Celtic Football Club

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec Rangers Football Club, un autre club de football basé à Glasgow et rival de celui-ci.

Celtic FC

Logo du Celtic FC
Généralités
Nom complet Celtic Football Club
Surnoms The Bhoys, The Hoops, The Celts
Fondation 6 novembre 1887
Statut professionnel depuis 1890
Couleurs vert et blanc
Stade Celtic Park
(60 355 places)
Siège Celtic Park,
Glasgow G40 3RE
Championnat actuel Scottish Premier League
Président Drapeau : Écosse Ian Bankier
Entraîneur Drapeau de l’Irlande du Nord Neil Lennon
Joueur le plus capé Drapeau : Écosse Billy McNeill (790)
Meilleur buteur Drapeau : Écosse Jimmy McGrory (522)
Site web www.celticfc.net
Palmarès principal
National[note 1] Championnat d'Écosse (45)
Coupe d'Écosse (36)
Coupe de la Ligue (14)
International[note 1] Coupe d'Europe des clubs champions (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur
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Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Championnat d'Écosse de football 2013-2014
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Dernière mise à jour : 28 juillet 2013.

Le Celtic Football Club, communément appelé « Celtic Glasgow », est un club de football écossais fondé en 1887 à Glasgow. Fondé par des immigrants irlandais à Parkhead, un quartier à l'Est de la ville, le club nourrit depuis lors un lien ténu avec la diaspora irlandaise, qui lui vaut d'être particulièrement soutenu à travers le monde.

Le Celtic fait partie en 1890 des dix membres fondateurs de la Scottish Football League, qui organise depuis le championnat d'Écosse. Il remporte en 2013 la compétition pour la 44e fois, et compte par ailleurs 35 coupes d'Écosse à son palmarès. L'heure de gloire du Celtic sonne en 1967, quand sous la direction de Jock Stein, il devient le premier club britannique à remporter la Coupe d'Europe des clubs champions, la plus prestigieuse des compétitions européennes. Les Bhoys réalisent cette saison-là l'exploit de remporter les cinq compétitions auxquelles ils participent, avec un effectif composé uniquement de joueurs de la région de Glasgow. Le Celtic reste par ailleurs l'une des meilleures équipes d'Europe jusqu'au départ de Stein en 1975.

Ces trophées en font le deuxième club le plus titré du pays derrière le Rangers FC, son principal rival et alter ego du « Old Firm » (le derby de la ville de Glasgow), avec qui il partage jusqu'à la liquidation de ce dernier en 2012 la particularité de n'avoir manqué aucune édition du championnat écossais. Le Celtic est résident depuis 1892 du Celtic Park, devenu dans les années 1990 le plus grand stade de football en Écosse.

Présidé par John Reid depuis novembre 2007, le club vert et blanc a pour entraîneur le Nord-irlandais Neil Lennon depuis mars 2010. Lui-même ancien capitaine des Bhoys, il mène ses joueurs à la victoire en Coupe d'Écosse en 2011, puis en championnat en 2012, après trois ans de domination des Rangers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Celtic Football Club.

Fondation[modifier | modifier le code]

buste d'un frère mariste
Buste de Frère Walfrid, fondateur du Celtic FC.

Le Celtic Football Club est fondé à Glasgow le 6 novembre 1887 par le frère mariste Walfrid, originaire de Ballymote en Irlande[1]. Il a alors deux buts : le premier est de lever des fonds pour combattre la pauvreté dans les quartiers East End de Glasgow, peuplé d'immigrés irlandais ayant fui la « Grande famine » depuis la seconde moitié du XIXe siècle[2]. Le frère Walfrid copie en ça l'exemple du Hibernian Football Club, fondé à Édimbourg quelques années plus tôt par d'autres immigrés irlandais[2]. Son second objectif est d'aider à l'intégration sociale de la communauté irlandaise de Glasgow en faisant du club, ouvert aux Irlandais comme aux Écossais, aux catholiques comme aux protestants, un vecteur de rapprochement[3].

Le choix du frère Walfrid de baptiser le club « Celtic FC » souligne l'objectif d'en faire un pont entre les deux pays celtiques s'étendant de chaque côté de la mer d'Irlande[3],[4], à la différence d'un « Hibernian » faisant uniquement référence à l'Irlande[gm 1]. Un terrain est loué dans Parkhead et aménagé par les supporters. Le premier maillot est blanc à col vert, avec pour écusson une simple croix celtique verte ; le short est noir et les chaussettes vertes.

photo d'équipe de football
L'équipe du Celtic en 1889.

L'équipe du Celtic dispute son premier match le 28 mai 1888, contre le Rangers FC, battu 5-2[5] dans une ambiance amicale. Neil McCallum est le premier buteur de l'histoire du club. C’est le premier épisode du Old Firm, un derby qui va s'imposer progressivement comme le sommet du football écossais.

Deux entrepreneurs écossais d'origine irlandaise, John Glass et Pat Welsh, voient dans le Celtic l'opportunité de bâtir un grand club écossais, dans la foulée de l'apparition du professionnalisme en Angleterre. Ils parviennent à en prendre les rênes, malgré les réticences de frère Walfrid, et le lancent sur la voie du professionnalisme[gm 2] : cinq joueurs majeurs d'Hibernian, vainqueurs de la Coupe d'Écosse en 1887, sont débauchés, bientôt rejoints par deux autres de Renton (dont James Kelly, un joueur fameux de l'époque, promu capitaine[6]), vainqueurs de la même compétition en 1888, de sorte que le Celtic s'impose vite comme l'une des meilleures équipes du pays[gm 2]. En 1889, l'équipe s'incline en finale de la Coupe d'Écosse face à Third Lanark (en deux fois : 0-3, match annulé, puis 1-2[7]). Quelques semaines plus tard, le club remporte la North-Eastern Cup, son premier trophée, contre le club de Cowlairs (6-1)[1]. L'année suivante, les Bhoys s'inclinent en finale de la prestigieuse Glasgow Cup face à Queen's Park (2-3), un club emblématique du XIXe siècle[8]. Ces bons résultats attirent un public fourni, notamment 25 000 spectateurs en septembre 1889 pour la réception de Queen's Park en Coupe, ce qui incite les dirigeants du Celtic à pousser à la création d'une compétition nationale régulière[gm 2].

En 1890, le Celtic est logiquement un des membres fondateurs du championnat professionnel d'Écosse[gm 2]. Le club remporte son premier titre majeur l'année suivante, grâce à une victoire 4-0 sur Third Lanark en finale de la Glasgow Cup[8], puis enlève un an plus tard sa première Coupe d'Écosse à Ibrox Park, face à Queen's Park, resté amateur (1-0, match annulé après des contestations réciproques, puis 5-1)[9]. Troisièmes en 1891 et deuxièmes en 1892, les Bhoys inscrivent enfin le championnat à leur palmarès en 1893, puis réitèrent la performance en 1894 et 1896. Par ailleurs en 1892, le club doit quitter son terrain ; il déménage à proximité et doit faire de nouveau appel à ses supporters pour aménager le stade, baptisé Celtic Park.

Fort de son succès, le Celtic FC fait des émules en Irlande : le Belfast Celtic, né en 1891 à Belfast en Irlande du Nord, s'inspire largement de son grand frère de Glasgow, en en reprenant les valeurs, les couleurs, le nom du stade... et les succès, puisqu'il remporte le Championnat d'Irlande en 1900. Quelques années plus tard, le Shamrock Rovers Football Club exporte les mêmes ingrédients à Dublin avec une certaine réussite.

L'ère Willie Maley (1897-1940)[modifier | modifier le code]

En 1897, le club se forme en société à responsabilité limitée pour faire face à l'augmentation des coûts liés au professionnalisme[1], et fait l'acquisition du Celtic Park. Conscients que l'équipe a pâti les précédentes saisons de l'instabilité de son effectif, ses dirigeants décident de nommer un entraîneur appointé : le choix se porte sur Willie Maley, le secrétaire du club et ancien footballeur international arrivé au club en 1888[gm 2].

Maley renouvelle d'abord profondément l'effectif, ne conservant que sept joueurs et recrutant plusieurs autres en Angleterre, notamment les attaquants d'Aston Villa John Campbell et Jack Reynolds, auteurs du doublé coupe-championnat en Angleterre la saison précédente[gm 3]. Le Celtic remporte de nouveau le championnat en 1898, puis la Coupe en 1899 et 1900. Cependant, cette politique de recrutement coûte cher au club, et la question du renouvellement des titulaires se pose bientôt. Avec l'accord de ses dirigeants, Maley décide dès lors de changer sa politique sportive : le Celtic recrutera dorénavant des joueurs jeunes, moins chers et auxquels il pourra faire pratiquer un jeu fait de passes, vif et offensif[gm 3].

photo d'une équipe de football avec trois trophées
Le Celtic remporte le triplé en 1908.

Ce choix pénalise d'abord l'équipe, qui ne remporte pas de nouveaux titres jusqu'en 1903. La saison suivante, les jeunes Bhoys accèdent à la finale de la Coupe et y défient les Rangers devant plus de 60 000 spectateurs. Jimmy Quinn, qui découvre ce soir-là le poste de buteur, inscrit un triplé décisif (3-2), annonçant ainsi une période faste pour le club[gm 3]. Cette saison voit les dirigeants opter pour un nouveau maillot à rayures horizontales, devenu depuis emblématique. Preuve de sa popularité, le Celtic est à l'été 1904 la première équipe écossaise à réaliser une tournée à travers l'Europe[gm 3]. Ses jeunes pousses (Jimmy McMenemy, Patsy Gallacher[5]…) remportent le championnat six saisons d'affilée entre 1905 et 1910, un exploit jamais réalisé jusqu’alors, et la Coupe à quatre reprises. 1907 voit le Celtic réussir le doublé coupe-championnat, une première dans l’histoire du football écossais[1]. La saison suivante est celle de la consécration avec un inédit triplé Coupe-championnat-Glasgow Cup.

deux footballeurs se disputent un ballon
Action de match face à Hearts en 1912.

Cet impressionnant bilan sportif est assombri par la montée du sectarisme à travers l’Écosse, qui se matérialise en avril 1909 par l'annulation de la Coupe d'Écosse, à la suite des combats violents qui opposent supporteurs du Celtic et des Rangers lors de la finale d'appui[10], causant une centaine de blessés[11]. Après 1910, le renouvellement de génération affaiblit un temps l'équipe du Celtic, qui cède le championnat mais enlève malgré tout deux nouvelles Coupes en 1911 et 1912.

Quand la Première Guerre mondiale éclate, le Celtic peut compter de nouveau sur une équipe aguerrie qui remporte quatre nouveaux titres de champion entre 1914 et 1917. La compétition est cependant marquée pendant cette période par une grande instabilité des effectifs et de nombreuses pertes humaines parmi les joueurs[gm 4]. Le Celtic déplore ainsi la mort de plusieurs des siens, dont Donald McLeod et Peter Johnstone, ce dernier comptant plus de deux-cents matchs sous le maillot vert & blanc[12].

Après la guerre, le club, de nouveau champion en 1919, subit bientôt la domination de ses rivaux, et notamment du Rangers FC. Ce dernier bénéficie à partir du printemps 1920 des méthodes originales et de l'exigence de son nouvel entraîneur Bill Struth, qui contraste avec la totale autonomie donnée aux Bhoys par Willie Maley, aussi bien pendant les entraînements qu'en match[gm 4]. Les Bhoys arrachent deux titres de champion en 1922 (un succès terni par des incidents avec les supporters du Morton FC en fin de saison[5]) et 1926, avant de connaître une disette longue de dix saisons. Les soucis sportifs sont accentués par les problèmes internes, Maley devenant de plus en plus rigide sur les aspects financiers. Quand un jeune footballeur de talent du Celtic arrive à maturité, le club préfère le vendre (parfois même contre la volonté du joueur) plutôt que le conserver en augmentant son salaire. C'est ainsi que des joueurs majeurs partent brutalement sur des désaccords financiers, comme le capitaine William Cringan en 1923, Patsy Gallacher en 1926 ou encore Adam McLean en 1928[gm 4]. Le très prolifique buteur de l'équipe Jimmy McGrory, poussé vers Arsenal par les dirigeants, refuse le transfert en dépit de l'importante baisse de salaire qu'il subit par la suite[gm 4]. Par ailleurs, le club connaît un événement dramatique en septembre 1931 : le jeune gardien de but international John Thomson se tue accidentellement au cours du Old Firm, en se fracturant le crâne lors d'une sortie dans les pieds de l'attaquant des Rangers Sam English. Ses obsèques rassemblent plus de 30 000 personnes[gm 5].

un footballeur sur le point de tirer devant un gardien de but
McGrory, meilleur buteur de l’histoire du club.

La fin des années 1930 voit la situation du club s’améliorer, grâce notamment à l'exceptionnelle efficacité de McGrory, le buteur le plus prolifique de l'histoire du football britannique[13] et au recrutement de Jimmy McMenemy en 1934 comme adjoint de Maley, chargé des entraînements quotidiens et des aspects tactiques[gm 4]. Les Bhoys sont champions d’Écosse en 1936 grâce à leur ligne d'attaque qui inscrit cent-quinze buts en trente-huit matchs de championnat, dont cinquante pour le seul McGrory ! L'année suivante, l'équipe remporte la Coupe d'Écosse face à Aberdeen devant 146 433 spectateurs, une affluence record en Europe pour un match de football d’une compétition nationale[gm 4]. Porté par son Terrible Trio (composé des attaquants John Divers, Johnny Crum et Malky McDonald), le Celtic est de nouveau champion en 1938, puis enlève l'Empire Exhibition Trophy, une compétition de prestige organisée dans le cadre de l'exposition impériale de Glasgow, opposant huit des meilleures équipes d'Écosse et d'Angleterre. Vainqueurs de Sunderland FC puis de Heart of Midlothian, les Bhoys battent les Anglais d'Everton FC en finale (1-0 a.p.)[gm 4].

Cette victoire de prestige provoque un nouveau conflit d'ordre financier entre Willy Maley et les dirigeants du club, jaloux et inquiets de son omniprésence au sein du club, d'autant que le manager n'est pas soutenu par les joueurs dont il est volontairement distant[gm 4]. Alors que les compétitions officielles sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale, Maley est poussé vers la sortie par les dirigeants, à plus de soixante-dix ans. En quarante-trois saisons à la tête du club, il aura remporté seize championnats et quatorze coupes d'Écosse, entre autres trophées[2]. C'est également la fin de The Bank, le restaurant du centre de Glasgow acquis en 1920 par Maley, devenu le siège officieux du club, où le manager et ses joueurs fêtaient les victoires et négociaient les contrats[gm 4].

