Azerbaïdjan

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République d'Azerbaïdjan

Azərbaycan Respublikası (az)

Drapeau
Drapeau de l'Azerbaïdjan
Blason
Armoiries de l'Azerbaïdjan
alt=Description de l'image Azerbaijan with Nagorno Karabakh region.svg.
Devise nationale Aucune
Hymne national Marche azerbaïdjanaise
Administration
Forme de l'État République présidentielle
Président Ilham Aliyev
Premier ministre Artur Rasizada
Langues officielles Azéri
Capitale Bakou
Géographie
Plus grande ville Bakou
Superficie totale 86 600 km2
(classé 111e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +4
Histoire
Indépendance URSS
Création 30 août 1991
Démographie
Gentilé Azerbaïdjanais, Azerbaïdjanaise
Population totale (2012) 9 295 800[1] hab.
(classé 89e)
Densité 107 hab./km2
Économie
IDH (2009) 0,787 (élevé) (86)
Monnaie Manat azerbaïdjanais (AZN​)
Divers
Code ISO 3166-1 AZE, AZ​
Domaine Internet .az
Indicatif téléphonique +994
Carte politique de l'Azerbaïdjan.

L’Azerbaïdjan, en forme longue la République d'Azerbaïdjan, en azéri Azərbaycan et Azərbaycan Respublikası, est un pays du Caucase situé sur la ligne de division entre l'Europe et l'Asie. Sa capitale est Bakou, sa langue officielle est l'azéri et sa monnaie le manat. Le pays n'appartient plus de fait à l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) depuis 1991.

Cette ancienne république soviétique a des frontières terrestres avec l'Arménie et la Turquie à l'ouest, la Géorgie au nord-ouest, la Russie au nord, et l'Iran au sud[2]. Bien que le pays n'ait pas accès à la mer ouverte (c'est-à-dire donnant sur l'océan mondial), il possède un littoral de 713 km sur la mer Caspienne à l'est, qui est une mer fermée[2].

Ce pays est membre de plus de quarante organisations internationales, comme l'ONU, le Conseil turcique, la Communauté des États indépendants, l'Organisation de la coopération islamique, le Conseil de l'Europe, etc.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique de l'Azerbaïdjan.
Article détaillé : Géographie de l'Azerbaïdjan.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

La moitié du pays se compose de plaines et près de la moitié du pays est considéré comme montagneux. L'altitude maximale est de 4 466 m (Bazardüzü Dagi) et l'altitude minimale de -28 m (côte de la mer Caspienne)[2],[3].

Montagnes[modifier | modifier le code]

L'Azerbaïdjan est entouré par des montagnes. Le Grand Caucase, avec les plus hautes élévations du pays, s'étend depuis le nord, le long de la frontière avec la Russie jusqu'au sud-est de la péninsule d'Abşeron à Bakou sur la mer Caspienne[3]. Le point culminant du pays, Bazardüzü Dagi, s'élève à 4 466 m près de la frontière entre l'Azerbaïdjan et la Russie[3]. Le Petit Caucase, avec des altitudes allant jusqu'à 3 500 m, se trouve à l'ouest le long de la frontière avec l'Arménie[3]. Les montagnes Talish font partie de la frontière avec l'Iran à la pointe sud-est du pays[3].

Les quinze plus hauts sommets sont[2],[3] :

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Le plateau volcanique de Karabagh se situe entre la frontière de l'Arménie et les montagnes de Karabakh. Les cônes des volcans éteints, les sommets comme Delidağ 3 616 m, Qizilbogaz Dagi 3 581 m, Ishkli 3 552 m et les autres sont répartis dans ces régions[3].

Mais le pays compte deux volcans dormants[4], dont le Porak[5] et le Tskhouk-Karckar[3],[6], qui sont à la frontière avec l'Arménie.

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Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte des rivières en Azerbaïdjan et le Caucase.

L'Azerbaïdjan compte plus de 8 300 cours d'eau et environ 250 lacs[7],[8],[9].

Au centre du pays se trouve la vaste plaine de Koura-Aras alimentée par plusieurs cours d'eau, dont les plus longs sont les fleuves Koura et Araxe qui forment la confluence de la Koura-Aras[8].

Huit grands fleuves coulent du Grand Caucase et du Petit Caucase, dans les plaines centrales de la Koura-Aras, les plaines alluviales et les deltas le long du littoral de la mer Caspienne par le fleuve Koura et son principal affluent, le fleuve Aras qui est le deuxième plus long fleuve. Le Koura, le plus long fleuve dans la région du Caucase et de l'Azerbaïdjan, forme un delta et se jette dans la mer Caspienne, ainsi que le confluent avec l'Aras[7],[8].

Il y a environ 250 lacs, mais ils sont tous très modestes en superficie. Le plus grand lac naturel, le lac Hajikabul a une superficie de 16 km²[7],[9].

Les eaux des réservoirs fournissent de l'énergie hydroélectrique et l'eau d'irrigation de la plaine Koura-Aras. La plupart des rivières du pays ne sont pas navigables. Environ 15 % des terres en Azerbaïdjan, sont des terres arables, dont certaines nécessitent une irrigation[7],[8].

Le réservoir de Mingachevir au nord-ouest de l'Azerbaïdjan, avec une superficie de 605 km², a été formé par le barrage de la Koura. C'est la plus grande étendue d'eau du pays, et, de loin, le plus grand réservoir du Caucase[7],[8].

Cours d'eau[modifier | modifier le code]
Le Koura à Salyan, près de l'embouchure à la mer Caspienne, est le plus long fleuve en Azerbaïdjan.

Il y a plus de 8 300 rivières de tailles variées en Azerbaïdjan. La majeure partie fait moins de 25 km de long et seulement 24 dépassent les 100 km. Seules les rivières les plus larges sont listées ici[7],[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de l'Azerbaïdjan.

Le climat qui varie, est subtropical et semi-aride dans les parties centrales et orientales du pays, subtropical humide dans le sud-est, tempéré le long du littoral, continental dans l'ouest et froid dans les montagnes. Bakou bénéficie d'un climat doux, les températures s'étalant de 4 °C en janvier à 25 °C en juillet. Du fait des faibles pluies (de 200 à 350 mm en moyenne par an), l'agriculture a recours à l'irrigation. Les précipitations les plus importantes ont lieu dans les hauteurs du Caucase et dans la région de Lankaran (de 1600 à 1 800 mm en moyenne par an), à l'extrême sud-est, où elles dépassent les 1 000 mm par an en moyenne[7],[10].

