Deep Purple

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Deep Purple est un groupe de rock britannique fondé en 1968, considéré comme l'un des fondateurs du genre hard rock avec Led Zeppelin et Black Sabbath. Au cours de ses quarante ans d'existence, le groupe a toujours été constitué de cinq musiciens (un chanteur, un guitariste, un bassiste, un batteur, un organiste) mais a connu plusieurs changements de membres qui ont déterminé son évolution musicale. Les éléments caractéristiques du son de Deep Purple durant la majeure partie de son existence sont la guitare Fender Stratocaster de Ritchie Blackmore et l'orgue Hammond de Jon Lord.

Durant ses deux premières années d'existence, le quintet original enregistre trois albums influencés par le courant psychédélique. L'arrivée en 1969 du chanteur Ian Gillan et du bassiste Roger Glover donne lieu à la période la plus faste du groupe, avec les albums de hard rock In Rock, Machine Head (avec le tube Smoke on the Water) et l'enregistrement en public Made in Japan. Après le départ de Gillan et Glover en 1973, leurs remplaçants David Coverdale et Glenn Hughes orientent la musique du groupe dans une direction soul et funk, et l'arrivée du guitariste Tommy Bolin, remplaçant de Ritchie Blackmore, en 1975 ne fait que renforcer cette évolution. Le groupe se sépare l'année suivante.

La formation emblématique du début des années 1970 se reforme en 1984, mais sa composition fluctue durant les dix années qui suivent, dominées par les relations conflictuelles entre Ian Gillan et Ritchie Blackmore : le premier quitte de nouveau le groupe de 1989 à 1992, alors que le second en claque définitivement la porte en 1993. Deep Purple retrouve une certaine stabilité avec l'arrivée de son remplaçant Steve Morse l'année suivante. Depuis, le groupe continue à produire des albums tout en donnant des concerts dans le monde entier à un rythme soutenu.

Membres[modifier | modifier le code]

Deep Purple a toujours été constitué de cinq musiciens : un chanteur, un guitariste, un claviériste, un batteur, et un bassiste. Le groupe a connu huit incarnations différentes, appelées « Mark I », « Mark II », « Mark III », etc. À l'origine, il est constitué de Ritchie Blackmore, Jon Lord, Ian Paice, Rod Evans et Nick Simper, mais la formation la plus célèbre est la Mark II, qui comprend Blackmore, Lord, Paice, Ian Gillan et Roger Glover. Depuis le départ de Jon Lord en 2002, Ian Paice est le seul membre d'origine encore présent au sein du groupe, et le seul à avoir appartenu à toutes ses formations.

Deux membres du groupe sont décédés : Tommy Bolin en 1976 (overdose) et Jon Lord en 2012 (cancer du pancréas).

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Anciens membres[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Roundabout (1967-1968)[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1967, l'ex-batteur des Searchers Chris Curtis convainc l'homme d'affaires londonien Tony Edwards de financer son idée. Il souhaite former un supergroupe nommé Roundabout, conçu comme un carrousel (« roundabout » en anglais) : autour d'un noyau de musiciens stable, divers artistes seraient invités à monter sur scène pour jouer brièvement avec eux avant de laisser la place au suivant[1]. Pour former le noyau du groupe, Curtis recrute l'organiste de formation classique Jon Lord, ex-The Artwoods, et le guitariste de studio Ritchie Blackmore, ex-Savages (entre autres). Comme bassiste, Lord suggère Nick Simper, avec qui il joue au même moment au sein des Flower Pot Men, dont la chanson Let's Go to San Francisco devient un hit de l'automne 1967[2]. Cependant, le projet Roundabout ne décolle jamais réellement, et les idées de plus en plus folles de Curtis laissent dubitatif le trio d'investisseurs composé de Tony Edwards, John Coletta et Ronald Hire (HEC Enterprises). Curtis finit par abandonner le groupe, tandis que Lord et Simper partent se produire en Allemagne avec les Flower Pot Men. Blackmore et Lord restent néanmoins en contact avec Edwards, Coletta et Hire[3].

Blackmore invite le batteur Bobbie Clarke, également un ex-Savages, à rejoindre Roundabout – le nom reste, malgré l'abandon du concept. Cependant, les goûts musicaux de Clarke le portent davantage vers le rock and roll que vers les expérimentations psychédéliques ou néo-progressives de Lord et Blackmore, ce qui compromet sa participation au groupe. En mars 1968, des auditions sont organisées pour trouver un chanteur. Rod Evans, chanteur du groupe The Maze, arrive accompagné de son batteur Ian Paice, et tous deux sont aussitôt engagés. Selon la légende, Clarke aurait été renvoyé du groupe alors qu'il était parti acheter des cigarettes[4].