L'ère McGrory et les difficultés d'après-guerre (1946-1965)[modifier | modifier le code]

Après l'intermède réalisé par Jimmy McStay comme entraîneur pendant la guerre, McGrory est nommé à la tête de l'équipe à la reprise des compétitions officielles en 1946. Il est secondé par Alex Dowdells, qui a remplacé McMenemy en 1940. Le vide laissé dans la direction du club par le départ de Malley est cependant difficile à combler, d'autant que McGrory, unanimement loué comme un gentleman, n'est pas exactement un homme à poigne[gm 6],[14]. Le Celtic va alors connaître une longue période d'insuccès, ses dirigeants persévèrant dans le choix de ne recruter que des juniors à moindre coût et de céder ses meilleurs éléments dès lors qu'ils peuvent en retirer un bénéfice financier[gm 6]. Dans un championnat dominé par ses rivaux (le Rangers FC et, dans une moindre mesure, Hibernian) le Celtic est même tout proche de la relégation en deuxième division lors de la saison 1947-1948, achevée au douzième rang, le maintien n'étant assuré qu'à la dernière journée.

À la suite de cette saison difficile, le club fait appel à Jimmy Hogan, un entraîneur anglais de grande expérience, pour seconder McGrory. Il reste deux ans, le temps que les résultats s'améliorent[gm 6]. Après son départ, McGrory ne change pourtant pas sa façon de faire, et il se trouve rapidement supplanté par le nouveau président Robert Kelly, nommé en 1947[14]. Ce dernier va prendre l'habitude d'imposer le onze de départ au manager, dont le rôle est bientôt limité à la portion congrue[gm 6].

Vainqueur de la Coupe d'Écosse en 1951, le Celtic recrute en décembre un défenseur écossais peu connu, Jock Stein, qui s'impose très vite comme un meneur d'hommes hors pair, au point d'être nommé capitaine en 1952. Malgré son maigre palmarès depuis trois décennies, la popularité du Celtic lui vaut d'être invité à disputer la Coronation Cup en mai 1953, une compétition organisée à l'occasion du couronnement de la reine Élisabeth II sur le modèle de l'Empire Exhibition de 1938[gm 6]. Vainqueurs inattendus des Anglais d'Arsenal puis de Manchester United[15], les coéquipiers de Stein battent en finale les Hibernians à Hampden Park devant 117 000 personnes (2-0)[16]. Revigorés par cette performance, les Bhoys réalisent la saison suivante le doublé coupe-championnat : le premier du club depuis quarante ans.

Finalistes de la Coupe et deuxièmes en championnat en 1955, les verts & blancs perdent début 1956 leur capitaine sur blessure[17]. Ils retombent bientôt dans leurs travers, se montrant de nouveau incapables de se mêler à la lutte pour le titre... Le club s'offre seulement une éclaircie en remportant pour la première fois la Coupe de la Ligue en 1957, puis en 1958. Pour la première de ces deux finales, le 19 octobre 1957, les Bhoys écrasent les Rangers (7-1). Cette victoire est célébrée par la chanson « Hampden in the sun », bien connue des supporters.

Au début des années 1960, le Celtic est retourné dans l'ombre écrasante de son voisin, finaliste de la première Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1961, et rien ne semble pouvoir renverser la situation. La politique sportive du club est minimale, aucune structure de formation n'est formalisée, l'entraînement et la progression des joueurs ne sont pas suivis et l'équipe réserve (où évolue les plus jeunes) ne croise jamais les professionnels[gm 7]. Stein, entraîneur de la réserve de 1957 à 1960, doit se battre pour obtenir l'aménagement d'un terrain d'entraînement à Barrowfield, près du stade. Sur le terrain, l'équipe a troqué les principes de jeu offensif de Willie Maley pour un football physique et rustre techniquement, un aspect renforcé par la nomination de l'ancien défenseur Sean Fallon comme adjoint de McGrory[gm 7]. Ce jeu contribue au départ des joueurs les plus doués techniquement, comme les milieux de terrain Pat Crerand, Bobby Collins ou encore Bertie Auld[gm 7]. Pour ses débuts en compétition européenne à l'occasion de la Coupe des villes de foires 1962-1963, le Celtic est éliminé au premier tour par les Espagnols de Valence CF, tenants du titre. Battu en finale de la Coupe d'Écosse par les Rangers cette même saison, le Celtic est qualifié pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe à la suite du doublé de son rival. Tombeur du Dinamo Zagreb et du Slovan Bratislava, le Celtic atteint les demi-finales, mais est éliminé par le MTK Budapest.

Cette relative performance ne parvient pas à masquer le retard du Celtic sur les autres clubs écossais ; un retard d'autant plus cruel que Jock Stein, inspiré par le jeu déployé par le Onze d'or hongrois lors de la Coupe du monde de 1954, obtient d'excellents résultats à la tête du modeste Dunfermline AFC à partir de 1960[18].

L'ère Jock Stein et le triomphe des « Lisbon Lions » (1965-1978)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lisbon Lions.

Début 1965, Jock Stein, passé à Hibernian à l'été 1964, reçoit une offre des Anglais de Wolverhampton. Sensible à cette proposition mais souhaitant avant tout diriger le Celtic, Stein contacte le président Bob Kelly et parvient à négocier son retour comme manager, malgré le souhait initial de Kelly d'en faire l'adjoint de Fallon, notamment du fait qu'il soit protestant[19]. McGrory est remercié en mars 1965, après pratiquement vingt ans de service. Bien que resté populaire auprès des supporters pour son passé de joueur et ses qualités humaines, il quitte le club avec un très maigre palmarès, n'ayant pas su donner de style de jeu à son équipe ni su empêcher l'intervention incessante des dirigeants dans les choix sportifs[14].

Stein s'impose rapidement comme un manager hors-pair et parvient à faire respecter ses choix par ses dirigeants. S'appuyant essentiellement sur les joueurs déjà au club, tous nés dans les environs de Glasgow[20], il redonne confiance et cohérence à l'équipe. Qualifiés pour la finale de la Coupe d'Écosse après un match d'appui, ses joueurs arrachent le trophée à Dunfermline le 24 avril (3-2). Cette victoire renforce le charisme du nouvel entraîneur et redonne confiance à ses joueurs[gm 7].

À l'été, Stein obtient le recrutement de l'attaquant Joe McBride pour un montant record[gm 7] et le retour de Bertie Auld. L'équipe poursuit sur sa lancée en remportant le premier titre de champion du club depuis douze ans[2], et en atteignant les demi-finales de la Coupe des coupes, dont elle est éliminée de justesse par Liverpool (1-0; 0-2)[5]. En quelques mois, l'équipe de Stein a brutalement renversé le rapport de domination établi par les Rangers, qui sont notamment battus en octobre 1965 en finale de la Coupe de la Ligue (dont les Rangers ont remporté cinq des six précédentes éditions)[gm 7]. En fin de saison, l'équipe part pour une tournée de plusieurs semaines en Amérique du Nord, qui contribue à resserrer les liens entre les joueurs[gm 7].

banderole "Lisbon 1967" dans les tribunes d'un stade
Supporters célébrant la victoire de 1967.

1966-1967 est la plus belle saison de l'histoire du club, qui remporte chacune des compétitions domestiques à laquelle il participe : championnat, Coupe d'Écosse, Coupe de la Ligue et Glasgow Cup[gm 8]. Surtout, les coéquipiers de Billy McNeill, portés par l'enthousiasme et la confiance de Jock Stein et dont on loue le courage et l'audace[2], brillent en Coupe d'Europe des clubs champions. Ils écartent le FC Zurich et le FC Nantes facilement, les Yougoslaves de Vojvodina en quart de finale grâce à un but décisif de McNeill en toute fin du match retour à Glasgow, et enfin le Dukla Prague[gm 8]. Les Écossais défient en finale l'Inter Milan d'Helenio Herrera, vainqueur de la compétition en 1964 et 1965 et favori des observateurs[20].

Plusieurs milliers de supporters (entre 7[20] et 12 000[gm 8]) font le déplacement à l'Estádio Nacional de Lisbonne pour assister à la finale, le . Après l'ouverture du score des Italiens sur pénalty en début de match, les Écossais font le siège du but des nerazzurri, célébrés pour leur solidité défensive, et parviennent finalement à tromper le gardien Giuliano Sarti à deux reprises, grâce à Tommy Gemmell et Stevie Chalmers[20]. Les Lisbon Lions (les lions de Lisbonne en français), dont les fameux Jimmy Johnstone, Bobby Lennox et Bobby Murdoch, font du Celtic le premier club britannique à remporter le trophée[21]. Pour la première fois, une équipe remporte la même saison la plus prestigieuse des compétitions européennes ainsi que son championnat et sa coupe nationale[20].

un footballeur célèbre un but
L'attaquant du Racing Maschio face au Celtic en Coupe intercontinentale

Quelques mois après son triomphe, le Celtic dispute la Coupe intercontinentale aux Argentins du Racing. Vainqueurs en Écosse sur la plus petite marge, les Bhoys sont battus à la dernière minute du match retour (1-2), dans l'ambiance infernale de l'Estadio Presidente Perón, où les 100 000 spectateurs ne sont semble-t-il pas sans influence sur l'arbitrage[gm 8]. Les deux équipes doivent se départager lors d'un match d'appui, que le Celtic accepte de disputer trois jours plus tard en Uruguay. Las de la brutalité et de l'antijeu des Argentins, les joueurs du Celtic perdent le contrôle de leurs nerfs[gm 8] : très vite privés de Johnstone et Lennox, expulsés avec Alfio Basile à la suite d'une altercation, les Écossais sont finalement battus 1-0[22].

Malgré cette déception, couplée à celle d'un défaite au premier tour de la Coupe d'Europe 1967-1968 face au Dynamo Kiev, l'équipe du Celtic poursuit sa domination sur la scène nationale. Stein parvient à exploiter au mieux les forces de ses joueurs et les faiblesses de leurs adversaires[gm 9] et fait pratiquer à ses joueurs un jeu offensif décrit comme flamboyant[23]. Cette qualité de jeu et l'état d'esprit insufflé par son charismatique manager permettent au club d'écraser la concurrence en Écosse, dont il remporte neuf championnats d'affilée de 1966 à 1974, une performance inédite en Europe de l'Ouest[note 2],[2].

En 1970, le Celtic atteint de nouveau la finale de la Coupe d'Europe, en disposant du Benfica Lisbonne et de la Fiorentina, puis en battant Leeds United en demi-finale devant 136 505 spectateurs (2-1), une affluence record pour un match européen[gm 10]. En finale, les Écossais sont finalement battus par le Feyenoord Rotterdam sur le score de 2-1, au bout de la prolongation, de façon assez logique[gm 10]. Deux ans plus tard, le Celtic retrouve l'Inter Milan, cette fois en demi-finale de la compétition : après deux matchs achevés sur des score nuls et vierges, chacune des deux équipes ayant fait preuve d'une grande solidité défensive sur le terrain adverse, les Italiens l'emportent aux tirs au but[gm 10]. En 1974, le Celtic, mené par le jeune Kenny Dalglish, atteint pour la quatrième fois le stade des demi-finales de la C1, où il affronte l'Atletico Madrid de l'entraîneur argentin Juan Carlos Lorenzo. À l'issue d'un match aller particulièrement haché où les coups bas valent à trois des Espagnols d'être expulsés, ces derniers parviennent à sauvegarder leur but à Glasgow... avant d'obtenir la qualification au retour, dans un stade bouillant (2-0)[gm 10]. L'injustice ressentie en Écosse est illustrée par la polémique née lors des retrouvailles entre les deux clubs... trente-sept ans plus tard[24].

maillot rayé vert et blanc
Maillot du Celtic en 1976-1977.

Cette déception sonne le glas des ambitions européennes de Jock Stein, qui paraît de plus en plus affecté par les épreuves qu'il traverse avec le club depuis le début des années 1970[gm 11] : en janvier 1971 le désastre d'Ibrox, qui provoque la mort de soixante-six personnes lors du Old Firm, marque profondément l'entraîneur. En avril, le président Robert Kelly, avec lequel il nourrissait une certaine relation de confiance, meurt ; Stein entretiendra par la suite une relation plus difficile et méfiante avec son remplaçant, Desmond White[gm 11]. L'année suivante, Jock Stein connaît à son tour des problèmes de santé qui l'obligent à se mettre en retrait quelque temps[gm 11]. Enfin, c'est avec une certaine amertume qu'il voit les éléments les plus doués du Quality Street Gang, la prometteuse génération programmée pour remplacer les Lisbon Lions, demander leur départ à tour de rôle pour des raisons financières (Lou Macari en 1973, David Hay en 1974, George Connelly en 1975...)[gm 11].

À l'été 1975, alors que le club vient d'être détrôné en championnat, Stein est blessé grièvement dans un accident de voiture, ce qui le force à laisser l'équipe à son adjoint Sean Fallon. À son retour en 1976, l'entraîneur, qui a perdu de son fameux enthousiasme[gm 9], parvient à remporter un nouveau doublé coupe-championnat. Cependant il est confronté au souhait de départ de son joueur majeur Kenny Dalglish, qu'il s'évertue à négocier au mieux financièrement (440 000 £, un record pour un transfert au Royaume-Uni[gm 9]) mais dont il sait qu'il sonne le glas de ses ambitions.

Après une dernière saison terminée à une décevante 5e place, Stein organise son remplacement, en accord avec la direction, par son ancien capitaine Billy McNeill, en poste à Aberdeen depuis un an. Une semaine après son jubilé organisé face à Liverpool, Stein signe à Leeds United[gm 9]. Sous sa direction, le club aura glané un total exceptionnel de vingt-cinq trophées majeurs en treize saisons.

L'irrémédiable déclin (1978-1994)[modifier | modifier le code]

Billy McNeill prend en charge l'équipe en août 1978. Il parvient à renouveler une équipe à bout de souffle, par le recrutement de nouveaux joueurs, une approche d'entraînement différente et un style de jeu plus direct[gm 11]. Le Celtic décroche le titre de champion grâce à une victoire décisive sur les Rangers en fin de saison, arrachée dans les dernières minutes (4-2)[gm 11]. En Coupe d'Europe, McNeill nourrit quelques ambitions, qui sont perdues sur le terrain du Real Madrid en quart de finale retour : vainqueurs 2-0 à l'aller, les Écossais y sont battus 3-0 et éliminés. La déception est forte pour les joueurs, qui ne s'en relèvent pas : le titre qui leur tendait les bras est abandonné à Aberdeen. Pire, la victoire en Coupe d'Écosse, arrachée aux Rangers après prolongation, est entachée par de violents affrontements entre supporters sur la pelouse d'Hampden Park[25]. Ces combats, qui provoquent l'arrestation de 210 personnes, conduiront les politiques à interdire l'alcool dans les stades[gm 11].

