Wilfred Owen
Wilfred Owen
| Nom de naissance | Wilfred Edward Salter Owen |
|---|---|
| Activités | soldat, poète |
| Naissance | 18 mars 1893 Oswestry |
| Décès | 4 novembre 1918 (à 25 ans) Canal de la Sambre à l'Oise |
| Langue d'écriture | anglais |
Wilfred Edward Salter Owen, MC (18 mars 1893 – 4 novembre 1918) est un poète anglais, très connu en Angleterre et parfois considéré comme le plus grand poète de la Première Guerre mondiale. Ses poèmes, souvent réalistes et décrivant la brutalité et l'horreur de la guerre de tranchées et des attaques au gaz, tranchent fortement avec l'opinion que le public porte sur la guerre à l'époque, et avec les vers patriotiques de célébrités telles que Thomas Hardy et George Meredith ou d'autres jeunes poètes combattants comme Rupert Brooke. Parmi ses poèmes les plus connus, on peut citer Dulce Et Decorum Est, Anthem for Doomed Youth, Futility et Strange Meeting. La poésie d'Owen a fortement été influencée par les conseils et l'exemple de son ami Siegfried Sassoon.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Ainé de quatre enfants, Owen est né à Plas Wilmot, près de Oswestry dans le Shropshire ; il est d'ascendance anglaise et galloise. Ses parents, Tom et Susan Owen, vivent dans une maison confortable que possède son grand-père mais à la mort de celui-ci en 1897, la famille est contrainte de déménager à Birkenhead. Il est éduqué au "Birkenhead Institute" et à la "Shrewsbury Technical School" et découvre sa vocation en 1903 ou 1904 durant ses vacances dans le Cheshire. Owen a reçu une éducation anglicane à l'école évangélique. Il est d'abord influencé par John Keats et, comme beaucoup d'écrivains de cette époque, par la Bible.
En 1911 Owen entre à l'Université de Londres mais sans avoir pu obtenir de bourse. Avant le début de la guerre, il travaille comme répétiteur en anglais à l'école de langues Berlitz de Bordeaux.
Le 21 octobre 1915 il s'enrôle dans le régiment des Artists' Rifles. Il suit un entraînement de sept mois au camp de Hare Hall dans l'Essex. En janvier 1917, il reçoit le grade de second-lieutenant au Manchester Regiment. Après quelques expériences traumatisantes, on diagnostique chez lui un syndrome commotionnel (shell shock) et il est envoyé en traitement à l'hôpital militaire de Craiglockhart à Édimbourg. C'est là qu'il rencontre le poète Siegfried Sassoon, qui a une grande influence sur lui.
De retour au front, Owen emmène le 1er octobre 1918 des unités du Second Manchesters à l'assaut de positions ennemies près du village de Joncourt. Il est tué le 4 novembre 1918 lors de la grande offensive finale à Ors près du Cateau-Cambrésis, une semaine presque à l'heure près avant l'armistice. Sa mère est avertie de sa mort alors même que les cloches de la paroisse sonnent pour annoncer l'Armistice.
La compagnie du Second Manchesters se reposait dans la maison forestière d'Ors. L'état-major voulait reprendre des positions sur la rive droite du canal Sambre-Oise. Il fallait assembler et lancer des passerelles sur le canal sous le feu des Allemands retranchés de l'autre côté.
Le 4 novembre à 6 heures du matin, profitant de l'obscurité et du brouillard, le génie mit à l'eau des flotteurs de liège. C'est alors que tout à coup le brouillard se leva et que les Allemands mitraillèrent toute la compagnie.
Wilfred Owen repose avec tous ses camarades d'armes du Second Manchesters et le Lieutenant-Colonel des Irish Guards James N. Marshall titulaire de la Victoria Cross dans le cimetière d'Ors. Il a reçu à titre posthume la Military Cross pour son courage et ses qualités de chef à Joncourt.
Œuvres [modifier]
The Poems of Wilfred Owen, edited with a Memoir and Notes by Edmund Bluden, London, Chatto & Windus, 1952. (Sélection)
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Un poème [modifier]
Ce poème, écrit en 1917, compte parmi les plus célèbres de Wilfred Owen.
What passing bells for those who die as cattle? |
Quel glas sonne pour ceux qui meurent comme du bétail ? |
Maison Wilfred-Owen [modifier]
L'ancienne maison forestière de l'Ermitage dans le Bois-l'Évêque à Ors, où Wilfred Owen a passé sa dernière nuit, a été transformée en un lieu de création artistique dédié à Wilfred Owen. Une œuvre d'art monumentale créée par Simon Patterson y a été installée[1].
Annexes [modifier]
Notes et références [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (en) Wilfred Owen - the last year, 1917–18. Dominic Hibberd. 1992.
- (en) Wilfred Owen: A New Biography. Dominic Hibberd. 2003.
- (fr) War Poems / Poèmes de guerre, bilingue, traduits par Emmanuel Malherbet, Alidades 1995, collection ’le chant’, 12,5 × 21 cm, 32 pages, ISBN 978-2-906266-16-2. Poèmes du War Requiem de Benjamin Britten.
Liens externes [modifier]
- (fr) Association Wilfred Owen France
- (en) Archives multimédia, Université d'Oxford
- (en) Wilfred Owen
- (en) Sélection de poèmes
- (en) Association Wilfred Owen
- (en) Details of Wilfred Owen's burial place (Commonwealth War Graves Commission)