Simple Minds

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Simple Minds

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Les Simple Minds en concert à Vérone en mars 2006.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical New wave, rock alternatif, post-punk
Années actives 1977-présent
Labels Virgin Records
Zoom Records
Chrysalis Records
Site officiel simpleminds.com
Composition du groupe
Membres Jim Kerr
Charlie Burchill
Mel Gaynor
Andy Gillespie
Ged Grimes
Anciens membres Brian McGee
Tony Donald
Duncan Barnwell
Michael MacNeil
Derek Forbes
Kenny Hyslop
Mike Ogletree
John Giblin
Eddy Duffy

Simple Minds est un groupe écossais de new wave et de rock, fondé en 1977 et baptisé ainsi en 1978.

Sa popularité internationale a culminé du milieu des années 1980 jusqu'au début des années 1990. Il est connu du grand public pour sa participation à la bande originale du film Breakfast Club avec le tube Don't You (Forget About Me) en 1985, classé no 1 aux États-Unis, au Canada et aux Pays-Bas.

Les membres qui lui sont indissociables Jim Kerr et Charlie Burchill, fondateurs et toujours présents à ce jour. À noter aussi, l'importante contribution de Michael MacNeil qui fut responsable de la sonorité originale du groupe et de plusieurs succès de la formation durant les années 1980 ; ainsi, le fameux solo de piano que l'on peut entendre sur le simple Alive And Kicking est de lui. Son départ à l'orée des années 1990 affecta la formation.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts (1977-1981)[modifier | modifier le code]

Les Simple Minds, qui tiennent leur nom de la chanson de David Bowie The Jean Genie (He's so simple minded he can't drive his module), se sont formés à Glasgow en pleine mouvance punk sous le nom initial de Johnny & The Self-Abusers (un seul 45 tours, en 1977). Dès son premier single, Life in a Day et son premier album au titre similaire (tous deux sortis en 1979), le groupe connaît un certain écho au Royaume-Uni (le single entre dans le Top 75[1] et l'album atteint la 30e place[2]).

Après un deuxième album plus expérimental toujours sous influence Bowie (Real to Real Cacophony, sorti également en 1979), la musique new-wave des Simple Minds devient plus froide et plus expérimentale (Empires and Dance en 1980), puis de plus en plus dansante (Sons and Fascination / Sister Feelings Call en 1981, sorti d'abord sous la forme de deux albums simultanés, puis réédité en un seul CD quelques années plus tard... amputé de quelques titres ; cela sera cependant corrigé en 2002, avec la sortie de l'intégralité des titres).

À cette époque, des titres comme The American, Sweat In Bullet ou encore Love song (classée au Top 50 britannique) leur offrent un début de notoriété au Royaume-Uni et en Europe, et rencontrent surtout le succès en Océanie (notamment en Nouvelle-Zélande), où d'ailleurs le groupe devient rapidement célèbre. C'est à ce moment-là que la première mouture du groupe prend fin, avec le départ en 1981 de Brian McGee qui sera remplacé par Kenny Hyslop.

Dix ans de succès (1982-1992)[modifier | modifier le code]

Puis les Simple Minds connaissent véritablement le succès international et atteignent leur maturité avec l'album New Gold Dream (81,82,83,84) qui sort en 1982 (classé no 3 au Royaume-Uni) ; album qui leur permet d'obtenir la reconnaissance du public européen tout en intéressant de plus en plus le marché américain (où ce disque rentre dans le Top 75[3]), accompagnée de ses premiers vrais tubes (comme Promised you a miracle, Top 20 britannique et en Océanie). Ce succès est confirmé deux ans plus tard avec l'album Sparkle in the Rain (no 1 au Royaume-Uni) plus orienté rock et son tube Waterfront (no 1 en Nouvelle-Zélande par exemple). À cette époque, Mel Gaynor se joint à la formation et devient le batteur principal de toute l'histoire du groupe.

En 1985/1986, le succès des Simple Minds atteint son point culminant avec plusieurs hits mondiaux dont Don't You... (BO de Breakfast Club) et Alive And Kicking (extrait de leur album Once Upon a Time qui sort fin 1985, et qui reste à ce jour leur plus gros succès : no 1 au Royaume-Uni et no 10 aux US), faisant de Jim Kerr et de ses acolytes un "groupe à stades", apparaissant régulièrement en couverture des revues musicales spécialisées. En termes de popularité au niveau international, Simple Minds est à cette époque, l'un des plus grands groupes pop/rock anglophones du moment avec Duran Duran, Tears for Fears, Dire Straits, Level 42 ou encore Eurythmics. À la suite de ce virage plus commercial, le bassiste d'origine Derek Forbes quitte alors la formation et est remplacé par John Giblin.