McNeill parvient à remobiliser son équipe, qui remporte deux nouveaux titres en 1981 et 1982, ainsi qu'une Coupe de la Ligue en 1982. Ces succès sont obtenus malgré l'émergence de deux nouvelles équipes au sommet du football écossais, bientôt surnommées New Firm (en opposition au Old Firm) : Dundee United et Aberdeen, dirigé par le jeune Alex Ferguson, qui remportent respectivement le championnat et la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1983. Malgré ces bons résultats, McNeill entretient des relations difficiles avec ses dirigeants à qui il reproche leur manque d'ambition. En 1983, la vente à Arsenal du jeune Charlie Nicholas, tout juste élu joueur de l'année en Écosse[26], sert de déclencheur à son départ[gm 11].

Pour le remplacer, le président Desmond White fait appel à un ancien joueur avec qui il entretient de bonnes relations, David Hay, en dépit de son manque d'expérience[gm 11]. Alors qu'en arrivant il entretient un discours optimiste, sa première saison est infructueuse : l'équipe termine à la seconde place en championnat et s'incline en finale des deux Coupes[gm 11]. Pour sa deuxième saison, le Celtic est de nouveau distancé en championnat par Aberdeen mais parvient à remporter la Coupe d'Écosse pour le centenaire de la compétition face à Dundee United (2-1)[gm 11]. Le président Desmond White meurt cet été-là, remplacé par Tom Devlin Junior, membre du conseil d'administration depuis 1949, qui tombe rapidement malade à son tour. Pour autant, l'équipe remporte le championnat à l'issue d'une remontée fantastique sur Heart of Midlothian[gm 11].

La saison suivante est difficile pour Hay, qui ne peut pas renforcer l'équipe comme il le souhaiterait, d'autant qu'il doit faire face à la montée en puissance des Rangers, où l'entraîneur-joueur Graeme Souness obtient des moyens importants[gm 12]. Longtemps en tête du championnat, dont son attaquant Brian McClair termine meilleur buteur, le Celtic craque au printemps et laisse son rival emporter le titre. Le nouveau président John McGinn décide de se séparer de David Hay pour permettre le retour de Billy McNeill, qui sort d'une saison décevante à Aston Villa[gm 12].

Pour l'année du centenaire du club, McNeill perd McClair mais obtient lui les moyens de renforcer son équipe avec plusieurs joueurs confirmés, dont le buteur international Frank McAvennie. Portés par l'enthousiasme de cette saison anniversaire, les Bhoys réalisent un historique doublé coupe-championnat, réalisant notamment une série de 31 matchs sans défaite[gm 12]. McAvennie inscrit un doublé décisif en finale de Coupe, et le milieu de terrain Paul McStay est élu footballeur écossais de l'année.

des fleurs devant une plaque
Liverpool Memorial de Hillsborough.

La saison suivante est beaucoup plus difficile : les Bhoys sont distancés par les Rangers (sur le terrain desquels ils s'inclinent 5-1) mais parviennent à remporter une nouvelle Coupe d'Écosse. Ce trophée marque cependant la fin des années dorées du Celtic, qui s'enfonce dans une grave crise financière. Face aux résultats décevants et au dédain de la direction, les supporters désertent progressivement le vétuste Celtic Park, ce qui creuse encore le déficit du club[gm 12].

Contraints de moderniser leur stade à la suite de la publication du rapport Taylor, écrit en réaction à la tragédie de Hillsborough, les dirigeants ne parviennent pas à s'accorder ni à en trouver les moyens[gm 12]. L'homme d'affaires Brian Dempsey intègre en mai 1990 le conseil d'administration pour porter la question de la rénovation mais son projet – le déménagement vers un nouveau stade, qui se situerait à Robroyston, au nord de la ville – et sa personnalité lui valent de rentrer rapidement en conflit avec Michael Kelly et Chris White, les actionnaires majoritaires, de sorte qu'il est congédié en octobre[gm 12]. En janvier 1991, les dirigeants nomment un directeur général, Terry Cassidy, qui se fait rapidement des inimités au sein du club, notamment lorsque est rendu public un mémo critique vis-à-vis de l'entraîneur McNeill. Fatigué par les résultats décevants de son équipe et le peu de moyens et de confiance dont il dispose, McNeill quitte finalement le club à l'été 1991[gm 12].

À son arrivée en 1991, l'Irlandais Liam Brady n'est que le huitième entraîneur du Celtic en plus de cent ans d'histoire, et à la fois le premier étranger et le premier à ne pas être un ancien joueur du club[1]. Inexpérimenté – c'est son premier poste – Brady ne parvient pas à prendre la mesure du club et de ses querelles d’ego[gm 13]. Ses débuts sont décevants, le Celtic étant notamment humilié 5-1 par les Suisses du Neuchâtel Xamax FC en Coupe d'Europe, et les onéreux transferts qu'il conclut (Tony Cascarino, Gary Gillespie, Stuart Slater) sont autant d'échecs cuisants[gm 12]. Après deux années infructueuses, Brady est remplacé par un ancien Bhoy, Lou Macari, dont l'expérience d'entraîneur se résume à de modestes clubs anglais. Il ne rencontre pas plus de succès que son prédécesseur[gm 12]. L'affluence au Celtic Park s'est alors effondrée, parfois à moins de 15 000 spectateurs.

La direction est de plus en plus remise en cause pour ses choix sportifs et son manque de vision, d'autant que ses actionnaires prennent la précaution de se lier par des accords solidaires les mettant à l'abri d'un éventuel rachat[gm 12]. Le président John McGinn, démissionnaire en octobre 1991, laisse son poste à Kevin Kelly, le neveu de son prédécesseur Robert Kelly. Les dirigeants tentent de relancer la dynamique du club en annonçant en mars 1992 leur intention de faire construire un nouveau stade de 52 000 places à Cambuslang, au sud de Glasgow, pour un coût estimé à 100 millions de livres sterling. Las, le projet est enterré officiellement début 1994, lorsqu'il apparaît que le club n'en a absolument pas les moyens[27].

Quelques semaines plus tard, la Bank of Scotland refuse de payer la traite due au transfert du modeste Willie Falconer[gm 12] ; il est fait état d'un découvert supérieur à cinq millions de livres dans les comptes du Celtic. Le 3 mars, la banque indique à la direction que le club va devoir déposer le bilan. Le lendemain, Kevin Kelly, McGinn, Grant et Farrell vendent leurs parts majoritaires à l'homme d'affaires canadien Fergus McCann[gm 12], qui renfloue le club avec l'aide d'un groupe d'investisseurs[28].

McCann sauve le club de la faillite (1994-1999)[modifier | modifier le code]

Fergus McCann est un émigrant écossais ayant fait fortune au Canada. Supporter du Celtic depuis l'enfance, il est en contact avec la direction du club depuis le début des années 1990 pour proposer son aide, qui est toujours refusée[gm 14]. Lorsqu'il prend le contrôle du club en mars 1994, McCann investit 9,2 millions de livres à titre personnel, auxquels s'ajoutent plusieurs millions apportés par ses associés[gm 14]. McCann se donne alors cinq ans pour rétablir la situation du club[1]. Il crée une Public limited company, une société cotée en bourse, dont une part du capital est vendue avec succès au grand public, rapportant près de dix millions de livres[gm 14]. Enfin le club obtient de la Co-operative Bank dix autres millions de crédit. Cet apport d'argent permet de lancer la reconstruction du Celtic Park[2], le chantier prioritaire aux yeux de McCann, dont la capacité passe en quelques années de 35 000 places, essentiellement debout, à plus de 60 000 places assises[1],[29].

quatre footballeurs se disputent le ballon
Finale de la Coupe d’Écosse en 1995 contre Airdrieonians FC

McCann, homme direct et réputé peu patient, décide dès l'été de se séparer de Macari – arguant qu'il n'habite pas dans la région – et nomme l'ancien Bhoy Tommy Burns[gm 13]. Les travaux dans le stade sont lancés dès l'été, ce qui nécessite le déménagement de l'équipe à Hampden Park pendant toute la durée de la saison 1994-1995[gm 14]. Quand Burns recrute le défenseur Phil O'Donnell pour 1,75 M£, la méfiance de McCann pour les compétences étendues du manager à la britannique, responsable à la fois du terrain et des recrutements, s'en trouve renforcée et les relations entre les deux hommes se détériorent[gm 13]. L'équipe retrouve cependant un style de jeu offensif et plus cohérent, qui ne suffit pas à disputer la suprématie du Rangers FC, champion d'Écosse sans discontinuer depuis 1989, mais lui permet de remporter la Coupe d'Écosse (1-0 face à Airdrieonians, à l'issue d'une finale âpre[gm 13]). C'est le premier trophée du Celtic depuis six ans. Lors de la saison 1995-1996, dans un Celtic Park de nouveau comble, les joueurs du Celtic ne s'inclinent qu'une seule fois en championnat... mais ne terminent qu'à la deuxième place. Ils ne font pas mieux la saison suivante, de sorte que le record du nombre de titres consécutifs détenus par le Celtic de Jock Stein (9) est égalé par les Rangers ; ce point devient l'objet d'une obsession des supporters et des médias, augmentant encore la pression pesant sur les épaules des joueurs[gm 13].

vue des tribunes depuis l'intérieur du stade
Le Celtic Park lors du match décisif pour la quête du championnat en 1998.

Finalement le contrat de Burns n'est pas reconduit en 1997[gm 13], et McCann décide de répartir les responsabilités du manager sur deux postes : la charge du terrain est confiée au Néerlandais Wim Jansen, venu du Japon, tandis que le journaliste Jock Brown est nommé directeur sportif[gm 13]. Le recrutement de nombreux joueurs, dont l'attaquant suédois Henrik Larsson et les internationaux écossais Paul Lambert et Craig Burley (nommé joueur écossais de l'année), et la rigueur tactique nouvelle de l'équipe permettent au Celtic de remporter la Coupe de la Ligue puis le championnat en 1998 à l'issue d'un duel serré avec le Rangers FC, empêchant ainsi ce dernier d'enlever un dixième titre d'affilée[1]. Malgré ces deux trophées, le caractère indépendant de Jansen[gm 13] et les relations difficiles qu'il entretient avec Brown conduisent à son départ à la fin de la saison, bientôt suivi par celui du directeur sportif[30].

Jansen est remplacé par le Slovaque Jozef Vengloš, âgé de 62 ans[1]. Handicapée par une préparation tronquée (de nombreux joueurs du Celtic ont disputé la Coupe du monde) puis par la grave blessure de son maître à jouer Lubomir Moravcik, l'équipe de Venglos ne parvient pas à prendre l'ascendant sur les Rangers[gm 13]. Le titre se joue lors d'un Old Firm, disputé au Celtic Park dans une ambiance particulièrement électrique. Le match dégénère : l'arbitre Hugh Dallas est blessé par une pièce jetée des tribunes et trois joueurs sont expulsés ; le Celtic, battu 3-0, abandonne le titre à son rival[31],[32]. Les incidents entre supporters conduisent à plus de soixante arrestations[gm 13]. Quelques jours plus tard le Celtic s'incline de nouveau face à son grand rival, en finale de la Coupe. Vengloš démissionne en fin de saison.

Fergus McCann n'a pas assisté à ces derniers incidents en tant que président car conformément à son projet initial, il a quitté le club en février 1999. Après cinq ans de direction, McCann part sur un bilan élogieux : il est parvenu à rétablir la situation financière du club, dont il a remboursé les dettes et multiplié le budget par quatre, il a fait complètement reconstruire le stade, le nombre de spectateurs a doublé et le club a enfin retrouvé le succès sur le terrain. Soucieux d'éviter que le club ne soit privatisé par un faible nombre d'actionnaires, il fait en sorte de privilégier les supporters lors de la vente de ses parts, qui détiennent à son départ entre un tiers et la moitié du capital du club[33]. McCann réalise à cette occasion une plus-value financière substantielle[gm 13]. Enfin, il exige que ses propres responsabilités soit partagée sur deux postes : un président, Frank O'Callaghan, et un directeur exécutif, Allan McDonald, nommé en avril.

Les succès d'O'Neill et de Strachan (1999-2008)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Bhoys from Seville.

À la suite du départ de Vengloš, Allan McDonald fait appel à l'ancienne gloire du Celtic Kenny Dalglish, qui signe un contrat de sept ans en tant que directeur technique. L'ancien international anglais John Barnes, tout juste retraité, est nommé entraîneur[1]. Inexpérimenté, plombé par des transferts catastrophiques, la blessure grave de Larsson et un vestiaire qui se rebelle, Barnes connaît des résultats très décevants, et démissionne finalement après une élimination en Coupe face à Inverness Caledonian Thistle FC, une équipe de deuxième division[gm 13]. Dalglish reprend alors l'équipe et la mène à la deuxième place en championnat, loin derrière les Rangers, et à une victoire en Coupe de la Ligue[1]. À l'intersaison, les dirigeants décident cependant de se séparer de Dalglish, qui poursuit le club en justice[34].

footballeurs format un cercle dans un stade
Les Bhoys avant la finale européenne de 2003.

Dermot Desmond, un des hommes forts du conseil d'administration, exige de redonner de la stabilité au club et fait recruter l'entraîneur nord-irlandais Martin O'Neill, venu de Leicester City[gm 13], fragilisant la position d'Allan McDonald qui part en septembre. O'Neill obtient des dirigeants les moyens nécessaires à la construction de son équipe et gagne rapidement le respect du vestiaire[gm 13]. Dès la reprise du championnat, le Celtic écrase les Rangers (6-2), ce qui renforce le crédit du nouveau venu, et marque symboliquement la fin de la période de domination des Rangers sur le football écossais[5]. Portés par l'efficacité d'Henrik Larsson, soulier d'or européen[1], les Bhoys réalisent le triplé national championnat-Coupe de la Ligue-Coupe d'Écosse. Ils remportent de nouveau le championnat la saison suivante, grâce à 33 victoires en 38 journées[5].

deux footballeurs à la lutte
Scott McDonald lors d'un match face à Motherwell en 2008

La saison 2002-2003 démarre sur des bases similaires mais elle connaît une issue dramatique : qualifié pour la finale de la Coupe UEFA après avoir éliminé VfB Stuttgart, Liverpool et Boavista, le Celtic s'incline le 21 mai face au FC Porto au bout de la prolongation (3-2), malgré le soutien de 80 000 supporters ayant fait le déplacement à Séville[35]. Quatre jours plus tard, les Bhoys laissent le championnat au Rangers pour un but de différence, malgré une dernière victoire 4-0 à Kilmarnock[36].