Roundabout part en tournée au Danemark et en Suède en avril 1968. Son répertoire se compose alors essentiellement de reprises exubérantes, influencées par le son de Vanilla Fudge, de chansons comme Help! des Beatles, Hey Joe de Jimi Hendrix, Hush de Joe South et I'm So Glad de Skip James, ainsi que des instrumentaux originaux And the Address et Mandrake Root où les musiciens laissent libre cours à leurs envies d'improvisation, en particulier Blackmore et Lord. Durant cette tournée, le groupe adopte son nom définitif sur une suggestion de Blackmore : Deep Purple, un standard des années 1930, est la chanson préférée de sa grand-mère, qu'elle jouait souvent au piano[5],[6].

Mark I (1968-1969)[modifier | modifier le code]

La pochette de l'album Deep Purple (1969) représente les membres du groupe incrustés dans une vignette du panneau droit du Jardin des délices de Jérôme Bosch représentant des instruments de musique.

De retour en Angleterre, Deep Purple décroche un contrat avec EMI (Royaume-Uni) et Tetragrammaton Records (États-Unis) grâce au producteur Derek Lawrence[7]. Le groupe enregistre son premier album en deux jours, du 11 au 13 mai 1968, aux studios Pye de Londres. Produit par Lawrence, Shades of Deep Purple reprend essentiellement le répertoire scénique contemporain du groupe. L'album sort au mois de juillet, accompagné du 45 tours Hush, et les deux rencontrent un succès notable aux États-Unis : le premier atteint la 24e position du classement Billboard, tandis que le second se classe 4e des ventes de singles[8]. Cette popularité inattendue du groupe sur le sol américain lui permet d'être choisi pour y assurer la première partie de la tournée d'adieu de Cream, en octobre. En revanche, le succès n'est pas au rendez-vous au Royaume-Uni : la version de l'album qui y éditée par Parlophone en septembre passe totalement inaperçue[9].

En juillet, Deep Purple donne quelques concerts en Angleterre et en Europe, mais ne parvient pas à convaincre le public, qui trouve leur musique lente et pompeuse : la critique n'hésite pas à les qualifier de « Vanilla Fudge du pauvre », tandis que Mick Farren, leader des Deviants, parle de croisement « entre du mauvais Tchaïkovski et un B-52 au décollage[10] ». Bénéficiant de quelques semaines de liberté avant de devoir partir outre-Atlantique, les cinq musiciens entrent aux studios De Lane Lea en août pour enregistrer leur deuxième album. Intitulé The Book of Taliesyn, il inclut trois nouvelles reprises : Kentucky Woman de Neil Diamond, We Can Work It Out des Beatles et River Deep, Mountain High de Ike et Tina Turner. Sa sortie est fixée pour coïncider avec la tournée américaine[11]. Cependant, celle-ci s'achève de manière abrupte : le groupe est renvoyé après seulement trois concerts. Ils parviennent néanmoins à décrocher de nouvelles dates sur la côte ouest des États-Unis jusqu'au début de l'année 1969. C'est durant cette tournée, illustrée par l'album live Live at Inglewood 1968 (sorti en 2002), que Ritchie Blackmore abandonne sa Gibson ES-335 au profit d'une Fender Stratocaster qui devient sa guitare de prédilection[12]. Malgré la présence de Deep Purple sur le sol américain, ni The Book of Taliesyn (54e), ni les singles Kentucky Woman (38e) et River Deep, Mountain High (53e) ne parviennent à faire aussi bien que Shades of Deep Purple et Hush[8],[13].

Les premières sessions du troisième opus de Deep Purple, toujours produit par Derek Lawrence, ont lieu de janvier à mars 1969, en même temps qu'une tournée en Grande-Bretagne. Signe d'ambitions musicales revues à la hausse et du développement des talents d'écriture des cinq musiciens, l'album, simplement intitulé Deep Purple, ne contient qu'une seule reprise, Lalena de Donovan, tandis que la longue suite April tente de marier rock et musique classique[14]. Le groupe enchaîne avec une deuxième tournée américaine en avril-mai, mais il y rencontre un succès moindre que l'année précédente. Par ailleurs, Blackmore et Lord sont de plus en plus insatisfaits par la composition du groupe : la sortie du premier album de Led Zeppelin, en février, leur a donné des idées, mais ils craignent que Simper et Evans ne soient une gêne dans ce possible virage vers le hard rock. Ils rallient Paice et le manager John Coletta à leur point de vue. L'échec commercial de Deep Purple (162e aux États-Unis[8]) semble confirmer que le groupe se trouve dans une impasse[15]. La rupture est consommée, mais le quintette original se produit encore pendant quelques semaines en Angleterre pour promouvoir la sortie britannique de The Book of Taliesyn sur leur nouveau label, Harvest Records ayant pris le relais de Parlophone[16].

Mark II (1969-1973)[modifier | modifier le code]

Ian Gillan sur scène avec Deep Purple en 1970.
Roger Glover sur scène avec Deep Purple en 1970.

