Queen

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Queen

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Queen en concert en 1984.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Rock progressif[1], glam rock[1], heavy metal[1], pop rock[1], rock psychédélique[2], blues rock
Instruments piano, synthétiseur, guitare électrique, guitare acoustique, guitare basse, batterie
Années actives Depuis 1971[3],[4]
Labels Capitol, Parlophone, EMI, Hollywood, Island, Elektra
Influences The Beatles, Led Zeppelin, Pink Floyd, The Who, Black Sabbath, Slade, Deep Purple and David Bowie
Site officiel queenonline.com
Composition du groupe
Membres Brian May
Roger Taylor
Anciens membres Freddie Mercury
John Deacon
Logo

Queen est un groupe de rock britannique, formé en 1970 à Londres par Freddie Mercury, Brian May et Roger Taylor, ces deux derniers étant issus du groupe Smile. L’année suivante, le bassiste John Deacon vient compléter la formation.

Groupe britannique qui a connu le plus grand succès commercial de ces trente dernières années[5], Queen a vendu plus de 300 millions d'albums à l'échelle internationale en 2009[6],[7] dont 32,5 millions aux États-Unis[8]. Selon un sondage d'opinion commandé en Grande-Bretagne par la BBC Two et paru en 2007, Queen est considéré comme étant le « meilleur groupe britannique de tous les temps », devançant les Beatles et les Rolling Stones[9]. Queen est aussi l'un des pionniers du clip vidéo, ayant exploité ce mode de communication dès 1975. Queen a conservé, après la mort de son leader Freddie Mercury en 1991, de très nombreux admirateurs inconditionnels dans le monde entier.

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

L’avant-Queen (1968-1971)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Smile (groupe).

Vers la fin des années 1960, le guitariste Brian May et le batteur Roger Taylor sont membres d’un groupe semi-professionnel dans la région de Londres, nommé Smile, avec Tim Staffell en tant que bassiste-chanteur. Freddie Mercury, qui, à cette époque, porte toujours son vrai nom, Farrokh « Freddie » Bulsara, est l’ami et camarade de chambre de Tim Staffell au Ealing Art College et suit de près la carrière du groupe. En tant que meneur et chanteur d’autres groupes universitaires, tels qu’Ibex en 1969 et Sour Milk Sea en 1970, Mercury a très envie de partager ses aspirations musicales et artistiques afin que Smile puisse aller plus loin. Finalement, Tim Staffell quitte Smile pour un autre groupe, Humpy Bong, et Mercury doit pousser Brian May et Roger Taylor à continuer l’aventure. Au passage, il finit par imposer leur nouveau nom, Queen, qui remplit plusieurs critères chers à Freddie Mercury : court et donc facile à retenir, assez pompeux et irrévérencieux à la fois — queen signifiant « reine », mais également « homosexuel » en argot britannique. Le groupe procède à des essais avec plusieurs bassistes au cours de cette période, sans grand succès. Parmi les bassistes méconnus ayant auditionné et joué avec le groupe, on peut noter Mike Grose (jusqu'en août 1970), Barry Mitchell (jusqu'en janvier 1971) ou encore Doug Bogie (jusqu'à l'arrivée de John Deacon en février 1971)[10].

L’aube d’un son unique (1971-1974)[modifier | modifier le code]

Il leur faudra attendre février 1971 pour rencontrer John Deacon et commencer à répéter pour l’enregistrement de leur premier album. Au début de sa carrière, Queen est un groupe profondément influencé par de nombreuses références issues du rock progressif. Principalement, des compositions de durées assez longues, une orchestration complexe, et des paroles basées sur un monde onirique ou fantastique. Cette tendance est tout particulièrement notable dans leurs deux premiers albums.

En 1973 sort donc chez EMI leur premier album, Queen, qui recevra une excellente critique de la part de Gordon Fletcher du magazine Rolling Stone. Il en dira : « leur premier album est superbe »[11], bien qu’il ait, comme l’a fait remarquer May, été enregistré avec peu de moyens, dans des conditions difficiles et ait demandé deux ans de travail[12]. Pour le Chicago Herald, il s’agit d’« un début au-dessus de la moyenne »[13]. Malgré cela, l’album n’arrive pas à capter l’attention du public, puisque le single Keep Yourself Alive, composé par Brian May, se vend mal[14]. Ce premier opus est fortement teinté de heavy metal et de rock progressif.

