Arabie saoudite

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Royaume d’Arabie saoudite

المملكة العربية السعودية (ar)

Drapeau
Drapeau de l'Arabie saoudite.
Blason
Emblème de l'Arabie saoudite.
Description de l'image  Saudi Arabia (orthographic projection).svg.
Devise nationale Il n'y a de dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète.
Hymne national Aash Al Maleek
Administration
Forme de l'État Monarchie absolue
Roi Abdallah Ier
Langues officielles Arabe
Capitale Riyad

24° 42′ N 46° 43′ E / 24.7, 46.717 ()

Géographie
Plus grande ville Riyad
Superficie totale 2 149 690 km2
(classé 13e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +3
Histoire
Indépendance Protectorat britannique
Unification
Démographie
Gentilé Saoudien, -ne[1]
Population totale (2013) 29 994 272[2] hab.
(classé 46e)
Densité 14 hab./km2
Économie
IDH (2010) en augmentation 0,752[3] (élevé) (55e)
Monnaie Riyal saoudien (SAR​)
Divers
Code ISO 3166-1 SAU, SA​
Domaine Internet .sa
Indicatif téléphonique +966

L’Arabie saoudite ou séoudite, officiellement le Royaume d’Arabie saoudite, est le deuxième par sa superficie des pays du monde arabe, après l'Algérie, et le plus grand des pays de la péninsule Arabique avec une superficie de plus de deux millions de km².

Le pays est limitrophe de l’Irak, de la Jordanie, du Koweït, d’Oman, du Qatar, des Émirats arabes unis, puis du Yémen, et est bordé par la mer Rouge et le golfe Persique.

L'Arabie saoudite abrite les deux plus importants lieux saints de l'islam : Masjid al-HaramLa Mecque) et Masjid al-NabawiMédine). La devise nationale du pays est : « Il n'y a de Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Arabie saoudite.
Vue du Tuwaiq.

Le Royaume occupe 80 % de la péninsule Arabique. En 2000, l'Arabie saoudite et le Yémen ont signé un accord afin de concrétiser leur frontière commune, source de discorde jusque-là. Une grande partie des frontières sud avec les Émirats arabes unis et l'Oman ne sont pas clairement établies d'où la difficulté à correctement calculer la superficie du royaume saoudien. Le gouvernement parle de 2 217 949 km2 mais d'autres estimations varient de 1 960 582 jusqu'à 2 240 000 km2. Pour autant le pays est considéré comme le treizième par sa superficie.

De la région côtière occidentale (Tihamah), les terres s'élèvent jusqu'à une chaîne de montagne (Jabal al Hejaz) par-dessus lequel s'étend le plateau de Nejd dans la partie plus centrale. L'Asir - région du sud - possède des montagnes s'élevant jusqu'à 3 000 mètres et est réputée pour avoir le climat le plus frais et humide du pays. L'Est est, quant à lui, plutôt rocailleux avec des étendues de sables en continuité jusqu'au golfe Persique. L'hostile Rub' al Khali (le Quart Vide) est un désert s'étendant dans le sud du pays.

Relativement peu peuplées, la plupart des terres varient entre désert et zone semi-aride occupée par une traditionnelle population bédouine. Ici, la végétation se limite à de maigres plantes et autres herbes. Dans tout le pays, moins de 2 % des terres y sont cultivables. Les centres de populations se retrouvent surtout le long des côtes Est et Ouest et quelques oasis densément peuplées dans l'intérieur du pays comme Hofuf ou Buraydah. Dans le reste du pays, il est difficile d'y trouver beaucoup d'habitants bien que l'industrie pétrolière y ait bâti quelques communautés artificielles. L'Arabie saoudite n'a aucun lac ou rivière permanente, bien que sa grande ligne côtière s'étende sur 2 640 km de la mer Rouge au golfe Persique offrant ainsi de nombreux récifs de coraux et une large biodiversité côtière et aquatique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Alors qu'« Arabie » désigne la péninsule Arabique dans son ensemble, « saoudite » évoque les Al Saoud, et en particulier Abdelaziz ben Abderrahman ben Fayçal Al Saoud dit « Ibn Saoud » qui reconquit ce pays au profit de sa famille et en fit « le Royaume arabe saoudien » (en arabe al-Mamlakat al-°Arabīyat as-Sa°ūdīyat ; المملكة العربية السعودية), ou de son nom court السعودية (es-saoudia), qu'on peut traduire par « la Saoudite » ou « la Saoudie ».

La forme longue du nom du pays est le Royaume d'Arabie saoudite[4].

