James Bond

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James Bond
Personnage de fiction apparaissant dans
James Bond.

Logo de la franchise James Bond.
Logo de la franchise James Bond.

Alias Agent 007
Origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Sexe Masculin
Activité(s) Agent secret
Arme Pistolet Walther PPK
Walther P99
Famille Andrew Bond (père)
Monique Delacroix Bond (mère)
Charmian Bond (tante)
Max Bond (oncle)
Tracy Bond-Vincenzo (1re épouse)
Kissy Suzuki (2e épouse)
James Suzuki (fils)
Ennemi(s) Ernst Stavro Blofeld
Le Chiffre
Voir aussi la liste

Membre(s) MI6

Créé par Ian Fleming
Interprété par Barry Nelson
Sean Connery
David Niven
George Lazenby
Roger Moore
Timothy Dalton
Pierce Brosnan
Daniel Craig
Film(s) Casino Royale (1954)
James Bond 007 contre Dr. No (1962)
Bons baisers de Russie (1963)
Goldfinger (1964)
Opération Tonnerre (1965)
On ne vit que deux fois (1967)
Casino Royale (1967) Parodie
Au service secret de Sa Majesté (1969)
Les diamants sont éternels (1971)
Vivre et laisser mourir (1973)
L'Homme au pistolet d'or (1974)
L'Espion qui m'aimait (1977)
Moonraker (1979)
Rien que pour vos yeux (1981)
Octopussy (1983)
Jamais plus jamais (1983)
Dangereusement vôtre (1985)
Tuer n'est pas jouer (1987)
Permis de tuer (1989)
GoldenEye (1995)
Demain ne meurt jamais (1997)
Le monde ne suffit pas (1999)
Meurs un autre jour (2002)
Casino Royale (2006)
Quantum of Solace (2008)
Skyfall (2012)
Roman(s) Casino Royale (1953)
Vivre et laisser mourir (1954)
Moonraker (1955)
Chauds les glaçons ! (1956)
Bons baisers de Russie (1957)
James Bond 007 contre Dr. No (1958)
Goldfinger (1959)
Bons baisers de Paris (1960)
Opération Tonnerre (1961)
Motel 007 (1962)
Au service secret de Sa Majesté
On ne vit que deux fois (1963)
L'Homme au pistolet d'or (1964)
Meilleurs vœux de la Jamaïque (1966)
Voir aussi la liste complète
Première apparition Casino Royale
Dernière apparition Solo

James Bond, également connu par son matricule 007, est un personnage de fiction créé en 1953 par l'écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming dans le roman Casino Royale.

De 1953 à sa mort en 1964, Ian Fleming publiera douze romans (dont un posthume) et neuf nouvelles regroupées en deux recueils (dont un posthume) avec le personnage de James Bond. Après la mort de Fleming, les aventures de Bond ont été successivement écrites par Kingsley Amis (sous le nom de Robert Markham), John Gardner, Raymond Benson, Charlie Higson, Sebastian Faulks, Jeffery Deaver, William Boyd puis Steve Cole. Par ailleurs, John Pearson a écrit une biographie imaginaire de James Bond et, comme John Gardner et Raymond Benson, Christopher Wood a rédigé les novélisations de ses propres scénarios de films de James Bond. Ces romans ont été d'immenses succès internationaux, mais ce sont les nombreuses et régulières adaptations cinématographiques qui ont fait de James Bond, espion des services secrets britanniques et grand séducteur, un authentique mythe contemporain.

Depuis 1962, 25 adaptations cinématographiques ont vu le jour, dont 23 pour la série de films d'EON Productions. James Bond y est incarné par des acteurs successifs dont le premier a été Sean Connery. La production de ces films, qui se poursuit encore aujourd'hui, constitue l'une des plus longues sagas de l'histoire du cinéma[1].

Quelques productions indépendantes, mais officielles mettant en scène James Bond ont également été tournées. L'agent secret a été décliné en bande dessinée, en jeu vidéo, en jeu de rôle et en jouets.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Blason de la famille Bond.

James Bond est le fils d'un Écossais, Andrew Bond de Glencoe, et de Monique Delacroix, une Suissesse du canton de Vaud, de Bottens[2]. Leur nationalité est établie dans Au service secret de Sa Majesté. Fleming a accentué le côté écossais de Bond après avoir apprécié le portrait à l'écran de James Bond par l'acteur écossais Sean Connery, tandis que le nom de la mère de Bond s'inspire d'une fiancée suisse de Fleming[3]. Une aventure prévue, mais jamais écrite, de James Bond aurait présenté la mère de Bond comme Écossaise. Selon l'héraldiste Griffon Or, du Collège of Arms, dans Au service secret de Sa Majesté, la famille paternelle remonterait à Norman Le Bond en 1180 dont la devise est Orbis non sufficit (du latin : « Le monde ne suffit pas »), ce qui corrige un peu les origines populaires du patronyme qui signifierait : fermier, paysan, manant.

James Bond passe une bonne partie de ses jeunes années à l'étranger, ce qui lui permet de maîtriser parfaitement l'allemand et le français, grâce au travail de son père comme représentant à l'étranger de la firme britannique d'équipement militaire Vickers. À onze ans, Bond perd ses deux parents dans un accident d'alpinisme dans le massif des Aiguilles Rouges, près de Chamonix-Mont-Blanc.

Après la mort de ses parents, il part vivre en Angleterre, à Pett Bottom, dans le Kent chez sa tante Charmian Bond qui achève son éducation. Il entre a Eton College, aux alentours de l'âge de 12 ans, qu'il quitte au bout de deux semestres à cause de son comportement « présumé » avec une domestique. Dans l'une des nouvelles de Bons baisers de Paris, il raconte cependant avoir perdu sa virginité lors de sa première visite à Paris à l'âge de 16 ans.

Bond quitte Eton pour le collège de Fettes à Édimbourg en Écosse, l'ancienne école de son père où il se fait remarquer pour une aptitude à tous les sports, en particulier la boxe (poids léger). Selon John Pearson et une allusion de Fleming dans Bons baisers de Russie, Bond a aussi étudié un temps à l'université de Genève. À l'exception de Fettes, la présence de Bond dans ces écoles s'établit de façon parallèle à la propre vie de Fleming. Le film On ne vit que deux fois affirme qu'il est diplômé de langues orientales à l'université de Cambridge. À un certain moment, il étudie aussi à l'Université d'Oxford pour apprendre le danois comme il est dit dans le film Demain ne meurt jamais. Bond peut parler plusieurs langues, notamment l'allemand, le français, le russe et le japonais. Il existe de nombreuses contradictions dans les films et les romans sur les langues qu'il dit connaître.

En 1941, Bond ment sur son âge pour pouvoir entrer dans la Royal Naval Reserve pendant la Seconde Guerre mondiale, d'où il sort avec le grade de commander. Bond conserve son rang alors qu'il est employé dans les services secrets britanniques. Il est promu capitaine dans Gagner, perdre ou mourir de John Gardner mais est redevenu commander depuis les romans de Raymond Benson. Il est aussi devenu membre de la Royal Naval Volunteer Supplementary Reserve (RNVSR) constituée d'officiers avec une grande expérience du terrain.

Divergence sur l'année de naissance[modifier | modifier le code]

Hormis dans la série La Jeunesse de James Bond, l'âge de Bond est rarement défini dans les films ou les livres ; il se situe approximativement au niveau de la quarantaine. Beaucoup de biographes de Ian Fleming s'accordent à dire que celui-ci n'avait jamais pensé écrire autant d'aventures de James Bond et qu'il a dû « bricoler » la vie de Bond et changer les dates pour s'assurer qu'il possédait l'âge approprié pour le service. Les acteurs qui ont incarné Bond à l'écran avaient des âges variés : George Lazenby avait 29 ans dans Au service secret de Sa Majesté, tandis que Roger Moore avait 57 ans dans Dangereusement vôtre, son dernier James Bond.

Dans sa biographie fictive sur l'agent secret, John Pearson donne à Bond la date de naissance du 11 novembre 1920, mais Fleming n'a jamais laissé entendre cela dans ses livres. Par contre, le roman On ne vit que deux fois fournit deux indices indiquant que l'année de naissance serait 1924. Dans l'histoire, pensant que celui-ci est mort, M écrit sa nécrologie où il indique que Bond a quitté l'école à 17 ans pour rejoindre le ministère de la Défense en 1941 en se donnant 19 ans. Si Bond avait 17 ans en 1941, alors il serait né en 1924. De plus, Tiger Tanaka, le chef des services secrets japonais, dit que Bond est né l'année du Rat ce qui soutient la théorie de l'année 1924. Dans Solo, William Boyd donne aussi 1924 comme date de naissance à Bond. Cependant, dans Moonraker, Fleming écrit que l'âge de Bond est 37 ans, ce qui signifierait probablement qu'il est né en 1918, lui en donnant 34 dans Casino Royale.

Plus complexe, John Griswold dans son livre Ian Fleming's James Bond: Annotations and Chronologies lui donne la date de naissance du 11 novembre 1921. Griswold note que l'entrée de Bond au Ministère de la Défense est à l'origine datée dans le manuscrit de Fleming de 1939 et plus tard déplacée en 1941. Griswold s'est un moment disputé pour que Bond ait rejoint l'Amirauté en 1939 (la même année que pour Fleming) et que 1941 soit l'année repère de son recrutement dans une organisation plus tard rattachée au Ministère de la Défense par Fleming. Griswold pense que de nombreux détails dans la chronologie de Bond prennent plus de sens avec l'année originale de 1939. Par exemple, ses parents étant morts quand il avait 11 ans, Bond avait donc 11 ans du premier janvier au 10 novembre 1933 si l'on admet qu'il est né en 1921. Dans Casino Royale, 1933 est mentionnée comme l'année où Bond a « acheté » sa première Bentley. Puisque toutes les années de naissance envisagées font que Bond était trop jeune pour acheter sa Bentley, un scénario plus probable serait qu'il en aurait hérité au décès de son père.

Griswold présenta son idée à Ian Fleming Publications en février 2003. La compagnie s'inspira de cette version pour la série La Jeunesse de James Bond où Bond est un adolescent des années 1930 dont l'auteur, Charlie Higson, indique qu'il est né en 1920. Dans cette série, la Bentley en question est achetée par Bond en décembre 1933 dans Poker fatal, avec l'argent récolté en aidant quelqu'un à gagner à la roulette. Auparavant, Bond avait hérité d'une Bamford & Martin Sidevalve Short Chassis Tourer de son oncle Max vers Pâques 1933.

Tout comme son année de naissance, son lieu de naissance est controversé. Selon John Pearson, Bond est né à Wattenscheid, une petite ville près d'Essen, en Allemagne. Charlie Higson déclare, lui, dans Opération Silverfin, que Bond est né en Suisse.