En 1974 sort l’album Queen II. On y trouve quelques-unes des rares compositions du groupe faisant la part belle à la guitare acoustique. C’est à partir de ce moment que Queen commence à se constituer un public et à réussir commercialement parlant. Dans cet opus, leur style est plus abouti, ils se lancent dans une musique rock mélangeant solos psychédéliques, envolées baroques et effets flamboyants, jouant avec les chœurs et multipliant les changements de rythmes. Alors qu’ils partent en tournée aux États-Unis avec Mott the Hoople dont ils assurent la première partie, ils commencent à se faire remarquer pour leurs prestations scéniques engageantes et de bonne facture. L’album finira 5e dans le classement des meilleures ventes au Royaume-Uni, le single sélectionné, Seven Seas of Rhye, se hissant quant à lui à la 10e place de sa catégorie et offrant ainsi au groupe son premier réel succès. Cependant, malgré la tournée, les ventes aux États-Unis ne décollent toujours pas. La couverture de l’album Queen II de 1974, montrant, sur un fond noir, les quatre membres du groupe dans une pose d'inspiration quelque peu gothique, sert de base visuelle, l'année suivante, deux albums plus tard, pour le clip vidéo du futur hit mondial Bohemian Rhapsody[15].

Le début d’une réelle percée (1974-1976)[modifier | modifier le code]

Brian May en novembre 1979 avec sa célèbre guitare, la Red Special.

Plus tard, la même année, le groupe enregistrera et sortira l’album Sheer Heart Attack. L’album se vend aussi bien au Royaume-Uni qu’en Europe en général et finit disque d’or aux États-Unis, donnant au groupe un avant-goût des succès à venir. On y retrouve un mélange de styles assez étonnant, allant du music hall britannique au heavy metal en passant par des ballades, du ragtime et même un peu de musique des Caraïbes. C’est à partir de cette période que Queen se dissocie du mouvement rock progressif des débuts, pour se rapprocher d’un style de musique plus aisément diffusable à la radio. Le titre Killer Queen grimpe au second rang du classement britannique, et entre finalement dans les classements américains, à la 12e place. Il s’agit d’une intéressante composition teintée de vaudeville façon music hall, servie par le jeu de guitare de Brian May. Le second single, Now I’m Here, de facture hard rock plus classique, finira à la 11e place en Grande-Bretagne.

Pour la tournée de promotion 1974 de Sheer Heart Attack, Queen rejoue au fameux Rainbow Theater de Londres, salle que le groupe a eu l'occasion de découvrir plus tôt (en mars) la même année. Lorsque le film-concert de Led Zeppelin, The Song Remains the Same, sortira dans les salles en 1975, des extraits de ce concert de Queen seront diffusés en début de projection.

Au cours de l’année 1975, Queen enregistre et sort A Night at the Opera. À l’époque, c’est l’album le plus cher jamais produit. Il comprend l’immense succès international Bohemian Rhapsody, composé par Freddie Mercury et qui demande à lui seul trois semaines de travail en studio. Ce titre sera numéro 1 pendant neuf semaines consécutives à sa sortie, puis encore cinq semaines d’affilée lorsque Mercury viendra à décéder, en 1991. En 1992, le succès du film Wayne’s World auprès du jeune public donnera un second souffle à ce morceau. Finalement, ce titre finira troisième single britannique le plus vendu de tous les temps. La maison de production du groupe (il s’agit alors de Trident, label du groupe EMI) souhaitait à l’origine raccourcir le morceau pour faciliter sa diffusion radio. You’re My Best Friend, second single, une des rares compositions de John Deacon, s’offrira lui aussi un beau succès mondial.

Globalement, l’album est d’une richesse et d’une diversité peu communes pour l’époque. Par exemple, sur The Prophet’s Song, long de huit minutes, le groupe joue sur les « mouvements » de son en stéréophonie et une simple phrase vocale répétée grâce à l'effet Delay sur de multiples pistes donne une impression de chant choral à l’ensemble. Énorme succès dans leur pays d’origine, l’album offrira à Queen un triple disque de platine aux États-Unis.

John Deacon, Brian May et Freddie Mercury en concert en 1978.

À la même époque, leur manager, Jim Beach, négocie la rupture du contrat liant Queen au label Trident et quitte la direction commerciale du groupe. Parmi les options proposées à Queen, on peut noter la proposition faite par Peter Grant, manager de Led Zeppelin. Cependant, ce dernier souhaite les faire signer sur la propre maison de disques de ce groupe, ce que Queen ne peut accepter. Ainsi, ils finiront par contacter John Reid, qui s’occupe entre autres d’Elton John.

En 1976, le groupe retourne en studio pour enregistrer ce qui sera souvent perçu comme le pendant du précédent album, A Night at the Opera. Intitulé A Day at the Races, titre lui aussi emprunté à un film des Marx Brothers, il reprend une couverture assez similaire à son prédécesseur, avec une légère variation du logo, cette fois-ci sur un fond noir. Quoique très bien reçu, tant par les critiques que par les inconditionnels du groupe, l’album peine à égaler A Night at the Opera et se vend moins bien.