Relevé météorologique de Bakou altitude : 85 m (période 1971-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,1 2 4,2 9,4 14,9 19,7 22,2 22,9 19,4 13,6 8,8 4,8 12
Température moyenne (°C) 4,2 4 6,3 12,3 18 22,8 26,4 25,6 21,8 16 10,8 6,6 14,6
Température maximale moyenne (°C) 6,6 6,3 9,8 16,4 22,1 27,3 30,6 29,7 25,6 19,6 13,5 9,7 18,1
Précipitations (mm) 21 20 21 18 18 8 2 6 15 25 30 26 192
Nombre de jours avec précipitations 6 6 5 4 3 2 1 2 2 6 6 6 49
Source : Le climat à Bakou (en °C et mm, moyennes mensuelles) Hong-Kong Observatory


Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Frontières[modifier | modifier le code]

Les frontières terrestres de l'Azerbaïdjan totalisent une longueur de 2 013 kilomètres[11] :

Enclaves et exclaves[modifier | modifier le code]

L'Azerbaïdjan compte quatre minuscules enclaves azerbaïdjanaises en Arménie, Barkhudarli, Karki, Ashagi Askipara et Yukhari Askipara, occupées depuis la guerre du Haut-Karabagh par l'Arménie ; il y a par ailleurs une exclave arménienne en Azerbaïdjan, Artsvashen, occupée depuis la guerre du Haut-Karabagh par l'Azerbaïdjan[12].

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Carte des subdivisions administratives de l'Azerbaïdjan. Notez que les subdivisions administratives de la république autonome de Nakhitchevan sont énumérés séparément.

L'Azerbaïdjan est un État unitaire centralisé. Le pays est divisé administrativement en 66 districts ou rayon, dont 59 sont situés en Azerbaïdjan proprement dit, et 7 sont situés au Nakhitchevan ; et en 12 villes ou rayon, dont 11 sont situés en Azerbaïdjan proprement dit, et 1 est situé au Nakhitchevan[13]. Il existe une subdivision administrative particulière : la république autonome de Nakhitchevan, qui est séparée du reste du territoire par une bande de territoire arménien[13]. Les districts ne disposent pas de leurs propres organes de représentation (gouverneurs et assemblées territoriales), à l'exception de la république autonome de Nakhitchevan.

Divisions[modifier | modifier le code]

L'Azerbaïdjan est divisé en :

  • 59 districts ou arrondissements (en azéri : rayon au singulier, rayonlar au pluriel)[13] ;
  • 11 villes (şəhər au singulier)[13] ;
  • 1 république autonome (muxtar respublika), le Nakhitchevan, qui contient elle-même :

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Azerbaïdjan.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières implantations humaines dans la région remontent à l'âge de la pierre, il y a plus de 1,5 millions d'années. La plupart des sites préhistoriques est située dans les régions du Karabagh (grottes d'Azykh, de Taghlar et de Zar), de Gazakh (grottes de Dashsalahli et de Damdjili, sites préhistoriques de Shishguzey et de Kekilli où ont été découverts des outils de travail et autres), du Nakhitchevan et en région talyshe.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Du VIIe au Xe siècles, la région connaît un essor politique, sous les Sajides, les Chirvanchahs, les Salarides, les Ravvadides et les Cheddadides.

Au XIIe siècle, après l'effondrement de l'Empire seldjoukide, les Atabegs d'Azerbaïdjan règnent depuis leur capitale de Nakhitchevan, puis d'Ardabil, et enfin de Tabriz, sur l'Azerbaïdjan iranien actuel et sur l'Arran (l'Azerbaïdjan moderne)[14]. Leur territoire est ensuite conquis par le Khwârezm-Shah Jalal ad-Din au XIIIe siècle, dont l'État succombe ensuite aux Mongols. Au XIIIe siècle, l'Empire mongol des Khulaguides est fondé, avec sa capitale à Tabriz.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Article connexe : Séfévides.
Shah Ismail, le fondateur de la dynastie séfévide.

À la fin du XVe et au début du XVIe siècle, Shah Ismail Ier Séfévi s'empare de la Perse et conquiert la Transcaucasie. Allié à l’Angleterre et au Portugal contre les Ottomans, il est néanmoins défait lors de la bataille de Tchaldiran en 1514. À la fin du XVIe siècle, l’Empire séfévide s’affaiblit à la suite des guerres permanentes avec les Ottomans, qui conquièrent le territoire de l’Azerbaïdjan moderne. Leur domination dure vingt ans, jusqu'à ce que l’héritier et petit-fils d'Ismail Ier, Shah Abbas Ier, les rejette : il forme rapidement une armée régulière, vainc les Turcs et restaure presque entièrement au début du XVIIe siècle l'ancien Empire séfévide. Cet État s'iranise cependant, et l'azéri cesse d'être la langue officielle, malgré le fait qu’au palais, de nombreuses positions importantes restent occupées par des Azéris.

Au début du XVIIIe siècle, l’Empire séfévide s’affaiblit de nouveau et est envahi par les Turcs, pendant six ans. Arrivé au pouvoir après la chute de l’État séfévide, Nadir Shah, de la dynastie des Afsharides, expulse les Turcs ottomans. Cependant, après la mort de Nadir Shah, son empire s’effondre.

Sous le règne de Nadir-shah, de nombreuses entités — principalement des khanats (qualifiés d'« Azerbaijani » par Tadeusz Swietochowski et Firouzeh Mostashari[15]), avec à leur tête des dynastes turcs — se forment sur le territoire de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan iranien modernes, qui aspirent à l’indépendance[16],[17]. Ils le sont vraisemblablement sous la dynastie Zand mais sont repris en main au début du XIXe siècle sous les Kadjars. Les khanats réussissent toutefois à maintenir leur indépendance[réf. nécessaire]. Deux d'entre eux, les khanats de Kouba et du Karabagh, prennent sous leur contrôle la plupart des autres khanats.

Liste des khanats 

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Empire russe[modifier | modifier le code]

En 1796, en prenant les khanats de Bakou et Talish, les troupes russes envahissent le Caucase de l’Est. Mais elles sont bientôt chassées. En 1806, Bakou est de nouveau conquise par les Russes au cours de la nouvelle guerre russo-perse[16],[17]. Le traité de Golestan en 1813 donne à la Russie les provinces de Perse situées au nord de l’Araxe. La ville de Bakou est annexée et devient la capitale d’un gouvernement russe aux termes du traité de Turkmanchai de 1828 et du traité de paix conclu à Edirne.

À la fin du XIXe siècle, la Russie découvre les richesses en pétrole du pays. Bakou devient le premier producteur mondial de pétrole. Un mouvement azéri relativement structuré émerge au même moment.

République démocratique d'Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Le 28 mai 1918, la première République azerbaïdjanaise, la République démocratique d'Azerbaïdjan est proclamée indépendante à Tbilissi, en Géorgie. Elle constitue la première tentative réussie d'établir un régime laïque et démocratique dans le monde musulman (antérieur à la République de Turquie). Dix jours après, la capitale est transférée à Gandja (une ville azerbaïdjanaise), à la suite de la prise de Bakou (l'actuelle capitale de l'Azerbaïdjan) par les forces pro-russes. En 1918, avec la proclamation de la République démocratique d'Azerbaïdjan, se met en place l'intégration juridique de certains principes institutionnels occidentaux en terre d'Orient. Ainsi, la création du Parlement National, la garantie de certains droits et libertés individuels, la reconnaissance du droit de vote pour les femmes, etc. La durée de vie de la première République n'a été que de 23 mois. En 1920, le pays est occupé par l'Armée rouge.

Union soviétique[modifier | modifier le code]

Armoiries de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan.

