Calcul de la date des Pâques

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne seulement les Pâques des diverses églises chrétiennes. Pour la Pâque juive, consulter l'article Pâque juive. Nota : on parle normalement de la Pâque juive, au singulier, et des Pâques chrétiennes, au pluriel.

Le calcul de la date des Pâques chrétiennes est important, car celle-ci sert de référence à de nombreuses célébrations des églises chrétiennes. De plus, le calendrier civil de plusieurs pays de tradition chrétienne prend en compte certaines de ces célébrations religieuses en tant que jours fériés[1].

La méthode canonique de calcul de la date des Pâques est due, selon la tradition, au moine byzantin Dyonisus Exiguus, Denys le Petit (env. 470 - env. 540). Cette méthode, complexe mais exacte[2], a été adoptée en 525 par l'ensemble des églises chrétiennes. Établie alors que le calendrier julien était en vigueur dans l'ensemble des régions de l'ancien Empire romain, ce calcul dut être modifié lors de l'adoption du calendrier grégorien en 1582. La méthode canonique en calendrier grégorien fut déterminée par les savants attachés au pape Grégoire XIII, promoteur de la réforme, dont le mathématicien allemand Christophorus Clavius[3],[4] et l'astronome italien Luigi Giglio ou Lilius[5] La méthode de calcul de la date des Pâques en calendrier grégorien est encore plus complexe qu'en calendrier julien.

Au XVIIIe siècle, les mathématiciens cherchèrent des méthodes moins compliquées ; en particulier des algorithmes qui s'appuieraient sur des opérations arithmétiques élémentaires, telles que les quotients et restes de divisions euclidiennes [6]. En 1800, Gauss publia une méthode pour le calendrier grégorien fondée essentiellement sur des divisions euclidiennes. Toutefois, sa méthode initiale était incomplète : elle tenait mal compte de deux exceptions dans le calcul de l'épacte grégorienne, la proemptose et la métemptose et produisait ainsi des résultats parfois inexacts. Plusieurs autres méthodes, plus ou moins simplifiées, ont été publiées jusque dans les années récentes, certaines, comme la méthode de Conway ayant surtout un intérêt conceptuel. En 1877, Samuel Butcher, évêque de Meath en Irlande, publia dans The ecclesiastical calendar la preuve d'une méthode générale et exacte du calcul de la date des Pâques pour le calendrier grégorien ; complétée par la méthode de Delambre pour le calendrier julien, ces deux méthodes forment l'algorithme de Delambre-Butcher, la plus utilisée des méthodes parfaitement exactes[2] connues à ce jour. Diffusé par Jean Meeus, ce procédé est aussi connu sous le nom d'algorithme de Meeus[7].

Sommaire

Définition de la date des Pâques [modifier]

La fête des Pâques était célébrée de façon diverse par les églises chrétiennes primitives. Certaines fêtaient les Pâques chrétiennes le même jour que la Pâque juive, même lorsque ce n'était pas un dimanche ; d'autres différaient la célébration au dimanche suivant ; d'autres encore suivaient d'autres coutumes.

La définition du concile de Nicée [modifier]

En 325, le concile de Nicée unifia la situation en s'accordant sur la définition suivante[8] :

Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après[9].

Cette définition doit être assortie de quelques précisions :

  • la date du 21 mars est fixe et ne dépend pas de l'équinoxe de printemps (lequel peut tomber, selon les années, parfois le 19 et plus fréquemment le 20 ou le 21 mars) ;
  • le quatorzième jour de la Lune signifie le treizième jour qui suit la Nouvelle Lune[10] ;
  • le terme Lune ne signifie pas ici la Lune réelle observée mais une Lune fictive, approchant assez bien la Lune réelle, appelée Lune pascale ou Lune ecclésiastique et déterminée à l'aide du cycle de Méton.

Des méthodes de calcul diverses [modifier]

Les évêques revinrent du concile de Nicée avec une définition claire de la date des Pâques, mais sans méthode précise pour la calculer. Chaque église utilisa sa solution particulière[11] :

Le premier savant qui rédige ses réflexions sur la détermination de la date des Pâques est Saint Anatole[12], né à Alexandrie en 230, sacré évêque en 270, qui publie ses travaux dans le « Canon Paschal »[13] ; il utilise deux cycles de 19 ans décalés de 3 ans.

Les Alexandrins utilisèrent le cycle de Méton (19 années terrestres font 235 mois lunaires) dans les tables de l'évêque d'Alexandrie Théophile (370-412) (tables allant de 380 à 480), puis dans celles de son neveu et successeur Cyrille (376-444) (tables allant 436 à 531).

À Rome, après avoir utilisé au IIIe siècle une table pascale élaborée par Saint Hyppolite (fondée sur un cycle de 16 ans), on utilisa un cycle de 84 ans (4 cycles de Méton de 19 ans plus un cycle octaéride de 8 ans) connu sous le nom de cycle d'Augustalis. Les dates entre lesquelles la date des Pâques pouvaient tomber étaient fixées pour la Lune entre le 14e et le 20e jour du mois lunaire et, pour le Soleil, entre le 25 mars et le 21 avril. Ce système fut modifié en 312 et 343. À partir de 457, Victorius d'Aquitaine fit adopter une nouvelle méthode fondée sur le cycle de Méton de 19 ans et sur le cycle solaire de 28 ans, créant ainsi le Computus Paschalis de (19 × 28 =) 532 ans.