Au service secret de Sa Majesté[modifier | modifier le code]

Dans les films, l'époque où James Bond est devenu un agent 00 n'est jamais explicitement située jusqu'à Casino Royale (2006) où sa mise en service est éclairée, bien que des références dans James Bond contre Dr. No laissent suggérer l'année 1952. Selon Fleming, après avoir joint le RNVSR, Bond aurait voyagé en Amérique, à Hong Kong et en Jamaïque. C'est à ce moment-là qu'il aurait rejoint une autre organisation comme le SOE, la branche 00 du Secret Intelligence Service (MI6), ou serait même devenu commando dans le 30th Assault Unit.

Bond a gagné ses galons dans la section 00 en accomplissant deux missions décrites dans Casino Royale. La première est l'assassinat d'un espion japonais au 36e étage du RCA Building du Rockefeller Center à New York. La seconde est l'assassinat d'un agent double norvégien, qui avait trahi deux agents britanniques, en le poignardant dans son lit, à Stockholm. Son matricule est toujours « 007 », sauf dans le roman On ne vit que deux fois où il devient temporairement « 7777 ».

Selon James Bond: The Authorised Biography Of 007 de John Pearson, James Bond a été approché par Maddox, un membre du service secret britannique, qui lui à révélé que sa petite amie était responsable d'une fuite de documents secret. Après que Bond a proposé de s'en charger lui-même, et l'a tué en s'écrasant volontaire dans le décor avec elle en voiture, Maddox l'a envoyé à Monte-Carlo où il a été chargé de s'occuper d'une bande de Roumains qui gagnaient sans-cesse dans un casino ; il avait alors près de 17. La mission étant un succès, Bond fut assigné à la station P (Paris) des services secrets britanniques avant de voyager dans toute l'Europe comme contact. C'est à Berlin que James Bond à tué un homme pour la « première » fois. Il a alors effectué d'autres missions, dont celle du RCA Building et Stockholm. En février 1946, il rencontre Sir Miles Messervy avant d’être affecté à l'Office of Strategic Services, à Washington D.C. Après une histoire du à une femme d'un politique, Bond fut renvoyé. Plus tard, Ian Fleming recommande Bond à M et, deux jours plus tard, M déjeune avec Bond et lui évoque le SMERSH ainsi qu'une nouvelle section qu'il a créée pour faire face à celui-ci, la section 00. Il a alors proposé à Bond d'en faire partie, et celui-ci a accepté. Bond a du gagner sa place en s'entraînant durant une formation intense de trois mois. Ses tests étant satisfaisant, il s'est alors vu attribuer le matricule 007 par M.

Selon Bond, obtenir le numéro 00 n'est pas très dur tant que l'on est préparé à tuer ; Pearson suggère que Bond a tué pour la première fois alors qu'il était adolescent. Dans les livres, Bond n'aime pas tuer et l'évite tant que cela est possible, préférant oublier les occasions où il y a été contraint plutôt que de se laisser ronger par le remords. En revanche, dans les films, il tue sans montrer le moindre remords jusqu'à GoldenEye où il semble troublé par la brutalité de sa profession. Bond éprouve aussi un profond dégoût pour ceux qui tuent des personnes sans défense, en particulier si la victime est une femme. Il lui arrive d'abandonner son devoir pour venger la mort d'innocents, comme il l'a fait pour Felix Leiter et sa femme assassinée dans le film Permis de tuer.

Logo du MI6, section du renseignement britannique où travaille James Bond.

Dans les livres et les films, Bond a une attitude cavalière face à sa propre mort : lorsqu'il est capturé, il accepte son sort et espère que le MI6 reniera son existence dans une telle situation. Il montre à plusieurs reprises qu'il sait parfaitement résister à la torture (notamment dans Casino Royale, Le monde ne suffit pas et Meurs un autre jour) sans jamais divulguer une seule information à ses tortionnaires.

James Bond donne sa démission trois fois au cours des films : la 1re fois dans Au service secret de Sa Majesté pour un désaccord avec M qui voulait lui retirer l'affaire Bedlam concernant la traque de Blofeld et de l'organisation SPECTRE. La 2e fois dans Permis de tuer pour venger son ami de toujours Felix Leiter dont la femme fut assassinée par un haut trafiquant de drogue. Et enfin la 3e fois dans Casino Royale après être tombé amoureux de Vesper Lynd.

Dans Skyfall, Bond ne démissionne pas mais se met de fait en congé du service, avant de retourner à l'action, motivé par son sens du devoir. C'est également ce film qui ramène Bond sur les lieux de son enfance et l'on peut y voir la tombe de ses parents.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Quand il n'est pas en mission, Bond habite à Kings Road dans le quartier de Chelsea à Londres. Son appartement est entretenu par une vieille gouvernante écossaise nommée May Maxwell, qui est très loyale et maternelle envers lui. Selon La Jeunesse de James Bond, May travaillait auparavant pour la tante de Bond. Ce dernier n'a presque jamais amené de femme chez lui, cela n'arrive qu'une fois dans les romans, entre Les Diamants sont éternels et Bons baisers de Russie, lorsqu'il vit temporairement avec Tiffany Case. Ainsi qu'une fois dans les films, où, dans Vivre et laisser mourir, M et Miss Moneypenny viennent voir Bond à son appartement, ce qui l'oblige à cacher sa conquête du moment dans sa penderie. Selon les livres de Pearson et une allusion dans Bons baisers de Russie, Tiffany s'est souvent disputé avec May et est finalement partie. Dans son appartement, Bond possède deux téléphones : un pour les appels personnels et un téléphone rouge en ligne directe avec les services secrets dont il est dit qu'il sonne toujours aux moments inopportuns.

Bond connaît de nombreuses conquêtes féminines mais il s'agit pour la quasi-totalité d'amourettes ou d'aventures d'une nuit. Il sort littéralement avec toutes les filles qu'il rencontre, et les abandonne dès qu'elles deviennent un problème. Si son sexisme repousse certaines femmes au premier abord, il finit tout de même par leur faire de l'effet, comme Holly Goodhead dans Moonraker ou Wai Lin dans Demain ne meurt jamais. Dans les films plus récents, son attitude envers les femmes est plus douce, il respecte le nouveau M qui est une femme et quelques femmes comme Elektra King et Paris Carver ont un peu réussi à modifier son attitude.

Dans le film et le livre Au service secret de Sa Majesté, James Bond tombe pourtant amoureux et va jusqu'à se marier mais son épouse, Teresa « Tracy » di Vicenzo, est tuée le jour de leurs noces par Irma Bunt, « homme » de main de son ennemi juré, Ernst Stavro Blofeld ; ce drame le suit plusieurs années. Dans les livres, Bond a sa revanche dans le roman suivant, On ne vit que deux fois, quand par chance il retrouve Blofeld au Japon tandis que le Bond des films attrape Blofeld dans Les diamants sont éternels avec un résultat ambigu. Plus tard, dans le pré-générique de Rien que pour vos yeux, Bond élimine Blofeld.

Dans le livre On ne vit que deux fois, Bond a un enfant de Kissy Suzuki qui s'appelle, selon le livre de Pearson, James Suzuki. Le fils de James Bond occupe également une place importante dans l'intrigue de la nouvelle Le Spectre du passé de Raymond Benson.

Habitudes et préférences[modifier | modifier le code]

Bien qu'il ne soit pas un gourmet, Bond donne des instructions méticuleuses sur la préparation de ses repas et de ses boissons. Son repas préféré est le petit-déjeuner et il adore les œufs brouillés de sa gouvernante May. Il adore le caviar mêlé à du jaune d'œuf, les soles meunières, les crabes noirs, le gratin de queues de langoustes, les quenelles de brochet et la viande tendre qui se coupe à la fourchette. Pour son « quatre heures », il commande souvent du foie gras. James Bond adore également le café mais déteste le thé qu'il considère dans Goldfinger comme de la « boue » qui est est l'une des principales raisons de la chute de l'Empire britannique[4].

Bond possède une connaissance impressionnante des alcools. Il apprécie les vins, notamment le Rothschild 47 et le Piesporter Goldtropfchen 53. Il est aussi un grand amateur de champagne comme le Taittinger, le Bollinger et le Dom Pérignon. Dans Skyfall, Silva lui propose l'un de « ses péchés mignons » (sic), un whisky Macallan Fine and Rare Vintage de 1962, présenté comme un 50 ans d'âge, une référence discrète au 50e anniversaire du personnage de James Bond. Bond commande toujours une « vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuillère » (« shaken, not stirred »). Dans le roman Moonraker, il boit sa vodka d'un seul coup, servie avec une pincée de poivre noir ; une habitude prise lorsqu'il travaillait dans la région baltique. Il explique que ce n'est pas pour le goût mais parce que cela entraîne les impuretés dans les vodkas bon marché au fond du verre. En Floride, il préfère déguster un double « Old Grandal » servi sec[5]. Il aime aussi le Classic Dry martini et le bourbon. Au cours de ses aventures, Bond aurait consommé 317 boissons, dont 101 verres de whisky, 35 sakés, 30 coupes de champagne et seulement 19 vodka-martinis soit une moyenne d'une boisson toutes les sept pages[6]. Un groupe de médecins britanniques, cumulant les quatorze romans, estime qu'il a une consommation quotidienne maximale de 49,8 unités d'alcool et une consommation totale de 1150 unités d'alcool, soit 92 unités en moyenne par semaine, ce qui en fait un alcoolique invétéré, état incompatible avec la description de ses prouesses physiques et même sexuelles[7].

Bond complète occasionnellement sa consommation d'alcool avec celle de drogues : dans Moonraker il accompagne son champagne avec de la benzédrine (amphétamine) avant son jeu de cartes avec Hugo Drax. Il l'utilise également pour se stimuler en missions, telles que lorsqu'il nage dans Vivre et laisser mourir, ou pour rester éveillé et en alerte comme dans Motel 007.

Dans les romans de Fleming, Bond est un gros fumeur. En moyenne, il fume quotidiennement une soixantaine de cigarettes, bien que dans certains livres, il essaie de freiner sa consommation afin de pouvoir accomplir certains exercices physiques comme nager sous l'eau. Il est aussi forcé de la réduire après avoir été envoyé dans un centre de remise en forme par son supérieur dans Opération Tonnerre. Les cigarettes favorites de Bond sont les Morland Specials, fabriqués avec un tabac macédonien et avec un contenu plus élevé que la moyenne en goudron de Morlands of Grosvenor Street. La cigarette elle-même porte trois bandes dorées sur le filtre, tout comme le rang de commander de Bond. À partir des romans de John Gardner, Bond passe à des cigarettes avec un taux allégé en goudron issu de Morlands et plus tard de H. Simmons of Burlington Arcade. Dans les films, Bond fume par intervalle, selon les humeurs de la société. Dans les films avec Connery, Lazenby et Dalton, Bond est un fumeur alors que les James Bond de Moore et de Brosnan ne fument jamais de cigarettes, bien qu'ils fument occasionnellement le cigare. Dans Demain ne meurt jamais, Brosnan fait la remarque à un Russe qui fume que c'est une "répugnante habitude". La dernière fois que Bond est vu en train de fumer une cigarette à l'écran remonte à 1989 dans Permis de tuer, jusqu'à 2002 dans Meurs un autre jour où il se rend à Cuba et qu'il fume des delectados.

