 6 GTO : 6 t. ? 0 Appellation officielle : NGL (New Generation Launcher)
Achevée 1979 - 1986 Ariane 1 LEO : 1,7 t. GTO : 1,85 t. 11
1986 - 1989 Ariane 2 LEO : ?t. GTO : 2,21 t. 6
1984 - 1989 Ariane 3 LEO : ?t. GTO : 2,72 t. 11
1988 - 2003 Ariane 4 LEO : 7 t. GTO : 4,95 t. 116
1996-2009 Ariane 5 G LEO : 18 t. GTO : 6,3 t. 25 Lancement de satellites de télécommunications en orbite géostationnaire

Missions scientifiques[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Cosmic Vision et Programme Aurora.

Les missions scientifiques sont le quatrième poste de dépenses de l'agence et représentent en 2011 : 11,6 % du budget de l'Agence spatiale (hors recherches liée à l'observation de la Terre) soit 464,8 millions €[26].

Processus de sélection des missions scientifiques[modifier | modifier le code]

Un projet de mission scientifique est sélectionné après avoir franchi les phases suivantes[31] :

  • Appel à Idées : durant cette phase les communautés scientifiques sont sollicitées pour soumettre des propositions de mission. Les propositions font l'objet d'une évaluation par les pairs qui aboutit à une première sélection.
  • Phase d'évaluation : Quatre missions au maximum sont sélectionnées par le Science Programme Committee. Chaque équipe détaille avec des ingénieurs de l'ESA la charge utile. La valeur scientifique et la faisabilité de la mission sont évaluées. Une des quatre missions est alors sélectionnée par le Space Science Advisory Committee.
  • Phase de définition : Les coûts et le planning de la mission sont définis. Les partenaires à qui doivent être confiés le développement des instruments sont choisis.
  • Phase de développement : durant cette phase, le projet est développé avec les industriels sélectionnés et mis en œuvre.

Programme Cosmic Vision[modifier | modifier le code]

Le programme Cosmic Vision est initié en avril 2004 pour identifier les missions à lancer au cours de la décennie 2015-2025. Il prend la suite des programmes Horizon 2000 (1984) et Horizon 2000 Plus (1994-1995) à l'origine des missions scientifiques lancées entre 1990 et 2014[32]. Le programme Cosmic Vision vise à répondre à 4 grandes interrogations :

  • Quelles sont les conditions de formation d'une planète et d'émergence de la vie ?
  • Comment le Système solaire fonctionne-t-il ?
  • Quelles sont les lois fondamentales de la physique de l'univers ?
  • Comment est apparu l'univers actuel et de quoi est-il fait ?

Des séances de travail pilotées par l'agence spatiale ont permis de dégager 22 thématiques[33].

En 2004 la communauté scientifique européenne est réunie par le Comité de Conseil scientifique (SSAC) pour sélectionner les objectifs scientifiques prioritaires parmi 151 propositions effectuées. En mars 2007 un appel à proposions est lancé et aboutit à la formulation de 60 propositions de mission dont 19 en astrophysique, 12 dans le domaine de la physique fondamentale et 19 missions d'exploration du Système solaire[34],[35].

Six missions sont retenues : 3 missions de taille moyenne (M-Class) sont sélectionnées en janvier 2010[36] et le processus de sélection des 3 missions lourdes (L-Class) s'achève en février 2009 avec l'élimination de la mission TandEM (Titan and Enceladus Mission)[37].

Étude du Soleil[modifier | modifier le code]

De nombreuses missions de l'ESA étudient ou ont étudié le Soleil :

  • Le satellite SOHO, posté en un point particulier de l’espace en direction du Soleil, spécialisé dans le captage d'images d'éruptions solaires.
  • La mission Ulysse qui a réalisé la toute première carte de l’héliosphère, de l’équateur aux pôles.
  • Les quatre satellites Cluster qui ont étudié les interactions entre la magnétosphère de la Terre et le vent solaire.