En 2004, le club remporte de nouveau le championnat et la Coupe mais doit revoir à la baisse ses ambitions financières alors que son buteur fétiche Larsson, en fin de contrat, rejoint le FC Barcelone. Un an plus tard, le Celtic perd le championnat dans les toutes dernières minutes de son dernier match[gm 13],[37]. Après une dernière victoire en Coupe d'Écosse, Martin O'Neill annonce son départ pour raisons personnelles[1].

Son remplaçant est l'ancien Bhoy Gordon Strachan. Son équipe connaît un début de saison poussif mais parvient à reprendre finalement le titre de champion aux Rangers. Malgré la nécessité de réduire la charge salariale[gm 15], qui conduit au départ des stars Hartson et Sutton et au rajeunissement de l'équipe, le Celtic du Japonais Shunsuke Nakamura[gm 15], élu joueur de l’année en 2007[26], remporte de nouveau le titre en 2007 et 2008 (à l'issue d'un duel haletant avec les Rangers[2]). De plus il se qualifie pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions en 2007 et 2008, dont il est éliminé respectivement par le Milan AC et le FC Barcelone.

Depuis 2009[modifier | modifier le code]

À la suite de la perte du titre en 2009, Strachan quitte son poste. Le directeur Peter Lawwell débauche alors à West Bromwich Albion, contre deux millions de livres, l'Anglais Tony Mowbray, un ancien du club ayant fait des débuts d'entraîneur remarqués à Hibernian quelques années plus tôt[38]. Après quelques semaines prometteuses, l'expérience vire au désastre, de sorte que Mowbray est licencié dès le mois de mars, au lendemain d'une lourde défaite sur le terrain du modeste Saint Mirren (4-0)[39]. Son bilan est alors semblable à celui de John Barnes. Le banc est repris par intérim par l'entraîneur nord-irlandais de la réserve Neil Lennon, ancien capitaine du Celtic.

Lennon est confirmé pour la saison 2010-2011. Sn équipe est battu d'un point par les Rangers en championnat, mais remporte la Coupe d’Écosse. La saison est également marquée par un certain nombre d'incidents extra-sportifs. Suspendu plusieurs matchs au cours de la saison pour des raisons disciplinaires, Lennon est visé au printemps par un colis piégé et agressé en plein match par un supporter adverse[40].

Lors de la saison 2011-2012, après trois ans de disette, le Celtic est sacré champion d'Ecosse avec 20 points d'avance sur les Rangers, un record pour le club catholique. Le Celtic est cependant éliminé en demi-finale de Coupe d'Écosse par Heart of Midlothian.

Suite à la relégation administrative des Rangers en quatrième division, le Celtic est plus que jamais favori pour la saison 2012-2013 et tient son rang en remportant la Coupe d'Écosse et en conservant son titre avec 16 points d'avance sur Motherwell.

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

vitrine contenant de nombreuses Coupes
Vitrine des trophées du Celtic FC.

Compétitions nationales et internationales[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant liste le palmarès du Celtic Football Club (actualisé en juin 2012) dans les différentes compétitions officielles aux niveaux national, international et régional. Avec 44 titres de champion d’Écosse, le Celtic est le deuxième club le plus titré du pays derrière son rival de Glasgow, le Rangers FC, avec lequel il se partage la très grande majorité des titres nationaux depuis la création du championnat en 1890[41].

Sur le plan continental, lorsqu'il remporte la Coupe des clubs champions européens en 1967, le Celtic est le premier club britannique à inscrire son nom au palmarès de la compétition, après le Real Madrid, le Benfica et les Italiens de l'AC Milan et de l'Inter Milan. Jusqu'en 1974, le club reste l'un des meilleurs clubs européens, apparaissant chaque saison dans le top 6 du classement au coefficient UEFA, calculé d'après les dernières performances en compétitions européennes, accédant même au deuxième rang derrière l'Ajax Amsterdam en 1973 et 1974[42].

De 2005 à 2007, le Celtic pointe entre les 22 et 24e rang du classement européen[43]. C'est là son meilleur classement depuis le début des années 1980.

Palmarès du Celtic Football Club en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions internationales

Records[modifier | modifier le code]

Le Celtic est le tenant du record d'invincibilité au Royaume-Uni, avec 62 matchs (dont 49 victoires) disputés entre le au [45],[46]. Le Celtic est également le tenant du record d’invincibilité à domicile en championnat d'Écosse, avec 77 matchs entre 2001 et 2004[47].

Trophées amicaux[modifier | modifier le code]

quatre footballeurs se congratulent
Célébration d'un but en compétition amicale.

Le Celtic a remporté de nombreuses compétitions régionales et tournois amicaux. Le tournoi le plus emblématique est la Glasgow Cup, une compétition d'avant-saison qui a opposé régulièrement à partir de 1887 des clubs de la région de Glasgow. Cette compétition a vu son prestige décliner progressivement après-guerre, jusqu'à disparaître définitivement en 1988. Elle réapparaît en 2008 en tant que compétition de jeunes.

Compétitions régionales et tournois amicaux

Équipe réserve[modifier | modifier le code]

Compétitions des réserves
  • Scottish Reserve League (9)
    • Vainqueur : 1895, 1959, 1960, 1961, 1963, 1965, 1966, 1970 et 1971
  • Scottish Football Alliance (4)
    • Vainqueur : 1922, 1934, 1937 et 1938
  • Premier Reserve League (6)
    • Vainqueur : 1980, 1981 (West), 1985, 1991, 1994 et 1995
  • Scottish Premier Reserve League (8)
    • Vainqueur : 2002, 2003, 2004[note 3], 2005, 2006, 2007, 2008, 2009

Dès les premières années, le Celtic, comme les autres clubs écossais, met en place une équipe réserve, qui regroupe les joueurs n'évoluant pas en équipe première et des jeunes joueurs en devenir. Son entraîneur est en général un ancien joueur du club, dont cette charge sert de tremplin avant de prendre en main une équipe professionnelle. C'est par exemple le cas de Neil Lennon, nommé entraîneur de l'équipe première en mars 2010, remplacé à la tête de la réserve par son prédécesseur Willie McStay puis par Danny McGrain.

Un des premiers résultats connus de l'équipe réserve du Celtic FC remonte à 1891, quand elle remporte la Scottish 2nd XI Cup face à la réserve de St Mirren sur le score record de 13-1[48]. L'équipe participe par la suite à la première édition de la Scottish Reserve League en 1895 (qu'elle remporte), puis à la Scottish Football Combination la saison suivante[49].

En 1919, le Celtic intègre la Scottish Football Alliance, une ancienne compétition qui renaît pour accueillir les équipes réserves. Inscrits de 1919 à 1922 puis de 1930 à 1938, les Bhoys remportent le trophée en 1922, 1934, 1937 et 1938. La compétition, qui accueille de plus en plus d'équipes premières de clubs plus modestes à la suite de la disparition de la troisième division, est finalement quittée en 1938 par les réserves professionnelles, qui relancent la Scottish Reserve Football League, bâtie sur le modèle de la première division[50]. La compétition est interrompue pendant la guerre. En 1949, elle est fondue dans la C Division, qui mêle dès lors réserves et clubs plus modestes au sein de deux groupes régionaux, le Celtic étant inscrit au sein de la South & West Section. En 1955, les grands clubs reprennent leur indépendance et recréent la Scottish (Reserve) League pour leurs équipes réserves. Les Celts remportent le trophée à huit reprises (1959, 1960, 1961, 1963, 1965, 1966, 1970 et 1971), ainsi que la Scottish (Reserve) League Cup cinq fois[51].

En 1975, la compétition est remodelée et devient la Premier Reserve League, en référence à la Premier Division qui vient d'être fondée. Le Celtic se partage avec les Rangers la domination sur le championnat, qu'il remporte en 1980, 1981 (West), 1985, 1991, 1994 et 1995[52].

En 1998, les clubs de l'élite fondent la Scottish Premier League et le championnat des réserves devient la Scottish Premier Reserve League, réservée d'abord aux joueurs de moins de 21 ans. Le Celtic, dont l'équipe réserve évolue à l’Excelsior Stadium, résidence habituelle d'Airdrie United, remporte la compétition en 2002, 2003 et 2004. La compétition est alors rouverte à tous les joueurs de l'équipe réserve, sans limite d'âge. Les Bhoys en remportent toutes les éditions jusqu'en 2009, avant qu'elle ne soit finalement interrompue, notamment pour des raisons budgétaires[53].

Bien qu'elle ne participe plus à de championnat officiel à partir de 2009, l'équipe réserve n'a pas été fermée et dispute régulièrement des matchs amicaux contre ses homologues de Grande-Bretagne.

Équipes de jeunes[modifier | modifier le code]

Compétitions de jeunes
  • Championnat d'Écosse des moins de 18/19 ans (6)
    • Vainqueur : 2000, 2003, 2004, 2005, 2006, 2011
  • Scottish Youth Cup (moins de 19 ans) (11)
    • Vainqueur : 1984, 1987, 1989, 1996, 1997, 1999, 2003, 2005, 2006, 2010, 2011
  • Glasgow Cup (moins de 17 ans) (2)
    • Vainqueur : 2008, 2011

Le club dispose également de deux équipes de jeunes disputant un championnat national : les moins de 19 ans et les moins de 17 ans.

En 1998, lorsque les clubs de l'élite fondent la Scottish Premier League, ils lancent en parallèle la « Scottish Premier under-18 League », qui oppose les équipes de moins de 18 ans. Le Celtic remporte le championnat en 2000 et 2003, avant qu'il ne soit étendu aux joueurs de 19 ans et rebaptisé « Scottish Premier under-19 League ». Les Bhoys enlèvent la nouvelle compétition en 2004, 2005, 2006, 2010 et 2011[54].

Par ailleurs, le club dispute la Scottish Youth Cup, une Coupe nationale créée en 1983. Le Celtic l'a remporté onze fois de 1984 à 2011, un record[55].

L'équipe des moins de 17 ans dispute la Glasgow Cup, une compétition emblématique d'avant-guerre abandonnée en 1987 et relancée en 2008 comme compétition de jeunes pour les clubs de Glasgow. Les Bhoys en remportent deux des quatre premières éditions, en 2008 et 2011[56].

Équipe féminine[modifier | modifier le code]

Compétitions féminines

En 2007, le club intègre en son sein l'Arsenal North Ladies Football Club pour en faire l'équipe première de sa nouvelle section féminine, baptisée Celtic Ladies Football Club[57].

Pour sa première saison, l'équipe atteint la finale de la Coupe d’Écosse féminine, puis termine à la deuxième place du championnat d'Écosse en 2010 derrière Glasgow City LFC[58]. Les joueuses remportent finalement leur premier titre en 2010 en battant Spartans en finale de la Coupe de la Ligue[59].

Image et identité[modifier | modifier le code]

Couleurs et symbole[modifier | modifier le code]

Historique des maillots du Celtic FC
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Maillot initial
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
De 1889 à 1902
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
De 1903 à 1932
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Depuis 1965

Le premier jeu de maillots du Celtic Football Club est blanc à col vert[2], avec en guise d'écusson une croix celtique de couleur rouge[gm 16]. Le passage aux rayures vertes, couleur symbolique de l'Irlande, et blanches se fait début 1889[gm 16]. D'abord verticales, les rayures deviennent horizontales à l'été 1903[2]. Les grands succès connus par le club les années suivantes favorisent l’adoption définitive de ce maillot par le club et ses supporters[gm 16]. D'abord noirs, le short et les bas passent progressivement au blanc et au vert[60]. Au milieu des années 1990, le dessin des rayures est un temps modifié (avec une alternance de fines et de larges rayures vertes), mais cette excentricité ne dure pas.

Fidèle à la volonté du président Bob Kelly, le club a refusé aussi longtemps que possible de « corrompre » ses fameuses rayures blanches et vertes par l'ajout des numéros sur le dos des maillots. Ainsi dans les années 1970 et 1980, à la différence de leurs adversaires, les Bhoys ne portent leurs numéros que sur le short. Si les dirigeants du Celtic sont obligés de se plier aux usages lors des compétitions européennes à partir de 1975, ce n'est qu'en 1994 qu'ils le font en championnat[60].

logo du Celtic FC de 1988
L'écusson du centenaire du club contient une croix celtique.

Bien que le premier maillot du Celtic arborait une croix celtique, les premiers documents du club utilisent comme symbole une harpe celtique, instrument de musique répandu en Irlande, sur un fond bleu. À partir des années 1950, le Celtic se met à utiliser le trèfle, symbole de l'Irlande, comme emblème : il s’inspire en cela de l’exemple du Bonnbridge Celtic Supporters’ Club qui autorise les dirigeants à reprendre leur idée[gm 16].

En 1977, le principe d'un écusson fait son retour sur le maillot, sous forme d'un trèfle à quatre feuilles inscrit dans un cercle vert et blanc sur lequel est écrit « THE CELTIC FOOTBALL & ATHLETIC COY. LTD. » et la date de fondation du club (1888)[60]. En 1988-1989, pour le centenaire du club, le trèfle est remplacé le temps d'une saison par une croix celtique verte inscrite dans un cercle. À la suite du rachat du club par McCann, la dénomination officielle du club change, et son image suit logiquement : à partir de la saison 1994-1995, le libellé de l'écusson devient « THE CELTIC FOOTBALL CLUB »[gm 16].

En 2003, le Rangers FC remporte son 50e titre de champion d’Écosse (contre 38 au Celtic) et fête l'événement en surmontant son écusson de cinq étoiles rouges la saison suivante. En réaction, le Celtic célèbre le 40e anniversaire de la victoire en Coupe d'Europe, en 2007, par l'ajout d'une étoile dorée au-dessous de son écusson, qui a été depuis conservée[60].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

En 2008, Dermot Desmond, l'actionnaire majoritaire du Celtic, explique que les joueurs du Celtic se doivent de développer un jeu « passionné et énergique, élégant et créatif » : les supporters viennent non pas pour voir un football défensif mais un « jeu rapide et habile »[gm 16].

Cette exigence est à rapprocher de la célèbre qualité du jeu déployée par l'équipe de Jock Stein, vainqueur de la Coupe d’Europe en 1967. Cette dernière est généralement disposée dans un 4-2-4 exploitant au maximum les ailes, les latéraux venant au soutien des ailiers. Son jeu offensif fluide et efficace[gm 8], un aspect cher à l'entraîneur Jock Stein[20], est parfois même qualifié de flamboyant[23].

Surnoms[modifier | modifier le code]

drapeau sur lequel est écrit Glasgow Bluebird Bhoys
Drapeau d'une équipe de Bhoys de Glasgow.