Malgré le penchant de Bond à vivre dans le luxe, son salaire est établi à 4 200 USD par mois dans le roman Goldfinger (1959), soit 28 719,18 USD en 2008.

Biographies alternatives[modifier | modifier le code]

Biographie moderne[modifier | modifier le code]

Daniel Craig à Venise, lors du tournage de Casino Royale.

Le film Casino Royale de 2006 est une réinitialisation de la série qui raconte la première mission de Bond en tant qu'agent double zéro. Le site officiel du film donne une biographie, détaillée de Bond parallèle à celle du personnage de Ian Fleming. Bond est né le 13 avril 1968 (13 avril étant le jour où Casino Royale fut publié en 1953 et 1968 l'année de naissance de Daniel Craig). Ses parents, Andrew et Monique Bond, meurent dans un accident d'escalade, après quoi il est élevé par sa tante Charmain dans le Kent en Angleterre.

Comme le personnage original, Bond est renvoyé du Eton College et rejoint le collège Fettes où son père a étudié. Il suit des cours à l'université de Genève durant son passage à Fettes par le biais d'un programme d’échange étudiant. Après Fettes, il rejoint la Royal Navy et entre au Britannia Royal Naval College à l'âge de 17 ans.

Le service militaire de Bond est mieux documenté : il rejoint le Special Boat Service de la Royal Navy, où il obtient le rang de Commander, puis il est placé dans le 030 Special Forces Unit. Bond est secrètement actif en Irak, Somalie, Iran, Libye et activement en Bosnie. Il est ensuite recruté par le RNR Defense Intelligence Group. Bond suit un parcours spécialisé dans les universités de Cambridge et d'Oxford à ce moment-là, décrochant un diplôme de langues orientales à Cambridge. Lorsqu'il rejoint le MI6, Bond est noté comme parlant couramment l'anglais, le français, l'allemand et l'italien, et pouvant aussi parler le grec, l'espagnol, le chinois et le japonais. Au cours de sa formation, il reçoit des notes exceptionnelles en endurance physique, en logique et en Psychological Ops exercises. De 17 à 31 ans, il sert la Royal Navy, rejoint le MI6 à 32 ans et est promu agent 00 à 38 ans en 2006.

Description[modifier | modifier le code]

Le smoking, un costume souvent associé à James Bond.

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (« double-zéro sept ») : le premier zéro signifiant qu'il a l'autorisation de tuer et le second qu'il l'a « déjà » fait. Bond est commander dans la marine britannique, c'est-à-dire capitaine de frégate, mal traduit dans la version française des films par « commandeur » ; il fait partie des troupes de la Royal Naval Reserve. Il est décoré de l'ordre de Saint-Michel et Saint-George.

À l'écran, il est connu pour se présenter par la phrase « Mon nom est Bond, James Bond » dès qu'il en a l'occasion, une réplique devenue culte, et pour commander sa vodka-martini « au shaker, pas à la cuillère. » Il est généralement vêtu d'un smoking (l'habit qui le caractérise par excellence), et porte souvent une montre-bracelet.

Physique[modifier | modifier le code]

Tout au long des livres, la description physique de Bond reste assez cohérente : une carrure mince, une cicatrice verticale sur sa joue droite (absente des films), des yeux bleu-gris, des cheveux noirs et courts, une mèche tombante sur le front. Dans le roman Casino Royale, un agent du SMERSH trace la lettre cyrillique Ш (CH pour Chpion : espion en russe) sur le dos de l'une de ses mains ; malgré des greffes de peau qui ont permis de rendre le Ш indiscernable, des signes de la blessure subsiste. Dans le roman Bons baisers de Russie, il est écrit que Bond mesure 1 mètre 83 et pèse 76 kg.

Psychologie[modifier | modifier le code]

Bond est dépeint comme très intelligent. Dans Goldfinger, il calcule de tête combien de camions seront nécessaires pour transporter tout l'or de Fort Knox, et combien de temps l'or serait radioactif si la bombe d'Auric Goldfinger explosait. Dans Casino Royale, il montre son aptitude à calculer les probabilités de draws d'un jeu de cartes dans un tournoi de poker. Dans les films, le « génie » de Bond est d'ailleurs devenu un running gag durant la période Roger Moore, la blague disparut lorsqu'il fut remplacé par Timothy Dalton.

James Bond est le type même de l'homme qui côtoie la mort tous les jours. S'il lui est permis de tuer, il est, lui aussi, l'objet constant de haines assassines. Ian Fleming voyait en Bond un homme quelquefois tourmenté. Ce n'est guère le cas dans la série de films tournés par Sean Connery et Roger Moore. Timothy Dalton essaiera de redonner une image plus fidèle au modèle de Fleming.

James Bond est condamné à vivre au jour le jour. Il ne regarde pas l'avenir (à l'exception de l'épisode de son mariage dans Au service secret de Sa Majesté), mais souffre du passé. Jamais le James Bond du cinéma ne montre de crainte de la mort, à une exception près : on ne l'entendra crier « Au secours ! » (« Help ! ») que dans la version originale d'Opération Tonnerre (cri traduit par « Eh ! » dans la version française).

Bond est un séducteur invétéré. La plupart des femmes qu'il rencontre finissent tôt ou tard par lui céder, qu'elles soient dans son camp ou non. Sexiste, James Bond s'attache rarement aux femmes et en change à chaque mission. Il se marie malgré tout une fois, mais son épouse Tracy est assassinée juste après la cérémonie. Il est d'ailleurs courant que ses conquêtes perdent malencontreusement la vie parce qu'elles se trouvent mêlées à son aventure, mais il n'en semble jamais très affecté. Ce détachement, qui prend un aspect souvent cynique, est attribué soit à la volonté de Bond de ne pas afficher ou révéler sa souffrance, soit à son désintérêt pour les femmes auxquelles il refuse de s'attacher (attitude renforcée après la mort de son épouse). Toutefois, et c'est exceptionnel, l'assassinat de sa femme Tracy, sur ordre de Ernst Stavro Blofeld, dans Au Service secret de Sa Majesté, l'affectera énormément, au point de sombrer ensuite dans la déprime, l'alcoolisme et la surconsommation médicamenteuse (ce qui ne l'empêchera pas d'assouvir sa vengeance)[8].

Dans Casino Royale, après la mort de Vesper Lynd, sa loyauté envers M est remise en question : il ne s'occupe pas d'exécuter sa mission dans Quantum of Solace mais mène sa vendetta personnelle, tuant même des agents.

Capacités et culture[modifier | modifier le code]

Bond maîtrise de nombreux sports, notamment la boxe, le judo, l'escrime et le ski. De plus, il a une pratique suffisante du golf, ce qui lui confère une certaine classe. En plus de l'anglais, il parle couramment plusieurs langues, dont l'allemand, le russe, le français et le japonais[9]. En dépit de ces capacités, James Bond n'est pas présenté dans les romans comme un homme très cultivé. Sa bibliothèque est peu fournie (seulement un livre sur le golf, un autre sur les manières de tricher au jeu, une anthologie des discours de John Fitzgerald Kennedy et quelques romans policiers), il n'a pas de connaissances particulières en art (peinture, sculpture..). Enfin, la musique le laisse indifférent : tout juste s'intéresse-t-il vaguement au jazz pour faire plaisir à son ami Felix Leiter, grand amateur de ce genre musical[8].

Univers[modifier | modifier le code]

Amis et ennemis[modifier | modifier le code]

Le supérieur de Bond et les autres officiers du MI6 sont généralement désignés par des lettres. Les plus connus sont M, le directeur du MI6, et Q, le directeur de la section équipement. Si M a pu être joué par des acteurs différents au cours des films (M est une femme dans les derniers Bond), Q a pratiquement toujours été interprété par Desmond Llewelyn avant d'être remplacé à la mort de l'acteur par John Cleese. Dans Le monde ne suffit pas, Desmond Llewelyn étant toujours présent (il décèdera peu après le tournage du film) et John Cleese faisant déjà une apparition, le personnage de John Cleese, amené à remplacer Q, s'appelle R. En revanche, dans le film suivant Meurs un autre jour, il devient bel et bien Q. Après une absence dans 2 films, Q fait son retour dans Skyfall, interprété par Ben Whishaw. Dans les romans de Fleming, James Bond a deux secrétaires, Loelia Ponsonby et Mary Goodnight, dont les rôles dans les films sont transférés sur la secrétaire de M, Miss Moneypenny. Dans les films, lorsque Bond attend d'entrer dans le bureau de M, il se livre traditionnellement à un flirt ou des joutes verbales avec Moneypenny.

Occasionnellement, Bond est amené à travailler avec son vieil ami de la CIA, Felix Leiter. Dans les films, Leiter apparaît régulièrement durant la période avec Sean Connery, seulement une fois aux côtés de Roger Moore, et dans les deux films de Timothy Dalton ; cependant, il est presque à chaque fois incarné par un acteur différent (il est interprété par le même acteur dans Vivre et Laisser Mourir et Permis de Tuer). Absent dans les films avec Pierce Brosnan (même s'il est remplacé par Jack Wade), Leiter revient dans Casino Royale (2006) et dans Quantum of Solace (2008).

Les conquêtes de Bond (communément appelées les « James Bond girls ») n'apparaissent généralement que dans un épisode. Amies ou ennemies, elles portent souvent des noms à double sens en anglais: « Pussy Galore », « Plenty O'Toole » ou « Xenia Onatopp ».

James Bond possède aussi de nombreux ennemis. Dans les premiers romans, l'ennemi est le SMERSH, organisation criminelle soviétique. Ian Fleming crée dès le début des années 1960 le SPECTRE, que l'on retrouvera par la suite d'une manière directe ou non chez les autres auteurs, tels que John Gardner ou Raymond Benson. Régulièrement, l'agent 007 aura à affronter des organisations secrètes ennemies, telles BAST et le Syndicat. Au cours des premiers films (jusqu'à Vivre et laisser mourir), l'ennemi principal de James Bond est le SPECTRE, un réseau criminel d'envergure, avec à sa tête Ernst Stavro Blofeld.

Que ce soit dans les romans ou les films, il n'existe qu'une poignée de personnages récurrents dans James Bond. Parmi les plus mémorables se trouvent Bill Tanner, René Mathis, Felix Leiter, Jack Wade, Requin, J.W. Pepper et plus récemment Charles Robinson.