Ian Gillan et Roger Glover, respectivement chanteur et bassiste d'Episode Six, sont engagés en juin 1969 pour remplacer Rod Evans et Nick Simper. Formé en 1964, Episode Six a sorti plusieurs singles au cours de son existence, mais n'a jamais réussi à réellement percer. La nouvelle formation de Deep Purple enregistre son premier single, une chanson écrite par Roger Greenaway et Roger Cook intitulée Hallelujah, à l'insu d'Evans et Simper. Ces derniers jouent pour la dernière fois avec le groupe le 4 juillet 1969 à Cardiff. Six jours plus tard, le 10 juillet, la nouvelle formation fait ses débuts sur scène au Speakeasy Club de Londres[17]. Evans et Simper partent respectivement fonder Captain Beyond et Warhorse.

Toujours en 1969, la faillite de Tetragrammaton Records laisse Deep Purple avec de lourdes dettes, et sans maison de disques aux États-Unis. Ses managers parviennent à décrocher un contrat avec Warner Bros. Records pour le marché américain au début de l'année 1970, tandis que Harvest continue à les distribuer au Royaume-Uni[18]. Entre-temps, le groupe a passé l'été 1969 à travailler sur son quatrième album, développant sa nouvelle orientation hard rock. Néanmoins, c'est dans un autre domaine qu'il se fait connaître, avec le Concerto for Group and Orchestra, une composition de Jon Lord interprétée par Deep Purple avec l'Orchestre philharmonique royal dirigé par Malcolm Arnold. Ce projet mêlant rock et musique classique, entièrement porté par Lord, laisse les autres membres du groupe dubitatifs : à leurs yeux, c'est une distraction malvenue. Le spectacle a lieu au Royal Albert Hall le 24 septembre 1969 et attire des réactions variées, allant de l'enthousiasme au rejet complet : le DJ John Peel refuse notamment de recevoir à nouveau le groupe dans son émission après le Concerto[19]. Deep Purple se le tient pour dit et abandonne par la suite ce genre d'expériences néo-classiques, en dehors de la Gemini Suite l'année suivante, pour laquelle la BBC force Lord à faire appel à ses camarades contre sa volonté[20].

La pochette de l'album In Rock (1971) parodie l'iconique mont Rushmore en remplaçant les visages des présidents américains par ceux des membres du groupe.

Durant les mois qui suivent, le groupe donne des concerts à un rythme effréné pour assainir ses finances, encore grevées par le coût du Concerto. Il en profite pour mettre à l'épreuve les titres prévus pour son quatrième album, dont les sessions d'enregistrement commencent en octobre, Martin Birch remplaçant Derek Lawrence aux manettes[21]. In Rock sort en juin 1970 et rencontre immédiatement un grand succès, permettant enfin à Deep Purple de percer dans son pays d'origine : le single Black Night, paru au même moment, s'y classe no 2, tandis que l'album atteint la 4e place des charts (respectivement 66e et 143e aux États-Unis[8]). In Rock contient notamment les chansons Speed King et Child in Time, longue suite de plus de dix minutes qui devient l'un des titres incontournables du groupe sur scène[22].

L'enregistrement de l'album suivant, Fireball, s'étend de septembre 1970 à juin 1971. Entre-temps, le single Strange Kind of Woman, sorti en février pour faire patienter les fans, atteint la 8e place du hit-parade britannique. Fireball sort en juillet et rouvre le marché américain à Deep Purple (32e[8]), qui y tourne avec les Faces de Rod Stewart. Plus progressif et varié que son prédécesseur, il devient également leur premier no 1 au Royaume-Uni, mais les ventes restent dans l'ensemble décevantes par rapport à celles de In Rock et Black Night[23]. La même année, le groupe crée sa propre maison de disques, Purple Records. Outre les albums de Deep Purple et de ses membres en solo, le label édite Rupert Hine, Tony Ashton, Yvonne Elliman, Jon Pertwee, Hard Stuff, Silverhead et Tucky Buzzard, entre autres[24].

En 1972, Machine Head est un énorme succès : no 7 aux États-Unis, no 1 au Royaume-Uni. Enregistré à Montreux avec le studio mobile des Rolling Stones, leur sixième album studio comporte plusieurs des chansons les plus connues de Deep Purple : Highway Star, Space Truckin' et surtout Smoke on the Water, avec l'un des riffs les plus célèbres du rock[25]. Pour des raisons contractuelles, Warner ne sort cette dernière en 45 tours qu'en 1973 ; elle atteint la 4e place du classement Billboard[8].