Fondée le 28 avril 1920, en lieu et place de la République démocratique d'Azerbaïdjan et intégrée en 1922 à l'Union soviétique, elle fut regroupée avec les Républiques socialistes soviétiques (RSS) de Géorgie et d'Arménie au sein de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie du 12 mars 1922 au 5 décembre 1936. La Constitution de la RSS d'Azerbaïdjan a été approuvée le 14 mars 1937.

Le 20 janvier 1990, l'armée rouge et les troupes du ministère de l'Intérieur interviennent militairement pour « la prévention de violences ethniques » : c'est le Janvier Noir. Le 19 novembre 1990, la RSS d'Azerbaïdjan fut rebaptisée simplement République d'Azerbaïdjan, quelque temps avant d'accéder à l'indépendance en 1991.

Indépendance[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Guerre du Haut-Karabagh et Massacre de Khodjaly.

L'Azerbaïdjan proclame son indépendance après l'effondrement du bloc communiste, le 30 août 1991.

Dès la sortie de l'URSS, une guerre oppose l'Azerbaïdjan et les Arméniens du Haut-Karabagh, soutenus par l'Arménie, à l'issue de laquelle le Haut-Karabagh maintient son indépendance de facto. Mais il n'y a toujours pas eu de signature de paix et des altercations continuent de se produire sur la ligne de front, malgré l'absence d'offensive directe.

Aboulfaz Eltchibeï, le chef du Front populaire d'Azerbaïdjan (FPA), est élu président au suffrage universel avec 55 % des voix en juin 1992. À la suite d'une courte guerre civile, il est destitué en juin 1993 et remplacé provisoirement par l’ancien dirigeant soviétique Heydar Aliyev, chef du Parti communiste. La destitution d’Eltchibeï est « acceptée » par référendum en octobre 1993 et Aliyev est élu président avec 98,8 % des suffrages.

Politique[modifier | modifier le code]

Ilham Aliyev, Président de la République d'Azerbaïdjan.

L'Azerbaïdjan est une république à régime présidentiel. Ses dirigeants ont choisi l'alliance politique avec les États-Unis.

Aujourd'hui, les États-Unis, la Turquie et Israël sont bien implantés dans le pays, intéressés par la position stratégique de l'Azerbaïdjan dans le Caucase et par ses ressources pétrolières. La Russie a retrouvé une large influence à Bakou et l'Iran s’est également rapproché du pays en raison d'une forte minorité azérie d'à peu près 16 % de la population iranienne, soit 12,6 millions de personnes[18], mais aussi parce qu'ils recherchent une alliance pour contrebalancer l'influence occidentale sur la région. L'azeri est une langue du groupe turc et il existe de forts liens culturels et politiques avec la Turquie.

Le président Heydar Aliyev, ancien membre du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS), a dirigé le pays de 1993 à 2003, d'une main de fer. Sérieusement malade, il a fait élire son fils Ilham Aliyev à la présidence lors des élections de 2003 avec près de 77 % des voix[19]. L’opposition est descendue dans la rue mais la répression et le manque de soutien de la communauté internationale[réf. nécessaire] (contrairement à la Géorgie voisine)[réf. nécessaire] ont rapidement clos toute contestation. Selon un sondage effectué par l’institut Gallup[réf. nécessaire] sur 1 400 citoyens de l’Azerbaïdjan, à peine 38 % des personnes interrogées font confiance à leur armée et 37 % « partiellement confiance ». En revanche, 52 % des Azéris seraient satisfaits de la situation économique de leur pays. En 2003, ils n’étaient que 31 % à l’affirmer. 60 % des personnes interrogées se disent confiantes sur l’évolution économique du pays et 66 % se déclarent intéressées par la politique et le travail de leur gouvernement. Ilham Aliyev est réélu à l'élection présidentielle d'octobre 2008, augmentant son score de 2005 de plus de dix points à 88,73 %. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a jugé cette élection non démocratique[19].

Système politique de l'Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Le pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Le Président de la République d'Azerbaïdjan est le chef de l'État. Il est élu au suffrage universel pour cinq ans. Le président détient le pouvoir exécutif, c'est lui qui nomme le Premier Ministre de la République d'Azerbaïdjan qui est le chef du gouvernement et le Conseil des Ministres. Ils doivent ensuite être confirmés par le parlement, l'Assemblée nationale de la République d'Azerbaïdjan (Milli Məclis).

Le pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif en Azerbaïdjan est monocaméral. L’Assemblée Nationale, compte 125 sièges et ses membres sont élus au suffrage universel pour cinq ans. Cependant, l'Assemblée Nationale est historiquement une institution faible et sans influence réelle. L'Azerbaïdjan a un système présidentiel fort dans lequel le pouvoir législatif et judiciaire n'ont qu'une indépendance limitée.

Les principaux partis politiques[modifier | modifier le code]

Les principaux partis politiques de l'Azerbaïdjan sont : le Parti du nouvel Azerbaïdjan (Yeni Azərbaycan Partiyası, YAP) qui est le parti politique au pouvoir de la dynastie politique d’Aliev depuis 1993, le Parti Communiste d'Azerbaïdjan (Azərbaycan Kommunist Partiyası, AKP), le Parti du Front populaire d'Azerbaïdjan (Azərbaycan Xalq Cəbhəsi Partiyası), le Parti Müsavat, le Parti de la Solidarité Civique (Vətəndaş Həmrəyliyi Partiyası), le Parti Social Démocrate d'Azerbaïdjan (Azərbaycan Sosial Demokrat Partiyası). Les partis de l'opposition se divisent souvent en factions pour former de nouveaux partis.

Les atteintes aux droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Droits de l'homme en Azerbaïdjan.

L'Eurovision qui s'est déroulé dans le pays entre le 22 et le 26 mai 2012 a donné l'occasion aux pays occidentaux de s'intéresser à la politique menée par le président actuel, İlham Əliyev (élu à 98,8 %). Les médias envoyés sur place pour couvrir l'Eurovision ont rapidement constaté de nombreuses atteintes aux droits de l'homme telles que la répression violente de manifestation par les autorités, la mise en détention illégale de journalistes, les faux procès mis en place par l'actuel dirigeant, les éventuels trucages des élections. Des opposants au régime qui cherchaient à attirer l'attention sur la situation de leur pays se sont fait violemment réprimer par les autorités et des journalistes étrangers ont été tabassés[20].

Malgré tout, les habitants interrogés par les médias n'ont rien pu dire au risque de violentes représailles et l'Union européenne de radio-télévision a refusé purement et simplement de parler de la politique menée dans le pays[21].

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme s'est dit très "préoccupé" par l'action du président Aliev, qui a purement et simplement gracié, couvert de louanges et promu l'officier Safarov, qui avait été reconnu coupable du meurtre par décapitation de l'officier arménien Margarian. "Des crimes de haine, d'origine ethnique, de cette gravité, doivent être punis et non glorifiés par des dirigeants politiques", a souligné le porte parole de l'instance onusienne à Genève. Ban Ki Moon, Secrétaire Général de l'Onu s'est dit lui aussi préoccupé par l'affaire, tout comme les États-Unis.

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

Carte des représentations diplomatiques de l'Azerbaïdjan.
  •      Azerbaijan
  •      Ambassade & Consulat–General
  •      Ambassade
Représentations diplomatiques en Azerbaïdjan.