« Saoud » se réfère en fait à Saoud ben Mohammed ben Mouqrin, le père de Mohammed ben Saoud, patriarche de la famille et fondateur en 1744[5] du premier État saoudien.

En français, les orthographes « séoudite » (à la place de « saoudite ») et « Séoud » (au lieu de « Saoud ») fréquentes autrefois, sont parfois estompées sous l'influence de règles de transcription anglophones[réf. nécessaire][6], mais on continue à écrire le nom de son fondateur Ibn Séoud.

Climat[modifier | modifier le code]

L’Arabie saoudite a globalement un climat désertique, avec des températures diurnes très élevées et une forte chute de température pendant la nuit. Les températures estivales moyennes sont d'environ 45 °C, mais peuvent atteindre 54 °C. En hiver, la température descend rarement en dessous de 0 °C. Au printemps et en automne, la chaleur est tempérée, avec des températures moyennes autour de 29 °C. Les précipitations annuelles sont extrêmement faibles.

La région de l'Asir diffère, en raison de la mousson de l'océan Indien, généralement entre octobre et mars, avec une moyenne de 300 millimètres de pluies durant cette période, soit environ 60 % des précipitations annuelles.

La côte ouest du pays, sur la Mer Rouge, a un climat subtropical. Dans la zone centrale, autour de Jeddah et La Mecque, les étés sont très chauds avec un degré d'humidité très élevé, alors que les hivers sont modérés avec une humidité basse. Cette région reçoit des pluies légères mais soudaines. et parfois accompagnées d'orages de novembre à février. Au printemps et en automne, les pluies sont rares. Les vents du sud occasionnels durant l'hiver entraînent des tempêtes de sable et de pluie, provoquant des inondations dans les vallées causant de nombreux dommages aux populations (nomades ou semi-nomades) y vivant.

En été, les moyennes de température sont de 45 °C, alors qu'en hiver, elles avoisinent 10 °C. Le 1er août 1996, une température de 49,6 °C a été enregistrée à la Mecque. Le 26 janvier 1997, à Taïf, un minimum de -1,5 °C a été constaté[12].

Biodiversité[modifier | modifier le code]

La faune comprend des mammifères comme des loups, hyènes, mangoustes, babouins, lièvres, rats des sables et gerboises. Les plus gros animaux sont les gazelles, les oryx et les léopards qui, relativement nombreux avant les années 1950, sont actuellement des espèces en voie de disparition, à cause de la chasse en véhicules motorisés.

Parmi les oiseaux les plus courants, on trouve faucons (qui sont capturés et entraînés pour la chasse), aigles, vautours, gangas et bulbuls.

Il existe plusieurs espèces de serpents, dont beaucoup sont venimeux, et de nombreux types de lézards.

La vie marine, dans le golfe Persique, est variée, avec une réserve de dugongs sur la Mer Rouge.

Les animaux domestiques sont les dromadaires, moutons, chèvres, ânes et poules.

Vu le climat, la vie végétale naturelle de l'Arabie saoudite se compose essentiellement de petites herbes et d'arbustes nécessitant peu d'eau. On note cependant quelques petites zones herbeuses et des arbres dans le sud de l'Asir. Le palmier dattier (Phoenix dactylifera) est très répandu.

Un nombre important de zones naturelles sont protégées, terrestres, et marines.

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Provinces d'Arabie saoudite.

L'Arabie saoudite est divisée en 13 provinces (mintaqah idāriyya en arabe, expression qui se traduit littéralement par « région administrative », dont la forme au pluriel est manatiq idāriyya).

Les provinces sont divisées en 118 gouvernorats (arabe : محافظات, muhafazat au pluriel, muhafazah singulier), dont les capitales provinciales, qui ont un statut différent des municipalités (intègres) dirigées par des maires (amin).

Les gouvernorats sont en outre subdivisés en sous-gouvernorats (marakiz, markaz).

Numéro Province Capitale
Provinces d'Arabie saoudite.
1 Al Bahah Al Bahah
2 Al-Hudud ach-Chamaliya (province nord) Arar
3 Al Jawf Sakaka
4 Médine Médine
5 Al Qasim Buraydah
9 Haïl Haïl
8 Asir Abha
7 Ach-Charqiya (province de l'est) Dammam
6 Riyad Riyad
13 Tabuk Tabuk
12 Najran Najran
11 La Mecque La Mecque
10 Jizan Jizan

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier État saoudien trouve sa source aux alentours de 1744. Un chef tribal local, Ibn Saoud, s'associe avec un religieux, Ibn Abdelwahhab afin de réinstituer les dogmes revendiqués plus tard par le salafisme, forme de l'islam fondamentaliste.