En 525, fut adopté par toutes les églises chrétiennes un calcul canonique de la date des Pâques élaboré, selon la tradition[14], par le moine byzantin Denys le Petit.

Lors de la réforme grégorienne, qui prit effet à Rome le 15 octobre 1582, il fallut reporter sur le calcul de la date de Pâques les modifications apportées au calendrier. Puisque la réforme grégorienne supprimait trois jours bissextiles tous les quatre cents ans (pour mieux approcher l'équation solaire), il fallait corriger de même l'âge de la Lune ; cette correction s'appelle la métemptose. On savait, de plus, que le cycle de Méton n'est pas absolument exact et dérive d'un jour tous les 312 ans. Les astronomes promoteurs de la réforme, Clavius et LIlius, en profitèrent pour introduire une correction du cycle de Méton. Cette correction est appelée proemptose.

Ces corrections rendent le calcul de la date des Pâques grégoriennes bien plus compliqué que pour les Pâques juliennes. Clavius publia une méthode canonique de calcul de la date des Pâques grégoriennes[4].

La date des Pâques au plus tôt et au plus tard [modifier]

Des raisonnements simples, à partir de la définition du concile de Nicée, permettent de définir les valeurs extrêmes que peut prendre la date des Pâques, au plus tôt et au plus tard :

  • si le quatorzième jour de la lune de mars se produit le 21 mars et que ce jour est un samedi, le dimanche qui suit est le 22 mars, et les Pâques tombent le 22 mars ;
  • si le quatorzième jour de la lune de mars tombe le 20 mars alors le prochain quatorzième jour de la lune pascale se produit le 18 avril. Si le 18 avril est un dimanche, les Pâques tombent le dimanche suivant, c'est-à-dire le 25 avril.
La date des Pâques est comprise entre le 22 mars et le 25 avril (inclus).

Les éléments du calcul canonique de la date des Pâques [modifier]

Les éléments du comput ecclésiastique figurent au bas du mois de février sur un calendrier pour l'année 2006.

Le calcul canonique la date des Pâques utilise des éléments qui figurent encore fréquemment sur les calendriers, au bas du mois de février. Dans la reproduction ci-contre d'un calendrier (grégorien) de 2006, on trouve les éléments du comput :

(L'épacte, la lettre dominicale, le cycle solaire et le nombre d'or présentés dans cet exemple concernent le calendrier grégorien ; ils auraient d'autres valeurs pour le calendrier julien. Quant à l'indiction romaine, elle est indépendante du calendrier julien ou grégorien et ne sert pas au calcul de la date des Pâques[16].)

Calcul canonique des Pâques juliennes [modifier]

Le calcul de la date des Pâques consiste à mettre en correspondance deux cycles : celui de la Lune et celui du Soleil.

  • le premier, appelé cycle lunaire ou cycle de la lune pascale ou cycle de Méton est caractérisé par l'épacte ou par le Nombre d'or, chacun se déduisant aisément de l'autre grâce au calendrier lunaire perpétuel.
  • le second, appelé cycle solaire résulte de la combinaison du cycle hebdomadaire de 7 jours et du cycle des années bissextiles de quatre ans. Il s'agit donc d'un cycle de 7 × 4 = 28 ans selon lequel les mêmes jours de la semaine se succèdent aux mêmes dates. Il est caractérisé par la Lettre dominicale ou par le Cycle solaire, qui se déduisent aisément l'un de l'autre.

Calcul canonique des Pâques grégoriennes [modifier]

Il est vivement recommandé de lire le chapitre consacré au calcul des Pâques juliennes avant d'aborder ce chapitre.

Calcul de la date des Pâques orthodoxes [modifier]

Les Églises orthodoxes fêtent les Pâques selon le calendrier julien, à l'exception de l'Église orthodoxe de Finlande[24] Toutefois, pour des raisons pratiques, la date des Pâques orthodoxes est exprimée dans le calendrier grégorien. Pour calculer la date des Pâques orthodoxes, il faut donc :

  • calculer la date des Pâques juliennes par l'un des algorithmes fournis dans cet article ;
  • convertir la date du calendrier julien dans le calendrier grégorien[25]

En calendrier grégorien, les jours au plus tôt et au plus tard de la date des Pâques orthodoxes sont le 4 avril et le 8 mai.

Exemple :
Pour 2006 :

  • la date des Pâques grégoriennes est le 16 avril ;
  • la date des Pâques juliennes en calendrier julien est le 10 avril 2006 ;
  • la date des Pâques juliennes en calendrier grégorien (date grégorienne des Pâques orthodoxes) est le 23 avril 2006.