Voitures, armes et gadgets[modifier | modifier le code]

L'Aston Martin DB5 visible dans Goldfinger, Opération Tonnerre, GoldenEye, Demain ne meurs jamais, Casino Royale  et Skyfall.
L'Aston Martin DB5 visible dans Goldfinger, Opération Tonnerre, GoldenEye, Demain ne meurs jamais, Casino Royale et Skyfall.

Les gadgets et les véhicules tiennent une part importante dans les missions de James Bond. Ces objets s'avèrent très précieux dans la réussite de ses missions.

Les romans de Fleming et les premières adaptations à l'écran ne laissent qu'une petite place à l'équipement comme Bons baisers de Russie avec la mallette explosive. Dans James Bond 007 contre Dr. No, l'équipement de Bond est constitué d'un compteur Geiger et d'une montre-bracelet avec un côté lumineux (et radioactif). Toutefois, au début du film, le major Boothroyd - chargé des équipements techniques et principalement de l'armurerie - parvient sur la demande pressante de M à contraindre Bond d'abandonner son Beretta fétiche pour le Walther PPK. Le rôle de Boothroyd est repris dans Bons baisers de Russie par l'acteur Desmond Llewelyn que l'on reverra dans ce même rôle de conseiller technique dans les épisodes ultérieurs, mais renommé « Q ».

Les gadgets commencent à prendre cependant une place plus spectaculaire dans le film Goldfinger de 1964. Le succès du film encourage à mettre plus en avant l'équipement de l'agent secret avec la section « Q » qui équipe 007. Les gadgets de Bond peuvent s'avérer surréalistes, comme dans le film penchant vers la science fiction Moonraker (1979) ou dans Meurs un autre jour (2002) où la voiture de Bond peut devenir invisible.

Photo de la montre-bracelet Rolex Submariner.

Dans les films, le plus célèbre gadget avec qui Bond a été associé est certainement sa montre-bracelet qui intègre plusieurs options très sophistiquées. Plusieurs modèles ont existé, mais la plus célèbre est la Rolex Submariner, qui apparaît au cours des films avec Sean Connery. Le James Bond de Roger Moore préfère les montres à quartz Seiko tandis que celui de Pierce Brosnan et de Daniel Craig porte une Omega.

Dans les romans, Bond accorde une extrême attention à sa Bentley de 1939. Souvent endommagée, il dépense une fortune pour la remettre en état. À l'écran, la première voiture de Bond est effectivement une Bentley dans James Bond 007 contre Dr. No, mais la plus célèbre voiture de James Bond reste l'Aston Martin DB5 grise visible dans le film Goldfinger qui est la première voiture équipée d'une série de gadgets. On retrouve cette même DB5 dans les premières minutes de Opération tonnerre, mais sa Bentley refait surface lorsqu'il se rend dans la clinique. La Lotus Esprit fit une apparition remarquée sous la forme d'un sous-marin de poche dans L'Espion qui m'aimait, et fut reconduite dans Rien que pour vos yeux, devenue bordeaux métallisé (alors que la première était blanche). Par la suite, plusieurs films ont utilisé un certain nombre de modèles différents d'Aston Martin.

Le Walther PPK, arme symbolisant James Bond.

Le choix de la montre de Bond, tout comme sa voiture, dépend du style mais aussi d'intérêts financiers liés aux arrangements avec les fabricants. Par exemple, à la suite d'un contrat passé avec la marque, Bond troque temporairement son Aston Martin pour une BMW durant trois films de 1995 à 2002.

On le voit également utiliser brièvement une Ford (Pierce Brosnan et Daniel Craig) ou divers véhicules d'emprunt.

L'arme de Bond dans le roman d'origine est un Beretta 6,35 mm ; dans les films, il est remplacé dès les premières minutes de Dr No par le Walther PPK 7,65 mm plus performant. Le PPK est alors utilisé dans les films suivants et devient l'arme de prédilection du héros jusqu'à Demain ne meurt jamais où Bond change pour le Walther P99 9 mm plus puissant. Dans Quantum of Solace, Bond utilise de nouveau le PPK ce qui est assez étonnant étant donné que Quantum of Solace est la suite directe de Casino Royale.

Création du personnage[modifier | modifier le code]

James Bond fut créé le 15 janvier 1952 à 9 heures (heure jamaïcaine, soit 15 heures heure française), par le journaliste britannique Ian Fleming, qui fut également espion au cours de la Seconde Guerre mondiale, pendant ses vacances dans sa propriété en Jamaïque, Goldeneye. Pour baptiser son personnage, Ian Fleming reprit le nom d'un ami ornithologue, James Bond, dont il lisait l'ouvrage Birds of the West Indies. À ce sujet, Fleming annonce qu'il voulait simplement que le nom et le prénom soient le plus simple possible[10]. Un manuscrit de Casino Royale révèle que l'auteur avait initialement prévu d'appeler son personnage James Secretan[11]. Fleming prétend avoir créé James Bond pour se remettre du choc de son mariage, à quarante-trois ans, avec Ann Rothmere.

Pour créer le personnage de James Bond, Ian Fleming s'est fortement inspiré de Dušan "Duško" Popov[12] (Душан "Душко" Попов), alias Tricyle (pour les Anglais) et Ivan (pour les Nazis) (né en 1912 à Titel en Serbie, mort en 1981 à Opio sur la Côte d'Azur), qui était un agent double (anglais-allemand), ou triple selon certains, qui a surtout travaillé en Europe. L'auteur se serait également inspiré de l'officier Patrick Dalzel-Job qu'il côtoya à l'Amirauté[13].

La plupart des biographes s'accordent à dire que James Bond était aussi la projection idéalisée et romancée de Ian Fleming, l'homme qu'il aurait aimé être. Fleming et Bond partagent plusieurs traits physiques (taille, coupe de cheveux, couleur des yeux), apprécient les mêmes repas (œufs brouillés, café), possèdent les mêmes habitudes (boisson, cigarette), aiment les mêmes styles de femmes, ont fréquenté les mêmes écoles, et ont suivi un parcours similaire dans la marine les deux étant montés au rang de « commander » (capitaine de frégate). Plusieurs personnages des romans de Fleming le comparent à Hoagy Carmichael, qui inspira l'auteur.

Pour ses histoires, Fleming a admis s'être en partie inspiré de son service dans la Naval Intelligence Division de l'Amirauté britannique, notamment de l'un de ses amis agents secrets Wilfred Dunderdale[14]. Cependant, les aventures de 007 comportent également une grande part d'imagination et de fantaisie où les jolies filles se succèdent, les méchants sont toujours vaincus et où le monde est toujours sauvé par l'agent britannique.

Débuts littéraires[modifier | modifier le code]

Couverture de divers romans de Ian Fleming publiés chez Pan Books (en).

Après avoir terminé le manuscrit de Casino Royale, Fleming autorise son ami (et futur éditeur), le poète William Plomer à le lire. Le livre plaît à Plomer qui le soumet à Jonathan Cape, mais celui-ci ne l'apprécie pas autant. Cape le publie finalement en 1953 sur la recommandation de Peter Fleming, grand frère de Ian Fleming réputé pour ses récits de voyage[15]. Par la suite, chaque aventure de James Bond suit le même processus de rédaction : prise de notes en automne, rédaction d'un premier jet pendant le séjour hivernal dans la résidence en Jamaïque, corrections ou refonte en août-septembre, remise du manuscrit définitif à l'éditeur Jonathan Cape, qui le publie en avril suivant. Seul L'Homme au pistolet d'or ne connaît pas la phase de révision et mise au point, Ian Fleming étant mort entretemps.

Le premier tirage de Casino Royale, à 4 750 exemplaires, sort le 13 avril 1953 et met un mois pour s'écouler. Si la critique reçoit bien l'ouvrage, le succès reste faible. En juin 1954, les ventes totales ne s'élèvent qu'à 8 000 unités. En avril 1956, malgré trois ans de présence du héros dans les librairies, Jonathan Cape limite avec prudence le premier tirage de Les diamants sont éternels à 12 500 exemplaires.

James Bond est véritablement devenu un personnage célèbre en littérature grâce à deux coups de projecteurs. Le premier en novembre 1956, lorsque le premier ministre britannique Anthony Eden passe trois semaines de convalescence en Jamaïque dans la résidence de Fleming, suscitant une certaine curiosité du public pour l'œuvre du romancier. Le second, plus décisif, arrive le 17 mars 1961 avec la publication dans Life de la liste des dix livres préférés de John Fitzgerald Kennedy, alors nouveau président des États-Unis : Bons baisers de Russie arrive en neuvième position. Le succès en librairie explose du jour au lendemain aux États-Unis, pressant les producteurs d'accélérer la mise en chantier d'une première adaptation cinématographique.

Après Casino Royale, adapté pour la télévision en 1954, d'autres romans comme Vivre et laisser mourir ou Moonraker connurent plusieurs projets d'adaptation télévisée et cinématographiques. Dès 1957, James Bond devient un héros de comic-strips, puis est sérialisé dans des magazines et revues et enfin dans Playboy aux États-Unis. En 1961, un an avant le premier tournage pour le cinéma, rien qu'en éditions de poche et exclusivement en Grande-Bretagne, les romans sur James Bond se sont vendus à plus d'un million cent trente et un mille exemplaires. Le succès de James Bond en littérature s'accroît de manière exponentielle, jusqu'à l'explosion cinématographique des années soixante.

Le nouveau mythe du cinéma[modifier | modifier le code]

L'adaptation de Bond se fait d'abord sur le petit écran avec une adaptation télévisée de Casino Royale en 1954. Malgré le maigre budget alloué, le feuilleton reçoit un accueil encourageant ; à tel point qu'une série télévisée est un instant envisagée. Intitulée Commander Jamaïca, elle aurait dû mettre en scène un certain James Gunn opérant depuis son yacht dans l'archipel des Caraïbes. Ce projet non abouti conduit Ian Fleming à écrire un script de trente pages, qui est à l'origine du roman Docteur No.

Dès 1959, Fleming désire vendre les droits de son personnage à divers producteurs de cinéma dont Alfred Hitchcock, James Mason et Cary Grant. Ensuite sort le roman Opération Tonnerre qui aboutit à un procès en 1961. En effet Fleming avait ré-utilisé la trame d'un script rédigé conjointement avec deux autres scénaristes (Kevin McClory et Jack Whittingham) en 1959 pour ce qui aurait pu être la toute première aventure cinématographique de l'agent 007. Finalement, c'est le producteur Kevin McClory qui obtient les droits pour l'adaptation cinématographique du roman qu'il utilise plus tard d'abord pour un film en coproduction avec Eon Productions en 1965, ensuite dans un remake indépendant intitulé Jamais plus jamais en 1983.

