Économie du Luxembourg

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Luxembourg
Indicateurs économiques
Monnaie Euro
Année fiscale Calendaire
Organisations internationales UE OCDE
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 49,53 milliards US $ (2007) [1]
Produit intérieur brut en PPA
Rang pour le PIB en PPA
Croissance du PIB -4,5 % (2009)
PIB par habitant en PPA 84 300 US $ (2007)

[2]

PIB par secteur agriculture : 0,4 % (2007)
industrie : 13,6 % (2007)
services : 86 % (2007)
Inflation (IPC) 0,5 % (2009)
Pop. sous le seuil de pauvreté
Indice de développement humain (IDH) 24e (2008)
Population active 348 700 (2008)
Population active par secteur agriculture : 2,2 % (2007)
industrie : 17,2 % (2007)
services : 80,6 % (2007)
Taux de chômage 7.1 % (mars 2014)
Principales industries Banque, sidérurgie, agro-alimentaire, industrie chimique, métallurgie, ingénierie, pneumatiques, verre, aluminium
Commerce extérieur
Exportations 14,05 milliards de dollars (2009)
Biens exportés acier, produits chimiques, caoutchoucs, verre, aluminium, autres produits industriels
Principaux clients Allemagne 21,7 %, France 17,3 %, Belgique 9,9 %, Italie 6,9 %, Royaume-Uni 6,5 %, Pays-Bas 6 %, Espagne 4,9 % (2008)
Importations 18,69 milliards de dollars (2009)
Biens importés minerais, métaux, produits alimentaires, biens de luxe
Principaux fournisseurs Belgique 28 %, Allemagne 23,9 %, Chine 18,9 %, France 10 %, Pays-Bas 4,8 %, (2008)
Finances publiques
Dette publique 14,5 % du PIB (2009)
Dette extérieure
Recettes publiques 17,83 milliards de € (2009)
Dépenses publiques 19,76 milliards de € (2009)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/lu.html

L'économie du Luxembourg dépend en grande partie du secteur bancaire et de celui de l'acier. En 2005, 46 % du produit intérieur brut du pays proviennent des services financiers. On compte un peu moins de 150 banques sur le territoire du grand-duché. Le secret bancaire est protégé par le code pénal du pays. Les Luxembourgeois jouissent d'un haut niveau de vie. Ce haut niveau de vie se traduit par une offre de consommation plus haut de gamme que dans ses pays frontaliers. Cependant, pour des biens de consommation rigoureusement identiques (alimentation, meubles, achat ou location de bien immobilier, etc.), les prix sont bien moins élevés que dans des villes telles que Paris ou Londres.

Statut et création d'entreprise[modifier | modifier le code]

Les formes juridiques d'entreprises acceptées au Luxembourg sont les suivantes[3] :

  • sociétés anonymes, sociétés à responsabilité limitée, sociétés en commandite par actions
  • sociétés en nom collectif, sociétés en commandite simple, sociétés civiles, sociétés coopératives

L'enregistrement d'une nouvelle société se fait auprès de l'Administration de l'enregistrement et des domaines.

Le Luxembourg est un domicile important de sociétés holding. S'il a aboli son statut de « holding 1929 » au 1er janvier 2011, La Commission européenne ayant considéré ce régime comme une aide publique, le Luxembourg propose divers régimes de holding avantageux telles les sociétés de participation financière (soparfi), les sociétés d'investissement a capital risque (sicar) ou les Sociétés Immobilières Luxembourgeoises (SIL) qui sont totalement exonérer d’impôt au Luxembourg pour leurs opérations en France.

Industries[modifier | modifier le code]

Croissance de la production industrielle : 1,6 % (est., 1999)

Électricité, production : 382 GWh (1998)

Électricité, production par source :

  • énergie fossile : 60,73 %
  • hydroélectrique : 24,86 %
  • nucléaire : 0 %
  • autres : 14,41 % (1998)

Électricité, consommation : 5,856 TWh (1998)

Électricité, exportation : 900 GWh (1998)

Électricité, importation : 6,4 TWh (1998)

Acier[modifier | modifier le code]

L'industrie sidérurgique du Luxembourg a été pendant longtemps la première source d'emploi et de richesse du pays, jusqu'à représenter 45 % du PIB national[4]. Le dernier haut fourneau, à Esch-Belval, a cependant fermé en 1997. Les usines se sont rentrées sur des produits fabriqués dans des aciéries électriques. Les grosses poutrelles fabriquées à Differdange ainsi que les palplanches de Belval, sont des marchés de niche à la rentabilité satisfaisante. L'usine de galvanisation à chaud de Galvalange produits des tôles revêtues à usage, notamment, du bâtiment et travaux publics.