Propriétés des dates des Pâques julienne et grégorienne [modifier]

Distribution des dates des Pâques juliennes [modifier]

La date des Pâques peut tomber n'importe lequel des jours de la période du 22 mars au 25 avril (voir le § La date des Pâques au plus tôt et au plus tard ci-dessus). Les dates des Pâques juliennes suivent un cycle de 532 ans (soit les 19 ans du cycle de Méton combinés aux 28 ans du cycle solaire) : c'est-à-dire que tous les 532 ans, les dates des Pâques se succèdent aux mêmes dates. Le calcul de la date des Pâques pour toutes les années d'un cycle de 532 ans permet de compter combien de fois les Pâques tombent le 22 mars, le 23 mars…, le 24 avril, le 25 avril. Ces calculs sont résumés dans le tableau suivant :

Nombre d'occurrences des Pâques juliennes pour chaque jour du 22 mars au 25 avril au cours d'un cycle de 532 ans
Date Nombre d'occurrences Date Nombre d'occurrences
22 mars 4 8 avril 20
23 mars 8 9 avril 16
24 mars 8 10 avril 16
25 mars 12 11 avril 20
26 mars 16 12 avril 16
27 mars 16 13 avril 16
28 mars 20 14 avril 20
29 mars 16 15 avril 16
30 mars 16 16 avril 20
31 mars 20 17 avril 16
1er avril 16 18 avril 16
2 avril 16 19 avril 20
3 avril 20 20 avril 16
4 avril 16 21 avril 12
5 avril 20 22 avril 12
6 avril 20 23 avril 8
7 avril 16 24 avril 8
25 avril 4
Cette distribution apparaît plus clairement sur le diagramme suivant[5] :
Distribution des Pâques juliennes sur la période 22 mars-25 avril.
Nombre de fois où les Pâques juliennes tombent sur chacun des jours de la période 22 mars-25 avril au cours d'un cycle de 532 ans.

On constate que les dates extrêmes (proches du 22 mars ou du 25 avril) sont moins susceptibles de recevoir les Pâques. On observe aussi un pseudo-cycle de trois ans dû à la combinaison des divers cycles en œuvre.

Distribution des dates des Pâques grégoriennes [modifier]

Comme pour les Pâques juliennes, la date des Pâques grégoriennes peut tomber n'importe lequel des jours de la période du 22 mars au 25 avril. Toutefois, le cycle des Pâques grégoriennes est beaucoup plus long que celui des Pâques juliennes ; en effet, la métemptose suit un cycle de 400 ans ; la proemptose suit, elle, un cycle de 25 siècles ; il faut aussi tenir compte de l'épacte, qui a un cycle de 30 ans, et du Nombre d'or qui a un cycle de 19 ans. Finalement, les dates des Pâques grégoriennes suivent un cycle de :

19 × 30 × 2 500 × 400 = 5 700 000 ans.

Le calcul (par ordinateur) du nombre de fois où les Pâques grégoriennes tombent sur l'un des jours de la période 22 mars-25 avril lors d'un cycle de 5 700 000 ans est résumé dans le tableau suivant ;

Nombre d'occurrences des Pâques grégoriennes pour chaque jour du 22 mars au 25 avril au cours d'un cycle de 5 700 000 ans
Date Nombre d'occurrences Date Nombre d'occurrences
22 mars 27550 8 avril 192850
23 mars 54150 9 avril 186200
24 mars 81225 10 avril 192850
25 mars 110200 11 avril 186200
26 mars 133000 12 avril 192850
27 mars 165300 13 avril 189525
28 mars 186200 14 avril 189525
29 mars 192850 15 avril 192850
30 mars 189525 16 avril 186200
31 mars 189525 17 avril 192850
1er avril 192850 18 avril 197400
2 avril 186200 19 avril 220400
3 avril 192850 20 avril 189525
4 avril 186200 21 avril 162450
5 avril 192850 22 avril 137750
6 avril 189525 23 avril 106400
7 avril 189525 24 avril 82650
25 avril 42000
Cette distribution apparaît plus clairement sur le diagramme suivant[5] :
Distribution des Pâques grégoriennes sur la période 22 mars-25 avril.
Nombre de fois où les Pâques grégoriennes tombent sur chacun des jours de la période 22 mars-25 avril au cours d'un cycle de 5 700 000 ans.

Comme pour les Pâques juliennes, la fréquence des Pâques grégoriennes est plus faible à proximité des bornes du 22 mars et du 25 avril. Pour le reste de la période, les occurrences sont à peu près égales, sauf pour le 19 avril qui présente une fréquence plus élevée [26].

Les méthodes algorithmiques de calcul de la date des Pâques [modifier]

Ce chapitre expose les principales méthodes connues de calcul de la date des Pâques. Elles sont rédigés sous forme algorithmique, n'utilisant que des opérations arithmétiques élémentaires[6] et sans référence à quelque langage de programmation que ce soit. L'utilisateur qui désire programmer ces algorithmes devra rechercher les instructions appropriées dans le langage qu'il utilise. Le calcul de ces algorithmes ne nécessite nulle programmation compliquée : l'usage d'un simple tableur est suffisant. Quoique ces méthodes de calcul aient fait l'objet de vérifications minutieuses, elles sont, en tout état de cause, fournies en l'état : il appartient à l'utilisateur de s'assurer de leur exactitude et de leur adéquation à ses usages.

