Kazakhstan

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43° 21′ 01.16″ N 79° 04′ 49.28″ E / 43.3503222, 79.0803556

République du Kazakhstan

Қазақстан Республикасы (kk)

Qazaqstan Respublïkası (kk)

Республика Казахстан (ru)

Drapeau
Drapeau du Kazakhstan
Blason
Armoiries du Kazakhstan
alt=Description de l'image Kazakhstan (orthographic projection).svg.
Hymne national Менің Қазақстаным (Meniñ Kazakstanım)
(« Mon Kazakhstan »)
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Noursoultan Nazarbaïev
Premier ministre Karim Massimov
Langues officielles Kazakh (langue d'État)
Russe (langue officielle)
Capitale Astana

51°10′N 71°30′E

Géographie
Plus grande ville Almaty
Superficie totale 2 717 300 km2
(classé 9e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +5 (ouest) et +6 (centre et est)
Histoire
Indépendance De l'Union soviétique
Date 16 décembre 1991
Démographie
Gentilé Kazakh,
Kazakhstanais
Population totale (2012) 17 522 010[1] hab.
(classé 60e)
Densité 5,7 hab./km2
Économie
Monnaie Tengue (KZT​)
Divers
Code ISO 3166-1 KAZ, KZ​
Domaine Internet .kz
Indicatif téléphonique +7

Le Kazakhstan, en forme longue la République du Kazakhstan, en kazakh Qazaqstan, Қазақстан, /qɑzɑqˈstɑn/ et Qazaqstan Respublïkası, Қазақстан Республикасы, en russe Kazakhstán, Казахстан, /kɐzəxˈstɐn/ et Respublika Kazakhstán, Республика Казахстан, est un pays situé majoritairement au nord de l'Asie centrale et en partie en Europe orientale (à l'ouest du fleuve Oural). Pays de steppes peuplé autrefois de cavaliers nomades turcophones, il fit partie de l'Empire russe puis de l'Union des républiques socialistes soviétiques. Il est indépendant depuis 1991. Ses habitants s'appellent les Kazakhs ou les Kazakhstanais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Kazakhstan.

Le Kazakhstan, région de vastes steppes, fut depuis les temps les plus anciens, parcouru par des populations nomades. Au début de l'époque moderne, il est peuplé de nomades turcophones, les Kazakhs, chasseurs et éleveurs, dont les traditions sociales sont basées sur une structure clanique qui perdure jusqu'à nos jours. Ces territoires, âprement disputés entre la Russie et la Chine, finissent par des jeux d'alliances et des pressions militaires, par passer sous tutelle, puis sous domination directe, de l'Empire russe.

Les pressions de la Russie pour imposer son système provoquèrent le ressentiment des Kazakhs. Dans les années 1860, la plupart des Kazakhs résistèrent à l’annexion par la Russie en partie à cause de l’influence que cela avait sur leur style de vie nomade traditionnel et leur économie largement basée sur l’élevage et à cause de la famine associée qui se répandit rapidement, décimant des tribus kazakhs entières.

Proclamé république soviétique (initialement « des Kirghizes », avec des frontières assez différentes) à l'issue de la Révolution d'Octobre en 1917, le Kazakhstan est incorporé à l'Union soviétique lors de sa création. À la suite de tentatives de sédentarisation des populations nomades qui peuplaient historiquement la région et de la politique de collectivisation, une famine terrible décime la population durant les années 1929-1933. Environ un tiers de la population kazakhe soit près d'1,3 million de personnes, périt des suites de ces événements. Dans les années suivantes du régime stalinien, le Kazakhstan, en partie dans le cadre du complexe correctionnel du « Steplag » et du « Karlag », est une destination pour de nombreuses déportations (et évacuations de guerre), et en particulier, pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale, de groupes ethniques parfois entiers : Tatars de Crimée, Polonais, Tchétchènes, Allemands de la Volga, et autres. Plus tard, le Kazakhstan devient le site de plusieurs ambitieux projets soviétiques réussis : le polygone nucléaire de Semipalatinsk et ses laboratoires nucléaires, le cosmodrome de Baïkonour et la campagne des terres vierges.