La famille Al Saoud et le royaume connaissent ensuite des confrontations augmentant ou réduisant leur pouvoir en fonction des accords et désaccords avec l'Égypte, l'Empire ottoman et d'autres familles arabes pour le contrôle de la péninsule. Trop instable, le royaume finit par disparaître en 1818.

Un second État saoudien, est fondé 6 années plus tard en 1824, mais disparait lui aussi en 1891.

Dans la nuit du 15 au 16 janvier 1902, Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud, souhaitant restaurer l'ancien État de son aïeul, s'empare de Riyad, alors occupée par la famille rivale Al Rachid, originaire de Haïl. En 1904, il s'empare de l'oasis de Buraydah, capitale de la région du Qasim, au nord du Nejd. Abdelaziz fonde vers 1912, avec l'appui des bédouins, l'ordre des Ikhwân (« frères ») qui lui permet d'agrandir son domaine[13]. Les Ikhwân sont progressivement installés dans environ 200 colonies agricoles (les hujjar). En 1913, Abdelaziz s'empare de la province du Hassa, dans l'est, dont la majorité de la population est chiite. Son poids politique est reconnu par les Ottomans en mai 1914 lorsque ceux-ci le nomment wali du Nejd.

Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Abdelaziz se rapproche graduellement des Britanniques. Un traité de protection est signé avec ces derniers en 1915.

Profitant de la dislocation de l'Empire Ottoman et de la faiblesse des États Arabes qui se constituent pendant la première guerre mondiale, il fait la conquête en 1924-1925 du Hedjaz, ancien État fragile résultant d'une révolte contre les Ottomans, indépendant depuis seulement 1916, dont il finit par se faire reconnaître roi, en 1927.

L'État ainsi constitué est consolidé par Abdelaziz Al Saoud pour devenir un pays puissant et surtout acteur de la scène internationale. Cet arrêt des conquêtes le brouille avec ses alliés Ikhwân, qui voudraient poursuivre la conquête pour étendre les frontières à toute la communauté des croyants. L'appui des oulémas, essentiellement par une fatwa de 1927, profite énormément à Abdelaziz : ils décrètent qu'il était interdit de se révolter contre le détenteur du pouvoir. Dès lors, il est licite de faire la guerre contre les Ikhwân qui sont écrasés en 1929.

L'Arabie saoudite est fondée officiellement le par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz. Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud (Ibn Saoud) en devient le roi. Les guerres ayant permis l'accession au pouvoir d'Ibn Saoud ont fait 500 000 morts entre 1901 et 1932[14].

La découverte de pétrole en mars 1938 transforme le pays sur le plan économique et marque le début d'une alliance stratégique avec les États-Unis devenus le protecteur armé de la dynastie.

Politique[modifier | modifier le code]

Le roi Abdallah, souverain du royaume d'Arabie saoudite.

L'Arabie saoudite est une monarchie islamique de type absolue contrôlée par la famille Saoud.

La Constitution du pays se fonde sur le Coran et la sunna selon la compréhension des compagnons de Mahomet. Aucune manifestation ou culte d'une autre religion n'est acceptée et ceux qui expriment à ce titre une opinion différente sont déclarés apostats et passibles de la peine de mort. La liberté de religion de la population non musulmane d'origine y est très restreinte, et doit s'exercer exclusivement dans le domaine privé.

Depuis la fondation de l'État en 1932 par Ibn Saoud, le royaume a été gouverné par six monarques :

Nr. nom né / décédé début de fonction fin de fonction remarque
1 Abdelaziz ben Abderrahmane al-Saoud 1876 - 1953 22 septembre 1932 9 novembre 1953 Fondateur de l'Arabie saoudite et fils d'Abderrahmane ben Fayçal al-Saoud
2 Saoud ben Abdelaziz Al Saoud 1902 - 1969 9 novembre 1953 2 novembre 1964 fils du roi Abdelaziz
3 Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud 1906 - 1975 2 novembre 1964 25 mars 1975 fils du roi Abdelaziz
4 Khaled ben Abdelaziz Al Saoud 1913 - 1982 25 mars 1975 13 juin 1982 fils du roi Abdelaziz
5 Fahd ben Abdelaziz Al Saoud 1921 - 2005 13 juin 1982 fils du roi Abdelaziz
6 Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud 1923 - en fonction fils du roi Abdelaziz

En novembre 1995, Abdallah, en tant que prince héritier, a de fait pris la direction de l'État, après un accident vasculaire cérébral du roi Fahd, il devient roi en 2005 après le décès de ce dernier. Le , il accorde le droit de vote aux femmes[15] aux élections municipales.