Cette année-là, Deep Purple tourne pendant quarante-huit semaines dans le monde entier. Cette période est notamment illustrée par le live Made in Japan, paru en décembre 1972, qui reprend sans overdubs le meilleur de trois concerts donnés au Japon au mois d'août (no 6 aux États-Unis, no 16 au Royaume-Uni). À la suite de son concert du 30 juin 1972 au Rainbow Theatre de Londres, Deep Purple entre également au Livre Guinness des records en tant que « groupe de rock le plus fort du monde », ayant été mesuré à 117 décibels[26].

Malgré leur succès planétaire, les cinq membres de Deep Purple sont épuisés par le nombre de concerts qu'ils doivent assurer. Les relations entre eux deviennent difficiles, notamment entre Gillan et Blackmore : les deux hommes ne se parlent plus que pour évoquer le programme des concerts qu'ils doivent assurer, et Gillan ne voyage plus avec ses camarades, prétextant une phobie de voler[27]. Sorti en janvier 1973, l'album Who Do We Think We Are, enregistré à Rome en juillet 1972, témoigne de la lassitude générale, malgré le hit Woman from Tokyo. Les ventes sont médiocres, même en prenant en compte la concurrence entraînée par la sortie de Made in Japan quelques semaines auparavant[28].

Ian Gillan annonce son intention de quitter Deep Purple dès décembre 1972, mais consent à assurer les dates de la tournée mondiale prévue pour la première moitié de l'année 1973. Blackmore exige également le départ de Roger Glover, et menace de quitter le groupe s'il n'obtient pas satisfaction. Le dernier concert de la Mark II du groupe a lieu le 29 juin 1973 à Osaka[29].

Mark III (1973-1975)[modifier | modifier le code]

Le trio Blackmore-Lord-Paice se retrouve dans la même situation que quatre ans auparavant, à la recherche d'un chanteur et d'un bassiste. Néanmoins, trouver des remplaçants à Gillan et Glover s'annonce délicat, au point que Jon Lord envisage brièvement de quitter lui aussi le groupe[30]. Le poste de bassiste est proposé à Glenn Hughes, du groupe Trapeze, mais il exige de tenir également le chant, ce qui réduirait le groupe à un quatuor. L'idée ne sourit guère au trio, et un compromis est atteint : Hughes se voit assurer la position de deuxième chanteur, mais le groupe continue à chercher un chanteur principal[31]. L'ex-Free Paul Rodgers est contacté, mais décline la proposition pour aller former Bad Company. C'est finalement un inconnu complet qui est engagé : David Coverdale. Il avait déjà croisé la route de Deep Purple en novembre 1969, lorsque son groupe, The Government, avait assuré leur première partie à Bradford[32].

La « Mark III » de Deep Purple sort son premier album, Burn, en février 1974. Enregistré à Montreux, il est fortement influencé par la soul et le rhythm and blues, les genres de prédilection de Coverdale et Hughes. Numéro 3 au Royaume-Uni et numéro 9 aux États-Unis[8], l'album contient notamment les titres Burn et Mistreated.

Le 6 avril 1974, Deep Purple est en tête d'affiche du festival California Jam à Ontario, où se produisent également Emerson, Lake and Palmer, Black Sabbath, Eagles et Earth, Wind and Fire, devant 250 000 spectateurs. La performance de Deep Purple est marquée par le comportement incendiaire de Ritchie Blackmore, qui détruit une caméra de télévision avec sa guitare avant de jeter deux autres guitares et divers objets dans le public. Un incident pyrotechnique manque de mettre le feu à la scène, et le groupe doit quitter les lieux en hélicoptère pour éviter d'être arrêté par les forces de l'ordre[33]. Ce concert est illustré par l'album California Jamming (1996) et le DVD Live in California 74 (2005).

L'orientation soul, voire funk, prise par la musique de Deep Purple apparaît de façon encore plus forte sur le second album de la Mark III, Stormbringer, sorti en novembre 1974. Cependant, cette évolution ne satisfait pas Ritchie Blackmore, qui se sent de plus en plus aliéné au sein du groupe qu'il a participé à créer : même ses vieux camarades Jon Lord et Ian Paice rejettent sa suggestion d'enregistrer deux reprises sur Stormbringer[34]. Il se rapproche de Ronnie James Dio, le leader d'Elf, groupe qui assure les premières parties de Purple depuis 1972, et commence à enregistrer un album solo avec les musiciens d'Elf. Blackmore joue pour la dernière fois avec Deep Purple au Palais des sports de Paris le 7 avril 1975[35]. Le mois suivant sort Ritchie Blackmore's Rainbow, premier album du groupe éponyme, au milieu de rumeurs annonçant le départ du guitariste de Deep Purple. La rupture est officiellement annoncée le 21 juin 1975[36]. La dernière tournée de la Mark III en Europe est illustrée par trois albums live : Made in Europe (1976), Mk III: The Final Concerts (1996) et Live in Paris 1975 (2001).