Finalement, l'adaptation de James Bond 007 contre Dr No réalisée par Terence Young sort en 1962 et le succès est suffisant pour poursuivre la série avec la sortie en 1963 de Bons baisers de Russie. Mais c'est Goldfinger en 1964 qui fait exploser la carrière de Bond jusqu'à l'ériger au rang de star internationale en même temps que son interprète Sean Connery.

Fleming n'a pas le temps de profiter de ce succès. Il meurt le 12 août 1964 d'un infarctus, à l'âge de 56 ans. À sa mort, il avait déjà vendu 30 millions de romans ; un chiffre qui double dès l'année suivante.

Après Fleming[modifier | modifier le code]

Le douzième et dernier roman de Fleming, L'Homme au pistolet d'or, est inachevé. Il est cependant publié à titre posthume, en 1965. L'année suivante, le recueil de nouvelles Meilleurs vœux de la Jamaïque est également publié à titre posthume.

Plus tard, les aventures de Bond se poursuivent avec divers romans, nouvelles et novélisations sous la plume de Kingsley Amis (sous le pseudonyme de Robert Markham), John Pearson, Christopher Wood, John Gardner, Raymond Benson, Sebastian Faulks, Jeffery Deaver et William Boyd.

Une série de livres intitulée The Moneypenny Diaries, ayant pour personnage principal Miss Moneypenny à été publié sous la plume Samantha Weinberg (sous le pseudonyme de Kate Westbrook) de 2005 à 2008. Une autre série de livres, La Jeunesse de James Bond, à été commencée par Charlie Higson en 2005 ; il est prévue qu'elle soit continuée par Steve Cole avec un premier roman prévue pour l'automne 2014[16].

Du côté des films, chaque histoire de Fleming a été adaptée jusqu'à Tuer n'est pas jouer en 1987. Cependant, les intrigues ou déroulement de beaucoup de ces films sont très différente de ceux des roman éponymes. Par la suite, d'autres films sortent en se basant sur des titres et des scénarios inédits (Excepté Casino Royale et Quantum of Solace).

Œuvres composant l'univers de fiction[modifier | modifier le code]

Fleming's paperback Bonds.jpg

Œuvres écrites[modifier | modifier le code]

En février 1952, Ian Fleming commence l'écriture de son premier James Bond, Casino Royale. À cette époque, il est le responsable à l'étranger des journaux du groupe Kemsley, propriétaire du Daily Express à Londres. Par la suite, Fleming demandera deux mois de vacances annuelles dans son contrat, le temps pour lui d'écrire ses romans en Jamaïque. De 1953 à sa mort en 1964, il publie onze romans et un recueil de nouvelles.

Le douzième et dernier roman de Fleming, L'Homme au pistolet d'or, est inachevé. Gildrose Publications demande à l’écrivain Kingsley Amis, qui a rédigé plusieurs études sur James Bond, son avis et ses conseils à propos de l'histoire, mais ses suggestions n'ont pas été utilisés par la suite. Le roman est publié à titre posthume, en 1965. L'année suivante, le recueil de nouvelles Meilleurs vœux de la Jamaïque est également publié à titre posthume.

Glidrose envisage l'idée de demander à d'autres auteurs de continuer les aventures de James Bond en roman et se tourne vers Geoffrey Jenkins. Après de longues négociations, Jenkins a officiellement eu la permission d'écrire le livre le 12 mai 1966, et un contrat fut établi le 24 août 1966 déclarant que Jenkins aurait droit à une part des profits dans un film réalisé à partir du roman. Le roman, dont le titre était Per Fine Ounce, fut achevé en 1966. Glidrose a cependant rejeté le manuscrit que Jenkins lui avait soumis et le roman ne fut jamais publié[17].

Malgré les réticences de la femme de Fleming, Gildrose décide alors d'autoriser Amis à poursuivre les aventures de l'agent secret. En 1968 sort alors le premier James Bond non écrit par Fleming, Colonel Sun. Les ventes ne connaissent pas le succès des livres originaux. Une autre tentative avait été faite en 1967 avec un roman mettant en scène le neveu de James Bond et destiné aux enfants, 003½: Les Aventures de James Bond Junior. Toujours sans guère de succès, James Bond: The Authorised Biography Of 007, une biographie de James Bond dans laquelle le personnage fictif discute de sa vie et son passé avec l'auteur, John Pearson, fut publiée en 1973.

Les films L'Espion qui m'aimait et Moonraker étant très différent des romans éponymes de Fleming, Eon Productions autorise Christopher Wood à écrire deux novélisations. L'Espion qui m'aimait et James Bond 007 et le Moonraker furent respectivement publiés en 1977 et en 1979.

En 1981, la famille Fleming fait une nouvelle tentative en chargeant John Gardner de poursuivre les aventures littéraires de 007. Cette fois le succès revient et Gardner publie un nouveau roman par an (excepté 1985 et 1995) jusqu'en 1996, faisant de lui l'auteur ayant écrit le plus de romans de James Bond. Gardner à également publié deux novélisations.

En 1997, Raymond Benson succède à Gardner et continue la série avec au moins une nouvelle aventure (romans, nouvelles et novélisations) par an jusqu'en 2002. Étant américain, il est le premier écrivain qui ne soit pas britannique à reprendre le flambeau. Benson avait déjà publiée The James Bond Bedside Companion en 1984, un livre non-fictionnel contenant une biographie sur Ian Fleming et son personnage, ainsi que des informations sur les romans et films de la série.

De 2005 à 2009, Charlie Higson approche la série par une série de cinq rétro-romans et une nouvelle consacrés à La Jeunesse de James Bond, dont le premier tome apparaît en tête des ventes dans les pays anglo-saxons.

Sous licence Glidrose, Samantha Weinberg a également commencé en 2005 une série intitulée The Moneypenny Diaries. La série avait Miss Moneypenny pour personnage principal et s'est terminé en 2008 avec un total de trois romans et deux nouvelles.

A l'occasion du centenaire de Ian Fleming, Sebastian Faulks, auteur de romans à succès, a été missionné à pour rédiger une nouvelle aventure de James Bond. Ce roman intitulé Le diable l'emporte se situe historiquement dans la continuité des œuvres de Fleming et est sortit en mai 2008.

En 2011, Jeffery Deaver sort le roman intitulé Carte Blanche. C'est le premier roman de James Bond à se dérouler à l'époque de sa publication depuis ceux de Raymond Benson ; mais c'est aussi un reboot de la série.

En 2013, William Boyd sort un roman intitulé Solo et qui se déroule en 1969.

Steve Cole a été officiellement annoncée pour reprendre la suite de la série La Jeunesse de James Bond avec quatre autres romans, dont le premier devrait sortir le 6 novembre 2014[16].

Tous les romans de James Bond n'ont pas été traduit en français.

Films[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des films de James Bond.

Les films de James Bond ont nettement été influencés par la guerre froide.

Principaux acteurs[modifier | modifier le code]

De 1962 à 2012, six acteurs ont interprété James Bond dans la série produite par EON Productions. La règle imposée par la famille Broccoli voulant que les interprètes du rôle soient issus du Commonwealth, James Bond a donc été interprété par un Écossais (Sean Connery), un Australien (George Lazenby), un Anglais (Roger Moore), un Gallois (Timothy Dalton), un Irlandais (Pierce Brosnan), et un Anglais de nouveau (Daniel Craig).

  • 1962 - 1967, 1971 ; puis 1983 (film hors liste officielle) : Sean Connery (VF : Jean-Pierre Duclos puis Jean-Claude Michel) est encore inconnu lorsqu'il prend le rôle de Bond. Les producteurs n'avaient en effet pas les moyens de se payer une vedette pour un film de série B. Il impose l'image d'un tueur au sang froid, sombre, cynique et quelque peu machiste[18], proche de celui que décrivait Fleming dans ses romans. Sean Connery obtient un succès immédiat et qui le propulse au rang de vedette internationale. À plus d'1m89[19] il est le plus grand interprète de James Bond. En raison d'un début de calvitie précoce, il a porté une perruque dans tous les films de James Bond dans lesquels il a joué[19]. Il possède deux tatouages sur l'avant-bras droit[19] que l'on peut voir malgré le maquillage dans ses interprétations de l'espion. Il a arrêté une première fois de jouer James Bond en 1967 avant de reprendre le rôle en 1971 après le retrait de George Lazenby. Il a de nouveau arrêté avant de rejouer une dernière fois l'agent secret en 1983 dans un film ne faisant pas partie des productions EON : Jamais plus jamais
  • 1969 : George Lazenby (VF : Jean-Claude Michel) ne réussit pas à convaincre le public qui ne digère pas le départ de Connery. Timothy Dalton avait été pressenti, mais il avait décliné l'offre, s'estimant trop jeune. George Lazenby, mannequin australien, est finalement sélectionné parmi d'autres prétendants notamment en raison de son physique athlétique[20] et de ses aptitudes au combat à mains nues[21] (il est pratiquant d'arts martiaux[20]). Il ne tourne qu'un seul film de la série : Au service secret de Sa Majesté qui est le premier James Bond à mal se terminer. La séquence finale avait été prévue comme ouverture du suivant mais elle a dû être ajoutée à la fin du film quand Lazenby a confirmé qu'il ne jouerait Bond qu'une seule fois (de sa propre initiative). Albert Broccoli avait déclaré que s'il avait continué, il aurait pu être le meilleur James Bond[20].
  • 1973 - 1985 : Roger Moore (VF : Claude Bertrand) devient en 1973 et à 45 ans, le plus vieil acteur à débuter pour le rôle de James Bond et est à 58 ans, en 1985 le plus vieil acteur à avoir joué James Bond[22]. Il avait été pressenti dès 1961 pour jouer le rôle de l'espion mais s'était déjà engagé dans la série Le Saint. Roger Moore parvient à imposer l'image de James Bond plus léger, plus raffiné, moins noir et moins ancré dans la réalité[23]. Il apporte un humour particulier à la série qui flirte avec la parodie et une certaine démesure avec des gadgets de plus en plus sophistiqués, des filles de plus en plus sexys et des décors de plus en plus impressionnants qui deviennent si caractéristiques de la série[23]. En date de 2012, il est l'acteur à avoir tourné le plus de James Bond sous le label EON. Au départ de Sean Connery, Roger Moore fut à nouveau envisagé pour Au service secret de Sa Majesté mais il n'était pas disponible. Après Les Diamants sont éternels, Roger Moore peut enfin jouer Bond dans Vivre et laisser mourir.
  • 1987 - 1989 : Timothy Dalton (VF : Edgar Givry puis Guy Chapellier) décide de se démarquer du jeu de Roger Moore, en revenant à un James Bond plus sombre et plus proche du personnage inventé à l'origine par Ian Fleming[24]. Son Bond est froid et professionnel mais est bien plus humain et conscient du danger de son métier que ne l'étaient les Bond incarnés par Connery et Moore[25]. Il est également moins glamour et moins dandy que ses prédécesseurs[24].
  • 1995 - 2002 : Pierce Brosnan (VF : Emmanuel Jacomy) reprend le rôle de l'agent secret après quelques années d'absence. Après ces années de ballotements, la prestation de Brosnan est décisive et celui-ci est attendu au tournant. GoldenEye est un succès planétaire et relance la carrière de Pierce Brosnan tout en redonnant un souffle à la série. Pierce Brosnan était pressenti pour jouer James Bond à la place de Timothy Dalton, dès le départ de Roger Moore. Néanmoins, il dut refuser à cause du contrat qu'il avait passé pour la série Remington Steele[26]. Pierce Brosnan renoue avec la tradition du James Bond plus élégant et flegmatique tout en restant sérieux et ténébreux[24]. Son James Bond est aussi moins machiste.
  • 2006 - : Daniel Craig (VF : Éric Herson-Macarel) incarne un James Bond qui rompt avec certains codes de la série : il est bien plus petit que ses prédecesseurs (1m78[27]) et blond. Son premier film, Casino Royale, reçoit un accueil chaleureux, aussi bien de la part de la critique que des spectateurs[28],[29]. Quantum of Solace, son deuxième film, adopte un ton moins sombre et concentre plus de scènes d'action. En 2012, il reprend le rôle pour la troisième fois dans Skyfall.