L'entreprise Paul Wurth (achetée en 2012 par SMS GmbH) maintient cependant une compétence reconnue mondialement dans le domaine de la construction et la modernisation des hauts fourneaux et des installations sidérurgiques « amont »[5].

Banques[modifier | modifier le code]

Le Luxembourg comptait 148 banques au 30.11.2009 [6]. Pour 440 000 habitants, il représentait en 1999 une capitalisation boursière de 554 milliards de dollars US, soit plus que Hong Kong, deux fois plus que Singapour, 400 fois plus que les Bahamas.

Au début des années 1960 les activités des banques luxembourgeoises étaient surtout orientées vers la finance d'entreprise (corporate finance). Au cours des vingt dernières années les activités de banque privée et de banque dépositaire pour fonds d'investissement ont pris les devants.

Il compte également de nombreuses institutions financières comme la chambre de compensation Clearstream, anciennement Cedel International. Près de deux mille milliards de dollars US sont capitalisés dans ses fonds d'investissement.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Élevage[modifier | modifier le code]

L'agriculture luxembourgeoise est surtout spécialisée dans l'élevage de bovins et la production du lait. On y élève également des moutons, des chèvres, du porc et des volaille.

Cultures[modifier | modifier le code]

On y cultive des pommes de terre, du tournesol, du maïs, du lin, du colza, du blé, des fruits, des légumes, et des betteraves sucrières.

Bières[modifier | modifier le code]

Voici quelques bières luxembourgeoises: Bofferding Diekirch, Battin, Simon Pils…

Vin[modifier | modifier le code]

Le vin luxembourgeois est fait avec des raisins cultivés dans les vignobles au bord de la Moselle luxembourgeoise, car c'est le seul endroit du Luxembourg qui est assez chaud, sec, et ensoleillé, pour bien faire pousser des raisins.

Quelques entreprises industrielles établies au Luxembourg[modifier | modifier le code]

Investissements étrangers[modifier | modifier le code]

Climat social[modifier | modifier le code]

Le Luxembourg bénéficie d'un climat social plutôt calme, et ce depuis 1930. La plupart des travailleurs industriels sont associés au parti politique dominant.

Les investisseurs étrangers citent souvent les travailleurs du Luxembourg comme la principale raison de s'installer sur le territoire. En 2009, le taux de chômage était de 5,9 % de la population active résidente[3].

Durant la première année de chômage, le chômeur est payé par l'ADEM, administration placée sous l’autorité du Ministre du travail et de l’emploi, et reçoit soit 1 500 euros brut, soit 80 % de son dernier salaire. Au terme de cette année, s'il n'a pas trouvé d'emploi il ne bénéficie plus de l'allocation de chômage de l'ADEM mais du revenu minimum garanti, ou RMG, octroyé par le Fonds de Solidarité, rattaché au Ministère de la Famille.

Le RMG luxembourgeois accordé après la première année de chômage s'élève en 2007 à environ 1 300 euros brut pour une personne isolée et sans enfant, soit, déductions d'impôts prises en compte et augmenté d'une participation au loyer, à environ 1 200 euros net. Contrairement à son voisin français ou belge, le Luxembourg prélève les impôts à la source, mais tout résident peut faire une déclaration d'impôt s'il souhaite déduire certaines dépenses fiscalement déductibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Principaux agrégats, trois approches : (prix courants), (mio EUR), 1995-2009. », sur www.statistiques.public.lu (consulté le 13 mai 2010)
  2. http://www.populationdata.net
  3. a et b (fr) « Portail Entreprises du Luxembourg : Formes juridiques de l'entreprise », sur www.entreprises.public (consulté le 13 mai 2010)
  4. [PDF]Michel Freyssenet, La sidérurgie française 1945-1979 : L'histoire d'une faillite. Les solutions qui s'affrontent, Paris, Savelli, coll. « Documents critiques »,‎ 1979, 241 p. (ISBN 9782859300302, OCLC 417353871, notice BnF no FRBNF34648522, résumé, lire en ligne), p. 154
  5. (en) « Site officiel de l'entreprise Paul Wurth »
  6. www.cssf.lu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]