UBS

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UBS SA

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Logo d'UBS

Création 1854
Dates clés 2000, acquisition Paine Webber
Forme juridique Société anonyme
Action SWX : UBSN
NYSE : UBS
TSE : 8657
Slogan Tant que vous ne serez pas satisfait, nous n'aurons pas de répit.
Siège social Drapeau : Suisse Bâle et Zurich
Direction Sergio Ermotti (CEO)
Axel A. Weber (président du conseil d'administration)
Activité Services financiers
Effectif 60,205 (2013)[1]
Site web www.ubs.com
Capitalisation en diminution CHF 65.007 milliard (2013)[2]
Fonds propres en diminution CHF 48.002 milliard (2013)[2]
Bilan comptable en diminution CHF 1.049 trillion (2013)[2]
Résultat net en diminution CHF 3.172 milliard (2013)[2]

UBS est une société de services financiers dont les sièges sont à Bâle et à Zurich, en Suisse. C'est la plus grande banque de gestion de fortune dans le monde [3]. Ses activités principales sont la banque privée, la banque d'investissement, et la gestion de fortune. En Suisse, elle a également des activités de banque de détail et de banque commerciale où son principal concurrent est le Crédit Suisse.

Avec une présence dans plus de 50 pays, notamment aux États-Unis avec des sièges sociaux à Manhattan (banque d'investissement), Jersey City, Weehawken (gestion privée), et Stamford (marchés de capitaux), UBS employe 60 000 personnes. Le montant total des actifs sous géstion s'élèvent à 1 700 milliards de francs suisses.

UBS est également le principal partenaire de la Tate Modern[4]. Propriétaire d'une très large collection d'art contemporain, la banque suisse est un acteur majeur de la sphère artistique actuelle[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Succursale d'UBS à Zoug, Suisse
Sculpture cinétique devant le bank á Bâle

L'UBS résulte de la fusion de l'Union de banques suisses et de la Société de banque suisse le 1er juillet 1998, fusion annoncée le 8 décembre 1997. Depuis lors, le terme "UBS" est utilisé comme nom courant de l'entreprise, au même titre que 3M ou BP par exemple.

Le 3 novembre 2000, elle fait l'acquisition du groupe américain Paine Webber, devenant ainsi temporairement la plus grande banque privée mondiale. Le début des années 2000, après le krach boursier de 2001-2002 qui sanctionne la fin de la bulle Internet et sur les télécoms, marque le début de sérieuses difficultés. UBS est tout d'abord l'une des dix grandes banques d'investissement à avoir signé un compromis à 1,4 milliard de dollars sur la question de l'indépendance de l'analyse financière, via l'accord amiable d'avril 2003, avec la SEC et[6] l'association des courtiers américains.

Le 9 mai 2006 : rachat de Pactual au Brésil.

En septembre 2006, il revend l'équipementier Dapta (Thiers), détenu par sa filiale Eurodec Industries, au fonds d'investissement Green Recovery et à l'allemand Leiptod[7]. Cent salariés sur les 400 du site de Thiers étaient menacés de licenciement[8].

UBS employait plus de 80 000 personnes en 2007. Le montant total des actifs sous gestion s'élevait à 2 652 milliards de francs suisses pour une capitalisation boursière de 156 milliards de CHF au 9 janvier 2007 (48 milliards de CHF mi-septembre 2008) et des fonds propres de 40 milliards.

En décembre 2007 refinancée dans l'urgence à des conditions de « détresse » après des pertes dans la crise des subprimes, la banque annonce pour la première fois de son histoire, une perte[9],[10].

Particulièrement affectée par la crise des subprimes, l'UBS a enregistré des sorties nettes de 226 milliards de CHF et une perte de 19,697 milliards de CHF en 2008. Elle a été recapitalisée trois fois à hauteur de 6 milliards de CHF et la BNS lui a racheté des actifs toxiques pour 39,1 milliards de dollars au cours de la même période. En novembre 2013, UBS rachète Stabfund, la bad bank créée à partir de certains actifs d'UBS pendant la crise, pour 3,762 milliards de dollars[11]. Après 5 ans, le gouvernement fédérale et la Banque nationale suisse réalise des bénéfices de plusieurs milliards de dollars avec la sauvetage de l'UBS en 2008. Les contribuables et l'économie ne sont pas affectées. Oswald Grübel, l'ancien patron de l'UBS qualifie le plan de sauvetage même comme « le meilleure opération commerciale jamais réalisée par la banque nationale »[12].