À partir du début du XVIIe siècle, les mathématiciens recherchent des méthodes simplifiant le calcul de la date des Pâques. Le but est à la fois pratique : réduire et simplifier les calculs, et théorique : montrer que ce calcul complexe peut se ramener à une suite d'opérations arithmétiques élémentaires. Ainsi, ces mathématiciens se proposent de réduire le calcul de la date des Pâques à une suite d'opérations simples, essentiellement une série de divisions euclidiennes[6].

La première tentative de Gauss pour les Pâques grégoriennes, publiée en 1800, est une semi-réussite : tenant mal compte de la double exception sur l'épacte (la métemptose et la proemptose), sa méthode est mise en défaut. Toutefois, Gauss, suite aux remarques et suggestions de ses élèves et d'autres mathématiciens améliore plusieurs fois sa méthode et en publie une version quasi-définitive en 1816. Diverses améliorations ultérieurs permettent finalement de publier un algorithme exact tant pour le calendrier julien que pour le calendrier grégorien. En 1814, Delambre publie un algorithme simple et exact pour le calendrier julien ; en revanche, sa solution pour le calendrier grégorien, qui fait appel à des tables et souffre d'exceptions, n'est pas satisfaisante[27]. En 1876, le journal Nature publie un algorithme, dit algorithme de Butcher, pour le calcul des Pâques grégoriennes, qui constitue une solution définitive et élégante du problème. La réunion de l'algorithme de Delambre pour les Pâques juliennes et celui de Butcher pour les Pâques grégoriennes est appelée algorithme de Meeus. Au cours du XXe siècle quelques autres algorithmes sont publiés pour apporter des simplifications de calcul au prix de certaines limitations quand aux périodes d'application ; depuis la diffusion des ordinateurs personnels, ces méthodes simplifiées n'ont plus grand intérêt. Dans les années 1980, John Conway publie une présentation originale du calcul de la date des Pâques grégoriennes avec l'utilisation des jours-pivot.

Dans la suite, on présente de manière détaillée :

  • l'algorithme de Meeus, parfaitement exact pour la période julienne et la période grégorienne ; c'est algorithme le plus connu et le plus utilisé ; il est très simple à programmer et peut être mis en œuvre avec un simple tableur ;
  • l'algorithme de Gauss dans sa dernière version, à titre historique, parfaitement exact pour la période julienne et la période grégorienne ;
  • l'algorithme de Conway, applicable seulement aux Pâques grégoriennes mais qui utilise une méthode de calcul originale.

On cite ensuite, avec références, divers algorithmes publiés au XXe siècle dont plusieurs présentent des limitations

L'algorithme de Meeus [modifier]

L'histoire de cet algorithme est curieuse : en 1876, un "correspondant de New York" inconnu envoie au journal Nature[28] un algorithme de la date des Pâques grégoriennes pour une année quelconque. En 1877, Samuel Butcher, évêque de Meath, montre dans The ecclesiastical calendar[29] que cette méthode est exacte[2] sans limite de date. L'algorithme est ensuite reproduit en 1922 par H. Spencer Jones dans son Astronomie générale[30], en 1977 par Old Farmer's Almanac (en), en 1988 par Peter Duffett-Smith, de l'Université de Cambridge[31] dans Practical Astronomy with your Calculator[32] et, en 1991, par Jean Meeus dans ses Algorithmes astronomiques[33].

Cette méthode est appelée « algorithme de Butcher ». La réunion de cet algorithme avec la méthode de Delambre constitue l'algorithme de Delambre-Butcher. Il est plus souvent connu sous le nom d'algorithme de Meeus, le livre de Jean Meeus[34] en ayant assuré la diffusion mondiale.

L'algorithme de Meeus a l'avantage de ne présenter aucune limitation de date ni pour les Pâques juliennes ni pour les Pâques grégoriennes[35]. Cette méthode n'exige aucune instruction conditionnelle ni le recours à aucune table. Sa mise en programme est extrêmement simple. Mathématiquement, c'est la méthode la plus élégante. C'est aussi la plus connue et la plus utilisée des méthodes de calcul de la date des Pâques.

L'algorithme de Gauss [modifier]

La méthode de Gauss présente un grand intérêt historique car c'est la première tentative d'élaboration d'une méthode algorithmique de calcul de la date des Pâques. L'ambition de Gauss était de créer un algorithme unique qui serait universellement valable pour les Pâques juliennes comme pour les Pâques grégoriennes. En 1800[37], il publie la première méthode de calcul de la date des Pâques essentiellement fondé sur des opérations arithmétiques élémentaires. Toutefois, sa méthode tient mal compte des sauts d'épacte pour la métemptose et la proemptose. Suite à diverses corrections proposées par ses correspondants mathématiciens et ses élèves, il publie une version presque exacte en 1816[38]. La version publiée ci-après[39], après diverses corrections est valide pour toutes les années en calendrier julien et en calendrier grégorien. On pourra noter que le calcul pour les Pâques juliennes est très voisin de l'algorithme de Delambre.