L'une des expressions les plus populaires pour désigner les joueurs et sympathisants du club est « the Bhoys ». Elle reprend le terme anglais boys (« garçons » en français), utilisé largement par les équipes de football de l'époque, auquel est ajoutée la lettre H, en référence à la prononciation de la langue irlandaise. On retrouve notamment l'expression « the bould bhoys » sur une carte postale du Celtic datant du début du XXe siècle, déformation de « the bold boys » (« les audacieux garçons » en français)[61].

On trouve également dans les médias les expressions « The Hoops », référence aux bandes horizontales vertes caractéristiques du maillot du Celtic depuis 1913, et « The Celts », diminutif du nom du club.

Enfin les supporters sont parfois surnommés « The Tims », en référence aux Tim Malloys, un gang de jeunes catholiques de Glasgow (basé à Calton) qui affrontait dans les années 1920 ses homologues protestants[62].

Culture irlandaise[modifier | modifier le code]

vue intérieure des tribunes
Des drapeaux irlandais au Celtic Park, durant un Old Firm.
des footballeurs brandissent un trophée devant une foule
Les Shamrock Rovers de Dublin portent le même maillot.

Le Celtic FC est vu par ses supporteurs d'origine irlandaise comme un facteur d'identité culturelle[63]. Dès 1892, lors de l'inauguration du stade à Parkhead, le club invite le syndicaliste et homme politique travailliste irlandais Michael Davitt, à jeter de la terre irlandaise dans le rond central[64]. Radical socialiste fier de sa culture irlandaise mais opposé à tout sectarisme, Davitt personnifie alors les valeurs dont le Celtic se veut porteur[23].

L'entraide et la solidarité, à l’origine de la création du club[gm 16], sont des notions restées vivaces au sein de la communauté des supporteurs du Celtic, et plus généralement celle des immigrés irlandais de Glasgow. Elles expliquent selon certains le succès populaire de la vente des parts du club au grand public en 1994, alors que l’avenir de l'institution est menacé par ses difficultés financières[33].

En 1999, le président Frank O’Callaghan rappelle dans le rapport annuel du club qu'en dehors de son activité de football, le Celtic est une « institution sociale », qui doit veiller aux responsabilités qui lui incombent. Le Celtic plc participe par conséquent à nombre de programmes de développement via le Celtic Charity Fund, fondé par Fergus McCann en 1995 pour revitaliser la tradition d'entraide du club[23].

La popularité du Celtic en Irlande est illustrée par la création du Belfast Celtic FC en 1891, qui s’inspire délibérément de son aîné en en reprenant les valeurs, les couleurs et même le nom de son stade[65]. Le club de Belfast remporte quatorze titres de champion d'Irlande puis d'Irlande du Nord jusqu’en 1948, quand la répétition d’incidents avec les supporteurs unionistes (notamment ceux de Linfield, l’autre grand club du pays) contraignent ses dirigeants à arrêter ses activités.

Ces derniers entretiennent alors des liens particuliers avec le Shamrock Rovers Football Club, fondé en 1901 à Dublin. Lorsque ces derniers intègrent en 1922 le tout jeune championnat d’Irlande (créé l’année précédente à la suite de la guerre civile irlandaise), ils optent logiquement pour le même maillot que leurs deux glorieux aînés[66]... avec lequel ils remportent un seizième titre de champion en 2011.

En Irlande du Nord, la popularité du Celtic perdure tout au long du XXe siècle comme le démontre en 1970, en plein cœur du conflit nord-irlandais, la création à Belfast du Donegal Celtic Football and Social Club, en lieu et place du Belfast Celtic disparu en 1949. Le club adopte à son tour les couleurs du club écossais et en reprend le nom du stade.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Celtic Park.
Vue intérieure d'un stade plein
En 1894, 40 000 spectateurs assistent à Écosse-Angleterre au Celtic Park.
Vue intérieure d'un stade vide
Vue intérieure du Celtic Park en 2007.

Le 13 novembre 1887, une semaine après sa fondation, le Celtic Football Club loue six acres près du Janefield Street cemetery. Il y établit son terrain, autour duquel des tribunes sont installées par les sympathisants du club réunis par le frère Walfrid. Le 8 mai 1888, le « Celtic Park » est inauguré lors d'un match entre Hibernian et Cowlairs devant 5 000 spectateurs, qui précède de trois semaines le premier match de l'histoire du Celtic, face au Rangers FC.

Quatre ans plus tard, le propriétaire du terrain exige une forte augmentation de loyer, qui conduisent les dirigeants à déménager le club sur le site d'une ancienne briqueterie à proximité[2]. Des centaines de volontaires participent au terrassement du terrain et à l'édification d'installations, de sorte que le nouveau Celtic Park est inauguré le 13 août 1892. Il est alors un des stades les plus grands du Royaume-Uni : en avril 1894, une foule « sans précédent » de 40 000 personnes y assiste au match entre l'Écosse et l'Angleterre[67].

Surnommé Parkhead, du nom du quartier où il se situe, ou The Paradise par les supporters du club[68], le stade est progressivement agrandi au cours du XXe siècle. Il fixe son record d'affluence à 92 000 spectateurs, réunis le 1er janvier 1938 lors du derby contre le Rangers FC[68].

Cependant la popularité du club est telle que le Celtic Park ne suffit pas toujours à satisfaire les demandes. Le club déménage parfois pour ses matchs de prestige (notamment en Coupe d'Europe) au Hampden Park, le stade national, capable d'accueillir jusqu'à 150 000 spectateurs. C'est là qu'il fixe ses records d'affluence à 146 433 spectateurs, lors de la finale de Coupe d’Écosse remportée en 1937 contre Aberdeen FC, et 136 505 spectateurs en demi-finale de la Coupe d'Europe face à Leeds United en 1970[69].

Au début des années 1990, confrontés aux exigences du rapport Taylor, les dirigeants imaginent plusieurs projets de construction d'un nouveau stade, mais se trouvent incapables de le financer. À son arrivée en 1994, Fergus McCann trouve un stade vétuste et déserté, dont la capacité est limitée à 35 000 places, en partie en « configuration debout ». Sa première décision est de lancer la reconstruction du stade, qui nécessite le déménagement de l'équipe au Hampden Park lors de la saison 1994-1995. Quatre ans plus tard, le Celtic Park est une enceinte flambante de 60 857 places assises, ce qui en fait le plus grand stade d'Écosse. Trois des quatre tribunes ont été reconstruites sur deux étages, celles derrière chaque but étant rebaptisées « Jock Stein » et « Lisbon Lions » en référence aux légendes du club[2].

Centre d'entraînement[modifier | modifier le code]

un bâtiment blanc derrière une pelouse
Bâtiment principal du Lennoxtown Center.

Les installations du club ont longtemps été minimalistes. En 1960, Jock Stein, alors entraîneur de la réserve, obtient l'aménagement de terrains à Barrowfield, un quartier modeste à proximité du Celtic Park. Ils restent le centre d'entraînement du club jusqu'au début des années 2000. Bien qu'apprécié des joueurs et des membres du club, la modestie et la vétusté des installations, dénoncées par les entraîneurs et même par le sélectionneur de l'équipe nationale écossaise Berti Vogts en 2004[70], ainsi que la construction de centres d'entraînement modernes par les clubs concurrents (Rangers FC et Hearts FC), rendent nécessaire l'amélioration des installations du club[71].

En 2005, une émission d'actions permet de lever 15 millions de livres sterling dans cet objectif. Un terrain de 19 hectares est bientôt acheté à Lennoxtown, dans le East Dunbartonshire. Après un an de travaux, le nouveau centre est inauguré en octobre 2007. Situé à une demi-heure de route au nord de Glasgow, le Lennoxtown Training Center abrite le centre d'entraînement des professionnels, ainsi que le centre de formation du club (dont une résidence d'hébergement), des bureaux administratifs, des salles de presse, etc[72].

Bâti en deux temps pour environ 8 millions de livres, le centre dispose de cinq terrains d'entraînement, dont un synthétique et un terrain d'intérieur, et toutes les installations nécessaires à l'entretien physique et au suivi médical des joueurs. L'équipe féminine du Celtic y évolue également[72].

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Statut[modifier | modifier le code]

Pour faire face aux coûts inhérents à un club de football professionnel, les dirigeants du Celtic fondent le 16 avril 1897 la Celtic Football & Athletic Company Limited, une private limited liability company (la forme de société à responsabilité limitée en vigueur en Écosse à cette époque) au capital de 5 000 livres sterling divisé en actions de 1 £[1]. La première réunion du conseil d'administration a lieu le 17 juin au Annfield Hall, dans le quartier de Gallowgate, au cours de laquelle John McLaughlin est élu président[73].

Le club ne change pas de forme juridique pendant près d’un siècle, sa propriété restant dans les mains des mêmes familles (Kelly, White et Grant) d’entrepreneurs issus d'East End[33]. Leurs héritiers laissent le club être distancé par ses concurrents dans les années 1980, aussi bien sur la scène nationale que sur la scène européenne. Au début des années 1990, le club fait face à une crise importante, que ce soit sur les plans sportif (le club termine au delà de la deuxième place de 1989 à 1995), financier et managérial, qui met en danger son avenir proche.

entrée d'un bâtiment gris
Entrée de la bourse de Londres, où est cotée l'action Celtic plc.

Début 1994, la situation est telle qu'une banqueroute est envisagée. L'homme d'affaires canadien Fergus McCann prend alors le contrôle du club avec l'aide de plusieurs associés, et refonde la société dans une Public limited company dénommée Celtic PLC, une société ouverte à responsabilité limitée qu'il enregistre à la bourse de Londres. Outre l'équipe professionnelle, la société gère l'activité du Celtic Park, développe la marque Celtic en marchandisage, propose des services événementiels, finance l'école de football, etc.

Début 1995, 40 % des parts de Celtic PLC sont cédées au grand public : 10 500 supporters acquièrent les actions en vente, l'opération est un franc succès[33]. À son départ en 1999, McCann vend au grand public les 51 % qu'il détient du club, soit 14,4 millions d'actions évaluées à 280 pence chacune[74]. Le nombre de supporters-actionnaires est alors évalué à 16 000, leur pourcentage dans le capital du club entre 35 et 50 %, soit bien plus que ce qu'ont pu atteindre les autres clubs de football cotés en bourse[33].

Après être grimpé à plus de 320p, le cours de l'action chute au début des années 2000. Depuis 2002, il reste généralement compris entre 40 et 60 pence[75].

Aspects financiers[modifier | modifier le code]

Évolution du budget depuis 1988 (M£)[76],[33]

Alors que le Celtic est un des plus grands clubs européens au début des années 1970, ses dirigeants ne parviennent pas à l'accompagner dans la vague de développement économique que connaît le football dans les années 1980. En 1989, le budget annuel du club se monte à 6,4 millions de livres sterling, soit environ un tiers d'un grand d'Europe comme le FC Barcelone, avec une dette d'environ 40 % et des résultats sportifs déclinants[33].

La dégringolade est telle que fin 1993, le Celtic est proche de la ruine : ses dettes se montent à 7 millions de livres, soit plus de 80 % de son chiffres d'affaires. Son sombre avenir provoque la colère des supporters du club, qui s'opposent de plus en plus ouvertement aux dirigeants, en créant notamment des groupes activistes tels que Celts for Change et Save Our Celts. En mars 1994, alors que la menace d'une banqueroute est imminente, la majorité du conseil d'administration accepte de vendre ses parts à Fergus McCann, un homme d'affaires canadien d'origine écossaise, qui se donne cinq ans pour rétablir la situation du club[1]. Ce dernier apporte de l'argent frais permettant de stabiliser le club (9,2 millions de livres à titre personnel, auxquels s'ajoutent trois millions apportés par John Keane, Albert Friedberg, Michael McDonald et Willie Haughey, puis quatre nouveaux millions investis par Dermot Desmond l'année suivante[gm 14]). Pour diriger le club, il crée la Celtic PLC, une Public limited company cotée en bourse, dont 40 % du capital est vendue avec succès au grand public (en grande partie des supporters), rapportant 9,4 millions de livres à la société[gm 14]. Enfin le club obtient de la Co-operative Bank dix autres millions de crédit. Cet apport d'argent permet d'engager la reconstruction du Celtic Park[2] (dont l'affluence moyenne va doubler entre 1994 et 1997[77]), le chantier prioritaire aux yeux de McCann, et de relancer le développement économique du club.

devanture d'une boutique de couleur verte
Boutique officielle à Belfast.

Le redressement des finances du Celtic est spectaculaire : au départ de McCann en 1999, le budget du club a été multiplié par quatre et les dettes remboursées. Au début des années 2000, le développement économique du club se poursuit, ce qui lui permet d'investir massivement dans son équipe et faire construire un nouveau centre d'entrainement à Barrowfield[78], au point que les finances du club se trouvent sur le point de déraper de nouveau[gm 17]. Lors de la saison 2006-2007, au cours de laquelle les Celts remportent le championnat et atteignent les 8e de finale de la Ligue des champions, le chiffre d'affaires du club atteint 75,2 millions de livres (soit 111,8 millions d'euros), ce qui place le Celtic au 1er rang européen en dehors des cinq grands championnats[79]. Signe du développement du club, le nombre d'employés du club passe de 292 en 1994[77] à 500 en 2008. Cependant la masse salariale est alors trop importante et les dirigeants en exigent la réduction à partir du milieu des années 2000, ce qui se ressent progressivement sur le plan sportif[gm 17].

Depuis 2007, le Celtic FC a vu sa puissance financière s'effriter du fait de ses moindres performances sur la scène européenne, de moindres affluences au stade et de la faiblesse des droits télévisés de son championnat, plombés par la défaillance de la chaîne Setanta Sports. Conscients de cet handicap, les dirigeants du club ont fait part à plusieurs reprises (notamment publiquement en 2001 et 2009) de leur souhait d'intégrer, avec le Rangers FC, la beaucoup plus lucrative Premier League anglaise, sans succès jusque-là[80],[gm 17]. Depuis la fin des années 1990, ce projet coexiste avec celui d’une compétition réunissant les grands clubs des « petits » championnats, connu sous le nom d’Atlantic League, dont l’idée est régulièrement relancée par les dirigeants des clubs intéressés[81].

Évolution du budget du Celtic FC (en M£)
1989[33] 1994[33] 1997[33] 1999[33] 2000[82] 2001[82] 2002[82] 2003[82] 2004[82] 2006[83] 2007[83] 2008 2009 2010
Chiffres d'affaires
(en anglais : turnover)
6,4 8,7 22,2 33,8 38,6 42 56,9 60,6 69 57,4 75,2 72,9 72,6 61,7
Résultat d’exploitation
(en anglais : profit from operations)
0,6 0,2 5,9 6,8 4,7 0,8 5,3 6,7 4,8 3,7 15,9  ? 1,5 -1,3
Actifs
(en anglais : net assets)
4,6 16,3 36,0 42,3 38,8 30 47,4 34,3 25,4 22,1 36,7 41,2  ?  ?
 % masse salariale[gm 18] - - 39,1 42,9 52,3 61,7 57,6 54,6 58,7 56,6 48,4 ~54 ~54 ~59

En avril 2009, le magazine Forbes évalue la valeur du club à 218 millions de dollars (en baisse de 5 % par rapport à la saison précédente), au 23e rang européen et premier rang écossais. Sa dette se monte alors à 14 % de sa valeur[84]. Pour la saison 2009-2010, la billetterie du club lui rapporte 43,4 millions d'euros, ce qui le place au 10e rang européen, symbole du support populaire dont il bénéficie malgré tout[85].