En juillet 2009, UBS fait l'objet d'une poursuite judiciaire de la part du gouvernement des États-Unis, car UBS refuse de révéler le nom de 52 000 clients américains[13],[14]. À la fin de juillet 2009, UBS et le fisc américain sont parvenus à une entente sur le litige qui les opposaient[15].

En 2012, UBS annonce la suppression d'environ 10 000 de ces employés soit près de 1 salariés sur 6. L'entreprise passerait de 63 500 employés en 2012 à 54 000 en 2015[16].


Chiffres[modifier | modifier le code]

L'UBS est présente dans la plupart des centres financiers mondiaux, avec des bureaux dans 50 pays différents. Selon le site web de la compagnie, le nombre d'employés en date du 14 août 2007 s'élevait à 81 557 répartis comme suit :

Son centre d'opérations boursières à Stamford détient le record Guinness du plus grand trading floor au monde. Large comme deux terrains de football, il peut accueillir jusqu'à 1 400 traders.

Direction[modifier | modifier le code]

Marcel Ospel quitte UBS en avril 2008 suite à la crise des subprimes.

Marcel Rohner, numéro deux du groupe, quitte l'UBS fin février 2009 suite aux déboires d'UBS avec le fisc américain. Oswald Grübel, ancien dirigeant du Credit Suisse, l'a remplacé.

Peter Kurer quitte le groupe le 4 mars 2009. Kaspar Villiger, ancien conseiller fédéral suisse chargé des finances, sera nommé pour lui succéder le 15 avril 2009. Oswald Grübel démissionne le 24 septembre 2011, suite à l'affaire concernant les opérations de négoce non autorisées où la banque a perdu 2,3 milliards de francs suisses. Sergio Ermotti est nommé CEO en novembre 2011 [17].

Le Group Executive Board est l'organe exécutif de la compagnie. Ses membres sont :

  • Group Chief Executive Officer: Sergio Ermotti
  • Group General Counsel: Markus U. Diethelm
  • Chief Executive Officer UBS Switzerland: Lukas Gähwiler
  • Chief Executive Officer Global Asset Management & Chairman and CEO of UBS Group Europe, Middle East, and Africa (EMEA): Ulrich Körner
  • Group Chief Risk Officer: Philip J. Lofts
  • Chief Executive Officer UBS Group Americas: Robert J. McCann
  • Group Chief Operating Officer & Group Chief Financial Officer: Tom Naratil
  • Chief Executive Officer Investment Bank: Andrea Orcel
  • Chairman and CEO UBS Group Asia Pacific (APAC): Chi-Won Yoon
  • Chief Executive Officer Wealth Management: Jürg Zeltner

Le Board of Directors est l'organe de la compagnie avec la résponsabilité finale pour la stratégie, gestion, pour la nomination et le contrôle du Group Executive Board[18].

  • Chairman: Axel Weber
  • Vice Chairman: Michel Demaré
  • Senior Independent Director: David Sidwell
  • Reto Francioni
  • Ann F. Godbehere
  • Axel P. Lehmann
  • Helmut Panke
  • William G. Parrett
  • Isabelle Romy
  • Beatrice Weder di Mauro (ancien membre du Conseil allemand des experts économiques)
  • Joseph Yam
  • Company Secretary: Luzius Cameron


Divisions[modifier | modifier le code]

UBS est organisée en 6 divisions principales [19] :