Liée aux États-Unis depuis le pacte du Quincy en 1945, l'Arabie saoudite prend ses distances avec son allié américain au début des années 2010, en réponse à la non-intervention militaire du pays pendant la guerre civile syrienne et au rapprochement irano-américain qui fait suite à l'élection d'Hassan Rohani à la présidence de la République islamique. En conséquence, l'Arabie saoudite refuse son siège obtenu par l'élection du Conseil de sécurité de l'ONU de 2013[16].

Situation de la femme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Droit en Arabie saoudite.

Les femmes n'ont quasiment aucun droit ni aucune liberté en Arabie saoudite[réf. nécessaire] et sont légalement sous la tutelle des hommes. L'Arabie saoudite est le seul pays au monde où les femmes ne peuvent pas conduire[17].

Dès leur naissance, les Saoudiennes sont placées sous l'autorité légale d'un homme, le « gardien », qui peut être leur père, leur mari, leur frère, leur oncle ou même leur fils[18]. Les femmes ne peuvent pas voyager sans l'autorisation de leur « gardien ».

L'Arabie saoudite impose une stricte séparation des sexes. La plupart des maisons, banques ou universités ont une entrée pour les hommes et une entrée pour les femmes.

De nombreux crimes sont passibles de la peine de mort, comme l'apostasie ou le prosélytisme non musulman[19].

Économie[modifier | modifier le code]

La rue roi Fahd à Riyad.

L'Arabie saoudite est membre de l'OPEP. En 2012, les revenus des exportations pétrolières (pétrole brut et dérivés) du pays s'élevaient à 324,1 milliards de dollars selon l'OMC[20], tandis que le montant des exportations du secteur manufacturier se chiffraient a 57,2 milliards de dollars[20]. Au fil des années la part des exportations de pétrole brut dans le PIB a baissé, passant de 34 % du PIB en 2000 à 21 % en 2012[21].

L'industrie pétrochimique est le 2e secteur économique du pays dans les exportations, faisant de l’Arabie saoudite le 11e fournisseur de produit pétrochimique du monde[22].

L'exploitation et l'exportation du pétrole ont fortement développé l'activité économique de la côte nord-est du pays, autour de Dammam, Khobar et Dhahran avec le port de Jubail, ainsi que la côte sur la Mer rouge (Djeddah, Yanbu)[23].

Le pays compte environ 6 millions d'immigrés bénéficiant de peu de droits[14].

Les travailleurs étrangers constituent environ 30% de la population du pays en 2011[24] pour 53,3% de sa population active courant année 2013[25]. Elle représente 6 003 616 de travailleurs employé (53,4%) en comparaison aux 4,631,117 de travailleurs saoudiens employé (46,6%)[26]

En 2012, l'Arabie saoudite est la 19e plus grande économie du monde (PIB nominal) et la 6e d'Asie. C'est également la première économie arabe.

Composition des exportations[modifier | modifier le code]

En 2012, l'ensemble des produits minéraux (pétrole, or, phosphate, argent...) représente 86,9 % des exportations, ensuite viennent les produits pétrochimiques et plastiques (8,5 %), les produits alimentaires, les autres produits manufacturés et les produis divers (2,6 %) et enfin les produits réexportés (1,9%) [27][28].

Composition sectorielle du PIB[modifier | modifier le code]

En 2013, le secteur primaire (agriculture, pèche...) représente 2% PIB[28].

Le secteur secondaire représente la plus grande part du PIB avec 63%, dont les industries extractives (47,2%), l'industrie manufacturière (10,2%) et la construction (4,6%) représente la majeur part[28].

Le secteur tertiaire représente les 35% restants, avec une dominance de la part des services gouvernementaux (12%), du secteur de la finance et de l'assurance (7,9%) et du commerce, de la restauration et de l’hôtellerie (8%)[28].

Science[modifier | modifier le code]

La recherche scientifique est organisée et coordonnée au niveau national par le KACST (en).

Une stratégie nationale pour le développement de la science, de l'innovation et de la technologie dans le royaume a été mise en place en 2006, elle a pour ambition de transformer l'économie saoudienne en une économie fondée sur la connaissance et compétitive au niveau mondial[29].

Cette vision est échelonnée en quatre plans quinquennaux :

  1. Le premier plan constituait en l’établissement d'une infrastructure solide pour la science, la technologie et l'innovation (2006-2011).
  2. Le deuxième plan vise à placer le pays aux premiers rangs de la région dans ces domaines (2011-2015).
  3. Le troisième à placer le pays au niveau des pays développés d'Asie (2015-2020).
  4. Le quatrième plan à placer le royaume au niveau des pays les plus avancés au monde (2020-2025).