Fort de ce succès, le groupe entame une tournée mondiale qui le mène aux quatre coins de la planète. Le concert donné au Zénith de Paris en août 1986 est immortalisé par le premier album live officiel de Simple Minds intitulé Live in the City of Light qui sort en 1987 (il se classera no 1 au Royaume-Uni).

Durant cette période, et à l'instar de U2, le groupe se distingue aussi par son engagement humanitaire voire politique. Il participe notamment au Live Aid en 1985, puis compose deux titres phares (qui deviendront des tubes) évoquant cet engagement, Mandela Day et Belfast Child, le premier sur la situation alors polémique en Afrique du Sud (écrit spécialement pour le Concert hommage des 70 ans de Nelson Mandela en 1988), et le deuxième sur les tensions communautaires en Irlande. Ces deux morceaux se retrouvent sur l'album Street Fighting Years qui paraît en 1989 et qui connaît un grand succès notamment en Europe (no 1 au Royaume-Uni) et en Océanie.

L'étape de création de l'album a été fructueuse entre les trois membres originaux : John Giblin a aussi posé sa patte sur Let It All Come Down. Cependant, certaines tensions apparaissent pendant les répétitions entre Trevor Horn, l'un des producteurs, et Gaynor et Giblin, ceci expliquant pourquoi ces derniers n'ont pas participé à l'album dans son intégralité. Le groupe recrute ainsi Manu Katché à la batterie, et la basse est jouée sur certains morceaux par Stephen Lipson, l'autre producteur. Gaynor réintègre malgré tout le groupe pour la tournée, contrairement à Giblin qui se joint au groupe d'Alan Parsons. Après la tournée, ce sera aux tours du claviériste d'origine Michael MacNeil et de Brian Findlay, manager depuis les débuts, de quitter la formation, ce qui affectera sérieusement le groupe.

En 1991 sort l'album Real Life. Kerr et Burchill, désormais seuls membres de la formation initiale, sont maintenant accompagnés de Mel Gaynor et du nouveau bassiste Malcom Foster, qui s'est joint au groupe lors de la tournée précédente ; ils optent alors pour un son plus commercial que celui du disque précédent, tout en conservant une note engagée. Malgré de bonnes ventes notamment sur le sol européen (no 2 au Royaume-Uni et au Top 10 dans plusieurs pays) et les tubes Let There Be Love et See The Lights (à ce jour, dernier Top 40 du groupe aux États-Unis), cet album se révèle finalement moins marquant que ses prédécesseurs ; signant alors la fin du phénomène Simple Minds.

Fin 1992 sort la compilation Glittering Prize 81/92 (no 1 durant trois semaines au Royaume-Uni[4], et bien classée en Europe et en Océanie[5]). On y retrouve les grands succès de la formation (dont l'incontournable Don't You (forget about me) qui n'était jusqu'alors présent - dans sa version studio - sur aucun album du groupe). Malgré le succès de cette compilation qui regroupe des hits appartenant au passé glorieux du groupe (effet de nostalgie), Simple Minds connaît alors une désaffection du public et de la critique.

Aux États-Unis, Glittering Prize 81/92 n'est pas éditée sous le même format que l'édition européenne : la version américaine ne contient que douze titres s'étendant notamment sur la période des grands succès rencontrés sur le territoire américain (entre 1985 et 1991)[6]. On y trouve également des succès comme Stand By love et Up On The catwalk, toutes deux absentes de l'édition européenne. Cette compilation passe cependant inaperçue et ne se classe pas dans le Billboard 200[7], ce qui peut s'expliquer par la piètre performance dans ce même classement de Real Life, l'album studio précédent[7].

À son tour, Mel Gaynor quitte le groupe peu après (pour quelques années) afin de se consacrer à des projets solos, laissant seuls les deux derniers membres originaux Kerr et Burchill.

Déclin (1995-2002)[modifier | modifier le code]

Une période de moindre succès voire plus confidentielle survient alors ; cependant, le groupe - devenu le duo Kerr et Burchill, avec l'apport de nouveaux musiciens - négocie le virage sans problème majeur, connaissant même un court regain de popularité en 1995 avec l'album Good News from the Next World (no 2 au RU et bien classé en Europe et en Océanie[8]) et son premier single extrait She's a River[9], qui fait même une apparition dans le Billboard américain[10] (l'album lui-même y rencontre cependant peu de succès).