Les futurs projets de l’ESA incluent la mission Solar Orbiter, qui doit étudier les régions polaires et d’autres zones invisibles de la Terre.

Statut Lancement Mission Description
Opérationnel 1995 SoHO Satellite d'observation du Soleil et de l'héliosphère. Surveillance des tempêtes solaires (coopération ESA et NASA, construit en Europe)
Développement 2017 Solar Orbiter Solar Orbiter est un satellite qui doit tourner autour du Soleil à une distance de 45 rayons du Soleil et cartographier l'atmosphère solaire avec une résolution de 100 km par pixel. Les régions polaires du Soleil qui ne sont pas visibles de la Terre seront étudiées.

Exploration du Système solaire[modifier | modifier le code]

Pour comprendre la genèse du Système solaire, l’agence européenne a lancé plusieurs missions. La première mission interplanétaires de l'agence est Giotto lancée à la rencontre de la comète de Halley (1985). Huygens (1995) est un atterrisseur convoyé par la sonde américaine Cassini qui s'est posé sur la lune Titan. La sonde Rosetta lancée en 2004 a pour objectif principal de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète Tchourioumov-Guerassimenko qu'elle atteindra en 2014 et sur son comportement à l'approche du Soleil. Elle comprend d'un atterrisseur qui doit analyser la surface du noyau de la comète. Mars Express lancé en 2004 est un orbiteur dont l'objectif est d'effectuer une cartographie haute résolution de la surface de Mars d'étudier la composition minéralogique, de rechercher la présence d'eau souterraine par sondage radar et d'étudier l'atmosphère de la planète. Venus Express, sonde jumelle lancée en 2006 vers Vénus, étudie la circulation atmosphérique de celle-ci, ainsi que son activité tectonique et volcanique.

Statut Lancement Mission Description
Opérationnel 2004 Rosetta Sonde qui s'est approchée de la comète 67P/Tchourioumov-Guerassimenko en 2014 et y a posé l'atterrisseur Philae.
2003 Mars Express Première sonde européenne envoyée vers Mars. Comporte une caméra à haute résolution, un spectromètre Fourier pour la recherche de présence d'eau. (Emporte un atterrisseur développé par les anglais qui a échoué).
2005 Venus Express Sonde spatiale d'exploration de la planète Vénus.
Développement 2015 BepiColombo Mission en deux parties en coopération avec l'agence spatiale japonaise destinées à cartographier la planète Mercure et en étudier la magnétosphère.
2016 ExoMars EDM Prototype d'atterrisseur martien.
2016 ExoMars Trace Gas Orbiter Orbiter martien : étude de l'atmosphère martienne.
2018 Rover ExoMars Rover martien seul composant du programme Aurora (aujourd'hui programme d'exploration robotique).
2022 Jupiter Icy Moon Explorer (JUICE) Sonde spatiale d'exploration des lunes de Jupiter Europe, Callisto et surtout Ganymède.
Abandonnée - Mars Sample Return Sonde comprenant un atterrisseur qui doit ramener un échantillon du sol martien sur Terre.
- Titan Saturn System Mission (ex TandEM) Sonde spatiale d'exploration d'Encelade et Titan, lunes de Saturne. Il est prévu que la sonde comprenne un orbiteur ainsi qu'un ballon et atterrisseur.
Achevée 1985 - 1992 Giotto Giotto est une sonde envoyée pour étudier la comète de Halley qu'elle a croisée à environ 596 km. C'est la première sonde européenne envoyée dans l'espace lointain.
1990 - 2009 Ulysses Ulysses est une sonde qui a survolé les pôles du Soleil et fournit des informations sur le champ magnétique et le vent solaire (coopération NASA/ESA, fabriqué en Europe).
1997 - 2005 Huygens La sonde Huygens a atterri en 2005 sur Titan la lune de Saturne et pu prendre des photographies et effectuer des analyses chimiques du sol.
2003 - 2006 SMART-1 Sonde destinée à analyser la composition chimique du sol lunaire. A permis de valider l'utilisation de moteur ionique comme système de propulsion principal d'un satellite.