  • Wealth Management: Services financiers complets globals pour des clients fortunés du monde entier (sauf Americas) comprenant des conseils en investissement, financement des entreprises ou patrimonials.
  • Wealth Management Americas: Services-conseils et services bancaires par l'intermédiaire de consultants financiers pour des High net worth individuals.
  • Retail & Corporate: La division sert les clients privés, commerciaux et institutionnels en Suisse comme banque universelle.
  • Global Asset Management: Depuis décembre 2013, UBS Global Asset Management a été responsable de 583 milliards CHF d’actifs investis. Avec près de 3700 employés dans 24 pays, UBS Global Asset Management est la plus grande société d’investissement à capital variable en Suisse et l’une des plus grandes sociétés de gestion de fonds spéculatifs et d’actifs immobilier dans le monde. Ses principaux bureaux sont à Chicago, Francfort, Harftford, Hong Kong, Londres, New York, Paris, Singapour, Sydney, Tokyo et Zurich[20].
  • Investment Bank:15 000 personnes travaillent dans 35 pays pour cette division inclu la plus grande salle de marché du monde à Stamford[21]. La division fournit des titres et produits financiers, et analyse les actions, crédit, devises, métaux précieux et dérivés. Le département Investment Banking Department (IBD) est résponsable pour fusions et acquisitions, les restructurations, émissions d'actions, capitaux empruntés et leveraged finance. Le département Sales & Trading s'engage dans le commerce d'actions, finance structuré, crédit produits, devises et dérivés.
  • Corporate Center: Les services internes pour toute l'entreprise inclu le contrôle financière, contrôle du risque et contrôle juridique. Le département fournit en plus tous les services globales comme les opérations, l'administration, initiatives stratégiques, communications, la sécurité et la trésorerie.

Concurrents[modifier | modifier le code]

Ses principaux concurrents sont, en Suisse : Credit Suisse, Banque cantonale de Zurich et Banque cantonale vaudoise, Raiffeisen, en Europe : Deutsche Bank, HSBC, Crédit agricole (Amundi), BNP Paribas, Natixis, Royal Bank of Scotland, Santander et Unicredit, aux États-Unis : Citigroup, Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley et Bank of America, entre autres.

Affaires[modifier | modifier le code]

Comptes en déshérence[modifier | modifier le code]

En 1962, l'UBS constate que de nombreux comptes n'ont pas évolué depuis la Seconde Guerre mondiale et que cet argent (dont les propriétaires sont décédés durant la guerre) stationne dans des comptes en déshérence.

En 1995, au 50e anniversaire de la fin de la guerre, plusieurs journaux israéliens exigent que l'argent qui appartenait à des Juifs et qui se trouve dans les comptes en déshérence soit restitués à leurs héritiers - une somme qu'ils estiment à près de 50 millions de francs suisse. Le banquier Robert Studer provoque la polémique en qualifiant de peanuts la part ayant appartenu aux Juifs. Les banques suisses annoncent que cet argent représente 38 millions de francs dans 775 comptes. Les associations juives qualifient ce chiffre d'inacceptable et le président Jean-Pascal Delamuraz parle d'un "chantage" du congrès juif mondial.

Une commission d'enquête, la commission Volker est créée en vue de faire toute la lumière sur les comptes en déshérence. En 1999 le rapport de la commission annonce qu'il s'agit de 200 à 400 millions de francs dans 53886 comptes répartis sur 59 banques appartenant à UBS ainsi qu'à d'autres sociétés[22].

Début de crash boursier en Inde[modifier | modifier le code]

Le lundi noir est un début de krach boursier survenu en Inde le 17 mai 2004. Suite à cet événement, le Security and Exchange Board of India, organisme de régulation des marchés financiers en Inde interdit préventivement à UBS Securities Asia Ltd (filiale UBS en Asie) de prolonger et de renouveler des contrats pour des produits dérivés a des clients du pays. L'interdiction d'une durée de un an est lancée exactement un an après le lundi noir. Le Security and Exchange Board of India suspecte que les transactions commerciales de UBS ont provoqué le lundi noir[23]. Cette interdiction est levée 5 mois plus tard par la cour d'appel qui juge que la décision du Security and Exchange Board of India est injustifiée[24].

Financement des partis politiques suisses[modifier | modifier le code]

Octobre 2008, selon des sources anonymes du journal Sonntagsblick, les banques suisses, notamment l'UBS et le Crédit suisse financent les campagnes électorales des partis politiques libéraux à la hauteur de près de 2 millions de francs pour 3 partis. Serge Gumy, journaliste de La Tribune de Genève estime que ce procédé « flirte dangereusement avec les limites de la corruption ». Andreas Kern, porte-parole de l'UBS reconnaît que les banques financent les partis « depuis longtemps », mais se refuse à tout commentaire sur le montant versé. Selon Christophe Darbellay, président du Parti démocrate-chrétien, l'argent que reçoit le parti provient des deux banques ainsi que « toutes sortes d'entreprises, PME et multinationales », et la somme totale reçue (1 million de francs) représente 40 % du budget annuel du parti[25].