Gauss, prudent, et qui ne disposait pas de nos moyens actuels de calcul, limitait la validité de sa méthode à la période 1700-4099. Toutefois, des vérifications systématiques par ordinateur montrent que cet algorithme est universellement valide pour toute date à partir de 326 pour les Pâques juliennes et, au moins, pour un cycle de 5 700 000 ans à partir de 1583 pour les Pâques grégoriennes.

L'algorithme de Conway [modifier]

L'intérêt principal de l'algorithme de Conway est d'introduire une présentation nouvelle du calcul de la date des Pâques grégoriennes à l'aide du concept de "Jour-pivot".

Il existe chaque année une série de dates mensuelles qui tombent toujours le même jour de la semaine. Cette série de date est constante pour les dix derniers mois de l'année et varie pour janvier et février selon que l'année est ou non bissextile. Pour les années normales, cette série de dates est : (31/01, 28/02, 7/03, 4/04, 9/05, 6/06, 11/07, 8/08, 5/09, 10/10, 7/11, 12/12) et pour les années bissextiles, le 31/01 devient le 1/02 et le 28/02 devient le 29/02. On pourra vérifier sur le calendrier de 2006, année non bissextile, reproduit en tête de cet article, que le jour-pivot pour 2006 est un mardi. De plus les jours-pivot séculaires suivent un cycle de 400 ans. Conway utilise ces propriétés pour déterminer la Lune pascale et le dimanche des Pâques.

La méthode n'est toutefois pas aussi originale qu'il y paraît : en réalité, les jours-pivots se déduisent facilement de la lettre dominicale par la relation :

JP = (3 - L) mod 7
avec JP : jour-pivot ; L : Lettre dominicale, et
A = 1 ; B = 2 ; ... ; G = 0.

Lorsqu'on approfondit le fonctionnement de l'algorithme, on observe (comme pour les algorithme de Meeus et de Gauss) qu'il s'agit d'une présentation astucieuse des algorithmes canoniques.

Les contrôles effectués par ordinateur prouvent que la méthode, dans la présentation qui en est donnée ci-dessous, est exact et donne les mêmes résultats que l'algorithme de Butcher pour un cycle de 5 700 000 ans à partir de 1583.

Bibliographie [modifier]

  • John Horton Conway, Calendar Calculations (règle du Jour-pivot) ; Mathematical Surprises, Jan/Fév 1991, p. 46 ;
  • John Horton Conway, Elwyn R. Berlekamp & Richard K. Guy ; Winning Ways for your Mathematical Plays, Volume II, Games in Particular, pp. 795-800 ; Academic Press, London, 1982 ; (ISBN 01120911027) ;
  • The Doomsday Rule[40], S.W. Graham, Université de Central Michigan, octobre 1998 ;
  • What is the day of the week, given any date[41]? by William H. Jefferys, Université du Texas.

Calcul de la date des Pâques grégoriennes dans le calendrier grégorien.

Autres méthodes algorithmiques du calcul de la date des Pâques [modifier]

La recherche de méthodes simplifiées de calcul de la date des Pâques avait un grand intérêt à l'époque du calcul manuel : unifier les calculs, éviter le recours à des tables, gagner sur chaque opération arithmétique épargnait alors labeur, temps et risque d'erreur. Depuis l'apparition du calcul mécanique, la recherche de simplification est moins cruciale : écrire une ligne de programme en plus ou en moins n'est guère coûteux ; de plus, les temps de calcul, même pour des algorithmes peu optimisés, sont raisonnables[45].

Des mathématiciens se sont attaché à mettre sous forme d'algorithmes programmables les méthodes canoniques de Denys le Petit pour le calendrier julien ou de Lilius-Clavius pour le calendrier grégorien (trois algorithmes de Henk Reints) ; d'autres ont proposé des méthodes simplifiées mais susceptibles de certaines restrictions (comme les algorithmes de Carter[46] ou de Thomas O'Beirne[47]).

On cite ci-dessous, avec références, plusieurs de ces méthodes dans l'ordre chronologique de leur publication.

Algorithme de Zeller [modifier]

Christian Zeller (1822-1899) est un astronome allemand qui travailla et publia également en France. Il œuvra beaucoup sur les problèmes calendaires et la date des Pâques. On trouvera des références bibliographiques dans sa notice ainsi, que ci-dessous, plus particulièrement sur la date des Pâques.

Sa méthode pour le calendrier julien est aussi simple que celle de Delambre. En revanche, sa méthode pour le calendrier grégorien n'est pas universellement valable en l'état : l'algorithme original est limité à l'année 4200.

Bibliographie [modifier]
  • Zeller, Chr., Die Grundaufgaben der Kalenderrechnung auf neue und vereinfachte Weise gelöst, Württembergische Vierteljahrshefte für Landesgeschichte, Jahrgang V (1882), pp. 313-314.
  • Zeller Chr., Problema duplex Calendarii fundamentale, Bulletin de la Société Mathématique de France, vol.11, (Séance du 16 mars 1883), pp. 59-61.
  • Zeller Chr. Rektor, Kalender-Formeln ; Mathematisch-naturwissenschaftliche Mitteilungen des mathematisch-naturwissenschaftlichen Vereins in Württemberg, ser. 1, 1 (1885), pp. 54-58.
  • Zeller Chr., Kalender-Formeln ; Acta Mathematica, vol.9 (1886-7), Nov. 1886, pp. 131-136.