Les projets de sondes interplanétaires comprennent des missions à différents stades d'avancement. La sonde BepiColombo, dont le lancement est planifié pour 2014, doit se placer en orbite autour de Mercure, la planète la plus proche du Soleil, pour étudier la formation et l’évolution des planètes à proximité de leur étoile. La mission Jupiter Icy Moon Explorer (JUICE) sélectionnée en 2012 et planifiée pour 2022 (arrivée en 2030) doit explorer trois des lunes de Jupiter. Cet orbiteur, après avoir effectué plusieurs survols à faible altitude au-dessus de Callisto et Europe doit se placer en orbite autour de Ganymède qu'elle doit étudier de manière détaillée.

Astrophysique[modifier | modifier le code]

Les télescopes spatiaux tels que Hubble ou encore les satellites XMM-Newton et Integral de l’ESA étudient l’univers au-delà de la lumière visible, observant des phénomènes à hautes températures comme les trous noirs et les explosions d’étoiles, et surveillant des objets célestes évoluant dans des conditions extrêmes de gravité, de densité et de température. Dans ce domaine, l'agence spatiale européenne, malgré des moyens très inférieurs à ceux de la NASA, est fréquemment en position de pointe avec des observatoires comme Planck (fonds diffus cosmologique), Herschel (astronomie infrarouge) et Gaia (astrométrie) et Euclid (matière noire).

Statut Lancement Mission Description
Opérationnel 1990 Hubble Télescope optique (participation de 10% à ce projet de la NASA)
1999 XMM-Newton Trois télescopes composés chacun de 58 miroirs imbriqués utilisés pour réaliser des observations en astronomie des rayons X.
2002 Integral Premier télescope spatial pouvant observer les rayons gamma et les rayons X.
2013 Gaia Successeur de Hipparcos qui doit fournir la position et le déplacement d'un milliard d'étoiles.
Développement 2016 LISA Pathfinder Satellite destiné à valider la technologie qui sera utilisée sur le satellite LISA.
2014 JWST L'ESA participe à hauteur de 10 % au programme du télescope spatial James Webb de la NASA qui doit succéder au télescope Hubble.
2019 Euclid Cartographie de la matière noire.
2024 PLATO Détection d'exoplanètes.
À l'étude 2020 IXO ex XEUS Cette mission doit prendre le relais de la mission XMM-Newton-Mission. Elle comprend deux éléments naviguant en formation, constituées d'un détecteur et d'un miroir qui doivent permettre de détecter le premier trou noir. En coopération avec la NASA et la JAXA.
2020 LISA LISA doit pouvoir détecter avec ses capteurs les ondes gravitationnelles. En coopération avec la NASA.
Abandonnée - Darwin Darwin est un interféromètre composé de 5 télescopes qui doit permettre de détecter des planètes d'une taille analogue à la Terre et en analyser l'atmosphère.
2020-2022 EChO Étude des exoplanètes.
Achevée 1978 - 1996 IUE Télescope spatial chargé d'étudier le rayonnement ultraviolet (bloqué par l'atmosphère).
1983 - 1986 EXOSAT Première mission de l'ESA d'étude du rayonnement X.
1989 - 1993 Hipparcos Hipparcos a réalisé la cartographie de 100 000 étoiles avec une haute précision et d'un million d'étoiles avec une précision moindre.
1995 - 1998 ISO Télescope spatial dans l'infrarouge.
1977 - 1987 ISEE-2 Analyse des interactions entre le vent solaire et de la magnétosphère. ISEE-1 et 3 étaient des satellites de la NASA. ISEE-3 a été utilisé à la fin de sa mission comme pour étudier la comète Giacobini-Zinner.
2006 - 2013 CoRoT COROT est un satellite de recherche d'exoplanètes. Projet du CNES avec la participation d'autres pays.
2009 - 2013 Herschel Herschel est un télescope spatial qui travaille dans l'infrarouge lointain et le submillimétrique pour observer les étoiles et les galaxies. Il a été lancé avec Planck.
2009 - 2013 Planck Planck est un satellite qui mesure le rayonnement du fond diffus cosmologique avec une grande précision et doit fournir des informations sur le déroulement du Big Bang. Position au 2e point de Lagrange (L2). Il a été lancé avec Herschel.

