Dinde
Dinde ou dindon
Meleagris
Une dinde blanche
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
Meleagridinae
— auteur incomplet —, date à préciser
Espèces de rang inférieur
- Meleagris gallopavo Linnaeus, 1758
- Meleagris ocellata Cuvier, 1820
La dinde est un oiseau de basse-cour élevé pour sa chair. En Mésoamérique, elle était un des seuls animaux élevés par les peuples indigènes pendant des milliers d'années. Domestiquée depuis plus de 1 000 ans par les Mexicains, elle est connue depuis comme Guajolote, du nahuatl Huexōlōtl et elle représente une part importante de la gastronomie mexicaine. Les Européens la connaissent par les premiers colons espagnols qui la ramenèrent d'Amérique du Nord (Mexique) en Europe au XVIe siècle[1].
Le mâle porte le nom de dindon et le petit porte le nom de dindonneau. La dinde glougloute.
Sommaire |
Liste des espèces[modifier]
D'après la classification de référence (version 2.2, 2009) du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) :
- Meleagris gallopavo Linnaeus, 1758 – Dindon sauvage
- Meleagris ocellata Cuvier, 1820 – Dindon ocellé
Les dindes domestiques proviennent quasi-exclusivement du Dindon sauvage, le Dindon ocellé étant très rare en élevage[2].
Poids économique[modifier]
La France serait le deuxième producteur mondial, avec 625 000 t/an (déclaration de la France à la FAO en 2004, pour 2 millions de tonnes de volailles de toutes espèces confondues produites en 2004 en France). Le tonnage produit en 2005 était de 550 600 tonnes équivalent carcasse (tec) selon l'OFIVAL (devenu l'Office de l'élevage en 2005). Plus du tiers de la production française est voué à l'export (220 000 tec en 2005 selon l'Office de l'élevage). La plupart de ces exportations sont destinées à des pays européens, au premier rang desquels se trouve l'Allemagne. Depuis plusieurs années, la production française de dinde, confrontée à une baisse de la consommation intérieure et des exportations sur le marché européen, se replie.
Maladies[modifier]
Cet oiseau est particulièrement sensible à plusieurs zoonoses, dont :
- la grippe aviaire et notamment au virus H5N1 ; les éleveurs sont tenus d’appliquer scrupuleusement les mesures de confinement obligatoires dans les zones à risque. On ne recense en France qu’un seul cas de H5N1, déclaré en 2006 dans un élevage de dindes (situé à Versailleux, dans l'Ain).
- Plusieurs souches de salmonelles y compris pour les dindes élevées à l'extérieur, surtout pour les gros élevages et surtout d’octobre à décembre au moment du pic de production industrielle des dindes de Noël, selon un rapport de l'EFSA listant les facteurs connus de risque pour l'Union Européenne. Les cheptels détectés positifs à la Salmonella en Europe étaient tous, selon l'EFSA, concentrés dans six pays. Certaines de ces souches peuvent infecter l'humain. La vaccination diminue ce risque selon l'EFSA[3].
Facteur supplémentaire de risque : tous les élevages de dindes de la planète proviennent d'un petit nombre de reproducteurs importés puis sélectionnés depuis trois siècles, ce qui a entraîné une perte de diversité génétique, qui rend les souches domestiquées probablement plus sensibles aux flambées épidémiques.
Photographies[modifier]
Vidéo[modifier]
Remarques linguistiques[modifier]
Ramené en Europe par les conquistadors espagnols en 1521, lors de la Conquête du Mexique, que l'on croyait être les Indes, ce volatile a pris le nom de « poule d'Inde », que l'usage a ramené à « dinde ». -- Curieusement, les Anglo-Saxons le désignent sous le nom de « poule de Turquie » ('Turkey Hen').
- Le mot « dinde » est parfois utilisé comme un terme péjoratif désignant une femme, et notamment une jeune fille, considérée comme sotte ou stupide. À ce sujet, voir idiotisme animalier.
- En gaga (parler stéphanois), l'appellation est différente : on parle d'un dinde pour le mâle. La femelle est alors appelée « dindonne ».
- Expression lorraine et champenoise : « être fier comme un dindon ». Se dit également en Bourgogne.
Notes et références[modifier]
- Bruce Thomas Boehrer, Animal characters : nonhuman beings in early modern literature, Philadelphia : University of Pennsylvania Press, 2010, p. 141
- Dindons étrangers. Consulté le 22 décembre 2010
- Rapport « Partie B - Facteurs relatifs à la prévalence de Salmonella chez les dindes » EFSA)
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Dindon sauvage
- Dinde de Noël
- Volaille
- Action de Grâce (Thanksgiving)
- Liste des races de dindons
- Turducken
Liens externes[modifier]
- Référence ITIS : Meleagridinae (fr) ( (en))
- Référence ITIS : Meleagris Linnaeus, 1758 (fr) ( (en))
- Référence Animal Diversity Web : Meleagridinae (en)
- Référence Animal Diversity Web : Meleagris (en)
- Référence Alan P. Peterson : Meleagris dans Galliformes (en)
- Référence NCBI : Meleagris (en)