Le Kazakhstan proclame son indépendance en décembre 1991. Les années suivantes voient une émigration importante, notamment de nombreux non-kazakhs qui se sentent écartés des responsabilités ; mais progressivement la situation économique se stabilise ces dernières années, avec une croissance sensible, et un solde migratoire tendant à redevenir positif. Le chef d'État Noursoultan Nazarbaïev au pouvoir depuis 1990, est toujours président du pays, réélu en 2011 pour cinq nouvelles années.

En 1997, la capitale du Kazakhstan est déplacée d'Almaty (ancienne Alma-Ata), au sud-est du pays, à Akmola (Akmolinsk, Tselinograd), rebaptisée Astana (« capitale » en kazakh) à cette occasion. Cette ville située dans les steppes du nord du pays (plus près de son centre géographique), s'est développée comme centre urbain principal pour la campagne des terres vierges.

Depuis janvier 2010, le Kazakhstan assure la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la plus grande organisation de sécurité régionale, regroupant 56 pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie. Le Kazakhstan devint le premier état post-soviétique, à prédominance asiatique et musulmane à recevoir l’honneur de diriger cette organisation. L’honneur de cette présidence symbolise sans doute le succès des progrès sociaux, économiques et politiques du Kazakhstan au cours des dix-huit années depuis son indépendance. La présidence du Kazakhstan présente des opportunités importantes pour Astana et l’OSCE.

Le Kazakhstan a organisé le sommet de l’OSCE en 2010 en particulier pour renforcer les relations entre les pays d’Asie de l’Ouest et Centrale et soutenir le processus d’intégration entre les différents acteurs de la région.

Politique[modifier | modifier le code]

Politique au Kazakhstan
Image illustrative de l'article Kazakhstan

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Subdivisions

Politique étrangère
Noursoultan Nazarbayev, président de la République du Kazakhstan.

Le Kazakhstan a un régime présidentiel considéré comme autoritaire. L'actuelle Constitution du Kazakhstan a été adoptée par référendum national le 30 août 1995. Elle a remplacé la première Constitution du 28 janvier 1993.

Le chef de l'État est actuellement le président Noursoultan Nazarbayev. Le chef du gouvernement est le Premier ministre Karim Massimov.

Le 4 décembre 2005, le président Nazarbayev est réélu pour un mandat de sept ans au premier tour. Cinq candidats participent aux élections présidentielles. 91,15 % des électeurs votent pour Nazarbayev. Le taux de participation à ces élections avoisine les 77 %.

Le 3 avril 2011, après avoir provoqué des élections anticipées Nazarbayev est réélu pour un mandat de cinq ans (et non plus sept) au premier tour. Trois candidats participent à l'élection présidentielle. 95,55 % des électeurs votent pour Nazarbayev. Le taux de participation à ces élections était de 89,99 %. Le Premier ministre Karim Massimov est reconduit dans l’exercice de ses fonctions le 8 avril 2011[2].

Le Parlement du Kazakhstan est composé d'une chambre basse, le Majilis, et d'une chambre haute, le Sénat.

  • Le Majilis est composé de 107 députés élus au suffrage universel, le scrutin est partiellement proportionnel.
  • Le Sénat comporte 47 sièges. Quinze sénateurs sont directement nommés par le président de la République. Les autres sont élus par les grands électeurs des 14 oblystar et des deux villes à statut particulier (Astana et Almaty). Ces grands électeurs sont eux-mêmes nommés par le président de la République.

Droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Selon Amnesty International, les brutalités policières seraient monnaie courante au Kazakhstan[3]. La torture serait généralisée au sein du système judiciaire, et ce dans la plus grande impunité.

Reporters sans frontières considère la liberté de la presse dans une « situation difficile » au Kazakhstan. Fin 2012, les principaux médias d'oppositions sont interdits de publication par un tribunal[4],[5]. En 2012, RSF considère Nazarbaïev comme un « prédateur » de la liberté de la presse[6].

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Les numéros des Oblystar sur la carte correspondent à ceux du tableau ci-dessus

À quelques modifications près, le découpage administratif de la République du Kazakhstan correspond à celui de la République socialiste soviétique kazakhe. Le système de division administrative du territoire est resté celui de l'Union soviétique. La plus grande unité administrative est l'oblys (en kazakh, pluriel : oblystar) ou oblast (en russe) que l'on peut traduire par « région » ou « province ». Le Kazakhstan est divisé en quatorze régions ou provinces et trois villes à statut spécial.