Exploration robotique[modifier | modifier le code]

ExoMars, concept du rover (2006)

L'exploration robotique regroupe les missions d'envoi de robot à la surface des planètes seule concrétisation à ce jour du programme Aurora. Ce programme qui avait comme objectif final l'élaboration d'une mission habitée vers Mars dans les années 2030 est lancé en 2001 : dans un premier temps il a pour objectif des missions automatiques vers la Lune, Mars et les astéroïdes[38].

Les ressources affectées à ce poste représentent en 2011 3,2 % du budget soit 124,9 millions €. Exomars est la seule mission de ce programme après le report du projet Mars Sample Return. Exomars est une mission lourde à destination de Mars, comprenant plusieurs engins développés par la NASA et l'agence européenne, qui a connu de nombreuses modifications en raison de difficultés de financement. L'agence européenne doit réaliser un orbiteur, un rover et un démonstrateur d'atterrisseur qui seront lancés en 2016 et 2018.

Vols habités[modifier | modifier le code]

Lorsque l'ESA a été créée, les vols habités ne faisaient pas partie des objectifs principaux qui sont centrés sur la recherche scientifique contrairement aux priorités des agences spatiales russe et américaine. Le poids du spatial habité dans le programme spatial européen reste aujourd'hui faible et se traduit essentiellement par des participations au programme spatial de la NASA. Le premier spationaute européen de l'ESA à avoir volé est l'allemand Ulf Merbold qui a fait partie du vol STS-9 de la navette spatiale en 1983 (le français Jean-Loup Chrétien est le premier européen de l'ouest à effectuer un vol à bord de la station spatiale russe (vol Saliout 7 en 1982) mais il l'a fait dans le cadre du CNES). Les vols habités représentent désormais, en 2011, le cinquième poste de dépenses annuelles avec 10,3 % du budget (2011) soit 410,9 millions €[26].

Le principal programme rattaché dans ce domaine est la participation de l'Agence spatiale européenne à la construction et au fonctionnement de la Station spatiale internationale. En 2005, on estimait que les coûts de développement de la station spatiale depuis sa création additionné au coût de fonctionnement sur 10 ans s'élevait à 100 milliards d'euros, dont 8 milliards par l'ESA[39]. Environ 90 % de cette participation de l'ESA est versée par seulement 3 de ses membres : l'Allemagne (41 %), la France (28 %) et l'Italie (20 %).

Les principales contributions de l'ESA à la Station spatiale internationale sont :

  • le laboratoire européen Columbus, module mis en place au cours du vol STS-122 de la navette spatiale américaine.
  • le cargo de ravitaillement ATV dont 5 exemplaires doivent être construits : le cargo permet d'amener à la station environ 7 667 kg de ravitaillement (fluides, nourriture, carburant, pièces de rechange) et de remonter l'orbite de la station spatiale[40]. Le premier vol a eu lieu en mars 2008. L'ATV met en œuvre un système de rendez-vous automatique qui constitue une première.
  • le bras télémanipulateur européen (ERA) qui doit être installé en 2012.
Statut Lancement Mission Description
Opérationnel 2008 - 2017 Columbus Le laboratoire spatial Columbus fait partie de la Station Spatiale Internationale.
2008 ATV Véhicule de ravitaillement de la station spatiale internationale. Il permet également de remonter l'orbite de l'ISS.
Développement 2015 ERA Bras télémanipulateur européen qui doit être installé sur le module russe de la station spatiale internationale.