L'algorithme de Zeller détaillé est disponible sur ce site.

Algorithme de Carter [modifier]

La seule référence connue à l'algorithme de Carter concerne une note de travail du Royal Greenwich Observatory[48]. Cet algorithme daterait des années 1920 - 1930.

La méthode de Carter détermine la date des Pâques grégoriennes dans le calendrier grégorien. Toutefois, cette méthode est limitée à la période 1900 - 2099.

L'algorithme de Carter détaillé est disponible sur ce site.

Algorithme de Oudin-Tøndering [modifier]

Dans les années 1930, J.-M. Oudin, pseudonyme de Frère Namase-Marie, décèle précisément les insuffisances de l'algorithme de Gauss concernant la proemptose. Ses corrections paraissent successivement en 1939[49] et, en 1940, dans le Bulletin astronomique[50].

Claus Tøndering est un ingénieur informaticien danois né en 1953 qui a repris, amélioré et diffusé l'algorithme de Oudin[51].

Cet algorithme calcule la date des Pâques juliennes en calendrier julien et la date des Pâques grégoriennes en calendrier grégorien[52].

Algorithme de Denys le Petit [modifier]

Le mathématicien néerlandais Henk Reints a mis sous forme algorithmique la méthode canonique de Denys le Petit pour les Pâques juliennes. Cet algorithme calcule la date des Pâques juliennes en calendrier julien. Voir ce site.

Algorithme de Lilius/Clavius [modifier]

Le mathématicien néerlandais Henk Reints a aussi mis sous forme algorithmique la méthode canonique de Lilius-Clavius pour les Pâques grégoriennes. Cet algorithme calcule la date des Pâques grégoriennes en calendrier grégorien. Voir ce site.

Algorithme de Henk Reints [modifier]

Cet algorithme grégorien est une simplification de l'algorithme de Lilius/Clavius présenté ci-dessus. Il a été développé par le mathématicien néerlandais Henk Reints. Cet algorithme calcule la date des Pâques grégoriennes en calendrier grégorien.

Voir le site de Henk Reints (en néerlandais), lien Easter date algorithms-Henk Reints.

Algorithme de Thomas O'Beirne [modifier]

Cet algorithme détermine de la date des Pâques grégoriennes dans le calendrier grégorien, pour la période 1900-2099.

Thomas H. O'Beirne, de Glasgow, a publié son algorithme en 1965. Cet algorithme est explicitement limité par son auteur aux années 1900-2099. Une seconde publication, légèrement modifiée, en 1966, n'indique pas de limitation. Dans le doute, on doit considérer que cet algorithme est limité aux années 1900-2099.

Cet algorithme est disponible sur ce site.

Bibliographie [modifier]
  • O'Beirne, T. H., The regularity of Easter, Bulletin of the Institute of Mathematics and its Applications, 1966, vol 2, numéro 2, pp. 46-49.
  • O'Beirne, T. H. Puzzles and Paradoxes, Oxford University Press, New York, 1965, 238 p., dernière édition : 27/02/2002.

Références et notes [modifier]

Bibliographie [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes [modifier]