Mark IV (1975-1976)[modifier | modifier le code]

Deep Purple se cherche un nouveau guitariste : les noms de Rory Gallagher, Mick Ronson, Zal Cleminson (en) (Sensational Alex Harvey Band) et Dave Clempson (en) (Humble Pie) sont évoqués. C'est finalement l'Américain Tommy Bolin qui est engagé pour succéder à Blackmore. Bolin, qui a remplacé Joe Walsh au sein du James Gang en 1973, a été découvert par David Coverdale sur l'album Spectrum de Billy Cobham[37].

Après quelques jam sessions californiennes (publiées en 2000 sur l'album Days May Come and Days May Go), Bolin reste à Los Angeles pour enregistrer son album solo Teaser, tandis que le reste du groupe s'envole vers Munich pour y débuter l'enregistrement du premier opus de la « Mark IV ». Bolin les rejoint au dernier moment pour y ajouter ses parties de guitare[38]. Come Taste the Band, sorti en octobre, parachève l'évolution « funk » de Deep Purple, suivant en cela les goûts de Hughes, mais aussi ceux de Bolin[39]. En revanche, les fans ne trouvent pas ce nouveau Purple à leur goût : l'album entre tout juste dans le Top 20 au Royaume-Uni et n'atteint que la 43e place aux États-Unis[8], des résultats décevants pour un groupe habitué à mieux.

Tommy Bolin se produit pour la première fois avec Deep Purple le 2[40] ou le 8 novembre[38] à Honolulu. La tournée mondiale qui s'ensuit passe par la Nouvelle-Zélande, l'Australie, l'Indonésie, le Japon, les États-Unis et l'Angleterre. Elle est minée par l'addiction de Bolin à l'héroïne et celle de Hughes à la cocaïne. Ainsi, un soir à Jakarta, une mauvaise injection d'héroïne laisse le bras gauche de Bolin engourdi, ce qui n'est pas sans conséquences sur son jeu de guitare, comme l'illustre l'album Last Concert in Japan enregistré au Budokan le 15 décembre et sorti deux ans plus tard[41]. L'ambiance au sein du groupe s'en ressent. La tournée s'achève le 15 mars 1976, sur un concert désastreux au Liverpool Empire Theatre, et les dates prévues en Allemagne ne seront jamais assurées : la séparation de Deep Purple est rendue publique le 19 juillet[42].

Séparation (1976-1984)[modifier | modifier le code]

Tommy Bolin reprend aussitôt le cours de sa carrière solo : il enregistre un deuxième album, Private Eyes, et tourne aux États-Unis avec son propre groupe, le « Tommy Bolin Band ». Cependant, les divers projets qu'il échafaude avec Billy Cobham ou Glenn Hughes ne se concrétiseront jamais : il meurt d'une overdose le 4 décembre 1976 à Miami, à l'âge de 25 ans[43].

Ritchie Blackmore avec Rainbow en 1977.

La fin des années 1970 voit plusieurs ex-Purple connaître le succès à la tête de leurs nouveaux groupes : Ritchie Blackmore avec Rainbow, Ian Gillan avec Gillan et David Coverdale avec Whitesnake. Après l'album The Butterfly Ball and the Grasshopper's Feast (1974), Roger Glover devient quant à lui un producteur recherché, travaillant avec Nazareth, Judas Priest, Rory Gallagher ou Status Quo, avant de retrouver Blackmore au sein de Rainbow en 1979. De son côté, Jon Lord laisse libre cours à son penchant pour la musique classique avec Sarabande (1976), puis devient le claviériste de Whitesnake en 1978. Ian Paice l'y suit l'année suivante.

Cependant, la disparition de Deep Purple n'a en rien entamé sa popularité, comme en témoigne le succès de la compilation Deepest Purple, no 1 des ventes au Royaume-Uni en août 1980. Des rumeurs de réunion circulent, et Deep Purple fait son retour tant attendu sur scène aux États-Unis en mai 1980… en quelque sorte. En réalité, il s'agit d'un groupe monté de toutes pièces par le claviériste Geoff Emery et le guitariste Tony Flynn et dont le seul lien avec Deep Purple tient à la présence de Rod Evans, tiré de sa retraite musicale pour apporter un semblant de crédibilité à l'entreprise. Rien de nouveau pour Emery et Flynn, qui ont déjà participé à une « réunion » tout aussi douteuse du groupe Steppenwolf quelques années auparavant. Les concerts donnés par ce « Deep Purple » sont un désastre musical, et manquent parfois de tourner à l'émeute lorsque le public réalise qu'il a été trompé sur la marchandise. Finalement, une décision de justice est rendue en octobre, condamnant le faux Deep Purple à verser 672 000 $ en dommages et intérêts aux détenteurs légitimes du nom[44].

Mark V, Mark VI et réunions de la Mark II (1984-1994)[modifier | modifier le code]

Deep Purple en concert au Cow Palace le 31 janvier 1985.