À cette liste s'ajoutent deux autres acteurs qui ont interprété James Bond dans des films ne faisant pas partie de liste des films produits par EON productions:

  • Barry Nelson (1917-2007): acteur américain, qui a joué pour la première fois James Bond à l'écran en 1954 dans une adaptation de Casino Royale pour la télévision américaine. Le personnage interprété par Nelson, est très différent de ceux de la franchise EON: James Bond est surnommé "Jimmy", est américain et travaille pour la CIA.
  • David Niven (1910-1983): acteur britannique, a interprété un James Bond vieillissant dans un film parodique adapté de Casino Royale. Il est à noter que l'acteur britannique était celui qu'Ian Fleming aurait préféré pour interpréter son personnage[30]

Liste détaillée des films[modifier | modifier le code]

Numéro Titre français Titre original Année Réalisateur Acteur Budget
(USD)
Box-office
mondial (USD)
Box-office
mondial
ajusté** (USD)[31]
Box-office
France[32]
1 James Bond 007 contre Dr. No Dr. No 1962 Drapeau : Royaume-Uni Terence Young Drapeau : Écosse Sean Connery 1 000 000 59 600 000 454 300 000 4 772 547
2 Bons baisers de Russie From Russia with Love 1963 2 500 000 78 900 000 593 600 000 5 623 391
3 Goldfinger Goldfinger 1964 Drapeau : Angleterre Guy Hamilton 3 500 000 124 900 000 927 600 000 6 675 099
4 Opération Tonnerre Thunderball 1965 Drapeau : Royaume-Uni Terence Young 5 600 000 141 200 000 1 032 000 000 5 734 842
5 On ne vit que deux fois You Only Live Twice 1967 Drapeau : Angleterre Lewis Gilbert 9 500 000 111 600 000 769 200 000 4 489 249
6 Au service secret de Sa Majesté On Her Majesty's Secret Service 1969 Drapeau : Angleterre Peter Roger Hunt Drapeau : Australie George Lazenby 7 000 000 87 400 000 548 300 000 1 958 172
7 Les diamants sont éternels Diamonds are forever 1971 Drapeau : Angleterre Guy Hamilton Drapeau : Écosse Sean Connery 7 200 000 116 000 000 659 400 000 2 493 739
8 Vivre et laisser mourir Live and Let Die 1973 Drapeau : Angleterre Roger Moore 7 000 000 161 800 000 839 000 000 3 053 913
9 L'Homme au pistolet d'or The Man with the Golden Gun 1974 7 000 000 97 600 000 455 800 000 2 873 898
10 L'Espion qui m'aimait The Spy Who Loved Me 1977 Drapeau : Angleterre Lewis Gilbert 14 000 000 185 400 000 704 300 000 3 500 993
11 Moonraker Moonraker 1979 34 000 000 210 300 000 666 900 000 3 171 274
12 Rien que pour vos yeux For Your Eyes Only 1981 Drapeau : Angleterre John Glen 28 000 000 195 300 000 494 600 000 3 181 840
13 Octopussy Octopussy 1983 27 500 000 187 500 000 433 400 000 2 944 481
14 Dangereusement vôtre A View to a Kill 1985 30 000 000 152 400 000 326 100 000 2 423 306
15 Tuer n'est pas jouer The Living Daylights 1987 Drapeau du Pays de Galles Timothy Dalton 40 000 000 191 200 000 387 500 000 1 978 347
16 Permis de tuer Licence to Kill 1989 42 000 000 156 200 000 290 000 000 2 110 402
17 GoldenEye GoldenEye 1995 Drapeau : Nouvelle-Zélande Martin Campbell Drapeau : Irlande Pierce Brosnan 60 000 000 353 400 000 533 900 000 3 493 610
18 Demain ne meurt jamais Tomorrow Never Dies 1997 Drapeau : Canada Roger Spottiswoode 110 000 000 346 600 000 497 200 000 3 435 210
19 Le monde ne suffit pas The World Is Not Enough 1999 Drapeau : Angleterre Michael Apted 135 000 000 390 000 000 539 000 000 3 599 609
20 Meurs un autre jour Die Another Day 2002 Drapeau : Nouvelle-Zélande Lee Tamahori 142 000 000 456 000 000 583 500 000 4 015 654
21 Casino Royale Casino Royale 2006 Drapeau : Nouvelle-Zélande Martin Campbell Drapeau : Angleterre Daniel Craig 140 000 000 599 000 000 684 000 000 3 182 602
22 Quantum of Solace Quantum of Solace 2008 Drapeau : Suisse Marc Forster 230 000 000 586 100 000 626 700 000 3 722 798
23 Skyfall Skyfall 2012 Drapeau : Angleterre Sam Mendes 200 000 000 1 108 600 000 1 108 600 000 7 003 902
Totaux Films 1-23 11 réalisateurs 6 acteurs 1 282 800 000 6 097 000 000 14 154 900 000 85 438 878
Moyennes 55 773 913 265 086 956 615 430 434 3 714 733
Autres
Casino Royale Casino Royale 1967 Drapeau : États-Unis John Huston Drapeau : Angleterre David Niven 12 000 000 41 800 000 283 500 000 1 740 504
Jamais plus jamais Never Say Never Again 1983 Drapeau : États-Unis Irvin Kershner Drapeau : Écosse Sean Connery 36 000 000 160 000 000 363 900 000 2 582 054
Totaux 1 330 800 000 6 298 800 000 14 802 300 000 89 761 436

Légende :

En fond vert = Les plus hauts chiffres
En fond rouge = Les chiffres les plus bas

Lieux d'action des films[modifier | modifier le code]

Dans chaque film, James Bond se rend dans plusieurs pays. Voici une liste des lieux fréquentés au fil de la saga.

Lieux montrés dans les films de James Bond jusqu'à Skyfall
# Pays Films Lieu
1 Drapeau de l'Angleterre Angleterre Tous (sauf no  5) Londres, Oxford, Amberley, Ascot, Windsor
2 Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan no 15
3 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud no 7
4 Drapeau de l'Albanie Albanie no 12 Mer Ionienne
5 Drapeau de l'Allemagne Allemagne no 13, no 18 Hambourg, Berlin, Feldstadt
6 Drapeau de l'Autriche Autriche no 10, no 15, no 22 Vienne, Bregenz
7 Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan no 19 Bakou
8 Drapeau des Bahamas Bahamas no 4, no 21 Nassau
9 Drapeau de la Bolivie Bolivie no 22 La Paz
10 Drapeau du Brésil Brésil no 11 Rio de Janeiro
11 Drapeau de la République populaire de Chine Chine no 23 Shanghai
12 Drapeau de la Corée du Nord Corée du Nord no 20 Pyongyang
13 Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud no 20 Zone démilitarisée
14 Drapeau de Cuba Cuba no 13, no 17, no 20 La Havane
15 Drapeau de la Croatie Croatie no 2 Zagreb
16 Écosse Écosse no 19, no 23 Eilean Donan, Glen Coe, Skyfall
17 Drapeau de l'Égypte Égypte no 7, no 10 Le Caire, Louxor, Gizeh, Abu Simbel
18 Drapeau de l'Espagne Espagne no 12, no 19 Bilbao, Madrid
19 Drapeau des États-Unis États-Unis no 3, no 5, no 7, no 8, no 11, no 14, no 16, no 21 Miami, Las Vegas, Dakota du Sud, San Francisco, Key West, New York, La Nouvelle-Orléans, Cap Kennedy, Hawaï, Washington, D.C., Baltimore, Fort Knox
20 Drapeau de la France France no 4, no 6, no 14, no 17, no 18 Paris, Anet, Chantilly, Antibes, Villefranche-sur-Mer, Frontière avec Monaco, Altiport de Peyragudes
21 Drapeau de Gibraltar Gibraltar no 15 Gibraltar
22 Drapeau de la Grèce Grèce no 12 Corfou, Saint-Cyrille
23 Drapeau d'Haïti Haïti no 22 Port-au-Prince
24 Drapeau de Hong Kong Hong Kong no 5, no 9, no 20 Hong Kong
25 Drapeau de l'Italie Italie no 2, no 10, no 11, no 12, no 21, no 22 Venise, Lenno, Lac de Garde, Sienne, Talamone, Cortina d'Ampezzo, Costa Smeralda
26 Drapeau de l'Inde Inde no 13 Âgrâ, New Delhi, Udaipur
27 Drapeau de l'Islande Islande no 7, no 20 Jökulsárlón
28 Drapeau de la Jamaïque Jamaïque no 1 Kingston
29 Drapeau du Japon Japon no 5, no 7, no 23 Tokyo, Kobe, Île Hashima
30 Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan no 19
31 Drapeau du Liban Liban no 9 Beyrouth
32 Drapeau de Macao Macao no 9, no 23 Macao
33 Drapeau de Madagascar Madagascar no 21 Diego Suarez
34 Drapeau du Maroc Maroc no 15 Tanger
35 Drapeau du Mexique Mexique no 7 Baja California
36 Drapeau de Monaco Monaco no 17 Monte-Carlo
37 Monténégro Monténégro no 21
38 Drapeau de l'Ouganda Ouganda no 21 Mbale
39 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas no 7 Amsterdam
40 Drapeau du Portugal Portugal no 6, no 9 Estoril
41 Drapeau de la République tchèque République tchèque no 21 Prague
42 Drapeau de la Russie Russie no 10, no 12, no 14, no 17, no 18, no 22 Arkhangelsk, Saint-Pétersbourg, Severnaya, Sibérie, Kazan, Moscou
43 Drapeau de la Suisse Suisse no 3, no 6, no 17 Berne, Lauterbrunnen, Grindelwald, Piz Gloria, Mürren, Val Verzasca, Genève, Col de la Furka
44 Drapeau de la République de Chine Taïwan no 5 Îles Matsu
45 Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie no 15 Bratislava
46 Drapeau de la Thaïlande Thaïlande no 9 Bangkok, Khao Phing Kan
47 Drapeau de la Turquie Turquie no 2, no 19, no 23 Istanbul, Adana
48 Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam no 18 Saïgon, Baie d'Halong
49 Serbie Serbie no 2 Belgrade

Génériques des films[modifier | modifier le code]

La Séquence d'ouverture des films de James Bond est réalisée par Maurice Binder de 1962 (Dr No) à 1989 (Permis de tuer) sauf pour Bons Baisers de Russie (1963) et Goldfinger (1964) où il est remplacé par Robert Brownjohn puis par Daniel Kleinman (en) à partir de 1995 sur Goldeneye sauf en 2008 pour Quantum of Solace où il est remplacé par la société MK12. Dés le premier film, Binder imagine de filmer le personnage à travers le canon d'un révolver, ce qui devient immédiatement une des marques de fabrique visuelles de la série. Tous les génériques sont basés sur un jeu graphique avec des silhouettes féminines sensuelles et impersonnelles (évoquant le monde de l’espionnage), elles sont souvent nues et flottent dans l'air sur un fond abstrait coloré. Daniel Kleinman tout en reprenant les thèmes de son prédécesseur y ajoute les nouvelles technologies (programmes informatiques, puces électroniques)[33].