Crise des subprimes[modifier | modifier le code]

En 2008, touchée par la crise des subprimes, l'UBS enregistre la plus grosse perte de son histoire: 20 milliards de francs suisses[26].

En vue d'assurer l'avenir économique de la Suisse le conseil fédéral – autorité suprême du gouvernement suisse – lance un plan de sauvetage. La Banque nationale suisse, principalement propriété des Cantons, rachète 90 % des actifs toxiques détenus par l'UBS, pour un montant de 40 milliards de dollars américains. L'argent nécessaire est emprunté auprès de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed), et les actifs sont alors contrôlés par une filiale de la Banque nationale suisse – un nouvelle filiale créée dans ce but. L'État achète en outre pour 6 milliards de francs d'obligations convertibles en actions, à un taux de 12 %, et devient ainsi un des principaux actionnaires de l'UBS. 7,2 milliards de francs seront remboursés par la banque, générant ainsi un bénéfice pour l'État de 1,2 milliard de francs[27].

Quelques jours après l'annonce du plan de sauvetage, l'UBS annonce qu'elle continuera de verser des bonus à son personnel – conformément à leur contrats de travail, soit 2 milliards de francs répartis sur 77 000 employés – beaucoup moins que l'année précédente[28]. Eveline Widmer-Schlumpf, ministre suppléante des Finances se dit scandalisée par cette déclaration[29].

À la fin de l'année 2008, grâce au renflouement de l'American International Group (AIG) par la Réserve fédérale des États-Unis, celui-là peut rembourser près de 5 milliards de dollars à l'UBS[30].

Aide à l'évasion fiscale[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Entre 2001 et 2007 la justice des États-Unis enquête sur un business transfrontalier : des citoyens des États-Unis cachent des parts de leur fortune dans des banques à l'étranger, de manière à échapper aux impôts (évasion fiscale). L'enquête détermine que l'UBS est impliquée dans ce business, et qu'une partie de l'argent est évadé dans des banques en Suisse – pays dont la législation rend possible cette pratique : selon la loi suisse, l'évasion fiscale est un délit mineur, et la loi n'autorise pas l'entraide judiciaire internationale pour ce type de délits.

L'Internal Revenue Service (IRS), le fisc américain, a menacé de rendre public une liste de 52 000 clients américains d'UBS soupçonnés d'avoir fraudé le fisc, et obtient l'aveu spontané de 7 500 d'entre eux. L'IRS fait pression sur Igor Olenicoff, un des 20 hommes les plus riches du pays, surnommé ironiquement « le milliardaire aux poches vides » par le magazine Forbes, et obtient le nom de Bradley Birkenfeld, ancien cadre et gérant de fortune de l'UBS, citoyen des États-Unis, et ayant exercé à Genève. Lors de son jugement, celui-ci plaide coupable, puis coopère activement avec la justice américaine, dans le but d'alléger sa peine[31].

Le 18 février 2009, un tribunal américain condamne l'UBS à une amende de 780 millions de dollars, et menace de retirer sa licence aux États-Unis (l'interdisant ainsi d'exercer dans ce pays); la justice obtient alors - sous la pression - une liste de 300 titulaires de comptes[32]. L'affaire tourne alors en litige administratif entre les deux pays, le droit du secret bancaire en Suisse interdisant à une banque de divulguer les noms de ses clients. Les autorités suisses ont conclu que le secret bancaire était destiné à « protéger la vie privée et non la fraude fiscale »[33]. Sous la menace d'une procédure pénale, la Suisse accepte en août 2009 un accord de coopération avec l'IRS[34]. Les États-Unis ont toutefois entamé par la suite une procédure civile afin d'obtenir l'identité de 52 000 titulaires de comptes numérotés en Suisse, et en janvier 2010 la Suisse a décidé de suspendre l'accord d'août 2009 qui devait permettre à l'IRS d'obtenir l'identité de 4 500 clients de banques suisses[35].

En Allemagne[modifier | modifier le code]

UBS est accusée d'avoir facilité la fraude fiscale à des clients allemands, notamment en leur permettant de dissimuler leur argent au Liechtenstein ou à travers des sociétés-écrans à Singapour ou au Panama[36],[37]. Le gendarme financier allemand a lancé une enquête contre la Banque en avril 2010[38].