La production scientifique saoudienne, bien qu'historiquement faible, est entrée dans une phase de croissance rapide depuis 2008, cela étant dû à une augmentation des fonds financiers alloués à la recherche et au développement dans le pays, passant de 0,08% du PIB en 2008[30] à 0,3 % du PIB en 2012 pour un montant estimé à 2,7 milliards de dollars, plaçant le royaume a la 39e position dans le classement mondial des dépenses nationales en R&D pour cette même année[31].

Selon l'indice de mesure scientifique SCImago, l'Arabie saoudite figure à la 39e place au niveau mondial en termes de publications scientifiques en 2012, passant donc de la 54e à la 39e place entre 2008 et 2012[32]. En 2013, elle enregistrait 237 brevets à l'United States Patent and Trademark Office, se positionnant à la 29e place du classement cette année, et affichant une forte progression de 690 % entre 2008 (30 brevets) et 2013 (237 brevets)[33].

Mais c'est dans le domaine des nanotechnologies que la croissance fut la plus rapide, avec la multiplication par 26 du nombre d'articles publiés dans ce domaine entre 2008 (45) et 2013 (1211) selon l'ISI[34] et avec la multiplication par 23 du nombre de brevet en nanotechnologie déposé a l'United States Patent and Trademark Office entre 2009 (3) et 2013 (70)[35].

L'Arabie saoudite est notamment citée dans le rapport Nature Publishing Index 2012 comme l'un des cinq pays à surveiller pour la croissance de leur publication scientifique dans la revue scientifique Nature[36], le royaume est également cité dans un rapport de Thomson Reuters sur les performances scientifique du G20, comme pays gagnant du poids dans le monde de la science [37].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Arabie saoudite.
Densité de population en Arabie saoudite (hab./km2).

D'après le Département central des statistiques et de l'information, la population du pays s'élève à 29 994 272 habitants en 2013 dont 9 723 214 étrangers, soit 32,4 % de la population[2].

Les travailleurs immigrés non arabes viennent principalement du Bangladesh, du Pakistan, des Philippines, d'Inde ou encore d'Indonésie[38].

Jusque dans les années 1960, la majorité de la population était nomade[39]. Du fait de la croissance du niveau de vie, 95 % de la population a aujourd'hui un mode de vie sédentaire.[réf. nécessaire]

La population est très jeune car 75% des Saoudiens sont âgés de moins de 30 ans[40].

La langue officielle est l'arabe, mais il diffère sensiblement de celui parlé en Égypte et au Maghreb, tout comme celui du Yémen ou du Machreq (Moyen-Orient). L'anglais est très courant. C'est la langue de l'élite et des affaires. Au moins 15 % des Saoudiens parleraient l'anglais en seconde langue, surtout les plus jeunes. Le farsi, ou persan, est parlé surtout en seconde langue dans la région du nord-est, la région de Dharan, et vers la frontière avec le Bahreïn, où vit une forte communauté chiite.

Processus de sédentarisation[modifier | modifier le code]

Installation de villages pour les semi-nomades entre 1992 et le début des années 2000[modifier | modifier le code]

Ces installations ont lieu dans les régions de la Mecque et de Jeddah, en Arabie Saoudite[41].

En 1992, compte tenu de la situation de nomades très pauvres, vivant dans le désert et qui devaient faire face à des problèmes sévères de famine et de santé, le Prince Majid Bin Abdulaziz (en) et ses conseillers, Zaki et Fayez Mandoura ont imaginé la création de villages pour répondre aux besoins sociaux de base de cette population.

Ce programme avait été conçu au départ pour loger une population très pauvre (plus de 8 000 personnes), dispersée dans des zones désertes au sud de La Mecque et au Nord de Jeddah. Il s'agissait de construire 1154 maisons, 11 écoles, 25 mosquées, 4 centres de soins médicaux, 3 halls de marché et 2 puits. Le programme devait à terme donner des conditions de vie moins précarisées à plus de 55 000 semi-nomades.

Le programme a commencé en 1993. Les constructions étaient faites de roches volcaniques locales, par des maçons et des travailleurs non qualifiés des communes proches sous la supervision de deux ingénieurs et d'un architecte.

La première phase permit de construire 560 maisons avec quatre mosquées, quatre lieux de prières, quatre école de garçons, trois de filles, un puits et un réservoir d'eau dans une période de trois ans.