Le groupe s'oriente ensuite vers une musique plus intimiste et revient à un son plus expérimental, avec l'album Néapolis sorti en 1998, qui ne rencontre cependant pas le succès. À noter avec cet album les retours du bassiste d'origine Derek Forbes et de Mel Gaynor. Ces derniers quittent à nouveau la formation après la tournée pour collaborer ensemble à d'autres projets.

D'autres albums suivent comme Our secrets are the same (projet avorté de 1999 qui ne paraîtra qu'en 2004), Neon lights (2001) et Cry (2002), mais ne rencontrent que peu ou pas de succès. L'ambitieux Cry, à la production soignée, est soutenu par une tournée qui passe par le continent américain et qui voit le retour définitif de Mel Gaynor redonner au groupe un certain dynamisme.

Fin 2001, Virgin Records édite une nouvelle compilation qui couvre la période 1979-1998. Ce double CD ne connaît cependant qu'un succès limité (no 34 au Royaume-Uni).

La fin des années 1990 et le début des années 2000 sont donc plus difficiles pour Simple Minds, qui peine à renouveler sa créativité, mais aussi du fait de dissensions au sein de la formation (la défection de membres importants) et le départ de leur manager Brian Findlay, présent depuis les débuts. Le groupe doit aussi régler des problèmes d'ordres juridique, financier et promotionnel avec ses maisons de disques (Virgin, Chrysalis et Eagle), celles-ci pêchant par un travail de promotion insuffisant des albums et des tournées du groupe qui subit pendant cette période un réel déclin de ses ventes.

Revival (depuis 2005)[modifier | modifier le code]

Concert à Oslo, en février 2006.

Simple Minds revient en septembre 2005 avec un nouvel album baptisé Black & White 050505 qui se veut un retour au son glorieux de la grande époque, tout en apportant des sonorités nouvelles par exemple avec Stay Visible, Home et Dolphins. Simple Minds semble revigoré et l'accueil critique est favorable, même si l'essai n’est pas totalement concluant (application à refaire la formule Once Upon A time sans nécessairement l'égaler). Cet album souligne plusieurs retours dont celui en studio de Mel Gaynor à la batterie, de l'ingénieur Bob Clearmountain au mixage, et le retour du groupe dans le Top 40 britannique. Signalons la contribution d'Eddie Duffy à la basse qui rappelle avec brio le jeu mélodieux de basse du bassiste d'origine Derek Forbes.

Le dernier album en date, Graffiti Soul, sorti en mai 2009, se veut résolument plus rock et énergique : il permet au groupe de renouer avec le succès dans les charts et auprès du public (comme en témoignent les tournées 2009/2010) ; se classant directement 10e au Royaume-Uni, dès sa sortie[11]. Graffiti Soul marque ainsi le retour de Simple Minds dans le Top 10 britannique après plus de quatorze ans d'absence.

Durant la tournée promotionnelle qui l'accompagne, Eddie Duffy est remplacé par Ged Grimes. Ce dernier devient ainsi le sixième bassiste officiel de la formation.

En mai 2010, Jim Kerr réalise son projet solo "Lostboy! AKA" soutenu par une tournée promotionnelle européenne en mai, août et octobre à laquelle participent Mel Gaynor et Jez Coad.

Durant l'hiver 2012, une tournée "conceptuelle" est entreprise par le groupe. Elle se concentre exclusivement sur les titres des 5 premiers albums du groupe. La tournée est acclamée par les critiques et fait l'objet d'un double album live.

Membres[modifier | modifier le code]

La formation "classique" est celle qui a permis au groupe d'accéder à la notoriété, d'obtenir les plus grands tubes de sa carrière, jusqu'à son apogée (les albums New Gold Dream, Sparkle In The Rain et la chanson Don't You...). Elle compte Jim Kerr, Charlie Burchill, Michael MacNeil, Derek Forbes et Mel Gaynor.

Actuels[modifier | modifier le code]

  • Jim Kerr depuis 1975 (compositeur, chant)
  • Charlie Burchill depuis 1975 (compositeur, guitares, violon, saxophone et claviers en studio depuis le départ de MacNeil en 1990)
  • Mel Gaynor de 1982 à 1991, de 1997 à 1998, de retour depuis 2002 (batterie)
  • Andy Gillespie de 2002 à 2005, puis retour en 2009 (claviériste, mais non officiel puisque MacNeil n'a jamais été remplacé)
  • Ged Grimes depuis 2010 (basse)

Passés[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie des Simple Minds.

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]