Musique des films[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musiques de James Bond.

Le James Bond Theme, la fameuse chanson qui accompagne le traditionnel générique des James Bond d'EON Productions, a été composé par Monty Norman en 1960 puis orchestré pour la première fois par John Barry pour James Bond contre Docteur No en 1962. À l'origine, cette chanson était une chanson créée par Monty Norman dans les années 1950 sous le titre de A House for Mister Biswas. La version « retouchée » donne le James Bond Theme. La paternité de cette musique a été la source d'un long procès entre les deux auteurs, mais Monty Norman a finalement eu gain de cause en 2001.

Barry a continué la composition des musiques de onze films de Bond en plus de sa contribution (non créditée) pour Docteur No, et devient crédité avec la composition de 007, un morceau utilisé comme thème alternatif dans plusieurs films, tout comme le célèbre thème orchestré On Her Majesty's Secret Service. James Bond Theme et On Her Majesty's Secret Service ont tous deux été remixés de nombreuses fois par des artistes célèbres, tels que Art of Noise, Moby, Paul Oakenfold et Propellerheads. Les Beatles ont utilisé une partie du James Bond Theme dans l'introduction de leur chanson Help.

John Barry fut suivi par d'autres compositeurs et producteur de musique comme George Martin, Bill Conti, Michael Kamen, Marvin Hamlisch et Éric Serra. À partir du début du XXIe siècle, David Arnold devient le compositeur attitré de la série, et compose, en tout, la musique de cinq James Bond, jusqu'à Quantum of Solace. En 2012, c'est au tour de Thomas Newman de prendre la relève pour Skyfall.

Les chansons des films de James Bond ont été interprétées par des vedettes telles que Shirley Bassey, Tom Jones, Nancy Sinatra, Paul McCartney, a-ha, Tina Turner, Sheryl Crow, Madonna ou Adele.

Au Service Secret de Sa Majesté est le seul film à n'avoir qu'un thème purement instrumental, une ballade de Louis Armstrong : We Have All the Time in the World. Bien que beaucoup de ces thèmes aient été de gros succès, le seul thème à devenir no 1 des charts aux États-Unis fut A View to a Kill de Duran Duran en 1985.

Sheena Easton est la seule chanteuse à apparaître dans le générique d'un film, en l'occurrence lorsqu'elle chante le thème de Rien que pour vos yeux. Madonna est la seule interprète d'un thème à apparaître comme personnage à l'intérieur même du film ; non créditée, elle apparaît comme professeur d'escrime, Verity, tout en ayant enregistré le thème de Meurs un autre jour.

En 1998, la musique de On ne vit que deux fois, composée par John Barry est adaptée dans le morceau Millennium par le producteur et compositeur Guy Chambers pour Robbie Williams. Le clip montre Robbie Williams en parodie de James Bond, et comporte des références à d'autres films de Bond comme Opération Tonnerre et Bons baisers de Russie. Le clip fut tourné aux Pinewood Studios où la plupart des films de Bond ont été tournés.

Pour le reboot de la saga avec Casino Royale en 2006, Chris Cornell (leader de Soundgarden) interprète le thème principal. Quantum Of Solace a comme thème principal Another Way to Die interprété par Jack White et Alicia Keys. C'est le premier thème comportant un duo. Courant septembre 2008, un extrait de la version instrumentale de Another Way to Die a été diffusé pour un spot de publicité pour Coca-Cola Zero, ce qui n'a pas plus à Jack White. À l'origine, Amy Winehouse devait interpréter le thème de Quantum Of Solace mais à la suite de ses déboires au courant de l'année 2008, on lui a refusé l'interprétation, ce qui l'a quelque peu irrité. Elle aurait décidé de créer un thème non officiel de Quantum of Solace. En 2012, Adele interprète le thème du film Skyfall, le titre de la chanson est le même nom que celui du film. Elle a par la suite reçu plusieurs prix pour ce thème, dont l'Oscar de la meilleure chanson originale en 2013 (avec son compositeur Paul Epworth), un Golden Globe et un Critics' Choice Movie Award.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeux vidéo James Bond.
Logo du jeu vidéo GoldenEye 007 sorti sur Nintendo 64

James Bond 007, le premier jeu vidéo de James Bond, développé et produit par Parker Brothers, sort en 1983 sur Atari 2600, Atari 5200, Atari 8-bit, Commodore 64, et Colecovision. Depuis, de nombreux jeux vidéo basés sur les films ou sur une histoire originale ont été produits. Généralement, l'apparence du James Bond qu'intègre le joueur ressemble à celle de l'acteur choisi pour tourner les films à ce moment-là, tout comme les autres personnages.

Une étape est marquée en 1997 avec le GoldenEye 007 développé par Rare pour la Nintendo 64 qui obtient un énorme succès. En conséquence, tous les jeux vidéo de James Bond qui ont suivi ont essayé de reproduire l'exploit avec plus ou moins de réussite ; quitte à aller plus loin comme en témoigne le jeu GoldenEye : Au service du Mal, sorti en 2004 et qui n'a que peu de chose en commun avec le jeu vidéo GoldenEye 007 ou le film du même nom.

Depuis qu'il a acquis la licence en 1999, Electronic Arts (EA) a sorti huit jeux, cinq ayant leur propre histoire, dont les populaire 007 : Espion pour cible, 007: Nightfire ou encore 007 : Quitte ou double qui s'éloigne du jeu de tir subjectif introduit avec GoldenEye 007 pour une vue à la troisième personne. En 2005, EA sort un autre jeu dans la même veine, Bons baisers de Russie, qui est cette fois une adaptation du film homonyme. Le James Bond virtuel reprend pour l'occasion les traits de Sean Connery, l'acteur lui-même a prêté sa voix pour le jeu après 34 ans d'absence.

En 2006, Activision s'approprie la licence, initialement partagée avec EA. Le contrat devient exclusif en septembre 2007. Le premier jeu édité par Activision, Quantum of Solace, sort en octobre 2008, soit en même temps que le film éponyme réalisé par Marc Forster. Le jeu retrace les événements de Casino Royale et de Quantum of Solace. Alors que les version PC, Xbox 360, PS3 et Wii utilisent la vue à la première personne et à la vue à la troisième personne, la version PS2 n'utilise que la vue à la troisième personne.

Lors de l'E3 2010, Nintendo annonce le retour de GoldenEye 007 sur la console Wii. Il s'agit du remake du jeu de 1997 du même titre développé par Rare, société de développement qui appartenait à Nintendo. Le titre est édité par Activision et développé par Eurocom et le James Bond du jeu prend les traits de Daniel Craig et non de Pierce Brosnan. Une adaptation de la version Wii est sortie sur PS3 et Xbox 360 en novembre 2011 sous le nom de GoldenEye 007 Reloaded.

En novembre 2010 sort sur 007 : Blood Stone, aventure inédite édité par Activision et développé par Bizarre Creations. Le jeu met en scène Daniel Craig en tant que James Bond et est sortie sur Xbox 360, PS3 et PC.

À l'occasion de la sortie de Skyfall et du 50e anniversaire de la saga cinématographique, 007 Legends sort en novembre 2012 sur PS3, Xbox 360, puis quelques mois plus tard sur sur PC et Wii U. Il est développé par Eurocom et édité Activision .Le jeu met en scène Daniel Craig en tant que James Bond et s'inspire des films Goldfinger, Au service secret de Sa Majesté, Moonraker, Permis de tuer, Meurs un autre jour et Skyfall.

En 2014, Glu Mobile à annoncée la sortie d’un jeu 007 free-to-play pour mobiles d’ici 2015[34].

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

En 1957, le Daily Express, un journal tenu par Lord Beaverbrook, approche Ian Fleming pour qu'il adapte ses histoires en comic strip. Au départ réticent, Fleming accepte et le premier strip Casino Royale est publié le 7 juillet 1958 pour produire une planche hebdomadaire jusqu'au 13 décembre 1958. Le comic est illustré par John McLusky jusqu'en 1963 (date où il est remplacé par Yaroslav Horak) et scénarisé par Henry Gammidge et Anthony Herne supervisés par Ian Fleming en personne (puis à partir de 1963 par Jim Lawrence). C'est le Daily Express qui en premier lance ensuite un sondage parmi ses lecteurs pour qu'ils désignent plus tard l'acteur idéal pour incarner le personnage de Bond au cinéma ; les résultats du sondage influencent grandement le choix d'Albert R. Broccoli et de Harry Saltzman en 1962.

En 1964, Takao Saitō, adapte en manga plusieurs James Bond connus sous le nom de série des 007 publiés chez Golden Comics.

De nombreuses aventures de James Bond ont ainsi été illustrées jusqu'en 1977, comprenant tous les livres de Fleming, ainsi que le Colonel Sun de Robert Markham, et la plupart des nouvelles de Fleming. Par la suite, le comic strip produit ses propres histoires jusqu'en 1983 avec des aventures inventées par Doug Moench et dessinées par Paul Gulacy. En France, les bandes de James Bond ont été publiées dans Le Courrier de l'Ouest durant les années 1970 ainsi que dans France-Soir et différents quotidiens régionaux à partir de 1965.