Blackmore dissout Rainbow, Lord quitte Whitesnake, et la réunion de la Mark II de Deep Purple est rendue publique le 27 avril 1984[45]. Les cinq musiciens passent l'été à Stowe, dans le Vermont, pour enregistrer Perfect Strangers, produit par Glover. L'album sort en septembre chez Polydor et rencontre un franc succès des deux côtés de l'Atlantique : no 5 au Royaume-Uni, no 17 aux États-Unis[8]. Le public répond également présent lors des concerts de la tournée mondiale qui commence à Perth le 27 novembre et culmine lors d'une unique date britannique, le 22 juin 1985 à Knebworth, devant 80 000 personnes[46]. Il donne lieu en 1991 à l'album live In the Absence of Pink.

Deep Purple retourne à Stowe en juin 1986, mais les sessions sont beaucoup plus difficiles : le torchon recommence à brûler entre Blackmore et Gillan. The House of Blue Light, sorti en janvier 1987, est beaucoup plus fraîchement accueilli que Perfect Strangers[47]. L'année suivante, l'album live Nobody's Perfect ne parvient pas à attirer les fans, malgré une pochette réalisée par le studio Hipgnosis et la présence en bonus d'une nouvelle version studio de Hush pour célébrer le vingtième anniversaire du groupe. Finalement, Nobody's Perfect permet surtout à Deep Purple de boucler son contrat de trois albums avec Polydor pour aller signer chez BMG[48]. Au beau milieu de nouvelles querelles quant à l'endroit où enregistrer leur prochain album studio, Ian Gillan est renvoyé à la fin de l'année[49].

Divers noms sont envisagés pour le remplaçant de Gillan : les anciens David Coverdale et Ronnie James Dio, Doug Pinnick (en) (King's X), Kal Swann (ex-Tytan (en) et ex-Lion (en)), Terry Brock (Strangeways), Brian Howe (Bad Company) ou les Australiens Jimmy Barnes (en) (Cold Chisel) et John Farnham (Little River Band (en)). Le choix du quatuor s'arrête sur Jimi Jamison, mais les managers de son groupe, Survivor, refusent de le laisser accepter cette proposition. Finalement, fin 1989, c'est l'Américain Joe Lynn Turner qui rejoint Deep Purple, davantage par défaut qu'autre chose. Ce n'est pas un étranger à la famille Purple, puisqu'il a été le chanteur de Rainbow de 1980 à 1984[50].

L'unique album de la « Mark V » de Deep Purple, Slaves and Masters, sort en novembre 1990 sur le label BMG. Il est accueilli tièdement, et les ventes sont décevantes après le succès de The House of Blue Light : il ne fait pas mieux que no 45 au Royaume-Uni et no 87 aux États-Unis[8]. Avec le recul, cet album « n'aurait jamais, jamais dû porter le nom de Deep Purple » selon Jon Lord[51].

Fin 1992, Ian Gillan réintègre Deep Purple au beau milieu des sessions de l'album The Battle Rages On, coproduit avec Thom Panunzio (en). Le retour du chanteur emblématique du groupe permet de meilleurs résultats en Europe : à sa sortie, en juillet 1993, l'album se classe 21e au Royaume-Uni. La tournée européenne qui s'ensuit, illustrée par les albums Come Hell or High Water (1994) et Live in Europe 1993 (2006), ne voit pas les relations entre Gillan et Blackmore s'améliorer. Le guitariste annonce d'emblée qu'il n'accompagnera pas le groupe au Japon, où Deep Purple doit se produire en décembre, et déchire son passeport sous les yeux de ses camarades pour que le message soit clair. Il joue pour la dernière fois avec Deep Purple le 17 novembre à Helsinki[52]. Après une brève résurrection de Rainbow, Blackmore fonde Blackmore's Night, groupe de folk rock d'inspiration médiévale, avec sa nouvelle compagne Candice Night.

Blackmore est remplacé par le guitariste américain Joe Satriani pour honorer la tournée japonaise de décembre 1993, puis de nouvelles dates européennes de mai à juillet 1994. Satriani ne poursuit pas l'aventure pour raisons contractuelles et retourne à sa carrière solo[53]. Comme le déclare Ian Paice à Rock'n Folk en juillet 1998 : « Nous nous sommes aperçus qu'il y avait une vie après Ritchie. »[réf. souhaitée]

Mark VII (1994-2002)[modifier | modifier le code]

Roger Glover et Steve Morse en 2005.

Les quatre membres restants du groupe cherchent un nouveau guitariste, dans tous les sens du terme : il ne veulent pas un clone de Blackmore. Leur choix s'arrête sur Steve Morse, fondateur du groupe Dixie Dregs et ex-Kansas. L'annonce surprend beaucoup de monde, y compris Blackmore lui-même[54] : Morse n'est pas de la même génération que ses nouveaux camarades, il n'est pas Anglais et ne descend donc pas du british blues boom.