La seconde phase a commencé en 1996 et fut accompagnée d'une organisation de programme social pour le bien-être de ces personnes et leur permettre d'être auto-suffisantes par l'élevage de volailles, la fabrication de paniers, le tissage, la couture, l'artisanat et les soins de santé et aux enfants. De nombreuses conférences ont été mises en place à ce sujet avec les professeurs de l'université du roi Abdulaziz à Jeddah et à celle de l'université Oumm al-Qura à la Mecque.

Au début des années 2000, environ 10% de la population semi-nomade de la région du Hedjaz a pu bénéficier d'abris de base.

Le principe était de fournir des constructions et des équipements de base afin d'avoir des abris très économiques avec un minimum de confort. Il s'agissait aussi de faire un maximum avec un minimum de coûts. Pour cela, l'architecte a décidé d'utiliser les matériaux à disposition et a adapté les techniques de construction à ces matériaux.

En 2000, le prince Majid a été remplacé en tant que gouverneur de la Mecque par son plus jeune frère, Majid ben Abdulaziz Al Saoud (décédé en avril 2003) qui a semblé moins intéressé par le projet. D'autres changements sont intervenus dans la structure administrative de la société caritative qui se dénomme depuis le 26 avril 2006 : The Society of Majid Bin Abdulaziz for Development and Social Services. Le conseil d'administration est dirigé par le prince Mashal ben Madjid ben Abdulaziz. Le directeur général est M. Hammam K. Zare.

Les constructions de maisons en pierre de ce projet, dans les régions désertiques autour de la Mecque, ont été arrêtées.

Les différents programmes de l'actuelle fondation semblent majoritairement tournés vers les filles et jeunes filles pauvres et un programme de développement de villages y apparaît depuis 2009.

Transports[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

Voies terrestres : Total: 152 044 km, se répartissant en :

  • voies couvertes : 45 461 km
  • voies non revêtues: 106 583 km (2000)

Les routes et les rues sont construites de manière à résister à l'action du soleil, du sable, du vent.

Les zones rurales offrent de petites routes, à deux voies.

Les autoroutes urbaines sont anciennes et bien entretenues.

Les autoroutes inter-urbaines sont en très bon état, en extension.

Les voies (auto)routières les plus importantes sont :

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

L'entreprise qui gère le transport ferroviaire en Arabie saoudite est Saudi Railways Organization (SRO), entreprise publique créée en 1949. Ce domaine employait environ 3 500 personnes en 2008[42].

Le réseau compte environ 1 400 km de voies ferrées, aucune n'étant électrifiée. Les deux principales lignes ferroviaires du réseau relient Dammam et Riyad, l'une dédiée au fret est longue de 556 km, l'autre au transport de voyageurs est plus courte avec 449 km[42].
Une ligne de 945 km, la Saudi Landbridge qui doit relier Riyad à Djeddah, à ces deux premiers tronçons et connecter ainsi la mer Rouge au golfe Persique est actuellement en projet. L'Arabie saoudite prend également une part importante dans le projet de la Gulf Railway, une ligne ferroviaire longeant les côtes occidentales du golfe Persique, et impliquant les cinq autres états du Conseil de coopération du Golfe. Cette ligne qui doit être mise en service en 2017, doit relier entre elles toutes les capitales et autres villes importantes de la région, allant de Koweït (depuis la frontière irako-koweïtienne) à Mascate.
Cependant, la LGV Haramain, ligne de train à grande vitesse visant à relier La Mecque à Medine via Djeddah dont la construction a débuté en avril 2009 et qui doivent s'achever en 2013, sera la première ligne électrifiée du pays.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'Arabie saoudite dispose de 36 infrastructures aéroportuaires dont quatre aéroports internationaux situés respectivement à Ryad (aéroport international du roi Khaled), Dammam (aéroport international du roi Fahd), Jeddah (aéroport international Roi-Abdelaziz) et Médine (aéroport international Prince Mohammad Bin Abdulaziz). Les deux premiers cités étant classés parmi les plus grands aéroports du monde.

Religion[modifier | modifier le code]

Masjid al-Haram avec au centre la Kaaba.
Masjid al-Nabawi, la mosquée du Prophète.

L'islam sunnite est la religion d'État du royaume. Les statistiques officielles font état de 100 % de sunnites parmi les musulmans mais dans les faits le sunnisme serait pratiqué par 85 à 90 % de musulmans, le reste professant le chiisme (principalement duodécimain)[43],[44], dont la pratique est tolérée dans la province orientale d'ach-Charqiya, et notamment dans la ville de Qatif.

Tout autre culte religieux non-musulman est formellement interdit[14] et la constitution du royaume favorise uniquement et obligatoirement l'islam. D'autres religions peuvent toutefois être pratiquées dans un cadre privé. Parmi celles-ci, les plus pratiquées sont le christianisme (plus d'un million de chrétiens, principalement des travailleurs immigrés philippins) et l'hindouisme (essentiellement des travailleurs immigrés d'origine indienne)[45],[43].