Les éditions Glénat ont édité en 1988 un album reprenant des épisodes de Yaroslav Horak (L'Homme au pistolet d'or et Tuer n'est pas jouer). Dark Horse France a sorti en 1995 trois albums d'une histoire intitulée La Dent du serpent (Moench/Gulacy). Titan Books est actuellement en train de réimprimer ces comic strips dans une série de roman graphique ; fin 2005, toutes les adaptations basés sur les romans de Fleming et Colonel Sun avaient été réimprimés.

Plusieurs comics ayant adapté les films de James Bond ont été publiés au cours des ans, tout comme de nombreuses histoires originales.

Autres produits dérivés[modifier | modifier le code]

En 1965, Playcraft Toys Ltd, une branche de Mettoy, qui depuis quelques années s'était lancé dans les maquettes de véhicules issus de séries télévisées, passe un contrat avec EON Productions pour commercialiser des répliques miniatures des véhicules de James Bond[35]. À cette époque, la série est plutôt considérée pour les adultes mais EON Productions pense que le succès de Goldfinger et surtout la mise en avant des gadgets dans le futur film Opération Tonnerre permettra d'attirer un public plus jeune.

Playcraft décide de retirer le modèle Aston Martin DB4 et de lancer la production de la DB5. La première DB5 (Corgi 261) est commercialisée par Corgi en octobre 1965, pratiquement un an après la sortie de Goldfinger et deux mois avant la sortie d'Opération Tonnerre. Cette DB5 comporte l'arrière de la DB4 et elle est de couleur or et non silverbirch comme dans le film.

L'investissement de 45 000 livres sterling de l'époque est très important mais est largement compensé par l'énorme succès du jouet avec 2 771 000 Aston Martin DB5 007 vendues en 1966. Il permet à Playcraft d'obtenir deux récompenses, les UK Toy Of The Year et Best Boys Toy Of 1965.

Il existe un jeu de rôle, James Bond 007, de Victory Games, sorti en 1983. Une collection de timbres est également parue. Après la production du film "Rien que pour vos yeux" Citroën sort une série limitée de 2CV 007.[réf. nécessaire]

Exposition[modifier | modifier le code]

En décembre 1997, une importante exposition est organisée en France et consacrée à James Bond dans la galerie du monumental Gaumont Grand Écran Italie à Paris.

Influences[modifier | modifier le code]

Le nom de James Bond est connu dans le monde entier et l'œuvre demeure une influence majeure dans les livres et les films d'espionnage. Le personnage a été classé troisième dans AFI's 100 ans... 100 Héros et Méchants du cinéma.

La multitude de films parodiques comme Notre homme Flint (1965), Matt Helm, agent très spécial (1966), Opération Frère Cadet (1967), Casino Royale (1967), Bons baisers de Hong Kong (1975), Bons baisers de Pékin (1994), La Totale/True Lies (1994), Austin Powers (1997), Le Smoking (2002), Johnny English (2003), Double Zéro (2004) et OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006)[36] sont autant de preuves de la prééminence de Bond dans la culture populaire. Dans le film Rock, l'espion britannique joué par Sean Connery fait une curieuse référence à James Bond.

Les années 1960 ont vu de nombreux feuilletons s'inspirant de James Bond comme Les Espions, Max la Menace ou Des agents très spéciaux. Napoleon Solo, le héros de la série Des agents très spéciaux, doit son nom d'un personnage de Goldfinger ; Fleming suggéra aussi le nom d'April Dancer qui fut plus tard utilisé dans le spin-off de la série : Annie, agent très spécial. Le téléfilm Le Retour des agents très spéciaux (1983) introduit notamment un caméo de George Lazenby en James Bond en hommage à Fleming (pour des raisons de droits, le personnage s'appelle « JB »). La série Chapeau melon et bottes de cuir, dont beaucoup d'acteurs ont également joué dans des films de James Bond[37], contient de temps à autre des références à ces films. Ainsi lorsque Cathy Gale, jouée par Honor Blackman, prend congé de son partenaire John Steed, joué par Patrick Macnee, ce dernier s'amuse à lui décrire ce qu'elle fera de ses vacances « pussyfooting along those sun-soaked shores », Pussy Galore étant le nom du personnage d'Honor Blackman dans Goldfinger. De même, quelque temps après son départ, Steed reçoit une carte de Noël de sa part. Il commente alors « C'est de la part de Mrs.Gale ! Je me demande ce qu'elle fait à Fort Knox ? » - le lieu où se conclut Goldfinger. L'un des personnages de la série animée de Nickelodeon Doug est un agent secret nommé Smash Adams, qui est inspiré de Bond.

Quatre épisodes de la série Arrested Development (For British Eyes Only, Forget-Me-Now, Notapusy et Mr F) se réfèrent aux films de Bond. Les titres des épisodes sont des parodies des titres originaux de plusieurs James Bond.

Dans l'émission britannique Red Dwarf, James Bond est parodié sous la forme de Ace Rimmer.

George Lucas a déclaré à plusieurs occasions que le portrait de James Bond par Sean Connery fut l'une des principales inspirations pour le personnage d'Indiana Jones, une raison pour laquelle Sean Connery fut choisi pour le rôle du père d'Indiana dans le troisième film de la série.

La série de jeux vidéo Amiga James Pond est aussi un clin d'œil à James Bond. La série de comics de Sonic the Hedgehog comprend plusieurs références à Bond dans une histoire intitulée The Man from H.E.D.G.E.H.O.G.

Le détective agent secret Lemmy Caution du film AlphaVille est lui aussi un clin d'œil ouvert, avec pour matricule 003.

Dans le vidéoclip du groupe Jonas Brothers, Burning Up, Nick Jonas incarne le personnage de James Bond.

Un épisode de la série française de Kaamelott a pour titre « Au service secret de Sa Majesté », renvoyant aux romans de Fleming et au film avec George Lazenby.

La chanson Millenium de Robbie Williams est un hommage non dissimulé à James bond, reprenant le thème d'On ne vit que deux fois. Le clip vidéo est truffé de références à James Bond : Aston Martin, Filles, Smoking et casino.

James Bond a aussi inspiré le personnage de Jack Sawyer dans Toutes les Fleurs sont Noires.

La série de dessins animés Inspecteur Gadget est grandement inspirée et parodique de James Bond (outre les multiples gadgets et les pays visités, le « méchant » principal, le Dr. Gang dirigeant de l'organisation MAD et son chat MADCHAT sont des références au SPECTRE).

L'écrivain Tom Clancy fait beaucoup d'allusions à James Bond dans ses romans car Ryan, le personnage principal des romans, travaille parfois en Angleterre pour le MI-6. Dans le roman Red Rabbit, quand il donne l'adresse du MI-6 dans un taxi, le chauffeur lui répond « International Export ? Le repaire de James Bond ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. «Skyfall»: James Bond, 50 ans de cinéma
  2. Chapitre 10 ("Obit:") de la seconde partie de On ne vit que deux fois : « James Bond was born of a Scottish father, Andrew Bond of Glencoe, and a Swiss mother, Monique Delacroix, from the Canton de Vaud. »
  3. A Brief Guide to James Bond, Nigel Cawthorne
  4. I don’t drink tea. I hate it. It’s mud... It’s one of the main reasons for the downfall of the British Empire." Goldfinger
  5. « sec » veut dire servi sans glaçons
  6. (en) Atomic Martinis
  7. (en) Graham Johnson, Indra Neil Guha, Patrick Davies, « Were James Bond’s drinks shaken because of alcohol induced tremor ? », British Medical Journal,‎ 12 décembre 2013 (DOI 10.1136/bmj.f7255)
  8. a et b …Bond, James Bond. Le dossier 007, Yves Goux et Pierre Baeyens, Éditions Grand Angle, 1989
  9. Dans On ne vit que deux fois, James Bond rappelle à la secrétaire de M ses compétences en langue japonaise.
  10. Henry Chancellor, 2005, James Bond: The Man and His World, John Murray, (ISBN 0-7195-6815-3).
  11. http://www.dailymail.co.uk/news/article-2309144/The-names-Secretan--James-Secretan-Early-Ian-Fleming-draft-reveals-nearly-chose-different-007.html
  12. Laurent Joffrin, « James Bond et le D-Day », Le Nouvel Observateur, no 2587,‎ 5 juin 2014, p. 76 (ISSN 0029-4713)
  13. Patrick Dalzel-Job, Le vrai James Bond, Éditions Heimdal, 1997, (ISBN 2-84048-102-2)
  14. Cyrille Vanlerberghe, « Les archives du MI6 révèlent le véritable James Bond », Le Figaro,‎ 23 septembre 2010 (lire en ligne)
  15. (en) Ian Fleming Biography Discussing Early Writings, James Bond 007 : MI6 - The Home Of James Bond. Consulté le 16 septembre 2008.
  16. a et b http://www.ianfleming.com/new-young-bond-series-in-2014/
  17. http://www.mi6-hq.com/sections/articles/literary_per_fine_ounce_history.php3?s=literary
  18. http://archive.filmdeculte.com/dossier/jamesbond/2.htm
  19. a, b et c http://www.imdb.com/name/nm0000125/bio#trivia
  20. a, b et c http://www.imdb.com/name/nm0493872/bio#trivia
  21. http://www.mi6-hq.com/sections/bonds/lazenby.php3
  22. http://www.imdb.com/name/nm0000549/bio#trivia
  23. a et b http://archive.filmdeculte.com/dossier/jamesbond/3.htm
  24. a, b et c http://archive.filmdeculte.com/dossier/jamesbond/4.htm
  25. http://www.hmss.com/films/memory/
  26. Goldmaker, Guillaume Evin, Fayard, 2002, page 221
  27. http://www.imdb.com/name/nm0185819/
  28. http://www.metacritic.com/movie/casino-royale
  29. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=58525.html
  30. http://www.skynet.be/generation-fr/dossier/438501/david-niven
  31. L'ajustement est le montant du Box-Office mondial en dollars prenant en compte l'inflation depuis l'année de la sortie du film jusqu'au 1er janvier 2013 (dernière mise à jour).
  32. Le Box-Office de la France se comptabilise en nombre d'entrées spectateurs.
  33. Luc Lagier, « Les génériques des James Bond », magazine Court-Circuit sur Arte, 18 octobre 2006
  34. http://phx.corporate-ir.net/phoenix.zhtml?c=207033&p=irol-newsArticle&ID=1916630&highlight=
  35. Miniatures Corgi, Club James Bond France, consulté le 8 septembre 2007.
  36. Olivier Delcroix, « Pastiche 007 », in Le Figaro, 19 octobre 2011, page 32 (supplément Le Figaro & Vous).
  37. (en) The Avengers : James Bond

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (en) Tony Bennett et Janet Woollacott, Bond and Beyond: the Political Career of a Popular Hero, Les escoumins QC Canada, Jean-Michel Tremblay, 1986, 256 p.
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  • Jean-Marc Paland et Jean-Marc Pinson, James Bond 007 - Licence de tuer, Edilig.
  • Jean-Marc Paland, James Bond girl, Pac.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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