Le premier concert de Deep Purple avec Steve Morse a lieu à Mexico le 23 novembre 1994, après seulement trois jours de répétitions[55]. Au cours de l'année 1995, le nouveau guitariste se familiarise avec les classiques du groupe, tout en jouant des morceaux dont Blackmore ne voulait pas entendre parler, entre autres When a Blind Man Cries, Pictures of Home et plusieurs chansons de Fireball, comme No One Came ou la chanson-titre. Le programme des concerts s'enrichit également de nouveaux titres qui annoncent un nouvel album. Enregistré à Orlando, Purpendicular sort en février 1996 et s'avère le disque le plus expérimental et varié du groupe depuis Fireball[56].

Fin 1997 et début 1998, Deep Purple joue dans les houses of blues américaines. En mai sort l'album Abandon au gros son, avec un côté progressif. Ils y reprennent même Bloodsucker, épelé ici Bludsucker. Puis ils repartent arpenter le monde entier.

En septembre 1999, Deep Purple rejoue pour deux shows au Royal Albert Hall le Concerto for Group and Orchestra de 1969. Ronnie James Dio apparait en invité, le London Symphony Orchestra est cette fois-ci dirigé par Paul Mann. Le groupe reprend le concerto sur différentes scènes européennes et au Japon, toujours secondé par un orchestre classique. Après cette parenthèse, il se lance dans une nouvelle tournée mondiale.

Mark VIII (depuis 2002)[modifier | modifier le code]

Don Airey avec Deep Purple en 2005.

À la surprise générale, Jon Lord annonce son départ de Deep Purple en mars 2002 : il souhaite se consacrer à des projets plus personnels de musique orchestrale, ce que le programme scénique intensif du groupe ne lui laisse pas le temps de faire. Pour le remplacer, les autres membres se tournent vers Don Airey, qui a joué avec Rainbow, Gary Moore et Ozzy Osbourne, entre autres. Il a du reste déjà assuré les claviers pour le groupe durant quatre concerts en 2001 en remplacement de Lord, blessé au genou. Ce dernier joue pour la dernière fois avec Deep Purple le 19 septembre à Ipswich[57].

Le premier album avec Don Airey, Bananas, est enregistré à Los Angeles au début de l'année 2003 et sort en octobre. Pour la première fois depuis The Battle Rages On, il n'est pas produit par Roger Glover, mais par un producteur extérieur, l'Américain Michael Bradford (en). La sortie de l'album s'accompagne d'une tournée mondiale (2003-2004) qui passe par l'Amérique du Sud, l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Asie et la Russie.

Deep Purple avec Dmitri Medvedev le 23 mars 2011.

Deep Purple retrouve Michael Bradford en 2005 pour l'enregistrement de Rapture of the Deep, son premier album pour le label Edel AG à la suite de leur départ d'EMI. L'album sort en novembre, quelques mois après la participation du groupe au Live 8 à Toronto. De 2006 à 2011, il donne près de 500 concerts dans une cinquantaine de pays du monde entier, participant notamment au festival de Montreux (2006, 2008 et 2011), aux festivals Monsters of Rock au Royaume-Uni (2006) et en Espagne (2008) et à la fête de l'Humanité en France (2009). Le président russe Dmitri Medvedev les accueille au Kremlin avant leur concert à Moscou le 23 mars 2011[58].

De juin 2011 à décembre 2012, Deep Purple entreprend une nouvelle tournée mondiale, passant par l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Amérique du Sud, intitulée « The Songs That Built Rock Tour (en) ». Le groupe y est accompagné par l'orchestre philharmonique allemand du Neue Philharmonie Frankfurt (en). Les musiciens ménagent une pause dans leur programme entre février et octobre pour se consacrer au dix-neuvième album studio du groupe, le troisième de cette formation. Now What?!, enregistré à Nashville et produit par Bob Ezrin, sort en avril 2013. Il est dédié à la mémoire de Jon Lord, mort le 16 juillet 2012 des suites d'un cancer du pancréas.

En juillet 2013, Deep Purple joue une nouvelle fois au festival de Montreux et y interprète entre autres son morceau emblématique Smoke on the Water, en hommage à Claude Nobs. Il participe aussi pour la première fois au Wacken Open Air en Allemagne le 1er août.

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Avec Led Zeppelin et Black Sabbath, Deep Purple est considéré comme l'un des pionniers du hard rock et du heavy metal. Comme le résume Joe Elliott, chanteur de Def Leppard, « il n'y avait que trois groupes qui comptaient en 1971 : Led Zeppelin, Black Sabbath et Deep Purple[59] ». De nombreux groupes de rock revendiquent l'influence de Deep Purple, parmi lesquels Scorpions, Iron Maiden, Metallica, Saxon, Van Halen, Judas Priest, Def Leppard ou Dream Theater[réf. souhaitée].