Centre des astronautes européens[modifier | modifier le code]

Ulf Merbold est le premier spationaute de l'ESA à avoir volé dans l'espace.

À la fin des années 1980, les vols de spationautes européens sont devenus fréquents et en 1990 l'ESA a décidé de créer un Centre des Spationautes européens à Cologne en Allemagne, pour préparer l'Europe à participer à des missions habitées vers la Station spatiale internationale, ISS. Le centre, créé en 1998 en Allemagne, a pour rôle de sélectionner et d'entraîner les futurs spationautes et a la charge de la coordination avec les partenaires internationaux en particulier dans le cadre des missions dans la Station spatiale internationale. L'Europe dispose aujourd'hui d'un corps de 10 astronautes, spécialisés dans les domaines de la science, de la technologie et de la médecine. Ils participent déjà à des missions vers la Station spatiale internationale pour réaliser en apesanteur des recherches dans le domaine des sciences de la vie, de la physiologie humaine et des sciences des matériaux, recueillant ainsi des résultats qu’il serait impossible d'obtenir sur Terre.

Corps européen des spationautes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Corps européen des astronautes.

L'Agence spatiale européenne a formé un certain nombre de spationautes pour les missions à destination de la station spatiale internationale. Ceux-ci sont en partie formés dans le centre de cité plus haut. En 2006, le corps des spationautes européens comprend 12 membres. Au cours de l'été 2008, une campagne visant à recruter 3 nouveaux spationautes a été lancée. Environ 10 000 personnes se sont portées candidates dont 8 413 remplissaient les critères de sélection. Après une première sélection et des tests psychologiques ce nombre a été ramené à 80 fin 2008. 6 futurs spationautes de l'ESA ont été désignés à la fin du premier semestre 2009 après une série de tests médicaux et d'interviews[41].

Prolongements possibles pour l'ATV : ARV, CRV[modifier | modifier le code]

L'Agence spatiale européenne et le constructeur EADS étudient une suite pour le Véhicule automatique de transfert européen ATV :

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Inmarsat3

L'agence spatiale joue un rôle moteur dans la mise au point de nouvelles technologies applicables aux télécommunications spatiales. Ce domaine représente en 2011 le sixième poste de dépenses avec 8,5 % du budget de l'agence soit 341,3 millions €[26]. Les activités sont gérées au sein du programme ARTES qui comprend une dizaine de thèmes dont[42] :

  • le développement et la mise en place de la constellation de satellites EDRS : ce système analogue au réseau de satellite TDRS de la NASA doit permettre de maintenir une liaison permanente entre les satellites en orbite basse et les stations de réception à terre (Artes 7).
  • Développement de la plateforme pour satellite de télécommunications lourd Alphabus dont la première utilisation est destinée à Inmarsat (Artes 8).
  • Développement du système IRIS de gestion du trafic aérien par l'intermédiaire d'une constellations de satellites (Artes 10)
  • Mise au point de la plateforme Luxor pour petites satellites géostationnaire (Artes 11).
  • Recherche à long terme pour la mise au point de nouveaux composants destinés aux engins spatiaux (Artes 5)
Statut Lancement Mission Description
Opérationnel 2001 Artemis Satellite géostationnaire assurant le relais entre d'autres satellites et les stations terrestres et système de diffusion de messages à des mobiles terrestres (coopération ESA et Japon).
2010 HYLAS Satellite d'information destiné à tester de nouvelles méthodes de communications entre satellites et stations au sol.
Achevée 1989 - 1993 Olympus Gros satellite expérimental de télécommunications travaillant en bande BBS. Des expériences en bande KU et KA ont été menées.
1977 et 1978 OTS 1 et 2 Satellites de télécommunications expérimentaux. Projet hérité de l'ESRO.