166 états ont établi des relations diplomatiques avec l'Azerbaïdjan. 52 ambassades, 2 consulats généraux et 11 missions diplomatiques et bureaux de représentation sont établis à Bakou. L'Azerbaïdjan dispose d'ambassades dans 56 pays et 9 consulats généraux dans 7 pays.

Les relations avec l'Arménie sont très conflictuelles en raison de la question du Haut-Karabagh, république autoproclamée en sécession de l'Azerbaïdjan à majorité arménienne. Il n'existe pas de relations diplomatiques officielles entre les deux États qui sont dans un état de guerre depuis la fin de la guerre du Haut-Karabagh de 1988-1994, quand une trêve a été négociée par la Russie le 12 mai 1994. Le Haut-Karabagh maintient son indépendance de facto. Le visa d'entrée en Azerbaïdjan est systématiquement refusé à tout citoyen arménien et à toute personne d'origine arménienne[22]. Il est également refusé à toute personne détentrice d’un visa délivré par les autorités du Haut-Karabagh ou d’un tampon signalant un séjour au Haut-Karabagh, ou encore dans l’une des sept régions occupées d’Azerbaïdjan. Cela se traduit par une interdiction permanente d'entrée en Azerbaïdjan[23].

Les relations entre l'Azerbaïdjan et la Turquie ont toujours été très fortes. Les deux pays ont des langues et des cultures similaires (en fait, la langue azéri et la langue turque sont mutuellement intelligibles), une histoire partagée et un ennemi commun, l'Arménie. Précédemment, en 1993, en pleine guerre du Haut-Karabagh, la Turquie avait, pour soutenir son allié azerbaïdjanais, décidé de fermer ses 268 km de frontière commune avec l'Arménie[24].

Les relations avec l'Iran sont également fortes. Malgré la différence idéologique entre les deux pays, l'Iran étant un État théocratique et l'Azerbaïdjan un État laïc, l'Iran s'est rapproché du pays en raison de la présence d’une forte minorité azéri d'environ 12,6 millions de personnes en Iran[18]. Bien que les deux nations ont une histoire commune (l'Azerbaïdjan fut une partie de l'Iran avant la conquête russe en 1800) et sont tous deux chiites, contrairement aux Turcs qui sont principalement sunnites, l'Azerbaïdjan veut conserver sa relation privilégiée avec la Turquie tout en cultivant des relations étroites dans de très nombreux domaines avec l'Iran.

L'Azerbaïdjan est le seul pays de majorité musulmane (chiite) à entretenir des relations diplomatiques avec Israël depuis son indépendance. Les relations diplomatiques bilatérales ont été officialisées dés le 7 avril 1992.

Forces armées azerbaïdjanaises[modifier | modifier le code]

S-300PMU2 lors d'une parade à Bakou en 2011.
Article détaillé : Forces armées azerbaïdjanaises.

Les forces armées azerbaïdjanaises sont rétablies par la loi de la république d'Azerbaïdjan sur les forces armées du 9 octobre 1991[25]. La République démocratique d'Azerbaïdjan avait déjà constitué sa propre force armée le 26 juin 1918. Toutefois, elles avaient été dissoutes après l'intégration de l'Azerbaïdjan au sein de l'URSS le 28 avril 1920. À la suite de la dissolution de l'URSS en 1991, les forces armées sont rétablies sur la base de l'équipement et des camps de l'ancienne armée rouge présents sur le sol azerbaïdjanais.

Les forces armées sont divisées en trois branches : les forces terrestres azerbaïdjanaises, la force aérienne et de défense aérienne azerbaïdjanaise (l'armée de l'air) et la Marine azerbaïdjanaise. Les forces paramilitaires comprennent la garde nationale azerbaïdjanaise, les troupes internes de l'Azerbaïdjan (une force de gendarmerie) et le service d'État des frontières qui peuvent être impliquées dans la défense du pays dans certaines circonstances.

Selon les sources des médias azerbaïdjanais, les dépenses militaires du pays en 2009 se sont élevées à 2,46 milliards de dollars US. Selon le SIPRI, seuls 1,473 milliard de dollars ont été dépensés[26] et selon l'IISS, le budget de la défense de 2009 s'établit autour de 1,5 milliard de dollars US[27]. L'Azerbaïdjan possède sa propre industrie de défense qui conçoit des armes légères[28]. Dans l'avenir, l'Azerbaïdjan espère concevoir ses propres chars d'assaut, véhicules blindés et aéronefs militaires[29].

Économie[modifier | modifier le code]

Les puits de pétrole en dehors de Bakou.
Article détaillé : Économie de l'Azerbaïdjan.

L'économie de l'Azerbaïdjan est fortement dépendante de l'exploitation du pétrole en mer Caspienne, qui représente 70 % de ses exportations et 50 % du budget de l'État. La croissance est élevée, de l'ordre de 34,5 % en 2006 et 29,3 % en 2007 selon la Banque mondiale.

Les grands chantiers ont commencé quand le pays a enfin tiré profit de l'industrie pétrolière. En 2006, grâce à la mise en service du BTC (oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan), le premier super-oléoduc à destination de l'Europe, et à la flambée des cours du brut, le petit État caucasien a affiché une croissance de 36 %. Record mondial. Depuis la crise a frappé là comme ailleurs (le PIB n'a augmenté que de 0,3 % en 2011), mais l'enthousiasme demeure. L'Azerbaïdjan est doublement attractif. Comme fournisseur d'hydrocabures d'abord, mais aussi et surtout parce qu'il occupe une remarquable position géostratégique à l'heure où l'économie mondiale bascule vers l'Est[30].

  • PIB : 73,65 milliards de USD[31]
  • PNB/habitant : 9 000 USD[31]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Lignes de téléphone : 1 254 000 (en 2007)[32]
  • Téléphones portables : 4 300 000 (en 2007)[32]
  • Postes de radio : 175 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 17 000 (en 1997)
  • Utilisateurs d'Internet : 1 036 000 (en 2007)[32]
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 2 (en 2000)
  • Routes : 59 141 km (dont 29 210 km goudronnés) (en 2004)[31]
  • Voies ferrées : 2 918 km (en 2009)[31]
  • Voies navigables : 0 km
  • Nombre d'aéroports : 35 (dont 27 avec des pistes goudronnées) (en 2008)[31]

Transport[modifier | modifier le code]

Autoroute qui fait partie de la route européenne 60, près de Ələt, sud-ouest de Bakou.
Vue du port de ferry à Bakou.
Carte des chemins de fer azerbaïdjanais actuelle.
Article détaillé : Transport en Azerbaïdjan.

Le transport en Azerbaïdjan dispose d'infrastructures ferroviaires, routières et aéroportuaires. Le pays n'ayant pas accès à la mer ouverte et de l'océan, mais il dispose d'infrastructures maritimes et des ports en raison de son littoral sur la mer Caspienne, qui est une mer fermée. Le pays possède également une marine marchande, qui ne navigue pas seulement dans la mer Caspienne, mais aussi dans les mers ouvertes. Ses cours d'eau ne sont en outre pas navigables. L'Azerbaïdjan est traversée par des axes routiers d'importance mondiale, dont deux relient les réseaux routiers de l'Europe et d'Asie.