En 2011, Deep Purple reçoit l'Innovator Award lors des CR Awards organisés par le magazine Classic Rock[60]. Le groupe est nommé pour la première fois comme candidat à l'entrée dans le Rock and Roll Hall of Fame en 2012[61], mais ne fait pas partie des six nouveaux membres de 2013, bien qu'il soit arrivé en deuxième position du sondage réalisé auprès du public, derrière Rush[62]. Le groupe est de nouveau nommé pour 2014 et n'est pas retenu pour la deuxième fois consecutive.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Deep Purple.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thompson 2004, p. 19-20.
  2. Thompson 2004, p. 22-26.
  3. Thompson 2004, p. 27-28.
  4. Thompson 2004, p. 28-30.
  5. Thompson 2004, p. 32-36.
  6. Bloom 2006, p. 106-107.
  7. Bloom 2006, p. 103-104.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Deep Purple - Awards », AllMusic (consulté le 25 juillet 2012)
  9. Thompson 2004, p. 40-42
  10. Thompson 2004, p. 44-47.
  11. Thompson 2004, p. 48-50.
  12. Bloom 2006, p. 122.
  13. Thompson 2004, p. 55-56.
  14. Thompson 2004, p. 57-58.
  15. Thompson 2004, p. 60-62.
  16. Thompson 2004, p. 62-63.
  17. Thompson 2004, p. 69-73.
  18. Thompson 2004, p. 90-92.
  19. Thompson 2004, p. 83-85.
  20. Thompson 2004, p. 104-105.
  21. Thompson 2004, p. 87-88.
  22. Thompson 2004, p. 77.
  23. Thompson 2004, p. 118-119.
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  25. Thompson 2004, p. 127-128
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  27. Thompson 2004, p. 143.
  28. Thompson 2004, p. 140-142.
  29. Thompson 2004, p. 142-145.
  30. Thompson 2004, p. 149-150.
  31. Thompson 2004, p. 148-149.
  32. Thompson 2004, p. 71-72.
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  37. Thompson 2004, p. 180-181.
  38. a et b John Herdt, « Deep Purple Mk IV », sur The Official Tommy Bolin Archives,‎ 2005 (consulté le 19 mai 2012).
  39. Thompson 2004, p. 183.
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  41. Thompson 2004, p. 185-186.
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  46. Thompson 2004, p. 245-248.
  47. Thompson 2004, p. 251-253.
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  51. Thompson 2004, p. 263.
  52. Thompson 2004, p. 272-274.
  53. Thompson 2004, p. 275-277.
  54. Thompson 2004, p. 286.
  55. Thompson 2004, p. 285.
  56. Thompson 2004, p. 289-290.
  57. Thompson 2004, p. 309-313.
  58. (en) « Meeting with Deep Purple », kremlin.ru,‎ 23 mars 2011 (consulté le 31 juillet 2012).
  59. (en) Robert Walser, Running with the Devil: Power, Gender, and Madness in Heavy Metal Music, Wesleyan University Press,‎ 1993 (ISBN 9780819562609), p. 10.
  60. (en) « CR AWARDS: The Winners », sur Classic Rock,‎ 10 novembre 2011 (consulté le 10 décembre 2012).
  61. (en) Andy Greene, « Rush, Public Enemy, Deep Purple Nominated for Rock and Roll Hall of Fame », sur Rolling Stone,‎ 4 octobre 2012 (consulté le 10 décembre 2012).
  62. (en) Randy Lewis, « Rush, Randy Newman, Donna Summer among 2013 Rock Hall inductees », Los Angeles Times,‎ 11 décembre 2012 (consulté le 27 décembre 2012).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Livres en français[modifier | modifier le code]

  • Martin Popoff (trad. Aurélien Lemant), Deep Purple: De la fumée sur l'eau, Camion Blanc,‎ 2014 (ISBN 978-2-35779-544-0)

Livres en anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Jerry Bloom, Black Knight: Ritchie Blackmore, Omnibus Press,‎ 2006 (ISBN 978-1-84609-266-4)
  • (en) Chris Charlesworth, Deep Purple: The Illustrated Biography, Omnibus Press,‎ 1983 (ISBN 0-7119-0174-0)
  • (en) Ian Gillan et David Cohen, Child in Time: The Life Story of the Singer from Deep Purple, Music Book Services,‎ 1995 (ISBN 9781886894006)
  • (en) Dave Thompson, Smoke on the Water: The Deep Purple Story, ECW Press,‎ 2004 (ISBN 1-55022-618-5)
  • (en) Michael Heatley, The Complete Deep Purple, Reynolds & Hearn,‎ 2005 (ISBN 1-903111-99-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]