Autres programmes[modifier | modifier le code]

Les autres postes de dépenses représentant environ 10 % du budget se ventilent entre :

  • budget général (3,2 %)
  • activités de base (4,5 %)
  • technologie (2,5 %)
  • système de surveillance spatiale (0,4 %)
  • ECSA (0,2 %)[26].
Statut Lancement Mission Description
Opérationnel 2001 Proba Petit satellite destiné à qualifier de nouvelles technologies utilisées sur les satellites.
2009 Proba-2 Petit satellite (fabrication 100 % belge) destiné à qualifier de nouvelles technologies utilisées sur les satellites.
Achevée 2005 SSETI Express Ce satellite construit par des étudiants devait permettre valider des technologies mises en œuvre par d'autres projets d'étudiant. Le satellite est tombé en panne peu de temps après son lancement.
1992 - 1993 Eureca Satellite servant de plateformes à plusieurs expériences de microgravité.

Sociétés partenaires[modifier | modifier le code]

L'Agence spatiale européenne a des liens étroits avec plusieurs entreprises pour le compte desquelles elle prend en charge la recherche et le développement :

  • Eumetsat : météorologie
  • Galileo : système de navigation par satellites
  • Arianespace : société chargée de commercialiser les lancements d'engins spatiaux
  • Eutelsat et Inmarsat : opérateurs de télécommunications spatiales

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logo ESA.png

Le logo de l'Agence spatiale européenne est composé du sigle « ESA » en lettres minuscules à la gauche duquel se trouve un disque bleu représentant la Terre. Le « e » symbolise l'Europe et le point blanc représente un satellite mais aussi la position relative du centre spatial guyanais, fer de lance de l'agence, sur cette représentation de la Terre.

Droit des images[modifier | modifier le code]

L'ESA et les organisations qui y sont rattachées, ne délivrent aucune image sous licence libre contrairement à ce que pratique l'agence spatiale américaine, la NASA. Cette politique de diffusion restrictive est également celle des autres organismes spatiaux nationaux comme le CNES ainsi que les agences spatiales chinoise, allemande, indienne, japonaise[43],[44].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Création en France du Comité de recherches spatiales (CRS) en janvier 1959