Routes[modifier | modifier le code]

Le réseau routier azerbaïdjanais couvre en 2006, 59 141 km, dont 29 210 km sont asphaltés[2]. Le projet pour la construction et la rénovation des autoroutes de 3 578 km à l'échelle du pays et de 5 928 km à l'échelle locale, est prévu pour être terminé en 2015[33].

Aéroports[modifier | modifier le code]

En 2010, l'Azerbaïdjan compte 35 aéroports[2] dont le principal est l'aéroport international Heydar Aliyev de Bakou, suivi par l'aéroport international Gandja de Gandja, l'aéroport international Nakhitchevan de Nakhitchevan et l'aéroport international Lankaran de Lankaran[34].

La principale compagnie aérienne azerbaïdjanaise est Azerbaijan Airlines.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Toutes les voies marines d'Azerbaïdjan commencent à Bakou, le plus grand port de la mer Caspienne et la base de la marine marchande azerbaïdjanaise. La marine marchande azerbaïdjanaise est composée de 92 navires. Les navires par catégorie et par nombre sont constitués de : 27 navires cargo, 2 navires à passagers, 9 navires à passagers / navires cargo, 3 rouliers, 48 pétroliers et 3pétroliers spécialisées[2]. Les ports maritimes de l'Azerbaïdjan sont Bakou, Sumqayıt, Lankaran, Neftçala etDübendi.

L'Administration Publique Maritime de la Mer Caspienne et le Port Maritime Commercial de Bakou jouent un grand rôle dans la transportation sur l'eau de l'Azerbaïdjan[35].

Chemin de fer de l'Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Le réseau ferroviaire azerbaïdjanais s'étend en 2009 sur 2 918 km, dont 1 278 km sont électrifiés[2]. L'écartement des rails est de 1 520 mm et les lignes sont électrifiées à 3 000 V (3 kV) DC.

La volume de trafic par le Chemin de fer de l'Azerbaïdjan en 2005 était de 2 620 100 000 t et de 550 970 000 de passagers. La volume de trafic était de 9 524 000 000 t et le transport de passagers était de 881 100 000. Le volume de trafic sur le corridor de l'Europe-Caucase-Asie était de 7 327 600 000 t en total[36].

La Ligne Kars-Tbilissi-Bakou est un projet de ligne de chemin de fer qui reliera directement la Turquie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan. Il est prévu pour être achevé et mis en service en 2012.

Société[modifier | modifier le code]

Fêtes nationales azerbaïdjanaises[37]
Date Nom français Nom azéri Remarques
1er janvier Nouvel an Yeni İl Bayramı Fête de la nouvelle année.
8 mars Journée internationale de la femme Beynəlxalq Qadınlar Günü Journée consacrée aux droits des femmes.
20 mars-21 mars Norouz Novruz Bayramı Fête de la nouvelle année qui marque le premier jour du printemps.
9 mai Jour de la Victoire sur le fascisme Faşizm üzərində Qələbə Günü Acte de capitulation de l'Allemagne nazie est signé à Berlin à 0h28 le 9 mai 1945.
28 mai Jour de la République Respublika Günü Anniversaire de la première république azerbaïdjanaise, la République démocratique d'Azerbaïdjan entre 1918 et 1920.
15 juin Journée de Salut national Milli Qurtuluş Günü Heydar Aliyev retourné à la direction de la république et a été élu Président de la République d'Azerbaïdjan, le 15 juin 1993.
26 juin Journée des Forces armées Silahlı Quvvələr Günü Fête marquant la création de la première unité militaire régulière (qui a formé le fondement des premières forces armées azerbaïdjanaises) par la République démocratique d'Azerbaïdjan, le 26 juin 1918.
18 octobre Jour de l'Indépendance nationale Milli Müstəqilliyi Günü Récupération de la souveraineté nationale en 1991.
9 novembre Jour du drapeau national Dövlət Bayrağı Günü L'adoption du drapeau de l'Azerbaïdjan comme le drapeau national, le 9 novembre 1918.
12 novembre Jour de la Constitution Konstitusiya Günü L'adoption de la Constitution de l'Azerbaïdjan, le 12 novembre 1995.
17 novembre Journée de la renaissance nationale Milli Dirçəliş Günü Commémoration des manifestations pour l'indépendance à Bakou en novembre et décembre de 1988.
31 décembre Journée de solidarité des Azerbaïdjanais du Monde Dünya Azərbaycanlılarının Həmrəyliyi Günü Fête marquant l'unité symbolique et les rélations de la nation azerie en Azerbaïdjan et dans la diaspora.
Fêtes religieuses azerbaïdjanaises[37]
Date hégire (lunaire) Nom français Nom azéri Remarques
1er chawal Fête de la rupture du jeûne ou la petite fête Ramazan Bayramı Marque la fin du ramadan (deux jours fériés).
10 doul hijja La grande fête ou fête du sacrifice Qurban Bayramı Commémore le sacrifice du prophète Abraham (Ibrahim) (deux jours fériés).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1992 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de l'Azerbaïdjan.

L'Azerbaïdjan compte plus de 9 millions d'habitants en 2012. Il est l'un des pays de la Communauté des États indépendants les plus densément peuplés. La population azerbaïdjanaise est aussi l'une des plus jeunes de la Communauté des États indépendants, avec 22,3 % de moins de 15 ans et seulement 9 % de plus de 60 ans.

La population de l'Azerbaïdjan a crû constamment depuis l'indépendance, de 7 200 000 en 1991, 8 350 000 habitants en 2005 et 9 164 600 habitants en 2011[38].

  • Population (2012) : 9 295 800 habitants[1]
  • Âges (estimation 2009) :
    • 0-14 ans : 23,9 %[39]
    • 15-64 ans : 69,4 %[39]
    • + 65 ans : 6,7 %[39]
  • Espérance de vie à la naissance (estimation 2009) :
    • Totale : 72,4 ans[39]
    • Masculine : 69,6 ans[39]
    • Féminine : 75,3 ans[39]
  • Taux de croissance de la population (2012) : 1,3 %[1]
  • Taux de natalité (2012) : 19 ‰[1]
  • Taux de mortalité (2012) : 6 ‰[1]
  • Taux de mortalité infantile (estimation 2009) :
    • Totale : 54,6 ‰[39]
    • Masculine : 60,2 ‰[39]
    • Féminine : 48,27 ‰[39]
  • Taux de fécondité (2012) : 2,3 enfants/femme[1]
  • Taux de migration (estimation 2009) : - 1,42 ‰[39]

Langue[modifier | modifier le code]

Monument pour la langue azérie en Nakhitchevan. Le mot Ana dili signifie « langue maternelle » en azéri.
Article détaillé : Azéri.

L'azéri, parfois appelé azerbaïdjanais (Azərbaycan dili ou azəri dili en azéri) ou azéri-turc, est une langue appartenant au groupe des langues turques de la famille des langues altaïques.

Il est parlé dans le Caucase et le Moyen-Orient, principalement en Azerbaïdjan et en Iran. Le nombre total de locuteurs est évalué entre 25 et 35 millions dont un peu plus de 9 millions en Azerbaïdjan et entre 15 et 20 millions en Iran.