No Oblys (ou Oblast) Centre administratif Superficie Population
1 Oblys de Karaganda Karaganda 428 000 km2 1 411 700
2 Oblys du Kazakhstan-Oriental Öskemen 283 300 km2 1 530 800
3 Oblys d'Almaty Taldykourgan 224 000 km2 1 589 200
4 Oblys de Djamboul Taraz 144 000 km2 983 900
5 Oblys du Kazakhstan méridional Chimkent 118 600 km2 1 976 700
6 Oblys de Kyzylorda Kyzylorda 226 000 km2 596 300
7 Oblys d'Aktioubé Aktioubé 300 600 km2 277 700
8 Oblys de Kostanaï Kostanaï 196 000 km2 1 019 600
9 Oblys du Kazakhstan-Septentrional Petropavl 123 200 km2 725 900
10 Oblys d'Akmola Astana 121 400 km2 835 700
11 Oblys de Pavlodar Pavlodar 124 800 km2 743 800
12 Oblys du Kazakhstan-Occidental Oural 151 300 km2 617 700
13 Oblys d'Atyraou Atyraou 118 600 km2 439 900
14 Oblys de Manguistaou Aktaou 118 600 km2 596 700

Les trois villes à statut spécial sont :

  • Almaty (anciennement Alma-Ata), l'ancienne capitale.
  • Astana, la nouvelle capitale
  • Baïkonour ou Bayqongyr, ville du cosmodrome

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Kazakhstan.

Le Kazakhstan est souvent qualifié de « pays d'Asie centrale » en raison des liens historiques, linguistiques, culturels et politiques qui le lient aux quatre autres ex-républiques soviétiques d'Asie. Cependant, au Kazakhstan, l'ensemble géopolitique formé par le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan est fréquemment appelé « Asie centrale et Kazakhstan ». Cette position rejoint la définition soviétique d'« Asie médiane et Kazakhstan » (russe : Средняя Азия и Казахстан), l'Asie médiane pouvant inclure également le sud et le centre du Kazakhstan. En 1992, le président Noursoultan Nazarbaev, lors du sommet des États d'Asie centrale, proposa de renoncer à cette expression pour « Asie centrale ». Le terme est depuis largement employé, même s'il peut inclure également la Mongolie et l'ouest de la Chine.

L'extrême-ouest du pays n'est généralement pas considérée comme faisant géographiquement partie de l'Asie centrale mais de l'Europe (selon une convention généralement admise, le continent européen s'arrête aux monts Oural puis au fleuve du même nom) : le Kazakhstan est ainsi situé sur deux continents (bien que la partie européenne soit désertique et très peu peuplée).

Carte politique du Kazakhstan

Données géographiques[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Kazakhstan.

Le PIB du Kazakhstan est estimé pour 2012 à 231 milliards de dollars américains[1].

La croissance du PIB du Kazakhstan dans les années 2000 fut de :

  • 9,8 % en 2000
  • 13,5 % en 2001
  • 9,8 % en 2002
  • 9,3 % en 2003
  • 9,6 % en 2004
  • 9,7 % en 2005
  • 10,7 % en 2006
  • 8,9 % en 2007
  • 3,2 % en 2008[7]
  • 1,2 % en 2009
  • 7,0 % en 2010.

L'économie du Kazakhstan repose essentiellement sur les exportations de pétrole, qui représentent 56 % de la valeur des exportations et 55 % du budget de l'État. Selon certaines estimations, le pays a des ressources pétrolières équivalentes à celles de l'Irak mais présentes dans des nappes plus profondes, dans et autour de la mer Caspienne, ce qui explique le début relativement récent de son exploitation. Selon l’Agence Américaine de l’Energie (EIA), le Kazakhstan a produit environ 1,54 million de barils de pétrole en 2009[8]. Le pays détient 75 % des réserves de pétrole de la mer Caspienne (soit 3 % des réserves mondiales) et espère entrer d'ici à 2020 dans le club des cinq premiers pays exportateurs (il est en 2011, le seizième).

Le Kazakhstan est devenu la première république ex-soviétique à rembourser toute sa dette au Fonds monétaire international (FMI), en 2000, sept ans avant l'échéance.

Le gisement pétrolier du Tengiz, entre les villes d'Atyraou et Aktaou, est exploité par le consortium TCO regroupant Chevron, Exxon, KazMunayGas. Un pipeline part directement du Tengiz pour la Mer Noire.