Sponsors[modifier | modifier le code]

plusieurs footballeurs les uns à côté des autres
Maillot vert sponsorisé par Tennent's.

Comme les autres clubs européens, le Celtic conserve jusqu'aux années 1970 un maillot vierge de toutes marques. Le premier logo visible sur l'équipement du club est celui de son équipementier anglais, Umbro, à partir de 1977. Il est remplacé en 2005 par l'américain Nike[60].

Le premier sponsor du Celtic est la chaîne d'ameublement écossaise CR SMITH, dont le nom apparaît sur le maillot de 1984 à 1997. Il est brièvement remplacé par l'équipement Umbro puis par l'opérateur numérique américain NTL de 1999 à 2003, qui sponsorise en parallèle le maillot des rivaux des Rangers FC. Le principe du sponsoring des deux équipes du Old Firm est reprise par la marque de bière canadienne Carling, puis à partir de 2010 par Tennent's[60], une bière de Glasgow qui paie 9 millions de livres sur trois ans pour les deux clubs[86].

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

portrait d'un homme barbu
John Glass, premier président du Celtic professionnel.

Si le fondateur du club est le frère Walfrid, son premier président est le docteur John Conway, un homme influent de la communauté irlandaise de Glasgow. Ce dernier est progressivement écarté à la suite de la prise de pouvoir de John Glass et Pat Welsh, qui détournent le club de son objectif caritatif pour en faire un club professionnel. Devenu président en 1890, Glass structure le Celtic, qui connaît rapidement ses premiers succès nationaux, et s'assure de son développement jusqu'à la création d'une société à responsabilité limitée en 1897[87].

Le premier conseil (en anglais : board) de la Celtic Football and Athletic Company réunit John Glass, John O'Hara, Michael Dunbar, James Grant, John McKillop, James Kelly (le premier capitaine du Celtic[88]) et John Hubert McLaughlin, un partisan de la professionnalisation du football écossais bien connu de la fédération[73]. Ce dernier, vice-président depuis 1894, est choisi comme président. Une des premières décisions du conseil est d'appointer le secrétaire du club Willie Maley, âgé de 29 ans, en tant que manager. À la mort de McLaughlin en 1909, James Kelly le remplace cinq ans avant de laisser la présidence à Tom White, et retrouver un poste de directeur qu'il conserve jusqu'à sa mort en 1932[6].

White est un directeur de presse qui a intégré le board en 1906 au décès de John Glass ; en tant que président, il a l'intelligence de faire confiance à Willie Maley, qui mène l'équipe à plusieurs périodes de grand succès (au milieu des années 1910, pendant les années 1920 puis au milieu des années 1930). Cependant ce dernier mène son activité de manager de façon de plus en plus opaque par rapport aux dirigeants qui s'en inquiètent. Le désaccord financier qui fait suite à la victoire en Empire Exhibition Trophy en 1938 envenime leurs relations au point que Malley est poussée vers la sortie en février 1940, à plus de 70 ans[gm 4]. Il est remplacé par Jimmy McStay, l'ancien capitaine des Bhoys, puis en 1945 par Jimmy McGrory, le meilleur buteur de l'histoire du club.

À sa mort en mars 1947, Tom White est remplacé par Robert Kelly, le fils de James Kelly, qui réalise un mandat de 24 ans dont le bilan est controversé. Autoritaire et volontiers interventionniste auprès de McGrory, il a l'inspiration de faire la place au retour de Jock Stein comme entraîneur en 1965, qui va mener le Celtic à une exceptionnelle période de succès[89]. Le décès de Bob Kelly en avril 1971 va d'autant plus marquer Stein qu'il va entretenir rapidement une relation méfiante avec son successeur, Desmond White, le fils de Tom White. Malgré les titres glanés sous sa direction, son bilan est mitigé, aussi bien sur les plans relationnels - ses managers Jock Stein et Billy McNeill quittent chacun leur tour le club pour l'Angleterre, où ils espèrent trouver davantage d'ambition - que financier[90].

Lors du décès de White en juin 1985, le Celtic est sur une pente déclinante, qui s'accentue avec l'arrivée de l'ambitieux David Murray à la tête du Rangers FC en 1986. Tom Devlin Junior, membre du conseil depuis 1947, prend la présidence mais meurt quinze mois après son arrivée aux commandes. John McGinn, recruté en 1965 pour diriger The Celtic View, le magazine officiel, prend la suite et se pose en gestionnaire tranquille. Si sa réputation ne sort pas trop ternie de son mandat de cinq ans, le fait est que le Celtic paraît particulièrement distancé à cette époque par les grands clubs européens[91]. En octobre 1991, McGinn laisse sa place à Kevin Kelly, introduit au conseil en 1971, en remplacement de son oncle Robert Kelly. Il restera comme le dernier - et le moins compétent selon certains - des présidents de la « Biscuit Tin » ((en français : « la boîte à biscuit ») dans laquelle, selon les moqueries des supporters, ces présidents auraient caché l'argent du club plutôt que de l'investir…), qui ne devaient leur place qu'à la tradition familiale et dont la prudence excessive et le manque de vision pousseront le club au bord de la faillite.

portrait d'un homme âgé
John Reid, président nommé en 2007.

Finalement le Celtic FC est sauvé en mars 1994 par Fergus McCann, un émigré écossais ayant fait fortune au Canada. Associé à plusieurs investisseurs (John Keane, Albert Friedberg, Michael McDonald, Willie Haughey, Dermot Desmond[gm 14]), il rachète le club et fonde une nouvelle société cotée en bourse dont il réserve une part importante des actions aux supporters, afin qu'ils soient dorénavant associés à la direction du club. Quand il quitte le club à l'issue de son plan de cinq ans, sa situation financière s'est profondément améliorée, le stade a été complètement reconstruit, le nombre de spectateurs a doublé, et enfin le club a retrouvé le succès sur le terrain.

Dès lors la direction est partagée entre un président non-exécutif (en anglais : Chairman), essentiellement symbolique, et un directeur général (en anglais : Chief Executive). McCann choisit comme successeur Frank O'Callaghan, qui recrute Allan McDonald, un entrepreneur venu de l’extérieur, comme directeur. Le premier se trouve rapidement trop occupé pour faire convenablement son travail. Le second, novateur mais plombé par un catastrophique bilan sportif, est supplanté à l'été 2000 par l'actionnaire majoritaire Dermot Desmond, qui impose dans son dos la venue de Martin O'Neill. Discrédité, il démissionne quelques mois plus tard[92].

Le poste de président est confié à l'économiste Brian Quinn, arrivé au sein du board en 1996. Ian McLeod signe quant à lui comme directeur général en mars 2001 ; malgré les succès sportifs, ses relations difficiles avec la direction conduisent à la non-reconduction de son contrat de deux ans[93]. Il est remplacé par Peter Lawwell en octobre 2003, qui se fait d'abord apprécier pour ses talents de gestionnaires, avant de pâtir à la fin des années 2000 de la chute sportive de l'équipe. En septembre 2007, Brian Quinn annonce son départ, qui est effectif avec la nomination de l'homme politique britannique John Reid, anciennement secrétaire d'État à l'Intérieur, en novembre.

Présidents du Celtic FC
# Nom Période
1 Drapeau : Royaume-Uni Dr John Conway 1888 - 1889
2 Drapeau : Royaume-Uni John Glass 1890 - 1897
3 Drapeau : Royaume-Uni John H McLaughlin 1897 - 1909
4 Drapeau : Écosse[88] James Kelly 1909 - 1914
5 Drapeau : Royaume-Uni Tom White 1914 - 1947
6 Drapeau : Royaume-Uni Robert Kelly 1947 - 1971
7 Drapeau : Royaume-Uni Desmond White avril 1971 - juin 1985
8 Drapeau : Royaume-Uni Tom Devlin (Jr) juin 1985 - sept. 1986
9 Drapeau : Royaume-Uni John McGinn sept. 1986 - oct. 1991
10 Drapeau : Royaume-Uni Kevin Kelly oct. 1991 - fév. 1994
11 Drapeau : Canada Fergus McCann mars 1994 - fév. 1999
12 Drapeau : Royaume-Uni Frank O'Callaghan fév. 1999 - mai 2000
13 Drapeau : Royaume-Uni Brian Quinn juin 2000 - nov. 2007
14 Drapeau : Royaume-Uni John Reid nov. 2007 - 2012
15 Drapeau : Écosse Ian Bankier 2012 -
Directeurs exécutifs
# Nom Période
1 Drapeau : Royaume-Uni Terry Cassidy déc. 1990 - oct. 1992
2 Drapeau : Royaume-Uni Allan McDonald avril 1999 - sept. 2000
3 Drapeau : Royaume-Uni Ian McLeod mars 2001 - avril 2003
4 Drapeau : Royaume-Uni Peter Lawwell oct. 2003 -

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

photo d'équipe avec son entraîneur
Équipe du Celtic en 1914 : Willie Maley est le premier à gauche.

Dès 1897, quand le club se forme en société privée, les dirigeants décident d'appointer un manager, responsable des aspects sportifs et du recrutement des joueurs. Ils choisissent pour cela le secrétaire du club Willie Maley, un ancien international écossais. Ce dernier recrute de nombreux joueurs reconnus et mène son équipe au titre de champion d’Écosse dès sa première saison, mais face à la difficulté d'équilibrer le budget du club, il l'engage dans la voie de la formation de jeunes joueurs plutôt que dans le recrutement externe. Après quelques années de progression, la stratégie s'avère payante lorsque ses hommes remportent six titres de champion d'affilée entre 1905 et 1910, puis une nouvelle série de quatre titres entre 1914 et 1917. Au passage ils restent invaincus pendant 62 matchs de championnat, du 13 novembre 1915 au 21 avril 1917, un record au Royaume-Uni. Maley se révèle cependant de plus en plus distant de ses joueurs et son autonomie par rapport aux dirigeants gène ces derniers. Comme un symbole, son restaurant The Bank est alors considéré comme le siège social officieux du Celtic FC. Après une dernière période glorieuse au milieu des années 1930, qui voit notamment le Celtic enlever le prestigieux Empire Exhibition Trophy en 1938, Malley est poussé à la retraite en février 1940 à plus de 70 ans, avec à son palmarès d'entraîneur seize championnats, quatorze Coupes d’Écosse et quatorze Glasgow Cups[94].

Il est remplacé par Jimmy McStay, ancien capitaine emblématique des Bhoys, qui n’a pas l'occasion d'entraîner le club en compétition officielle puisque Jimmy McGrory, le meilleur buteur de l'histoire du club, lui est préféré dès 1945. Ce dernier est décrit comme un parfait « gentleman » mais ne brille pas pour autant par ses capacités de manager, que ce soit dans l'entraînement de ses joueurs ou la mise en place tactique de son équipe. En 1948, après une saison particulièrement difficile, le président Robert Kelly le fait seconder pendant deux saisons par l'expérimenté Jimmy Hogan, avant de prendre l'habitude de lui dicter directement ses choix sportifs, sans rencontrer semble-t-il beaucoup de résistance. Pendant ses vingt saisons sur le banc, McGrory connaît un succès très modeste, sans pour autant que la popularité due à sa carrière de footballeur n'en soit vraiment affectée[14]. L'apogée de son équipe date des années 1953-1954, quand l'éphémère capitaine Jock Stein mène le Celtic à la victoire en Coronation Cup puis à un doublé coupe-championnat.

statue d'un joueur portant un trophée
Statue de Jock Stein portant la Coupe d'Europe.

Au début des années 1960, Stein est devenu un entraîneur à succès avec Dunfermline puis Hibernian. Quand il est contacté par les Anglais de Wolverhampton Wanderers au cours de saison 1964-1965, il démarche le président Kelly avec l'objectif d'obtenir la place de McGrory, promise à son ancien coéquipier Sean Fallon. Après un temps de négociation, il obtient finalement gain de cause, Fallon devenant son adjoint[95]. Six semaines après son arrivée, le Celtic remporte la Coupe d’Écosse, son premier titre depuis huit ans. Pour sa première saison entière, il mène son équipe, composée uniquement de joueurs de la région, à la conquête du championnat et en demi-finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Sa deuxième saison se transforme en véritable triomphe, puisque ses joueurs remportent les cinq compétitions auxquelles ils participent : championnat d’Écosse, Coupe d’Écosse, Coupe de la Ligue, Glasgow Cup et Coupe des clubs champions européens ; c'est un exploit inédit. En 1970, après de nouveaux titres domestiques et alors que le Celtic atteint de nouveau la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions, il est fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE). En 1974, son équipe remporte un neuvième titre de champion d’Écosse d'affilée, un exploit qui n’est égalé par les Rangers qu'en 1997. Il connaît un grave accident de voiture l'année suivante et laisse le banc de touche à Fallon le temps d'une saison. À son retour, il remporte un nouveau titre de champion mais faisant face à sa lassitude et aux velléités de départs de ses principaux joueurs (notamment Kenny Dalglish), il organise en 1978 son remplacement par son ancien capitaine Billy McNeill. À son départ Stein a ajouté au palmarès du club sa première Coupe d'Europe, dix championnats d’Écosse, neuf Coupes et six Coupes de la Ligue. Parti quelques semaines plus tard à Leeds, il est rapidement nommé à la tête de la sélection écossaise, sur le banc de laquelle il meurt lors d'un match en 1985[96],[97].

McNeill, capitaine des champions d'Europe en 1967, s’est reconverti comme entraîneur à Clyde puis Aberdeen. Sur le banc du Celtic, celui qui l'on surnomme Cesar poursuit l’œuvre de Stein en remportant en cinq saisons trois titres de champion, une Coupe d’Écosse et une Coupe de la Ligue. En 1983, il décide de quitter Glasgow pour le club anglais de Manchester City, où il espère trouver plus d'ambition, ce qui conduit les dirigeants à débaucher l’ancien Bhoy David Hay. Ce dernier remporte la Coupe en 1985 puis le championnat l'année suivante, à l'issue d'un duel serré avec Heart of Midlothian. Un an plus tard, il doit cependant laisser sa place à McNeill, qui fait son retour après une dernière saison difficile en Angleterre. À l’occasion du centenaire du Celtic FC en 1988, il mène son équipe, invaincue pendant 31 matchs d'affilée, au doublé coupe-championnat, puis une nouvelle Coupe d’Écosse l'année suivante. Mais confronté à l'incapacité des dirigeants à investir dans l’équipe, il ne peut empêcher la dégringolade sportive de son équipe, et doit finalement quitter le club en 1991 sans avoir remporté de nouveau trophée[98].