L'azéri est une langue agglutinante et utilise fréquemment les affixes, en particulier les suffixes. Un mot peut avoir de nombreux affixes et ils peuvent être également utilisés pour créer de nouveaux mots. Les relations entre des mots se créent à l'aide des suffixes ajoutés à la fin des mots[40]. Il est ainsi possible de créer un verbe depuis un nom, ou un nom depuis une base verbale (voir la section Formation des mots). La plupart des affixes indiquent la fonction grammaticale du mot. Il n'y a ni articles ni genres[40]. L'azéri possède six cas : nominatif, génitif, datif, accusatif, locatif, ablatif[40].

Au cours de son histoire, il a emprunté de nombreux mots au persan (VIe siècle), à l'arabe (VIIe siècle) et au russe (XVIIIe siècle - XXe siècles).

Aujourd'hui en Azerbaïdjan, l'alphabet azéri est fondé sur l'alphabet latin[41]. L'azéri iranien utilise l'alphabet arabe[41]. Quant à l'histoire de l'alphabet azeri, selon l'Institut des manuscrits d'Azerbaïdjan, avec la conquête du califat arabe au VIIe siècle, l'alphabet arabe s'implante en Azerbaïdjan et demeure le principal moyen d'écriture jusqu'en 1929[41]. De 1929 (déjà à partir de 1923 l'alphabet latin s'utilisait parallèlement avec l'alphabet arabe) jusqu'à 1939, l'alphabet latin remplace l'alphabet arabe[41]. À partir de 1939, l'alphabet cyrillique remplace l'alphabet latin en devenant l'alphabet officiel de l'Azerbaïdjan soviétique[41]. Et enfin en 1991, avec l'indépendance de l'Azerbaïdjan, l'alphabet latin devient l'alphabet officiel du pays. Depuis 1991, l'alphabet azéri contient 32 lettres pour 33 sons, dont 23 consonnes et 9 voyelles[41].

Religions[modifier | modifier le code]

Mosquée Bibi Heybat à Bakou.

La principale religion en Azerbaïdjan est l'islam, implanté dans le pays depuis le VIIe siècle. Pendant le XVIe siècle, la population azérie a été convertie au chiisme duodécimain[42]. 93,4 % de la population est musulmane[39], dont environ 85 % de chiites et 15 % de sunnites[43],[44]. 2,5 % des habitants sont russes orthodoxes, 2,3 % apostoliques arméniens situés principalement dans la république autoproclamée du Haut-Karabagh et le 1,8 % restant a d'autres croyances[39]. Le taux de pratiquants réels des diverses religions est beaucoup plus bas et l'Azerbaïdjan constitue l'un des pays les moins religieux du monde[45].

L'Azerbaïdjan est un État laïque selon la constitution azerbaïdjanaise et la religion et l'État sont strictement séparés.

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Culture de l'Azerbaïdjan et Art azéri.

La culture de l'Azerbaïdjan qui est du patrimoine turc, s'est développée au cours des siècles de son histoire mouvementée et a ainsi acquis un caractère unique[46]. Nombre de ses aspects ont également été marqués par le cadre géographique dans lequel elle a évolué. Tout en préservant ses spécificités, la culture de l'Azerbaïdjan a été influencée par les cultures persane, islamique et européenne. Depuis le XVIIIe siècle, quand l'Azerbaïdjan est devenu partie de l'Empire russe, et de l'Union soviétique, il a été fortement influencé par la culture occidentale à ce jour.

L'art azéri désigne les réalisations artistiques du peuple azéri. Compte tenu des vicissitudes de l'histoire azérie, son domaine dépasse largement non seulement celui du territoire de l'actuelle République d'Azerbaïdjan, mais aussi l'Azerbaïdjan iranien et le sud du Daguestan en Russie qui, avec la République d'Azerbaïdjan constitue la patrie du peuple azéri.

Le parcours précis aux dogmes de l'Islam avec son interdiction à la représentation des êtres vivants a amené au développement de l'art ornemental. Les tapis, les miniatures, les calligraphies, les portails élégamment ornés des bâtiments, les dessins muraux semblables à la dentelle, les mosaïques des mausolées et les palais sont les œuvres d'art de la culture islamique azeri. Malgré l'interdiction, les peintures et les sculptures des êtres vivants (les humains, les animaux et les créatures mythologiques) ont participé au raffinement artistique et fleuri.

Littérature[modifier | modifier le code]

Une page de Dîvân-ı Fuzûlî, un recueil de poème du XVIe siècle du poète ottoman azéri Fuzûlî.
Article détaillé : Littérature azérie.

La littérature azérie est l'ensemble des textes écrits et oraux composés en azéri. La langue azérie, a été fortement influencée par le persan et l'arabe et a utilisé une variante de l'alphabet perso-arabe.

L'histoire de la littérature azérie s'étend sur une période de près de 1 500 ans, à partir de l'alphabet de l'Orkhon datant du VIe siècle et originaire de Mongolie actuelle. À la suite de cette période, entre le VIIIe et le Xe siècle, les peuples nomades turcs de l'Asie centrale ont gardé une tradition orale des épopées, comme le Livre de Dede Korkut[47],[48] des Oghouzes[48],[49] (qui sont considérés comme les ancêtres des peuples turcs occidentaux modernes : Azéris, Turcs de Turquie, Turkmènes, Kachkaïs d'Iran, Turcs du Khorassan et Gagaouzes (Gök Oğuz : Oghouzes bleus ou célestes)[48],[49]) et l'Épopée de Manas des Kirghizes. Entre le VIe et le Xe siècle, les peuples turcs (et les Oghouzes, y compris les Azéris, à partir du VIIIe siècle), s'installer en Azerbaïdjan[46].

Avec la conquête de l'Azerbaïdjan par le califat arabe au VIIe siècle, les azéris ont été convertis à l'islam[42]. L'alphabet arabe a été adopté et en plus des traditions orales, s'est développée une tradition littéraire écrite proche du style arabe et de la littérature persane.

La littérature azérie comprend l'époque classique entre le XIIIe siècle et XVIIIe siècle, et l'époque moderne à partir du XIXe siècle avec le commencement de l'influence européenne[50]. Elle connaît au fil de son histoire plusieurs âges d'or et plusieurs courants littéraires. L'époque classique est considérée comme l'âge d'or de la littérature azérie.

La littérature azérie est notamment renommée pour sa poésie, qui peut être épique, historique, philosophique, amoureuse, et mystique. Les styles poétiques des divan et ghazal et le genre poétique des bardes, l'ashik, sont les principaux genres littéraires florissants[51].

Musique[modifier | modifier le code]

Musiciens azéris.
Article détaillé : Musique azérie.

La musique azérie est pratiquée en Azerbaïdjan, mais aussi dans les contrées voisines qui partagent cette culture, ainsi l'Azerbaïdjan comme région de l'Iran et la région de Kars en Turquie.

Réciproquement, les Azéris ont un patrimoine culturel composé d'éléments turcs, iraniens et caucasiens. Il existe deux formes spécifiques de musique traditionnelle : celle des ashiks ou troubadours, qui remonte peut-être aux influences arménienne, géorgienne, turkmène ou kazakhe, et celle du mugham, la musique savante dérivée du système modal iranien, les dastgâhs, soumis à l'influence turque des maqâms. Si la frontière entre ces deux formes est bien définie, c'est surtout par l'instrumentation, le style de chant, et le contexte.