Le projet d'exploitation du gisement du Kachagan, le plus grand champ pétrolier découvert au monde depuis 30 ans, avec des réserves estimées à plus de 20 milliards de barils, est situé dans la mer Caspienne, au large de la ville d'Atyraou. C'est actuellement le plus grand projet industriel au monde avec un budget de 150 milliards de dollars. Il est mené par le consortium North Caspian Operating Company B.V. dont les participants sont l'ENI, Shell, Exxon, Total, Conoco Philips, Inpex et KazMunayGas et produira plus de 1,5 million de barils par jour. Plusieurs pipelines ou gazoducs au départ du Kazakhstan relient la Russie, la Chine et l'Europe.

Le Kazakhstan est un pays satellite de l'empire russe puis de l'URSS. Il a connu un développement axé sur l'approvisionnement de la Russie (comme les colonies d'Afrique pour les pays européens). Un approvisionnement très riche et diversifié par la multitude des richesses de ses sols. Le Kazakhstan est un eldorado minier ferreux avec 16,6 milliards de tonnes soit 8 % des réserves mondiales, dont 2/3 sont considérées comme facile d'accès. Il se place au second rang mondial des réserves en manganèse (600 millions de tonnes), et au huitième rang des réserves de fer avec 12,5 milliards de tonnes. Il regroupe par ailleurs 1/3 des gisements de chrome du monde et est neuvième producteur mondial de charbon. Ces ressources métallurgiques constituent 35 % du total des exportations, 16 % du PIB et 19 % des emplois industriels en 2008.

Le Kazakhstan est devenu le premier producteur d'uranium avec 33 % (soit 17 803 tonnes en 2010) de la production mondiale[9]. Il dispose de réserves importantes d'uranium (17 % de la réserve mondiale) et selon l'OCDE, l'intensification de la production de ce pays a permis une augmentation de plus de 25 % de la production mondiale de 2008 à 2010[10].

Le Kazakhstan est également un des plus gros exportateurs mondiaux de potassium.

D’autres exportations majeures du Kazakhstan incluent le blé, les textiles et le bétail[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Kazakhstan.

Cinq fois plus grand que la France et 1,6 fois plus grand que le Québec mais peuplé seulement de quelque 17 000 000 d'habitants, le Kazakhstan a l'une des densités de population les plus faibles du monde.

Données démographiques[modifier | modifier le code]

Le recensement de 2009 fait état d’une population de 16 009 600 d’habitants au Kazakhstan en janvier 2010, dont 54,1 % d’urbains et 45,9 % de ruraux[13]. Il souligne une croissance de la population de 6,9 % par rapport au recensement de 1999[13]. La population du Kazakhstan est à 51,8 % composée de femmes et 48,2 % d’hommes[13]. La population totale est estimée à 63,1 % de Kazakhs, 23,7 % de Russes, 2,9 % d’Ouzbeks, 2,1 % d’Ukrainiens, 1,4 % d’Ouïghours, 1,3 % de Tatars, 1,1 % d'Allemands et 4,5 % d'autres (Biélorusses, Azerbaïdjanais, Polonais et Lituaniens)[13]. Certaines minorités telles que les Allemands, installés initialement en Russie (en particulier les Allemands de la Volga), les Ukrainiens, les Kurdes, les Tchétchènes, les Turcs meskhètes et des opposants politiques russes du régime soviétique ont été déportées au Kazakhstan dans les années 1930 et 1940 par Staline; Certains des plus grand camps de travail forcé (goulags) se situaient au Kazakhstan.

Depuis 2003 il existe un désaccord entre deux sources, pourtant réputées sûres, sur la population du Kazakhstan : le gouvernement américain dénombre actuellement 16 736 795 habitants alors que l'ONU et la Banque internationale donnent une estimation de 14 794 830 habitants. Cette différence plutôt importante est probablement due aux difficultés des mesures causées par les grandes migrations de populations et à la faible densité démographique.

Pour une surface aussi grande que l'Europe de l'Est, la population est relativement faible, la densité n'étant que de 5,5 hab./km2. La plupart de la population parle le russe ; seule la moitié de la population parle le kazakh, langue qui connaît actuellement un renouveau. Ce sont les deux seules langues officielles.

