Océan Arctique

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Océan Arctique
Carte de l'océan Arctique.
Carte de l'océan Arctique.
Géographie physique
Type Océan
Coordonnées 90° N 0° E / 90, 090° Nord 0° Est / 90, 0  
Superficie 14 090 000 km2
Profondeur
· Moyenne 1 038 m
· Maximale env 4 000 m

Géolocalisation sur la carte : océan Arctique

(Voir situation sur carte : océan Arctique)
Océan Arctique

Géolocalisation sur la carte : Monde

(Voir situation sur carte : Monde)
Océan Arctique

L’océan Arctique, ou océan glacial Arctique, s'étend sur une surface de 14 090 000 km², ce qui en fait le plus petit océan. Il recouvre l'ensemble des mers situées entre le pôle Nord et le nord de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique. Il communique avec le nord de l'océan Atlantique, recevant de grandes masses d'eau à travers la mer de Barents et le détroit de Fram. Il se trouve aussi en contact avec l'océan Pacifique à travers le détroit de Béring.

Il est en grande partie recouvert par la banquise, dont l'extension varie suivant les saisons. Dans sa partie centrale la banquise peut faire jusqu'à 4 mètres d'épaisseur, Cette épaisseur est atteinte par le glissement de plaques de glace les unes sur les autres.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte bathymétrique et topographique de l'océan Arctique et des terres avoisinantes

D'une profondeur moyenne de 1 038 mètres[1], l'océan Arctique atteint une profondeur maximale d'environ 4 000 mètres.

Selon l'Organisation hydrographique internationale, l'océan Arctique est délimité de la façon suivante[2] :

Trois brise-glaces, le Yamal russe à propulsion nucléaire en tête, suivi d'homologues canadien et des États-Unis, se sont donnés rendez-vous le 1er août 1994 pour tracer une route dans l'océan Arctique occidental, non loin du pôle Nord.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat actuel[modifier | modifier le code]

Le climat polaire est caractérisé par le froid persistant et de faibles variations annuelles de températures ; l'hiver est caractérisé par l'obscurité continue, conditions froides et stables, et un ciel dégagé ; l'été est caractérisé par la lumière du jour continue, l'humidité importante, le temps brumeux et les cyclones faibles avec pluie ou neige.

Les températures hivernales sont proches de -50 °C du fait des forts vents provenant de Sibérie (Russie) ; tandis qu'en été elles peuvent dépasser 0 °C.

Histoire du climat[modifier | modifier le code]

Selon des études effectuées par des spécialistes de l'Université d'Oxford (Grande-Bretagne) et de le Royal Netherlands Institute for Sea Research (NIOZ), l'océan Arctique jouissait, il y a 70 millions d'années, de températures proches de 15 °C, semblables à celles de la mer Méditerranée ; et de températures de 20 °C, il y a 20 millions d'années.

Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion après avoir étudié des matériaux organiques trouvés dans les boues d'îlots de glace de l'océan Arctique. Bien qu'on ne connaisse pas les raisons de telles températures, on présume qu'elles proviennent d'un effet de serre provoqué par la forte concentration du dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Cette conclusion est confirmée par des scientifiques de l'Université du Michigan (États-Unis), qui affirment que les taux de dioxyde de carbone, il y a quelques millions d'années, étaient de trois à six fois supérieurs à la teneur actuelle.

On sait que l'épaisseur de la couche de glaces de l'océan Arctique a diminué de 40 % dans les cinquante dernières années et les résultats indiquent que cette évolution va se poursuivre, la fonte des glaces devrait être plus rapide au fil des ans, en aboutissant à la disparition de celles-ci pendant l'été, avec des conséquences sérieuses sur l'équilibre écologique de la région et pour l'habitat de certaines espèces, comme l'ours polaire qui a besoin d'une banquise pour survivre et chasser ses proies.

Évolution future[modifier | modifier le code]

Des chercheurs prédisent que dans moins de 50 ans, l'océan Arctique sera parfaitement navigable pendant l'été. En effet, la couche de glace qui recouvre cette masse océanique devient chaque année plus mince, du fait de la durée des fortes chaleurs de plus en plus longue. Un bouleversement des écosystèmes et le risque d'apparition de maladies émergentes[3] (dont parasitoses et zoonoses pouvant à la fois toucher les animaux et les hommes) est attendu[4],[5]. Les chercheurs invitent les populations et décideurs à s'y préparer[6].

Vie animale[modifier | modifier le code]

Ours blanc au Cap Churchill (Parc national de Wapusk, Manitoba, Canada)

Il existe environ 400 espèces animales dans l'Arctique. Parmi les plus connues l'ours blanc ou polaire (qui donne d'ailleurs son nom au continent : arctos veut dire ours en Grec), le plus grand carnivore dans cette zone. Il peut avoir une masse de 800 kg. Bien qu'il se nourrisse de phoques et de poissons, il lui arrive en cas de mauvaise chasse de les remplacer par des mousses et des lichens.

Six espèces de phoque vivent dans cet océan, bien que leur nombre ait diminué depuis le XIXe siècle du fait de la chasse intensive à laquelle l'a soumis l'Homme, chasse qui a pour but de récupérer la peau et la graisse de l'animal. Un autre habitant typique de la zone est la baleine, également menacée et qui, actuellement, est protégée de la chasse.

On trouve aussi un habitant plus discret, le krill, qui joue un rôle important dans la chaîne alimentaire.

Protection[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Déclaration d'Ilulissat.

Le 28 mai 2008, un sommet ministériel réunit à Ilulissat au Groenland les cinq pays riverains de l’océan Arctique qui affirment leur volonté de dépasser leurs différends et de coopérer pour protéger l’environnement de cet océan. À l'issue de la réunion, les ministres et représentants du Canada, du Danemark, des États-Unis, de la Norvège et de la Russie se sont « engagés à prendre des mesures en conformité avec les lois internationales et nationales pour assurer la protection et la préservation du fragile environnement marin de l'Océan arctique ».

Annexes[modifier | modifier le code]

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Les coordonnées de cet article :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Mariana Trench - Oceanography.
  2. (en) « Limits of Oceans and Seas », Organisation hydrographique internationale, publication spéciale n° 23, 3e édition,‎ 1953 (consulté le 16 février 2009) [PDF]
  3. Kutz SJ, Hoberg EP, Nagy J, Polley L, Elkin B (2004), ‘Emerging’ parasitic infections in arctic ungulates. Integrative and Comparative Biology ;44(2):109–118.
  4. Epstein PR (2002), Climate change and infectious disease: stormy weather ahead ? Epidemiology ; 13: 373- 375. 3.
  5. Harvell CD, Mitchell CE, Ward JR. et al (2002), Climate warming and disease risks or terrestrial and marine biota. Science ; 296: 2158-2162
  6. Weller G, Anderson P, Bronwen W. Eds. (1999.) Preparing for a Changing Climate. Center for Global Change and Arctic System Research. Fairbanks Alaska: University of Alaska;

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]