En France[modifier | modifier le code]

Le 12 avril 2012, après les États-Unis et l'Allemagne, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire contre UBS pour soupçon d'évasion fiscale [39]. En mai 2013, la filiale française d’UBS a été mise en examen pour complicité de démarchage illicite de riches Français à qui ses commerciaux auraient proposé d’ouvrir des comptes non déclarés en Suisse au début 2000. Elle est aussi placée sous statut de témoin assisté pour blanchiment de démarchage et blanchiment de fraude fiscale[40].

Affaire du « crédit lombard »[modifier | modifier le code]

Des clients ont porté plainte contre UBS pour leur avoir fait perdre beaucoup d'argent avec la technique spéculative du « crédit lombard » , qui consiste à nantir des titres (actions ou autres) pour ensuite investir l'argent issu des prêts dans des produits financiers risqués[41]. La Banque n'aurait pas ou mal averti les investisseurs des risques, notamment des conséquences en cas de chute de la valeur des titres hypothéqués, ce qui a débouché sur de grandes pertes lors de la crise de 2008[41].

Implication dans le scandale Madoff et rôle de Luxalpha[modifier | modifier le code]

La banque UBS a placé l'argent d'investisseurs dans les pyramides financières de Bernard Madoff via le fond Luxalpha, une société d'investissement à capital variable du Luxembourg[42]. Or il a été découvert qu'UBS était promoteur, administrateur et dépositaire de Luxalpha[42]. La législation européenne oblige le dépositaire à rembourser les sommes qui lui sont confiées en cas de disparition des actifs, mais UBS a refusé, prétendant que « le fonds a été créé à la demande d'investisseurs avertis souhaitant, en toute connaissance de cause, investir avec Madoff »[42]. Selon certaines sources,« UBS aurait par ailleurs tenté, dans les dernières semaines précédant l'éclatement du scandale Madoff, de se soustraire à ses responsabilités à l'égard de Luxalpha ». Le nom de Madoff était par ailleurs explicitement cité dans les documents internes de Luxalpha[43]. En mars 2010, 80 ex-investisseurs d'UBS ont porté plainte contre la banque pour tromperie[44].

Procédure juridique contre les anciens dirigeants[modifier | modifier le code]

Le 14 avril 2010, l'assemblée générale des actionnaires a refusé d'accorder la décharge aux dirigeants d'UBS de 2007 (52,75 % de non à la décharge, 45,9 % de oui et 1,35 % d’abstentions). Le 14 octobre 2010, à la veille du délai de prescription, le conseil d'administration a annoncé avoir renoncé à poursuivre les anciens dirigeants de la banque.

Fraude d'un trader en 2011[modifier | modifier le code]

Le 15 septembre 2011, UBS annonce que les positions risquées de son trader londonien Kweku Adoboli, travaillant pour son compte ont entraîné la perte de US$ 2 milliards[45]. Cette somme a par la suite été revue à la hausse, à 2,3 milliards $US[46]. Le trader s'est défendu, affirmant avoir informé sa hiérarchie de ses transactions[47].

Cette perte de trading a provoqué de sérieux remous, dont la démission du directeur général Oswald Grübel le 24 septembre[48]. Par ailleurs, l'agence de notation Moody's a évoqué la possibilité de dégrader la note d'UBS en raison des « faiblesses du groupe en matière de gestion des risques »[49].

Ironiquement, cette affaire est intervenue au moment où la banque faisait une grande campagne de publicité louant la confiance[50].

La note d'UBS a été abaissée par l'agence de notation Standard and Poor's en novembre 2011[51].

Kweku Adoboli est reconnu coupable de fraude et condamné à 7 ans de prison par un tribunal londonien le 20 novembre 2012[52].