Après la chute de l'Union soviétique, la population allemande du Kazakhstan commença à émigrer en masse, principalement vers l'Allemagne.

Le Kazakhstan compte beaucoup de nationalités différentes :

Gentilé du Kazakhstan[modifier | modifier le code]

Officiellement, les habitants du Kazakhstan s'appellent en français des Kazakhs. Ce gentilé recouvre en fait deux termes distincts au Kazakhstan : celui de « Kazakh(e) » et celui de « Kazakhstanais(e) », auxquels correspondent deux réalités différentes.

  • Le terme de Kazakh(e) désigne exclusivement les membres de l'ethnie kazakhe.
  • Le terme de Kazakhstanais désigne tous les citoyens du Kazakhstan, quelle que soit leur appartenance ethnique.

Selon une distinction héritée de l'administration soviétique, l'État du Kazakhstan reconnaît en effet la « nationalité » de ses citoyens (leur appartenance ethnique), notion distincte de celle de citoyenneté. Ainsi, le cycliste Alexandre Vinokourov n'est-il pas considéré dans son pays d'origine comme un Kazakh mais comme un Russe kazakhstanais.

Le gentilé « Kazakhstanais » n'est pas reconnu officiellement en français, mais utilisé par les diplomates ou les géographes.

Langues[modifier | modifier le code]

Le kazakh est parlé par 64,4 % de la population et est la langue d'État. Le russe est parlé par 95 % de la population et est la langue officielle[1]. Il faut savoir parler et lire le kazakh pour être député ou accéder à un emploi dans l'administration, le russe est la langue la plus utilisée dans les villes, notamment dans le nord, où est concentrée l'essentiel de la population slave.

Le russe est resté la langue véhiculaire entre les différentes ethnies, et cette langue est très présente dans les médias. D'un point de vue migratoire, le russe est très important pour circuler dans un autre pays de la communauté des États indépendants.

Il y a d'autres langues minoritaires, comme l'ouzbek, le turkmène, le kirghiz, le tatar et l'ukrainien. Les citoyens d'origine allemande, qui constituent 1,1 % de la population, et qui furent déportés sous Staline après 1944, parlent le russe, l'allemand étant très rarement pratiqué. D'autres petits groupes ethniques, isolés de leurs pays d'origines, comme les Biélorusses, les Koryo-sarams, les Moldaves et les Baltes parlent le russe.

Dans les grandes villes, l'anglais devient une langue enseignée très importante d'un point de vue universitaire, et dans une moindre mesure, le chinois (mandarin).

Culture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Culture du Kazakhstan et Musique kazakhe.

Les fêtes au Kazakhstan[modifier | modifier le code]

Date Nom français Nom local
1er janvier Nouvel an Жаңа жыл
8 mars Journée internationale des droits des femmes Халықаралық әйелдер күні
22 mars Nauryz Наурыз мейрамы
1er mai Journée de l'Unité des peuples du Kazakhstan ~
9 mai Jour de la Victoire (Seconde Guerre mondiale) Жеңіс күні
30 août Jour de la Constitution (ru) Конституция күні
25 octobre[réf. nécessaire] Jour de la République (supprimée en 2009[réf. nécessaire]) Республика күні
16 et 17 décembre Jour de l'Indépendance (kk) Тәуелсіздік күні

Un certain nombre de fêtes sont héritées de l'époque soviétique : le 8 mars (Journée internationale de la Femme) était déjà férié en URSS (et l'est également toujours en Russie) ; le 9 mai (et non le 8 comme en Europe) célèbre la victoire alliée de 1945 ; Le 1er mai, fête de toute première importance aux temps soviétiques a été conservé mais s'est vu octroyé une autre signification (Journée de l'Unité des peuples du Kazakhstan). Les autres fêtes soviétiques (Journée de l'Armée rouge, etc.) n'ont plus d'existence officielle mais continuent cependant parfois d'être célébrées, par habitude, de manière informelle et privée.

Les jours de fêtes religieuses, aussi bien chrétiennes que musulmanes, n'étaient pas officiellement fériés. Cependant, la fête musulmane de l'Aïd et le Noël orthodoxe ont été officiellement fériés fin 2007-début 2008, sans que cette innovation paraisse entérinée.

La fête de Nauryz est célébrée le premier jour du mois lunaire kazakh du même nom qui correspond à l'équinoxe de printemps. C'est une fête qui remonte à la période chamaniste des peuples turcs et qui est célébrée dans toute l'Asie centrale.