Alors que le club traverse une crise de gouvernance, Terry Cassidy, fraîchement nommé Chief Executive, rompt alors avec la tradition du Celtic en recrutant le premier manager en un siècle d'histoire à ne pas avoir été précédemment joueur du club : Liam Brady, un international irlandais tout juste retraité. Son début de mandat est marqué par une défaite humiliante sur le terrain des Suisses de Neuchâtel Xamax (1-5) en Coupe UEFA. Après deux années sans trophée, au cours desquelles plusieurs erreurs de recrutement aggravent la situation économique du club, il présente sa démission en octobre 1993[99]. Il est remplacé par Lou Macari, un ancien espoir du club, qui ne parvient pas à redresser réellement la situation sportive des Bhoys.

En mars 1994, le club est sauvé d'une banqueroute imminente grâce à l'intervention in-extremis de Fergus McCann. Ce dernier licencie Macari à l’intersaison et débauche de Kilmarnock l'ancien milieu de terrain international du Celtic Tommy Burns. Il fait pratiquer à ses joueurs un jeu offensif grâce auxquels ils remportent la Coupe d’Écosse en 1995, le premier trophée du club depuis six ans[100]. Ne parvenant cependant pas à briser la domination des Rangers en championnat, Burns n'est pas reconduit à la fin de son contrat en 1997, et rejoint Kenny Dalglish à Newcastle United. Il est remplacé par le néerlandais Wim Jansen, qui devient ainsi le premier entraîneur non britannique du club, tandis que le journaliste Jock Brown est nommé directeur général. Jansen parvient à remporter le championnat, brisant ainsi l'hégémonie des Rangers, grâce à un jeu offensif et à la réussite de ses recrutements, au premier rang desquels l'attaquant suédois Henrik Larsson. Malgré ce grand succès, il démissionne en fin d'année du fait de divergences de point de vue avec Jock Brown, ce qui conduit au recrutement de Jozef Vengloš, un entraîneur slovaque de grande expérience. Régulièrement mis en cause, Jack Brown démissionne finalement en novembre[101]. Malgré un jeu de qualité, l'équipe de Vengloš est vite éliminée de la scène européenne et ne parvient pas à conserver son titre de champion, ce qui conduit à son départ.

portrait d'un homme
Portrait de Martin O'Neill.

Allan McDonald, récemment nommé directeur exécutif du club, fait alors appel à son ami et ancienne idole du Celtic Park Kenny Dalglish, qui signe un contrat de sept ans comme directeur sportif et recrute comme entraîneur son ancien équipier John Barnes, un footballeur international anglais tout juste retraité. Ce dernier obtient des résultats médiocres, son équipe pratiquant un jeu décrié par les supporters. Il est remercié en février après une élimination en Coupe d'Écosse contre Inverness, Dalglish reprenant les rênes de l'équipe jusqu'à la fin de saison. L'actionnaire majoritaire Desmond White, mécontent de cette saison, impose le recrutement du Nord-irlandais Martin O'Neill comme manager, Dalglish étant licencié de son poste de directeur sportif[102].

photo d'un homme en maillot
Portrait de Strachan.

O'Neill est un inconnu au club, accueilli avec un certain scepticisme[1]. Bénéficiant du support des dirigeants, qui lui offre des moyens accrus, il gagne rapidement le respect de son vestiaire puis celui des supporters avec une victoire écrasante sur le Rangers FC (6-2) en début de saison. Plus encore, il réalise pour sa première saison le triplé national championnat-Coupe de la Ligue-Coupe d'Écosse, bien aidé en ça par l'efficacité de Larsson, et parvient à conserver le titre de champion la saison suivante de façon écrasante. En 2003, le club perd le championnat à la différence de buts et s'incline en finale de la Coupe UEFA face au FC Porto. Après un nouveau titre de champion en 2004 (et une troisième nomination d'« entraîneur écossais de l'année » après celles de 2001 et 2002), Martin O'Neill annonce son départ en 2005 pour raisons personnelles[1].

En dépit de l'exigence des dirigeants de réduire la charge salariale et malgré des débuts difficiles, Gordon Strachan poursuit l’œuvre de son prédécesseur en remportant trois nouveaux titres de champion d'affilée, en 2006, 2007 et 2008, un exploit ce qu'il n'est que le troisième manager du Celtic à réaliser. Par ailleurs il remporte plusieurs coupes domestiques et mène à deux reprises le club en huitièmes de finale de la Ligue des champions, un niveau que le Celtic n'avait plus atteint dans la compétition depuis près de 30 ans. Ces succès lui valent d'être nommé en 2006 et 2007 « entraîneur écossais de l'année » par les journalistes et les footballeurs. Pourtant il peine à connaître la même popularité auprès des supporters que son prédécesseur et décide de quitter son poste à l'été 2009, alors qu'il n'est pas parvenu à remporter un quatrième titre de champion consécutif[103].

Peter Lawwell débauche alors à prix fort l'Anglais Tony Mowbray, un ancien Celt ayant fait des débuts d'entraîneur remarqués à Hibernian quelques années plus tôt[38]. Après quelques semaines prometteuses, l'expérience vire au désastre, de sorte que Mowbray est licencié dès le mois de mars[39]. Le banc est repris par intérim par l'entraîneur de la réserve Neil Lennon, ancien capitaine nord-irlandais du club. Ce dernier est confirmé à son poste pour la saison 2010-2011, qui voit les Bhoys perdre de justesse le championnat mais remporter la Coupe d’Écosse. Le comportement emporté de Lennon, qui lui vaut d'être suspendu plusieurs matchs en cours de saison, fait polémique. Particulièrement peu apprécié par la frange extrémiste des supporters protestants et unionistes, il est visé au printemps par un colis piégé et agressé en plein match par un supporter adverse[40].

Entraîneurs du Celtic FC (1897-1997)
# Nom Période
1 Drapeau : Écosse Willie Maley 1897-1940
2 Drapeau : Écosse Jimmy McStay 1940-1945
3 Drapeau : Écosse Jimmy McGrory 1945-1965
4 Drapeau : Écosse Jock Stein 1965-1978
5 Drapeau : Écosse Sean Fallon (intérim) 1975-1976
6 Drapeau : Écosse Billy McNeill 1978-1983
7 Drapeau : Écosse David Hay 1983-1987
8 Drapeau : Écosse Billy McNeill 1987-1991
9 Drapeau : Irlande Liam Brady 1991-octobre 1993
10 Drapeau : Écosse Lou Macari octobre 1993-1994
11 Drapeau : Écosse Tommy Burns 1994-1997
Entraîneurs du Celtic FC (depuis 1997)
# Nom Période
12 Drapeau : Pays-Bas Wim Jansen 1997-1998
13 Drapeau : Slovaquie Jozef Vengloš 1998-1999
14 Drapeau : Angleterre John Barnes 1999-mars 2000
15 Drapeau : Écosse Kenny Dalglish mars 2000-2000
16 Drapeau de l’Irlande du Nord Martin O'Neill 2000-2005
17 Drapeau : Écosse Gordon Strachan 2005-2009
18 Drapeau : Angleterre Tony Mowbray 2009-mars 2010
19 Drapeau de l’Irlande du Nord Neil Lennon depuis mars 2010

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi la Catégorie:Joueur du Celtic FC
Joueurs les plus capés
# Nom Période App.
1 Drapeau : Écosse Billy McNeill 1957-1975 790
2 Drapeau : Écosse Paul McStay 1981-1997 678
3 Drapeau : Écosse Roy Aitken 1976-1990 669
4 Drapeau : Écosse Danny McGrain 1970-1987 661
5 Drapeau de l’Irlande Packie Bonner 1978-1995 642
Meilleurs buteurs
# Nom Période Buts
1 Drapeau : Écosse Jimmy McGrory 1922-1937 522
2 Drapeau : Écosse Bobby Lennox 1961-1978
1979-1980
273
3 Drapeau de la Suède Henrik Larsson 1997-2004 242
4 Drapeau : Écosse Stevie Chalmers 1958-1971 231
5 Drapeau : Écosse Jimmy Quinn 1900-1917 217
statue d'une footballeur balle au pied
Statue de Johnstone, élu meilleur joueur de l'histoire du club.

Le milieu de terrain James Kelly, débauché à Renton FC en 1888, est le premier capitaine des Celts, avant de devenir celui de l'équipe nationale écossaise[88]. Il deviendra par la suite président du club. Parmi les autres joueurs recrutés à la fondation du club, l’attaquant Sandy McMahon[104] s’impose comme son principal buteur dans les années 1890, inscrivant 171 buts en 217 matchs.

Au début du XXe siècle, le défenseur international Alec McNair et les attaquants Jimmy Quinn[104] et Jimmy McMenemy mènent le club à six titres de champion d'affilée entre 1904 et 1910 : Quinn remporte à plusieurs reprises le titre de meilleur buteur du championnat et devient le premier joueur du Celtic à dépasser la barre des 200 buts. Ils sont rejoints dans les années 1910 par le brillant ailier droit Patsy Gallacher (1911-1926), qui dispute plus de 500 matchs pour le Celtic[104]. Dans les années 1920 et 1930, le buteur écossais Jimmy McGrory[2] surpasse ses prédécesseurs en inscrivant un total de 550 buts toutes compétitions confondues, dont 522 sous le maillot du Celtic, ce qui reste un record dans l'histoire du football britannique. Il est bien aidé en ça par les exploits de l’ailier Jimmy Delaney[104].

Devenu entraîneur des Celts après-guerre, McGrory dirige plusieurs joueurs de talent tels Bobby Evans[2], milieu de terrain international et capitaine charismatique ou l'ailier gauche nord-irlandais Charlie Tully[104] venu du Belfast Celtic. Jock Stein, un modeste défenseur recruté en 1951, se révèle être un prodigieux meneur d'homme, grâce auquel le Celtic retrouve un peu de succès après guerre... Quand il prend finalement la place de McGrory sur le banc en 1965, il s'appuie sur des joueurs locaux pour bâtir une équipe redoutable qui remporte la Coupe des clubs champions européens en 1967.

Lors de ce match, les Bhoys sont disposés en 4-2-4, comme suit : l'expérimenté gardien de but Ronnie Simpson, les défenseurs Jim Craig, Billy McNeill, capitaine emblématique, John Clark et Tommy Gemmell, les milieux Bobby Murdoch et Bertie Auld, les virevoltants ailiers Bobby Lennox et Jimmy Johnstone, considéré comme le joyau de l’équipe[104], et les attaquants Willie Wallace et Stevie Chalmers, auteur du but décisif en finale.

De 1966 à 1974, le Celtic remporte neuf titres de champion, puis un dixième en 1977 qui doit beaucoup au talent de l'attaquant Kenny Dalglish[104]. Ce dernier connait la consécration internationale après son départ à Liverpool. Le défenseur Danny McGrain[2] est pendant les années 1970 et 1980 le relais des entraîneurs Jock Stein puis Billy McNeill sur le terrain ; meilleur joueur écossais en 1977, il est le capitaine de la sélection pour la Coupe du monde 1982. Tommy Burns[2], de 1975 à 1989, et Paul McStay[104], de 1981 à 1997, dirigent le milieu de terrain du Celtic, pour lequel ils disputent respectivement plus de 350 et 500 matchs. En 1983, l'attaquant Charlie Nicholas est le premier Celt à être nommé « joueur de l'année en Écosse » à la fois par les joueurs et les journalistes. Brian McClair l'imite en 1987, Paul McStay en 1988.

Enfin plus récemment, le buteur suédois Henrik Larsson[104],[105] anime pendant sept ans le front de l’attaque du Celtic, au point de devenir le troisième meilleur buteur de l’histoire du club et de mener le club en finale de la Coupe UEFA en 2003, au cours de laquelle il marque les deux buts de son équipe. Il est à son tour nommé « joueur de l'année en Écosse » par les joueurs et les journalistes en 1999 et 2001. John Hartson l'est à son tour en 2005, le Japonais Shunsuke Nakamura en 2007 et le Hondurien Emilio Izaguirre en 2011.

Meilleure équipe de l'histoire du club (2002)[modifier | modifier le code]

La « meilleure équipe du Celtic ».
un footballeur titre un coup franc
Henrik Larsson sous le maillot de la Suède en 2004.

En 2002, l'Écossais Jimmy Johnstone est élu meilleur joueur de l'histoire du club à l'issue d'une enquête réalisée par la BBC auprès des supporters du club[106]. L'ailier droit des « Lisbon Lions » dispute 515 rencontres pour le Celtic entre 1962 et 1975, et inscrit 129 buts[107].

Les dix autres membres de la « meilleure équipe du Celtic », désignée à la même occasion, sont essentiellement issus de l'équipe championne d'Europe en 1967[108] :

Parmi eux, Billy McNeill est élu plus grand capitaine du Celtic et Henrik Larsson meilleur joueur étranger du Celtic de tous les temps.

Hall of Fame[modifier | modifier le code]

Le Scottish Sports Hall of Fame est une institution écossaise, créée le 30 novembre 2001 par le Conseil des sports, qui récompense les sportifs écossais ou ayant pratiqué en Écosse qui se sont illustrés par leur palmarès ou la promotion de leur sport. En 2010, on y trouve dix-huit anciens joueurs et entraîneurs du Celtic[109] : Bertie Auld, Kenny Dalglish, Jimmy Delaney, Bobby Evans, Tommy Gemmell, Jimmy Johnstone, Mo Johnston, Paul Lambert, Bobby Lennox, Willie Maley, Danny McGrain, Jimmy McGrory, Billy McNeill, Bobby Murdoch, Jock Stein, Gordon Strachan, John Thomson, tous écossais, auxquels s'ajoute l'attaquant suédois Henrik Larsson.