Scandale du Libor[modifier | modifier le code]

Le 19 décembre 2012, UBS a accepté de payer 1,5 milliards de dollars, dont 700 millions de $ à la CFTC (plus grosse amende de l'histoire de cette agence), pour clore les poursuites des régulateurs au sujet de la manipulation du Libor[53]. UBS a été accusée d'avoir manipulé les taux du Libor et des taux similaires pendant plus de 6 ans. Le taux du Libor est utilisé pour fixer les taux de plus de 300 000 milliards de $ de crédits, et la manipulation des taux par UBS et d'autres banques aurait, par exemple, couté plus de 3 milliards de $ rien qu'à Fanny Mae et Freddy Mac. Plus de 45 employés d'UBS auraient été au courant de cette manipulation ou y auraient participé, et deux traders d'UBS ont été poursuivis pour conspiration.

En novembre 2014, après une enquête de la Financial Conduct Authority (Royaume-Uni), de la Finma (Suisse), de la Commodity Futures Trading Commission (États-Unis) et de l'Office of the Comptroller of the Currency (États-Unis), Bank of America, Citigroup, HSBC, JP Morgan Chase, Royal Bank of Scotland et UBS paient une amende de 4,2 milliards de dollars dans le cadre d'ententes pour manipuler le cours du Libor, un indice de taux de change[54].

Affaire Cahuzac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Cahuzac.

À partir du 4 décembre 2012, le site d'information en ligne Mediapart publie plusieurs articles affirmant que Jérôme Cahuzac a possédé un compte bancaire non déclaré en Suisse, à la banque de gestion de fortune UBS, jusqu'au début de l'année 2010 (le compte aurait été clos et l'argent déplacé à Singapour avant que Jérôme Cahuzac ne devienne président de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Le compte est approvisionné à hauteur d'approximativement 600 000 euros.

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Dès 2010, UBS est Global Partner de la Formule 1. En 2014, l'engagement a été réduit de 50 millions à 30 millions francs suisses par année[55]. L'UBS soutient beaucoup d'autres évènements et organisations de sport, particulièrement des tournois de golf, ski de fond, et hockey sur glace. UBS était le sponsor d'Alinghi, le syndicat gagnant la Coupe de l'America en 2003 et en 2007.

Evénements et institutions majeurs

Golf et autres

Courses populaires

Culture[modifier | modifier le code]

L'engagement de l'UBS dans le sponsoring de culture est focalisé dans l'art contemporain et la musique classique, mais inclu aussi une variété de festivals et autres événements et organisations [56] .

Institutions

Festivals

Exhibitions

Publications phares[modifier | modifier le code]

