Partenariat pour la paix

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Carte des pays impliqués dans le Partenariat pour la paix de l'OTAN.
  •      Membres actuels du PPP
  •      Membres du PPP ayant rejoint l'OTAN en 1999
  •      Membres du PPP ayant rejoint l'OTAN en 2004

Le Partenariat pour la paix (PPP) est une structure d'association libre bilatérale entre un état et l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN)[1], servant à impliquer dans une démarche commune de coopération militaire pacifique des pays ne souhaitant pas pour autant faire partie de l'OTAN.

Document cadre[modifier | modifier le code]

Le document cadre contient notamment les buts suivants :

  • « développer des relations militaires de coopération avec l'OTAN »
  • « se doter, à plus long terme, de forces plus en mesure d'opérer avec celles des membres de l'Alliance de l'Atlantique Nord »
  • « mettre au point avec les autres Etats qui souscrivent au présent document un processus de planification et d'examen qui servira à déterminer et à évaluer les forces et les moyens que ces autres Etats pourraient mettre à disposition pour des activités de formation, des exercices et des opérations à caractère multinational menés de concert avec des forces de l'Alliance »[2]

Signataires du document cadre pour le Partenariat pour la paix[modifier | modifier le code]

[3]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Ancien pays membres du PPP mais qui devinrent membres de plein droit de l'OTAN le 12 mars 1999[modifier | modifier le code]

Ancien pays membres du PPP mais qui devinrent membres de plein droit de l'OTAN le 29 mars 2004[modifier | modifier le code]

Ancien pays membres du PPP mais qui devinrent membres de plein droit de l'OTAN en 2009[modifier | modifier le code]

Critiques et oppositions[modifier | modifier le code]

Pour Jonathan Eyal, directeur du cercle de réflexion et d'influence Royal United Services Institute for Defence Studies de Londres, «le Partenariat pour la paix est l’écran de fumée derrière lequel l’on a pu occulter les divergences politiques internes d’une alliance (...) qui risquait de tomber dans l’insignifiance; tôt ou tard le Congrès américain allait questionner le but d’une alliance militaire conçue contre un ennemi qui n’existe plus.» [4]

En Suisse[modifier | modifier le code]

Le journal d'opinions Horizons et débats s'est opposé à l'intégration de la Suisse dans le PPP, qu'il qualifie de "terme forgé pour tromper l'opinion publique"[2] et milite pour son retrait, qu'il juge indispensable en particulier depuis la guerre contre la Yougoslavie (Voir aussi: Guerre du Kosovo) en 1999[5]. L'Action pour une Suisse indépendante et neutre s'est prononcée contre le PPP lors de l'adhésion de la Suisse. Pour le Groupe pour une Suisse sans armée le PPP n'est qu'un pas en direction d'une adhésion à l'OTAN [6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. NATO Issues: The Partnership for Peace
  2. a et b Horizons et débats, n°26, p.3, 230 juin 2008, Ce qui est écrit dans le Document pour l'adhésion au PPP
  3. Signatures of Partnership for Peace Framework Document
  4. Jonathan Eyal, directeur du «Royal United Services Institute for Defence Studies» de Londres, in «NATO’s enlargement:anatomy of a decision», International Affairs, vol. 73, No.4, oct. 1997 pp 695-719
  5. Le Soudan, prochaine destination des soldats suisses ?, 17 décembre 2007, Horizons et débats
  6. L’OTAN garantit-elle la paix?

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jonathan Eyal, directeur du «Royal United Services Institute for Defence Studies» de Londres, in «NATO’s enlargement:anatomy of a decision», International Affairs, vol. 73, No.4, oct. 1997, pp. 695-719
  • Horizons et débats, n°26, p.3, 230 juin 2008, Ce qui est écrit dans le Document pour l'adhésion au PPP

Liens externes[modifier | modifier le code]

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