  1. Voir Comput ecclésiastique.
  2. a, b et c C'est-à-dire respectant exactement la définition du concile de Nicée.
  3. Romani Calendarii ad Gregorio XIII, PM, Restituti explicatio, Rome, 1603.
  4. a et b Voir le fac simile avec traduction en anglais de l'ouvrage de Clavius explicitant les calculs de la date des Pâques sur le site de l'University of Notre Dame, South Bend (Indiana), États-Unis].
  5. a, b et c Jean Lefort, La saga des calendriers ; Éd. Bibliothèque Pour la Science, Paris, 1998, (ISBN 2-9029-003-5).
  6. a, b et c La division euclidienne (division de deux nombres entiers positifs) en quotient et reste s'apprend en principe à l'école primaire. Rappel :
    Soit à diviser deux nombres entier D (le dividende) par d (le diviseur) ;
    On appelle quotient (Q) et reste (R) deux nombres entiers positifs tels que :
    D = d × Q + R
    R est strictement inférieur à d.
    Soit, par exemple, à diviser 201 par 23 :
    201 = 23 × 8 + 17
    Lorsque le dividende est négatif (seul cas intervenant dans les méthodes présentées ici), la définition du quotient et du reste n'est pas univoque. Il est nécessaire de préciser la définition de ces deux termes. Par exemple, les deux égalités ci-après sont exactes :
    -201 = 23 × (-9) + 6
    -201 = 23 × (-8) - 17
    Laquelle choisir ?
    La définition retenue ici est la suivante :
    Soit à diviser D (entier relatif éventuellement négatif) par d (entier positif) ; on appelle Q, quotient, un entier relatif (éventuellement négatif) et R un entier strictement positif tel que 0 ≤ R < d.
    Voir à ce sujet Division euclidienne.
    On retiendra donc :
    -201 = 23 × (-9) + 6
    (Noter que dans une feuille Excel, la formule « mod(-201;23) » donne pour résultat 6, alors qu'en VBA Excel l'instruction « R = -201 Mod 23 » donne pour résultat R = -17. Il y a donc lieu d'être très vigilant avec les fonctions intégrées dans les divers langages de programmation.
  7. On parle aussi parfois d'algorithme de Spencer-Jones. Cet astronome britannique a publié cet algorithme dans son ouvrage General Astronomy. Spencer-Jones, Harold ; Edward Arnold and Company, London, 1924 ; (ISBN 0217219276).
  8. Voir : Détermination de la date de Pâques ; J. Lévy, Annuaire du Bureau des longitudes.
  9. Cette définition n'a été retenue ni pour des raisons astronomiques, ni historiques ou théologiques, mais pour des raisons politiques : il fallait que la date des Pâques ne tombe pas le même jour que la Pâque juive, ni en même temps que les Pâques des Quadrodécimains et autres mouvements hérétiques.
  10. Pour calculer les intervalles de temps, les Anciens incluaient dans le décompte le jour de début et le jour de fin. Ainsi, d'un dimanche au suivant, ils comptaient huit jours, et non pas sept selon notre méthode moderne de décompte (c'est la raison pour laquelle, dans le langage courant, on dit « dimanche en huit », et non pas « dimanche en sept », pour désigner le dimanche qui suit le dimanche prochain.) Aussi, pour déterminer le quatorzième jour de la Lune, il faut ajouter 13 à la date de la Nouvelle Lune : par exemple si la Nouvelle Lune est le 9 janvier, le quatorzième jour de la Lune est le 22 janvier.
  11. Voir : Le calcul des dates de Pâques - Observatoire de Paris.
  12. Irénée de Lyon et Hippolyte de Rome, entre autres, avaient déjà suggéré des solutions pour fixer la date des Pâques.
  13. Jean-Paul Parisot, Françoise Suagher, Calendriers et chronologie, p. 95 ; Masson, Paris, 1996 ; (ISBN 2-225-85225-1).
  14. S'il est presque certain que c'est Denys le Petit qui a défini l'Ère de l'Incarnation comme débutant le 25 décembre 753 AUC, reportée par commodité au 1er janvier 754 AUC, son rôle dans le calcul de la date des Pâques relève de la tradition, les sources sur ce sujet étant sujettes à caution.
  15. a et b Aucun rapport avec la proportion géométrique de même nom.
  16. Voir l'article Comput.
  17. De 29 jours et demi.
  18. À une erreur près de 1 jour tous les 312 ans.
  19. Pour plus de détails sur la construction du calendrier lunaire, voir Jean Lefort, op. cit., p. 130.
  20. Les années sont bissextiles pour les Cycles solaires no 1, 5, 9, 13, etc.
  21. Dans le calendrier julien, l'adjonction d'un jour tous les quatre ans est équivalent à considérer une année moyenne de 365 jours + ¼ , c'est-à-dire 365,25 jours, ce qui est trop long. La calendrier grégorien corrige cette erreur en supprimant trois années bissextiles tous les quatre cents ans, lors des années séculaires non bissextiles, ce qui correspond à une année de longueur moyenne 365 jours + 1/4 -3/400, soit en moyenne, 365,2425 jours, ne s'écartant de l'année tropique que de trois dix-millièmes.
  22. Pour plus de détails, voir Jean Lefort, op. cit. pp. 140-145.
  23. Quelques années sont particulières, avec l'épacte doublée XXV et la lettre dominicale C. Pâques est alors le 18 avril comme indiqué dans la table ci-dessous pour l'épacte XXV et non pas le 25 avril que l'on obtiendrait avec l'épacte 25 (vérifié ponctuellement sur site IMCCE et exhaustivement par l'algorithme de Meeus). Il s'agit, depuis la réforme grégorienne, des années suivantes : 1954, 2049, 2106, 3165, 3260, 3317… Le Nombre d'or permet de distinguer les épactes 25 et XXV ; pour ces dernières on pourrait aussi bien prendre Épacte = 26.