  • La Suisse en chiffres (paraît une fois par an)
  • Prix et salaires (paraît tous les trois ans)
  • UBS Investor's Guide (paraît deux fois par mois)
  • UBS Outlook, panorama de l'économie suisse et mondiale (paraît quatre fois par an)
  • UBS Research Focus (paraît suivant l'actualité du moment)
  • UBS Wealth Management (paraît quatre fois par an)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « UBS Shares », Finanzen.ch (consulté le 12 mars 2014)
  2. a, b, c et d « Investor Relations », UBS.com (consulté le 12 mars 2014)
  3. « Lesechos, Gestion de fortune: UBS redevient leader mondial »
  4. « UBS In Switzerland », UBS (consulté le 29 octobre 2013)
  5. « UBS Art Collection », UBS (consulté le 29 octobre 2013)
  6. [http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/wallstreet/fixing/settlement.html L'accord du 28 avril 2003 entre la Justice, dix grandes banques, la SEC et la Nasd
  7. Rebond dans le décolletage, Machine Productions, 15 novembre 2006
  8. L’énigme Green Recovery, L'Humanité, 6 décembre 2006
  9. (fr) « Première perte annuelle de son histoire pour l'UBS » sur Wikinews, le 31 janvier 2008.
  10. Subprime: UBS et Credit Suisse touchés
  11. UBS buys Stabfund from SNB for $3.762 billion, Reuters, 8 novembre 2013
  12. « La Suisse a su transformer le poison en profits »
  13. AFP, « Secret bancaire: le procès contre UBS aux États-Unis est reporté », Le Devoir,‎ 14 juillet 2009 (lire en ligne)
  14. AFP, « L'ouverture du procès se rapproche - Pas d'accord entre UBS et Washington », Le Devoir,‎ 30 juillet 2009 (lire en ligne)
  15. AFP, « Après l'accord aux États-Unis - UBS respire mais s'attend à une nouvelle perte », Le Devoir,‎ 1er août 2009 (lire en ligne)
  16. http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/30/la-banque-suisse-ubs-va-supprimer-plus-de-9-000-emplois-d-ici-a-2015_1782926_3234.html
  17. https://www.ubs.com/global/en/about_ubs/corporate-governance/group-executive-board.html, consulté le=28 août 2014
  18. « UBS Board of Directors »
  19. (en) « UBS: our clients and businesses »
  20. « Total Invested Assets », UBS.com (consulté le 7 avril 2014)
  21. « Our Global Presence », UBS (consulté le 9 octobre 2014)
  22. « The Volcker Report », UBS (consulté le 29 octobre 2013)
  23. (en) « Sebi bans UBS Securities for one year »
  24. (en) « SAT overturns UBS Ban » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  25. « Partis radicaux, PDC et UDC sont accusés d'être à la solde des banques »
  26. « UBS: perte nette de près de 20 milliards »
  27. « Le plan de sauvetage de l'UBS decrypté »
  28. « UBS versera 2 milliards de francs de bonus »
  29. « Les critiques pleuvent contre les bonus à UBS »
  30. A.I.G. Lists Firms It Paid With Taxpayer Money, New York Times, publié le 15 mars 2009.
  31. « Bradley Birkenfeld affronte les juges »
  32. Aude Carasco, « La banque suisse UBS va livrer les noms de fraudeurs américains », La Croix, 20 février 2009.
  33. Le secret bancaire suisse vacille à cause de l'UBS, Nouvel Observateur, 20 février 2009, consulté le 21 février 2009
  34. « Excerpts from IRS Commissioner Doug Shulman's Press Remarks on UBS », http://www.irs.gov (consulté le 29 octobre 2013)
  35. David S. Hilzenrath, Swiss halt deal with U.S. that IDs Americans with secret UBS bank accounts, Washington Post, 28 janvier 2010
  36. http://www.challenges.fr/entreprise/20080331.CHA1211/fraude-ubs-mis-en-cause-en-allemagne.html
  37. http://www.tdg.ch/actu/economie/nouveau-terrible-scandale-menace-ubs-2010-02-03
  38. http://www.rtl.be/info/economie/monde/318100/fraude-fiscale-le-gendarme-financier-allemand-enqu-te-sur-ubs
  39. http://www.usinenouvelle.com/article/ouverture-d-une-information-judiciaire-en-france-contre-ubs.N172823
  40. http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202800321224-ubs-france-mise-en-examen-pour-complicite-de-demarchage-illicite-571332.php
  41. a et b http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7b279ac4-129c-11df-b507-675eb24ed662%7C0
  42. a, b et c http://www.lexpress.fr/actualite/economie/affaire-madoff-les-troublants-secrets-de-luxalpha_755538.html
  43. http://archives.lesechos.fr/archives/2011/LesEchos/20914-175-ECH.htm
  44. http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-03/scandale-madoff-la-contre-attaque-des-victimes-francaises-5787118.html
  45. « www.romandie.com »
  46. http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0842445a-e1cb-11e0-9306-0b15c83d89c7/Les_pertes_dUBS_revues_%C3%A0_la_hausse
  47. http://fr.euronews.net/2011/10/20/affaire-ubs-le-trader-fraudeur-aurait-informe-sa-hierarchie-de-ces-transactions/
  48. http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/24/le-patron-d-ubs-demissionne-apres-la-fraude-du-trader-adoboli_1577446_3234.html
  49. http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/15/fraude-chez-ubs-perte-estimee-de-deux-milliards-de-dollars_1572479_3234.html
  50. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110919trib000650293/ubs-suspend-sa-publicite-axee-sur-la-confiance.html
  51. http://www.romandie.com/news/n/La_note_d_UBS_et_de_grandes_banques_americaines_revue_a_la_baisse301120110811.asp
  52. Le « Kerviel » d'UBS condamné à sept ans de prison, Le Figaro, 20 novembre 2012.
  53. (en) William D. Cohan, « UBS Libor Manipulation Deserves the Death Penalty », Bloomberg.com,‎ 2012
  54. Manipulation du marché des changes : six banques mises à l'amende, Eric Albert, Le Monde, 12 novembre 2014
  55. (de) « UBS bleibt: Schweizer Grossbank gibt weiter Gas »
  56. (en) « UBS:Sponsorship engagements »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]