L'Arabie saoudite abrite les deux plus importants lieux saints de l'islam :

Culture[modifier | modifier le code]

Fêtes ou jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
23 septembre Indépendance
date variable

Deux sites culturels d'Arabie saoudite sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO : le site archéologique d'Al-Hijr et le quartier d'at-Touraïf dans la ville de Dariya[46].

Tenue vestimentaire[modifier | modifier le code]

Une femme portant le niqab.

Le code vestimentaire en Arabie saoudite suit strictement les principes du hijab (le principe islamique de la pudeur, en particulier dans la tenue vestimentaire). Les vêtements, larges, amples, vagues, et couvrant au maximum, sont également adaptés au climat.

Traditionnellement, les hommes portent une chemise longue, couvrant jusqu’aux chevilles, en tissu de laine ou de coton (connu sous le nom thawb), avec un keffieh (grand carré de coton à damiers maintenu en place par une bobine de fil) ou un ghutra (un carré blanc ordinaire en coton plus fin, également tenu en place par une bobine de fil, l'agal) sur la tête. Pour les rares périodes de froid, les hommes portent en plus un manteau en poil de chameau (bisht).

L'habit traditionnel des femmes est décoré de motifs tribaux, de pièces de monnaie, de paillettes, de fil métallique, et d’appliques. Les femmes portent obligatoirement une abaya ou des vêtements discrets, ou effacés, en public.

  • Ghutrah (arabe : غتره) : coiffe traditionnelle masculine, composée d'un carré de tissu ("foulard"), habituellement en coton, plié selon différents styles autour de la tête. Il est couramment porté dans les régions à climat aride, et fournit une protection contre l'exposition directe au soleil, mais aussi la poussière et le sable.
  • Agal (arabe : عقال), coiffe arabe, en corde, généralement de couleur noire, attachée autour de la Ghutrah pour le maintenir en place.
  • Thawb ou thowb ou thobe (arabe : ثوب), ou dishdasha, robe blanche, à manches longues, descendant jusqu’aux chevilles.
  • Bisht (arabe : بشت), manteau traditionnel masculin, plutôt réservé aux grandes occasions, comme les mariages…
  • Abaya (arabe : عباية), vêtement féminin, manteau noir, qui couvre tout le corps, de manière lâche, sauf la tête. Les manches sont le plus souvent ornées de broderies cousues, de différentes couleurs vives, ou même avec des cristaux. Le reste du manteau est sans décor. Certaines femmes choisissent de se couvrir le visage avec un niqab, d'autres pas. Une tendance récente, surtout à l’ouest, recherche la couleur de l’abaya.
  • Kameez / Kurta Salwar, vêtement pour hommes et femmes, porté par les populations indienne et pakistanaise en Arabie saoudite. Voir salwar kameez (en).

Les vêtements de travail diffèrent. Ils peuvent être internationaux, surtout sur les chantiers, ou adaptés, surtout dans les hôpitaux.

Le pèlerinage à La Mecque exige une attitude et un vêtement spécifiques, l'ihram.

Codes[modifier | modifier le code]