Religions du Kazakhstan[modifier | modifier le code]

La Grande Mosquée d'Almaty

D'après le recensement de 2009, les religions du Kazakhstan, qui est depuis la Constitution du 28 janvier 1993 une république laïque[14] sont l'islam (70,2 %) principalement sunnite et le christianisme (26,2 %) principalement orthodoxe, le bouddhisme (0,1 %), le judaïsme avec 5300 personnes et d'autres (0,2 %)[13]. Les sans religion sont 2,8 % et ceux qui n'ont pas désiré répondre, 0,5 %[13].

L'islam principalement sunnite, avec 70,2 % de la population, est pratiqué par les Kazakhs ainsi que des minorités telles que les Tatars, les Bachkirs, les Ouzbeks ou les Ouïghours. L'arrivée de l'islam date de la fin du Xe siècle[réf. nécessaire]. Au XIIe siècle, le soufi Ahmed Yasavi joua un rôle majeur dans le développement de l'islam dans la région. Le tengrisme a disparu en laissant quelques traits, comme l’appellation Tengri concurrente d'Allah pour Dieu. L'orthodoxie est pratiqué par les Russes, et certains Ukrainiens et Biélorusses.

La religion catholique est pratiquée dans quelques régions (principalement au nord du pays) mais le nombre de fidèles, d'origine polonaise ou allemande, tend à se réduire, ces derniers quittant progressivement le Kazakhstan pour rejoindre leur pays d'origine (le pape Jean-Paul II a effectué une visite à Astana du 22 au 27 septembre 2001). Il en va de même pour le judaïsme : même si une synagogue, a été récemment bâtie à Astana, les citoyens de confession juive ont en majorité émigré en Israël.

Depuis l'indépendance du pays, une relative renaissance des religions a vu le jour. Un nombre important de mosquées mais aussi d'églises ont été bâties. Les religions tendent pour certains à combler le vide idéologique laissé par la disparition du dogme communiste ; elles sont aussi un moyen d'affirmer son appartenance culturelle : le retour à l'islam constitue un élément de l'affirmation de l'identité kazakhe et la pratique du christianisme (orthodoxe ou catholique) offre un point de regroupement aux populations slaves dont le nombre ne cesse de diminuer en raison de l'émigration.

Parallèlement, on assiste à un développement rapide de mouvements religieux comme les évangéliques et les Témoins de Jéhovah.[réf. souhaitée]

Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Trois sites du Kazakhstan se trouvent sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2012
  2. Page de la Commission électorale centrale de la République du Kazakhstan en russe
  3. Violences policières et torture au Kazakhstan, La Chronique, mai 2010, Amnesty International France.
  4. « Le Kazakhstan poursuit ses interdictions des journaux d'opposition », Le Monde et Agence France-Presse,‎ 26 novembre 2012.
  5. « En un mois, les principaux médias d’opposition nationaux réduits au silence », Reporters sans frontières,‎ 28 décembre 2012
  6. « Les prédateurs », Reporters sans frontières
  7. (en) GDP growth (annual %) - The World Bank
  8. US Energy Information Administration
  9. (en) World Uranium mining, World Nuclear Association
  10. Communiqué OCDE, Des approvisionnement mondiaux en Uranium assurés à long terme  ; Press Room NEA/COM(2012)5 Paris/Vienne, le 26 juillet 2012
  11. Kazatomprom
  12. (en) Agency of Kazakhstan of Statistics, « Population of Kazakhstan totals 16 million 896.9 thousand in 2012 » (consulté le 16 janvier 2013)
  13. a, b, c, d, e et f (en) Agency of Kazakhstan of Statistics, « The results of the national population census in 2009 »,‎ 12 novembre 2010 (consulté le 21 janvier 2011)
  14. Fragilités d’une "autocratie éclairée" au Kazakhstan

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Poujol, Le Kazakhstan, PUF, 2000.
  • Nicholas V. Riasanovsky, Histoire de la Russie, Robert Laffont, 1994.
  • Olivier Roy, L'Asie centrale contemporaine, PUF, 2001
  • Isabelle Ohayon, La sédentarisation des Kazakhs dans l'URSS de Staline. Collectivisation et changement social (1928-1945), Maisonneuve et Larose, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]