L'Azerbaïdjan a accueilli les 22, 24 et 26 mai 2012 le Concours Eurovision de la chanson 2012.

Architecture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture azérie.

L'architecture azérie s'est développée au fil des siècles de manière singulière[non neutre]. L'architecture azérie bénéficie d'un héritage qui a évolué avec le mélange de la culture turcique de l'Azerbaïdjan, avec les éléments culturels islamiques. Elle utilise abondamment la géométrie symbolique, usant de formes pures telles que le cercle et le carré. Les plans sont souvent fondés sur des rendus symétriques, dont les cours rectangulaires et les halls sont caractéristiques. Elle fait intervenir des formes géométriques, répétitives, ainsi que des surfaces richement ornées de céramiques, de stuc sculpté et de briques, formant des motifs décoratifs, calligraphiques, une iconographie florale, et parfois des formes animées.

L'architecture azérie a été marquée par l'influence de diverses écoles, principalement constituées de plusieurs périodes de développement, en particulier entre le XIIe siècle et XVIIIe siècle. Au XVIIIe siècle avec la conquête russe, l'architecture perd peu à peu ses caractéristiques azéris, dans le sens où l'architecture adoptée est plus internationale, notamment éclectique, dans laquelle l'architecture azérie a été fusionnée avec l'architecture occidentale (en particulier l'architecture néoclassique). Au cours de la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle cette fusion des deux styles architecturaux est devenue plus prononcée, et à laquelle l'art nouveau a été ajouté. Au cours de la période soviétique, au début jusqu'en 1960, cette fusion de l'architecture azérie avec l'architecture néoclassique a été poursuivie en tant que politique nationale, également en conformité avec l'architecture stalinienne.

Cependant à partir de 1960 jusqu'à l'indépendance de l'Azerbaïdjan en 1991, une architecture uniforme est devenue la norme dans toute l'Union soviétique, qui a souligné l'utilité plutôt que l'esthétique. L'accent a alors été mis sur la quantité plutôt que sur la qualité. La volte-face de l'architecture nationale vers la construction en béton préfabriqué pour la construction de logements de masse, a commencé dans les années 1950. Avec l'indépendance de l'Azerbaïdjan, l'architecture postmoderniste est en expansion et la fusion de l'architecture azérie avec l'architecture néoclassique est reconstituée avec de nombreux projets.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Premier film soviétique d'Azerbaïdjan, «Légende de la Tour Vierge» (1924).
Article détaillé : Cinéma azerbaïdjanais.

Le cinéma azerbaïdjanais désigne la production cinématographique de l'Azerbaïdjan. Le cinéma azéri est l'un des premiers cinémas dans le monde et une cinématographie nationale a été créée dans les années 1920. Il a connu une importante crise durant les années 1990 et est, depuis les années 2000, de nouveau prolifique.

«The Oil Gush in Balakhany», est le premier film documentaire produit en Azerbaïdjan et l'un des premiers films dans le monde, en 1898. Légende de la Tour Vierge est le premier film muet azéri, dans la période soviétique, en 1924.

L'un des premiers maîtres du cinéma azerbaïdjanais est le réalisateur du film et acteur de cinéma Abbas Mirza Charifzadé, qui a produit les premiers films azéris dans les années 1920.

Le pays s'enorgueillit néanmoins d'un Oscar du cinéma obtenu par le scénariste, dramaturge et producteur azéri Rustam Ibragimbekov pour la scénario de Soleil trompeur réalisé par Nikita Mikhalkov.

Créé par Rustam Ibragimbekov, le Festival international du film de Bakou se déroule chaque année en septembre. C'est le plus grand festival de cinéma du Caucase.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine azerbaïdjanaise.

Le climat joue un rôle important dans la formation de la cuisine azerbaïdjanaise : la diversité du climat fait que la cuisine azerbaïdjanaise est très colorée et riche. Les notes des voyageurs étrangers visitant l'Azerbaïdjan montrent que les gens cultivaient le blé, le riz, le sésame, la betterave, la vigne, les pommes, le tabac, le coton, le coing et produisaient de la viande (surtout ovine), du caviar et pratiquaient la pêche.

Les noms des repas nationaux trouvent leurs origines dans la technique de leurs préparations et rappellent les régions d'où ils viennent. Par exemple, le nom du dolma vient de deux mots : doldurmaq signifie « remplir » et dolamaq signifie « rouler ».

Dans la cuisine nationale azerbaïdjanaise, la viande de bovins et de moutons est très utilisée. Les archives prouvent que d'antan les viandes de cheval et de chameau étaient aussi utilisées. Les Azéris préfèrent la viande des animaux de montagne. On utilise aussi la graisse, les abats et les tripes des animaux dans la cuisine azerbaïdjanaise.

Grâce à la variété des fleuves et des rivières, la cuisine azerbaïdjanaise contient beaucoup de plats de poisson. Les goûts des poissons rôtis, farcis et les chachlik (brochettes) de poisson sont très appréciés.

Parmi les produits volaillers, les œufs sont très utilisés dans la cuisine nationale. Les omelettes aux œufs (sebzi kuku), le poulet aux œufs (çığırtma) sont des mets courants très appréciés. Les Azéris aiment utiliser les produits laitiers dans leur cuisine : atlama, dovğa, doğramac, ayranaşı.

Différentes sortes de pain comme lavach, yukha, sengah, khamrali, tendir coreyi, décorent les tables azerbaïdjanaises.

Les pâtes occupent une place importante dans la cuisine azerbaïdjanaise. Les repas préparés avec de la farine comme duchbéré, gurzé, horra, khechile, khengel, etc., sont plutôt mangés en hiver.

Les pâtisseries sont omniprésentes. Autrefois, les paysans cultivaient les betteraves sucrières, ils produisaient du miel et l'utilisaient dans leur cuisine. Les Azéris sont fiers de leurs baklavas, chekerbouras, halvas, etc. Les différentes confitures sont apparues grâce à la production locale de sucre. La production de sucre raffiné en Azerbaïdjan a commencé au Xe siècle. Les confitures de coings, de cornouilles, de raisins, de figues, de noix et autres fruits sont souvent servies avec du thé. Les sorbets préparés avec des fruits et du sucre sont servis avec des pilafs.

Les vodkas (araq en Azéri) faites à base de cornouilles et de mûres sont surtout utilisées comme traitement de certaines maladies. Autrefois, les Azéris préparaient une boisson appelée buzé, apparentée à la bière. Le thé a une place très importante dans la vie quotidienne azerbaïdjanaise.

Tourisme en Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

« Un pays entre l'Europe et l’Asie, on l'appelle parfois la terre de feux, ce qui signifie que ce pays dispose d'une histoire riche datant des milliers d'années et le feu naturel surgit et allume directement et mystérieusement de la terre ». L’Azerbaïdjan était l'un des pays socialistes les plus visités en matière de tourisme de l'Union soviétique. En ce temps-là, la priorité touristique était les centres naturels thermaux et le littoral de la mer Caspienne. De nos jours, avec la croissance de l'économie du pays, le secteur du tourisme est en train d'accroître d'une façon rapide et de se moderniser à la fois. Ce secteur est investi considérablement par le soutien du gouvernement, mais aussi par les investisseurs individuels locaux et internationaux.

