Jacques Marseille
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Jacques Marseille, né en 1945 à Abbeville, est un historien[1], spécialiste d'histoire économique[2], également chroniqueur de presse et de radio. Il se présente sur son site comme « historien économiste »[3] tandis que la presse le présente régulièrement comme économiste[4].
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[modifier] Biographie
Jacques Marseille est agrégé d'histoire et docteur d'État. Sa thèse portait sur l'économie de la colonisation française de 1880 à 1960. Il devient ensuite professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, où il dirige la chaire d'histoire économique et sociale créée par Marc Bloch. Il est membre du Comité pour l’histoire économique et financière auprès du ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, directeur de la collection Histoire aux éditions Nathan. Il rédige fréquemment des articles pour Le Point et Enjeux Les Échos.
Brièvement membre du Parti communiste français, il est aujourd'hui favorable à l'économie de marché et au libéralisme politique et économique, écrivant : « [...] le libéralisme est et reste un combat pour la tolérance et la liberté. Entré dans le monde comme critique de l’Ancien Régime, de l’absolutisme royal et du pouvoir de coercition d’une Église exclusive, il affirme le droit naturel de l’individu à la liberté [...][5]. » Interrogé en 2006 sur son évolution du PCF vers la droite libérale, Jacques Marseille répond avoir « gardé de mon passage au PC une méfiance absolue et finalement justifiée envers la social-démocratie française. Le Parti socialiste a toujours eu cette posture anti-argent et anticapitaliste tout en faisant des promesses d’égalité qu’il a toujours trahies. [...] seule une droite assumée et fière de ses valeurs peut faire ce que le PS est incapable de faire : établir une société plus équitable[6] . »
[modifier] Travaux
Jacques Marseille analyse « le mal français » comme étant issu de la difficulté à mettre en pratique des réformes par le dialogue. Il critique les nombreux archaïsmes français, notamment ceux de l'État qui n’a pas été réformé comme l'ont été ceux des autres pays. Il dénonce la grande injustice qui existe entre les salariés du privé et les fonctionnaires français : « un secteur public pléthorique aux privilèges sans égal, d’un côté ; une insécurité croissante de l’emploi plus forte que dans la moyenne des pays européens, de l’autre. » Cette dichotomie est ainsi le « cancer qui ronge le pseudo-modèle social français[7]. » Il critique les dysfonctionnements des relations entre l'État et les entreprises, par exemple concernant les subventions publiques[8], la formation professionnelle continue et le financement des syndicats.
Il est très critique envers le baccalauréat contemporain, « monument d’hypocrisie nationale » et « instrument d’inégalité sociale »[9] ; il est favorable à la réforme de l’enseignement supérieur.
Il est parfois critiqué à gauche, par exemple par l'hebdomadaire Marianne comme « prestidigitateur en chef » quand il vante l'attractivité de la France en l'imputant à l'élection de Nicolas Sarkozy quelques jours après l'accession de ce dernier à la présidence contredisant ses déclarations précédentes[10].
[modifier] Ouvrages publiés
- Vive la crise et l’inflation, 1983
- L’Âge d’or de la France coloniale, 1986
- Le Temps des chemins de fer en France, 1986
- La France travaille trop, 1989
- Lettre ouverte aux Français qui s'usent en travaillant et qui pourraient s'enrichir en dormant, 1992
- C'est beau la France ! Pour en finir avec le masochisme français, 1993
- France, terre de luxe, 1999
- Nouvelle histoire de la France, 1999 ; ré-imprimé en 2002
- Le Journal de la France au XXe siècle, 1999
- L'UIMM, cent ans de vie sociale, 2001
- Les Années Hugo, 2002
- France et Algérie, Journal d’une passion, 2002
- Le Grand Gaspillage, 2002
- La guerre des deux France. Celle qui avance et celle qui freine, Perrin, coll. « Tempus », Paris, 2004, 260 p. (ISBN 2262022836)
- Les Wendel 1704-2004, 2004
- Empire colonial et capitalisme français : histoire d’un divorce, 2004 (réédition) - Prix des Ambassadeurs 2005
- Le Grand Gaspillage 2005 2005 (seconde édition)
- Du bon usage de la guerre civile en France, 2006
- Les Bons Chiffres pour ne pas voter nul en 2007, Perrin, 2007
- L'argent des Français, Perrin, 2009
[modifier] Notes et références
« Le petit Marseille illustré », Le Point, 2 février 2007, sur le site jacquesmarseille.fr.
- ↑ Dans le cadre du laboratoire IDHE, il est rattaché à la section 33 du CNRS : « Monde moderne et contemporain ».
- ↑ « Jacques Marseille », page de l'IDHE
- ↑ cf. site personnel.
- ↑ Par exemple, Les Échos [1], Le Monde (voir cadre droite) ou Libération [2]
- ↑ « Aux sources du libéralisme, les apôtres du progrès humain », Le Point, mars 2007, sur le site jacquesmarseille.fr.
- ↑ « Les Français et l'argent », entretien dans Enjeux, octobre 2006, sur le site jacquesmarseille.fr.
- ↑ « Le chômage ? Une exception française », Le Point, juin 2006, sur le site jacquesmarseille.fr.
- ↑ Jacques Marseille, « Le chiffre de Jacques Marseille – 65 milliards d'euros », Le Point, no 1866, 19 juin 2008, sur le site lepoint.fr.
- ↑ « Le Bac, ce monument d’hypocrisie nationale », Le Point, 12 juin 2008, sur le site jacquesmarseille.fr.
- ↑ Jack Dion, « Jacques Marseille, prestidigitateur en chef », Marianne, 19 juin 2007, sur le site marianne2.fr.