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Effectif et encadrement de la saison 2013-2014 du Celtic FC, au 14 septembre 2013
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 4] Nom Date de naissance Sélection[note 5] Club précédent
Gardiens
1 G Drapeau de l'Angleterre Forster, FraserFraser Forster &0000000000009527.0000009 527 17 mars 1988 (26 ans) Angleterre Newcastle United
24 G Drapeau de la Pologne Załuska, ŁukaszŁukasz Załuska &0000000000011628.00000011 628 16 juin 1982 (31 ans) Pologne Dundee United
28 G Drapeau de l'Allemagne flèche vers la droite Oberschmidt, MaxMax Oberschmidt &0000000000007022.0000007 022 25 janvier 1995 (19 ans)
Fulham FC
Défenseurs
2 D Drapeau du Pays de Galles Matthews, AdamAdam Matthews &0000000000008130.0000008 130 13 janvier 1992 (22 ans) Pays de Galles Cardiff City
3 D Drapeau du Honduras Izaguirre, EmilioEmilio Izaguirre &0000000000010204.00000010 204 10 mai 1986 (27 ans) Honduras CD Motagua
4 D Drapeau : Nigeria Ambrose, EfeEfe Ambrose &0000000000009312.0000009 312 18 octobre 1988 (25 ans) Nigeria MS Ashdod
5 D Drapeau des Pays-Bas van Dijk, VirgilVirgil van Dijk &0000000000008319.0000008 319 8 juillet 1991 (22 ans)
FC Groningue
21 D Drapeau : Écosse Mulgrew, CharlieCharlie Mulgrew &0000000000010269.00000010 269 6 mars 1986 (28 ans) Écosse Aberdeen FC
22 D Drapeau de la France Mouyokolo, StevenSteven Mouyokolo &0000000000009945.0000009 945 24 janvier 1987 (27 ans)
Wolverhampton Wanderers
23 D Drapeau de la Suède Lustig, MikaelMikael Lustig &0000000000009977.0000009 977 23 décembre 1986 (27 ans) Suède Rosenborg BK
41 D Drapeau de l'Angleterre Fisher, DarnellDarnell Fisher &0000000000007318.0000007 318 4 avril 1994 (20 ans)
Formé au club
43 D Drapeau : Écosse Chalmers, JoeJoe Chalmers &0000000000007409.0000007 409 3 janvier 1994 (20 ans)
Formé au club
44 D Drapeau : Écosse Fraser, MarcusMarcus Fraser &0000000000007238.0000007 238 23 juin 1994 (19 ans)
Formé au club
45 D Drapeau : Écosse Toshney, LewisLewis Toshney &0000000000008026.0000008 026 26 avril 1992 (21 ans)
Formé au club
Milieux
6 M Drapeau d’Israël Biton, NirNir Biton &0000000000008205.0000008 205 30 octobre 1991 (22 ans) Israël MS Ashdod
8 M Drapeau : Écosse Brown, ScottScott Brown Capitaine &0000000000010523.00000010 523 25 juin 1985 (28 ans) Écosse Hibernian FC
15 M Drapeau : Écosse Commons, KrisKris Commons &0000000000011188.00000011 188 30 août 1983 (30 ans) Écosse Derby County
16 M Drapeau du Pays de Galles Ledley, JoeJoe Ledley &0000000000009948.0000009 948 21 janvier 1987 (27 ans) Pays de Galles Cardiff City
18 M Drapeau de l'Australie Rogić, TomTom Rogić &0000000000007792.0000007 792 16 décembre 1992 (21 ans) Australie Central Coast Mariners
31 M Drapeau : Écosse Herron, JohnJohn Herron &0000000000007380.0000007 380 1er février 1994 (20 ans)
Formé au club
33 M Drapeau d’Israël Kayal, BiramBiram Kayal &0000000000009481.0000009 481 2 mai 1988 (25 ans) Israël Maccabi Haïfa
36 M Drapeau de l'Australie Irvine, JacksonJackson Irvine &0000000000007711.0000007 711 7 mars 1993 (21 ans)
Frankston Pines
46 M Drapeau de l’Irlande McGeouch, DylanDylan McGeouch &0000000000007397.0000007 397 15 janvier 1994 (20 ans)
Formé au club
56 M Drapeau de la République tchèque Twardzik, FilipFilip Twardzik &0000000000007736.0000007 736 10 février 1993 (21 ans)
Hertha Berlin
58 M Drapeau de la République tchèque Twardzik, PatrikPatrik Twardzik &0000000000007736.0000007 736 10 février 1993 (21 ans)
Hertha Berlin
Attaquants
9 A Drapeau de la Grèce Samaras, GeorgiosGeorgios Samaras &0000000000010647.00000010 647 21 février 1985 (29 ans) Grèce Manchester City
10 A Drapeau de l’Irlande Stokes, AnthonyAnthony Stokes &0000000000009397.0000009 397 25 juillet 1988 (25 ans) Irlande Hibernian FC
11 A Drapeau des Pays-Bas Boerrigter, DerkDerk Boerrigter &0000000000010045.00000010 045 16 octobre 1986 (27 ans)
Ajax Amsterdam
17 A Drapeau du Portugal Baldé, AmidoAmido Baldé &0000000000008372.0000008 372 16 mai 1991 (22 ans)
Vitória Guimarães
20 A Drapeau de la Finlande Pukki, TeemuTeemu Pukki &0000000000008785.0000008 785 29 mars 1990 (24 ans) Finlande FC Schalke 04
37 A Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Atajić, BahrudinBahrudin Atajić &0000000000007457.0000007 457 16 novembre 1993 (20 ans)
Formé au club
49 A Drapeau : Écosse Forrest, JamesJames Forrest &0000000000008320.0000008 320 7 juillet 1991 (22 ans) Écosse Formé au club
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : Écosse Stevie Woods
Médecin(s)
  • Drapeau : Écosse David Pugh



Légende

Consultez la documentation du modèle

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

une footballeur tire un corner devant une tribune
Des supporters en vert et blanc.

Le Celtic FC, qui s'est affirmé dès sa fondation comme un club de football écossais aux racines irlandaises, est soutenu par de nombreux supporters à travers le monde entier, bien au-delà des limites de Glasgow, notamment au sein de la communauté irlandaise. Le drapeau de l'Irlande est d'ailleurs régulièrement déployé dans les tribunes du Celtic Park[64].

En 2006, une enquête indique que le Celtic compte 1,4 million de supporters britanniques, plaçant le club au sixième rang du Royaume-Uni[110]. En 2008, une autre étude estime le nombre du supporters du club à neuf millions, dont un million en Amérique du Nord, qui s'explique par l'importante émigration irlandaise aux États-Unis[111].

Depuis 2006, le club est supporté par un groupe ultra, la Green Brigade qui se définit comme un groupe rassemblant des supporters du Celtic « anti-fasciste, anti-raciste et anti-sectaire[note 6] » [112]. Ils sont situés dans le secteur 111 du Celtic Park où ils se tiennent debout ; ce qui leur a valu des soucis avec le club qui les accusait de gêner la circulation des spectateurs[113]. Le 11 novembre 2010, le club et la Green Brigade s'opposent lors du match contre Aberdeen. Le groupe proteste par la présence d'un coquelicot, symbole du Jour du Souvenir, sur le maillot des joueurs en ce jour de commémoration : une banderole est déployée par le groupe dans leur tribune, qui est condamnée par John Reid, le président du club[114].

Old Firm[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Old Firm.
plusieurs footballeurs se disputent le ballon près d'un but
Scène du Old Firm

Le Celtic nourrit une profonde rivalité avec l'autre grand club de Glasgow, les Rangers ; l'opposition des deux institutions constitue l'un des derbys de football les plus célèbres au monde[115], connue comme le « Old Firm » ou « Auld Firm ». Les deux clubs dominent largement le football écossais : de la création du championnat en 1890 à 2012, les Glasgow Rangers ont remporté 54 titres, contre 44 pour le Celtic. Le dernier trophée de champion à avoir échappé au duo est celui d'Aberdeen, remporté en 1985. Logiquement les deux clubs sont aussi, et de loin, les plus populaires du pays.

La rivalité entre les deux clubs, née d'abord d'une confrontation sportive à la fin du XIXe siècle, s'est envenimée au cours du siècle suivant avec la montée du communautarisme religieux à travers l’Écosse, et particulièrement à Glasgow[gm 19],[116]. Bien qu'il ait dès son origine accueilli des joueurs protestants[gm 1], le Celtic est lié historiquement à l'Irlande, dont les habitants et les émigrants sont de religion catholique, tandis que le Rangers FC est attaché au protestantisme et à l'unionisme britannique[117]. La tension autour du Old Firm a été de ce fait excitée par la virulence du conflit nord-irlandais[118], qui oppose républicains catholiques et loyalistes protestants depuis la seconde moitié du XXe siècle.

Ces dernières années, les deux clubs ont pris des initiatives pour combattre ces conflits, en faisant la chasse aux chansons, drapeaux et autres symboles communautaires[119],[120]. En 1996, le Celtic lance une campagne intitulée « Bhoys Against Bigotry » ((en français : « les Bhoys contre la bigoterie »))[121]. Fondée en 2000, l'association anti-communautariste écossaise Nil by Mouth fait cependant régulièrement état de l'utilisation par des supporters des deux clubs de bannières et de chants haineux ou de soutien aux groupes terroristes engagés dans le conflit nord-irlandais (IRA et UVF)[122]. En mars 2008, l'UEFA ouvre une enquête sur des chants communautaristes ayant été proférés par des supporters du Celtic lors d'un match contre le FC Barcelone, qui est finalement abandonnée faute de preuves[123].

En 2011, on compte près de 400 rencontres de Old Firm dans l'histoire des deux clubs. Ces matchs, qui donnent systématiquement lieu à un emballement médiatique en Écosse, se déroulent dans une atmosphère de forte tension[gm 19] qui se prolonge régulièrement par des violences entre les communautés[122],[124]. En 2004, le journaliste Franklin Foer révèle que les admissions aux urgences hospitalières sont multipliées par neuf les soirs de Old Firm, et surtout que huit décès sont imputables aux combats entre supporters à Glasgow entre 1996 et 2003[125].

Affluence[modifier | modifier le code]

L'affluence moyenne au Celtic Park a toujours été parmi les plus importantes du Royaume-Uni. Dès la fin du XIXe siècle, plusieurs milliers de spectateurs assistent en moyenne aux rencontres au Celtic Park[126]. Le cap des 10 000 spectateurs de moyenne en championnat est dépassé dans la seconde moitié des années 1900, alors que les Bhoys dominent le championnat national. Avec la rivalité grandissante du Old Firm, le duel au sommet opposant Celtic et Rangers FC, l'affiche enregistre des affluences record, comme le , quand 92 000 spectateurs assistent à la réception du Rangers FC au Celtic Park pour un « simple » match de championnat.

vue intérieure d'un stade plein
58 000 spectateurs au Celtic Park pour la réception de Benfica en Ligue des champions en novembre 2007.

Au début des années 1950, malgré des résultats décevants, le club peut compter sur des affluences moyenne s'approchant des 30 000 spectateurs (dans un stade pouvant en accueillir plus du double[127]), un cap qui est dépassé grâce aux exploits de l'équipe de Jock Stein à la fin des années 1960[126]. Quand Fergus McCann prend le contrôle du club en 1994, la vétusté du stade et les mauvais résultats des années précédentes ont fait chuter la moyenne à moins de 23 000 spectateurs les deux saisons précédentes, ce qui ne va pas sans poser des soucis financiers au club.

La première décision du nouveau président est donc de faire rénover et agrandir le stade, ce qui, avec l'amélioration des résultats sportifs, va porter progressivement l'affluence moyenne à près de 60 000 spectateurs lors de la saison 1998-1999[126], quand les travaux du Celtic Park s'achèvent. Ce chiffre reste supérieur à 55 000 jusqu'à la saison 2008-2009, pendant laquelle les 57 670 spectateurs de moyenne font du Celtic le club disposant de l'affluence moyenne la plus forte en Écosse et la huitième plus importante en Europe. Les deux saisons suivantes, de moindre succès, voient la fréquentation moyenne à Parkhead baisser à 45 582 en 2009-2010 et 48 968 spectateurs en 2010-2011[128].

Par ailleurs, le Celtic FC a enregistré ses records d'affluence dans un autre stade de Glasgow qui fut longtemps le plus grand d'Europe : l'Hampden Park. C'est là que le club a notamment fixé les deux records suivants :

  • la finale de Coupe d'Écosse opposant le Celtic à Aberdeen en 1937 a lieu devant 147 365 spectateurs, ce qui constitue le record du monde pour une finale de coupe nationale[129] ;
  • la demi-finale de la Coupe des clubs champions européens 1969-1970 opposant le Celtic aux Anglais de Leeds United le 15 avril 1970 a lieu devant 136 505 spectateurs, ce qui constitue le record pour une rencontre de compétition européenne[129].

Médias[modifier | modifier le code]

En août 1965, les dirigeants lancent The Celtic View. C'est la première publication hebdomadaire du Royaume-Uni consacrée uniquement à l’actualité d'un club de football, et à ce jour la plus ancienne au monde[130]. L'exemple sera repris par la suite par de nombreux clubs sportifs. Le premier rédacteur en chef de la brochure de quatre pages est Jack McGinn, qui deviendra par la suite le président du club. Actuellement, c'est une revue épaisse de plusieurs dizaines de pages, comptant environ 6 000 lecteurs chaque semaine.

En 2004, le club inaugure sa propre chaîne de télévision, nommée Celtic TV, disponible sur le réseau de Setanta Sports. La faillite de ce dernier en 2009 cause l'arrêt de la diffusion de la chaîne[131]. L'institution dispose également d'une chaîne de télévision payante sur Internet, baptisée Channel67, lancée en 2002 sous le nom Celtic Replay[132].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Le record du nombre de championnats d'Écosse remportés consécutivement (neuf) est égalé en 1997 par le Rangers FC. Il avait été préalablement atteint en 1962 par le CSKA Sofia en Bulgarie, et a été notamment dépassé par Rosenborg BK en Norvège en 2004 (avec treize titres). Voir (en) « Consecutive National Championships », RSSSF (consulté le 14 octobre 2011)
  3. Les éditions 2002, 2003 et 2004 sont réservées aux joueurs de moins de 21 ans
  4. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  5. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  6. Le groupe accepte que des non-catholiques puissent supporter le Celtic

Références extraites de Official Biography of Celtic: If You Know the History de Graham McColl[modifier | modifier le code]

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Autres références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les ouvrages concernant le Celtic Football Club, ses saisons, ses joueurs ou encore ses entraîneurs se comptent par dizaine, pratiquement uniquement en anglais. On peut citer parmi eux :

  • (en) McColl, Graham, Official Biography of Celtic: If You Know the History, Headline,‎ 2008 (ISBN 0755315855) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) MacPherson, Archie, Jock Stein: The Definitive Biography, Highdown,‎ 2005 (ISBN 9781905156047) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) McGuirk, Brian, Celtic FC - The Ireland Connection, Black & White Publishing Limited,‎ 2009 (ISBN 1845022483) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Campbell, Tom & Woods, Pat, The Glory & the Dream, Paperback, HarperCollins Publishers Ltd,‎ 1987 (ISBN 0586200053)

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