Tout d'abord la potentiel géographique du pays et son littoral sont des facteurs indispensables en faveur du tourisme. De plus les régions plein-aires et montagnardes, les rivières et les types de villages-vacances-catering sont soumis à disposition des touristes. Le facteur 'nature' est très riche au pays et même les treize genres de climats qui existent sur la terre dont les onze existent en Azerbaïdjan. Cela aussi permet d'une grande diversité naturelle ce qui favorise une riche flore et faune.

Malgré tout type de possibilité touristique, il y a quand même assez d'obstacles comme le manque de chemin de fer, de grandes autoroutes posent des problèmes de déplacements parmi les destinations, ainsi que l'occupation de onze régions du pays par le gouvernement arménien bloque l'accès des touristes à ces fabuleux territoires de l'ouest vers les frontières arméniennes. En fait bien qu'il y ait des difficultés politiques et économiques ces dernières années l'arrivée des touristes au pays augmente sans cesse, même en 2011 ce chiffre était presque 2 millions de touristes étrangers. La visite des touristes est organisée par des agences de voyages et ainsi que les touristes individuels se rendent au pays librement et se déplacent facilement aux régions à l'aide des tours organisés par des opérateurs locaux.

Sports[modifier | modifier le code]

Stade de football de Shafa à Bakou.
Article détaillé : Sport en Azerbaïdjan.

Les sports en Azerbaïdjan couvrent un grand nombre de disciplines. Les sports traditionnels en Azerbaïdjan ont des racines anciennes, et même maintenant, les deux sports traditionnels et modernes sont tout aussi populaires. Les textes les plus anciens font référence à des compétitions de chovgan, une discipline équestre proche du polo, et pratiquée dès le Ier millénaire av. J.-C. en Azerbaïdjan, en Asie centrale, en Iran, en Turquie et en Irak[52]. Ce sport était le plus noble de toute une série d'épreuves physiques par lesquelles les hommes devaient prouver leur force.

La lutte, le tir à l'arc, l'escrime, l'équitation, et le javelot faisaient partie des sports traditionnels de l'Azerbaïdjan[53],[54]. Mais la lutte libre a été traditionnellement considérée comme le sport national de l'Azerbaïdjan[53]. Aujourd'hui, les sports les plus populaires, en tout cas pour les spectateurs, sont le football et l'échecs[55],[56].

Le pays participe à toutes les compétitions sportives internationales organisées à travers le globe et dispose de sportifs et sportives de haut niveau dans toutes les catégories. Il a mûri depuis son indépendance en 1991 et dispose de multiples champions. Il organise des compétitions internationales de : lutte, de boxe, l'haltérophilie, l'athlétisme, la gymnastique artistique, la gymnastique rythmique, les échecs, l'escrime, l'aviron, le tir, la natation, le judo, le karaté, le taekwondo, le football, le basketball, le tennis, le handball, le volleyball, le rugby, le ski etc.

Codes[modifier | modifier le code]

L'Azerbaïdjan a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en)The State Statistical Committee of the Republic of Azerbaijan
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Azerbaijan », sur World Factbook de la CIA,‎ 2011.
  3. a, b, c, d, e, f, g et h (fr) « Azerbaijans.com — La géographie physique – Le relief » (consulté le 16 mars 2012).
  4. (en) « Volcanoes of the Mediterranean and western Asia », sur Global Volcanism Program.
  5. (en) « Porak », sur Global Volcanism Program (consulté le 15 mars 2012).
  6. (en) « Tskhouk-Karckar », sur Global Volcanism Program (consulté le 15 mars 2012).
  7. a, b, c, d, e, f et g (en) « Rivers, Lakes and Reservoirs of Azerbaijan Republic (Rivières, lacs et réservoirs de l'Azerbaïdjan) », sur Ministère de l'Ecologie et des Ressources Naturelles de la République de l'Azerbaïdjan,‎ 2012.
  8. a, b, c, d, e et f (fr) « Azerbaijans.com — La géographie physique – Les rivières » (consulté le 16 mars 2012).
  9. a et b (fr) « Azerbaijans.com — La géographie physique – Les lacs » (consulté le 16 mars 2012).
  10. (fr) « Azerbaijans.com — La géographie physique – Le climat » (consulté le 16 mars 2012).
  11. (en) « Land Boundaries », sur The World Factbook, CIA,‎ 2009.
  12. (en) Human Rights Watch, Azerbaijan: Seven Years of Conflict in Nagorno-Karabakh, Human Rights Watch, 1991 (ISBN 978-1564321428), p. 91-92.
  13. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) « Territories, number, density of population and territorial units by economic and administrative regions of Azerbaijan Republic (Territoires, le nombre, la densité de la population et des unités territoriales par régions économiques et administratives de la République d'Azerbaïdjan) », sur The State Statistical Committee of the Republic of Azerbaijan (Comité d'État de la Statistique de la République d'Azerbaïdjan),‎ 2011.
  14. (en) K. A. Luther, « Atabakan-e Adarbayjan », dans Encyclopædia Iranica en ligne. Consulté le 28 août 2012.
  15. Cf. référence suivante, et au contraire d'autres auteurs ; voir par exemple Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Karthala, Paris, 2002 (ISBN 9782845861442) [voir les occurrences du mot « khanats » dans ce livre] ; ou (en) Robert H. Hewsen, Armenia: A historical Atlas, The University of Chicago Press, Chicago et Londres, 2001 (ISBN 0-226-33228-4).
  16. a et b (en) Tadeusz Swietochowski, Russian Azerbaijan, 1905—1920: The Shaping of National Identity in a Muslim Community, Cambridge University Press, 2004 (ISBN ISBN 0-521-52245-5[à vérifier : isbn invalide]), p. 2.
  17. a et b (en) Firouzeh Mostashari, On the religious frontier: Tsarist Russia and Islam in the Caucasus, I. B. Tauris, New York, 2006 (ISBN ISBN 1-85043-771-8[à vérifier : isbn invalide]), p. 13 et 150.
  18. a et b (en)https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ir.html#People
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  20. http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/05/24/fallait-il-vraiment-aller-chanter-a-bakou_1706792_3208.html
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Karthala, Paris, 2002, 390 p. (ISBN 2-84586-144-3)
  • Annabel Grosjean et Ayten Mouradova, Azerbaïdjan, Mondéos, Paris, 2010, 120 p. (ISBN 978-2-84754-384-1)
  • Michel Makinsky et Laurent Vinatier (dir.), L'Azerbaïdjan : au centre d'enjeux globaux, EUOrient, Neuilly-sur-Seine ; Paris, L'Harmattan, Paris, 2008, 273 p. (ISBN 978-2-296-06573-4)
  • Fazil Zeynalov et Jacques Fontanel (dir.), Azerbaïdjan : un pays aux ambitions européennes, L'Harmattan, 2011, 206 p. (ISBN 978-2-296-56801-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]