L'Arabie saoudite a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commission générale de terminologie et de néologie Recommandation concernant les noms d’États, d’habitants, de capitales, de sièges diplomatiques ou consulaires (liste établie par le ministère des affaires étrangères et européennes) NOR : CTNX0818389X
  2. a et b (en) « Central department of statistics and information - Key indicators », Central department of statistics and information
  3. Tableaux statistiques internationaux du développement humain.
  4. [PDF] IGN, « Pays et capitales du monde »,‎ 1er janvier 2006 (consulté le 4 août 2009), p. 6
  5. Section « Histoire » de l’ambassade d’Arabie saoudite en France
  6. La prononciation sèoudite serait plus conforme à l’arabe littéral où les sons /a/ et /è/ correspondent tous deux à la lettre transcrite « a » en français, alors que les sons arabes /é/ comme /i/ se transcrirait « i » en français ; la vocalisation originelle en arabe correspondrait en fait à sou°oudite (cf. Saudi Arabia par Tim Niblock
  7. Voir Usage des majuscules
  8. Liste des pays indépendants et capitales du monde de l'IGN
  9. Office des publications — Code de rédaction interinstitutionnel — Annexe A5 — Liste des États
  10. Alphabetical list of ILO member countries
  11. Alphabetical list of other countries, territories and areas
  12. ↑ Technical Review 2001 by Yilidrim Yavuz - ref. 1815.SAU "Settlement Programme for Semi-Nomads"
  13. Jacques Benoist-Méchin, Le loup et le léopard, Ibn-Séoud ou la naissance d'un royaume, Éditions Albin Michel, Paris, 1956, page 177 et suivantes
  14. a, b et c Laurent Murawiec, « L’Arabie saoudite : un business familial », L’Histoire, no 286,‎ avril 2004, p. 18-19 (ISSN T01842)
  15. Arabie: le roi accorde le droit de vote aux femmes.
  16. Georges Malbrunot, « L'Arabie saoudite de plus en plus irritée par son allié américain », in Le Figaro, mercredi 23 octobre 2013, page 7.
  17. Arabie saoudite - Dans la peau d’une femme
  18. Arabie saoudite : échapper enfin au gardien
  19. La liberté religieuse en Arabie saoudite, décrite par l'Aide à l'Église en détresse
  20. a et b http://www.wto.org/french/res_f/statis_f/trade_data_f.htm
  21. (en) « Euler Hermes: GCC economic growth to reach 4% this year, UAE to grow 3.5% in 2013 and 4% in 2014 », AME info,‎ 22 septembre 2013
  22. http://www.arabnews.com/news/468504
  23. Romain Aby, « Géopolitique de l’Arabie saoudite : les infrastructures pétrolières et gazières », Diploweb.com,‎ 2 mai 2012
  24. (en) « Percentage of Foreign Workers in GCC Countries », sur 248am.com,‎ 10 septembre 2013 [réf. insuffisante]
  25. Manpower Research Bulletin 2013 Round 1, page 29-30
  26. Manpower Research Bulletin 2013 Round 1, page 69 et 71
  27. Export Statistics Bulletin 2012, page 30 a 32
  28. a, b, c et d http://www.abh-ace.be/fr/binaries/20140205_AS_etude_pays_fr_BD_tcm449-242187.pdf
  29. (en) « The National Science, Technology and Innovation Plan (NSTIP) increases scientific publishing and patents », KACST
  30. http://data.worldbank.org/indicator/GB.XPD.RSDV.GD.ZS
  31. http://www.rdmag.com/sites/rdmag.com/files/gff-2014-5_7%20875x10_0.pdf
  32. (en) « International Science Rankings » (consulté le 29 septembre 2013)
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  38. « Arabie saoudite: des milliers de sans papiers doivent quitter le pays », sur L'express
  39. « Arabie Saoudite », sur Encyclopédie de l'Agora
  40. « Présentation de l’Arabie Saoudite », sur Diplomatie du gouvernement français
  41. Technical Review 2001 by Yilidrim Yavuz - ref. 1815.SAU "Settlement Programme for Semi-Nomads"
  42. a et b En Arabie saoudite, un document de sNCF International, publié en septembre 2008, sur sncf-international.net
  43. a et b (en) International Religious Freedom Report 2009, Department of State.
  44. Pew Forum. p. 10.
  45. Arabie saoudite, université Laval.
  46. « Arabie saoudite - UNESCO Centre du patrimoine mondial », UNESCO (consulté le 5 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Ménoret, L'arabie, des routes de l'encens à l'ère du pétrole, Découvertes Gallimard no 563, 2010
  • Stéphane Lacroix, Les islamistes saoudiens, Une insurrection manquée, éd. PUF, 2010
  • Jean-Claude Daupeyroux, Arabie saoudite, éd. Ubifrance, coll. L'essentiel d'un marché, édition 2009-2010, septembre 2009
  • Stéphane Lacroix, « Les nouveaux intellectuels religieux saoudiens : le Wahhabisme en question », in Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 123, juillet 2008, p. 141-159
  • Pascal Ménoret, Arabie saoudite : un début de règne crépusculaire, éd. Ramsès/IFRI-Dunod, 2007
  • Hamadi Redissi, Le Pacte de Nadjd ou comment l'islam sectaire est devenu l'islam, éd. Seuil, 2007
  • Olivier Da Lage, Géopolitique de l'Arabie saoudite, éd. Complexe, 2006, extraits en ligne
  • Guillaume Fourmont-Dainville, Géopolitique de l'Arabie saoudite : la guerre intérieure, éd/ Ellipses Marketing, coll. Référence géopolitique, 2005
  • (en) Pascal Ménoret, The Saudi enigma : a history, éd. Zed Books, 2005, extraits de la version anglaise
  • Pascal Ménoret, L’énigme saoudienne : les Saoudiens et le Monde 1744-2003, éd. La Découverte, 2003
  • Jean-Michel Foulquier, Arabie séoudite : la dictature protégée, Albin Michel, 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]