  24. Voir Pâques#Célébrations religieuses.
  25. On pourra à cet effet utiliser les algorithmes donnés dans l'article Jour julien : convertir la date du calendrier julien en Jours juliens puis convertir les Jours juliens en date du calendrier grégorien.
  26. L’histogramme des dates des Pâques sur un cycle de 5 700 000 années a une forme de trapèze.
    Les fréquences de la date des Pâques plus faibles en début et en fin de période sont dues à la combinaison des la valeur de l'épacte avec celles de la lettre dominicale : Pâques au 22 mars nécessite que l'épacte vaille 23 et la lettre dominicale D, soit une seule possibilité ; le 23 mars est obtenu avec 2 possibilités : épacte = 22 ou 23 et lettre dominicale E, etc. Il en résulte l'aspect quasi linéaire de l'accroissement des fréquences (quasi car les lettres dominicales ne sont pas équiprobables).
    On atteint ensuite un plateau. Les irrégularités sont dues aux variations de fréquence de la lettre dominicale.
    Pour le 18 avril, la fréquence des dates de Pâques est un peu supérieur à celle obtenue pour le 4 et le 11 avril : c’est l’effet direct de la correction de l'épacte XXV pour la lettre dominicale C qui avance au 18 avril des Pâques qui seraient tombées le 25 avril sans cette correction.
    La fréquence élevée pour le 19 avril résulte du traitement particulier des épactes 24 et 25. L'épacte 24 est assimilé à 25 pour le calcul des Pâques, ce qui augmente d’un facteur 1,94 la probabilité de la pleine lune le 18 avril par rapport à une épacte normale ; ceci accroît donc en conséquence la fréquence des dates de Pâques liées à cette pleine Lune, du 19 au 25 avril. Ce phénomène se produit aussi pour les jours suivant le 19 avril  : on peut constater que le trapèze est dissymétrique, les occurrences dans les derniers jours sont plus nombreuses que dans les premiers. Les sept derniers jours de la période, du 19 au 25 avril, reçoivent plus fréquemment Pâques que les sept premiers, mais l’effet est surtout apparent pour le 19 avril.
  27. Jean-Baptiste, Joseph Delambre, Astronomie théorique et pratique ; Vve Courcier, Paris, 1814 ; vol. 3, p. 715. Fac-simile de l'Astronomie théorique et pratique sur (http://books.google.fr/books/about/Astronomie_th%C3%A9orique_et_pratique.html?hl=fr&id=BDAVAAAAQAAJ Google Books].
  28. Nature, 1876 April 20, vol. 13, p. 487.
  29. Samuel Butcher, The Ecclesiastical Calendar ; Its theory and construction ; Hodges, Foster and Figgis ; Dublin, 1877, p. 225. Fac-simile sur Google Books.
  30. H. Spencer Jones, General Astronomy ; Longsman, Green ; Londres, 1922 ; p. 73. Fac-simile sur Google Books.
  31. Voir sa page personnelle ici
  32. Peter duffet-Smith Practical Astronomy with your Calculator, Cambridge University Press, 200 pages, 3e édition : 2 février 1989 ; (ISBN 978-0521356992)
  33. Jean Meeus, Astronomical Algorithms ; Willmann-Bell, Richmond (Virginia), 1991 ; pp. 67–68.
  34. Astronomical Algorithms, op.;nbsp;cit.
  35. Logiquement, la date des Pâques juliennes n'a pas de sens avant 325 (date du concile de Nicée) et la date des Pâques grégoriennes n'a pas de sens avant 1583, le calendrier grégorien ayant pris effet le 15 octobre 1582.
  36. La calcul de la date des Pâques avant sa définition par le Concile de Nicée n'ayant aucun sens.
  37. Voir l'original du texte de Gauss en allemand.
  38. Voir : la version révisée de 1816 en allemand.
  39. Publiée sur Wikipedia en anglais.
  40. La règle du jour-pivot à lire en anglais sur ce site
  41. Quel le jour de la semaine pour toute date donnée ? à lire en anglais sur ce site
  42. Les lignes de calcul précédentes permettent le calcul du Jour-pivot séculaire sans recourir à une table, comme le font la plupart des sources, ce qui simplifie la programmation de l'algorithme.
  43. Cette seconde ligne de calcul de la variable d assure que celle-ci est positive même si le dividende "11 G + C" est négatif (voir la définition de la division euclidienne).
  44. Les exceptions aux épactes 24, 25 et XXV sont habituellement traitées dans les sources sous forme d'instructions conditionnelles. On la traite ici sous forme du calcul d'une variable h, valant 0 ou 1, à ajouter à l'épacte, qui assure la même correction que les instructions conditionnelles. Ce mode de traitement facilite la programmation de l'algorithme.
  45. À titre d'exemple, le calcul du nombre d'occurrences de la date des Pâques grégoriennes pour 5 700 000 ans (voir le § Distribution des dates des Pâques grégoriennes ci-dessus) par la méthode de Butcher prend, avec un PC ordinaire moyennement performant et d'une macro Excel® peu rapide, moins de 5 minutes (calcul effectué en janvier 2013).
  46. Voir : Algorithme de Carter.
  47. Voir Algorithme de O'Beirne.
  48. Voir ce site.
  49. J.M. Oudin, Annales de la Société Scientifique de Bruxelles, Série I, 59 ; Bruxelles, 1939, pp. 225-226 ; Nouvelles formules, très simples, très rapides, en fonction, du seul millésime & Tables pour calculer la date de Pâques par ces formules.
  50. Bulletin astronomique ; mémoires et variétés, Volume 12-8 ; Gauthier-Villars, Paris, 1940 ; Étude sur la date de Pâques, pp. 391-410.
  51. Le site de Claus Tøndering concernant le calendrier est visible ici.
  52. Voir : Calcul de la date des Pâques selon l'algorithme de Oudin-Tøndering.