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71820.htm
  2. Claude Gormand, Industrie aéronautique et spatiale, Éditions L'Harmattan,‎ 1993, p. 130
  3. Amarrage du ravitailleur spatial européen à l’ISS
  4. Réunion ministérielle pour définir le rôle de l'espace dans la réalisation des objectifs de l'Europe au niveau mondial
  5. Réunion ministérielle pour définir le rôle de l'espace dans la réalisation des objectifs de l'Europe au niveau mondial
  6. Site ESA : Détail des décisions budgétaires du 25/11/2008
  7. Nouvelles étapes de la coopération entre l’ESA et la Commission européenne dans le cadre du programme GMES
  8. GOCE : une mission exceptionnelle de cartographie de la gravité terrestre
  9. N° 6-2009 : L’ESA lance la première mission de son Programme d’exploration de la Terre, GOCE
  10. Exploration spatiale:les ministres européens se réuniront pour élaborer feuille de route devant conduire à une vision commune
  11. Les ministres de l'espace réaffirment la priorité accordée à Galileo et GMES
  12. Airbus: lancement des nouveaux satellites de météo, Challenges, 20 mai 2014
  13. Site ESTEC
  14. Site ESOC
  15. site CNES : Un élément clé de la politique spatiale européenne consulté le 9/2/2009
  16. (en) « ESTRACK tracking stations », sur ttp://www.esa.int, ESA,‎ 17 janvier 2011
  17. Site EAC
  18. Site Esrin
  19. Site Esac
  20. Site ESAC
  21. http://www.esa.int/About_Us/Welcome_to_ESA/Budget_as_presented_during_DG_press_conference_24_January_2013
  22. ESA : L'ESA : faits et chiffres consulté le 7/1/2009
  23. ASE, « Budget de l'ASE 2014 »
  24. Conseil de l'ASE, « Règlement intérieur du conseil de l'ASE » [PDF], sur http://www.esa.int/esaCP/index.html,‎ 10-11 mai 1976 (consulté le 15 août 2012), p. 119-122.
  25. Convention de 2001
  26. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « ESA Budget for 2011 », ESA,‎ 2010
  27. a, b et c (en) « ESA's Living Planet Programme », sur ttp://www.esa.int, ESA,‎ 26 novembre 2010
  28. (en) « About GMES GMES overview », sur ttp://www.esa.int, ESA,‎ 7 mai 2009
  29. « Les deux premiers satellites Galileo lancés par une fusée Soyouz, depuis Kourou », Europe Agenda 2010,‎ 22 octobre 2011
  30. (en) « Launcher strategy », sur http://www.esa.int, ESA,‎ 23 avril 2005
  31. ESA: The Selection Process of a Science Mission
  32. (en) « Cosmic Vision 2015-2025 What are the themes for space science? », sur http://sci.esa.int, ESA,‎ 2 avril 2004
  33. (en) « Cosmic Vision Space Science for Europe 2015-2025 » [PDF], sur http://sci.esa.int, ESA,‎ octobre 2005
  34. (en) « Cosmic Vision 2015-2025 Call for Proposals », sur http://sci.esa.int, ESA,‎ mars 2007
  35. (en) « Briefing Meeting Cosmic Vision 2015-2025 Call for Proposals », sur http://sci.esa.int, ESA,‎ 12 avril 2007
  36. (en) « ESA chooses three scientific missions for further study », sur http://sci.esa.int, ESA,‎ février 2010
  37. (en) « NASA and ESA prioritize outer planet missions », sur http://sci.esa.int, ESA,‎ février 2009
  38. (en) « Aurora's origins »,‎ 9 janvier 2006
  39. ESA website on the International Space Station and its share of the costs. esa.int
  40. « Automated Transfer Vehicle (ATV) Utilisation Relevant Data Rev. 1.2 » [PDF], ESA ERASMUS User Centre
  41. (en) Site ESA : Le recrutement de nouveaux spationautes
  42. (en) « Telecommunications and integrated applications : Programme overview »,‎ 8 avril 2009
  43. http://www.esa.int/About_Us/Industry/Intellectual_Property_Rights/ESA_copyright_notice
  44. eMail du 26 septembre 2014 : Dear Mr ***, Thank you for your e-mail and for your interest in ESA activities. Further to your request, please be informed that the Wikipedia licensing policy and Creative Commons Attribution-Sharealike 3.0 Unported License are not compatible with the copyrights of our images. Therefore we do not authorise you to use our images to illustrate the Wikipedia website or its sister projects. However, you may place in your article links to the corresponding ESA web pages, so that your readers can access our images and information directly via these links. Thank you for your understanding. Best regards. SERCO for ESA - European Space Agency

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier Pasco L'Espace et la sécurité : un axe européen ? sur le site de la Fondation pour la recherche stratégique frstrategie.org [PDF].
  • (en) Brian Harvey, Europe Space's Program : To Ariane and beyond, Springer Praxis,‎ 2003 (ISBN 978-1-85233-722-3)
  • Marius Le Fèvre, L'Espace du rêve à la réalité Un grand bond pour l'Europe spatiale, Edition Edite,‎ 2011 (ISBN 978-2-846-08301-0)
  • (en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the Solar System Part 2 Hiatus and Renewal 1983-1996, Springer Praxis,‎ 2009 (ISBN 978-0-387-78904-0)
    Missions scientifiques notamment de l'ESA lancées entre 1983 et 1996.
  • (en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the Solar System Part 3 Wows and Woes 1997-2003, Springer Praxis,‎ 2012 (ISBN 978-0-387-09627-8)
    Missions scientifiques notamment de l'ESA lancées entre 1997 et 2003.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • ESRO et ELDO les deux agences qui ont précédé l'Agence spatiale européenne
  • CNES Agence spatiale française
  • ESTEC Principal établissement de l'agence

Liens externes[modifier | modifier le code]