Le titre phare de l’album, Somebody to Love, s’inspire du gospel et Mercury, May et Taylor multiplient leurs prises de voix en studio afin d’en faire un chœur d'une centaine de voix. Ce titre prendra la 13e place des classements aux États-Unis et la seconde place au Royaume-Uni.

Cette même année, Queen donne un fameux concert gratuit à Hyde Park, Londres. L’auditoire sera officiellement estimé à 150 000 personnes, bien que plusieurs sources avancent un chiffre proche des 180 000[16]. Plus généralement, la fourchette oscille entre 150 000 et 200 000. En comparaison, le concert du Live 8 2005 donné à Londres, qui a rassemblé certains des plus grands artistes de ces dernières décennies (au nombre desquels The Who, U2, Madonna, Coldplay, Elton John et Robbie Williams) et a vu se réunir pour l’occasion le groupe Pink Floyd, a attiré une audience estimée à 150 000 personnes.

Au Royaume-Uni, début février 1976 et ce bien que le groupe soit alors en tournée aux États-Unis, leurs quatre premiers albums se retrouvent dans le Top 20 en même temps, ce qui ne s'était encore jamais produit pour aucun groupe ou artiste solo.[réf. nécessaire]

Continuité dans le succès (1977-1979)[modifier | modifier le code]

John Deacon (g) et Brian May (d) sur scène à Hanovre en 1979. On devine Taylor derrière sa batterie.

En 1977 sort News of the World. Bien qu’assez durement critiqué à son arrivée dans les bacs, l’album gagne son public avec le temps et finit par être considéré comme un classique du style hard rock de la fin des années 1970. Deux nouveaux succès en sont tout de même issus, qui deviennent par la suite des hymnes sportifs dans le monde entier[17] : We Will Rock You de Brian May et We Are the Champions de Freddie Mercury. Les deux titres finissent no 1 aux États-Unis. C’est d’autre part avec cet album que la France commence à s’intéresser au groupe.

Roger Taylor sort cette année-là son premier travail en solo, sous la forme d’un single. La face A est une reprise du groupe The Parliaments, I Wanna Testify, tandis que la face B est une composition originale de Taylor, Turn On the TV.

S’ensuit la sortie, en 1978, de l’album Jazz, incluant les désormais classiques Fat Bottomed Girls, Bicycle Race (qui sont tous deux sortis sur le même 45 tours) et Don't Stop Me Now. Bien qu’étant incontestablement un succès commercial, Jazz est assez critiqué, entre autres à cause de la multiplicité des styles musicaux abordés. Ironiquement, le magazine Rolling Stone sort cette pique : « Queen n’a pas assez d’imagination pour jouer du jazz. En l’occurrence, ils n’ont pas non plus l’imagination nécessaire pour jouer du rock & roll[18] ». La pochette de l'album s’inspire d’une peinture alors visible sur le mur de Berlin. Parmi les morceaux de cet album, on peut noter Mustapha, performance vocale d’inspiration arabisante signée Mercury. D'ailleurs, il ne chante pas dans une langue existante mais improvise des sonorités aux consonances orientales. Lors d’un évènement promotionnel organisé à Wimbledon pour la sortie du 45 tours comportant les titres Fat bottomed girls et Bicycle race, cinquante femmes nues roulent à vélo autour du stade. Les images filmées ce jour-là sont réutilisées pour le clip de Bicycle Race, qui est quelque temps censuré au Royaume-Uni. Après le tournage, la société qui a loué les vélos au groupe demande le remboursement intégral de toutes les selles[15].

Nouvelles sonorités, apparition des synthétiseurs (1980-1982)[modifier | modifier le code]

Queen attaque les années 1980 avec l’album à succès The Game, leur opus le mieux vendu en dehors des compilations Greatest Hits. C'est également leur plus gros succès aux États-Unis, avant un déclin sensible des ventes dans ce pays. Utilisant pour la première fois des synthétiseurs, le groupe bouleverse sa propre tradition. En effet jusqu’ici les albums arboraient, non sans fierté, la mention « No synthesizers were used on this record », soit en français : « aucun synthétiseur n’a été utilisé sur cet album ». On retrouve sur the Game les tubes Crazy Little Thing Called Love et Another One Bites the Dust, succès planétaire composé par Deacon. Le premier de ces deux morceaux est une percée clin-d’œil dans le monde du rockabilly, Mercury jouant de la guitare folk tant en studio que sur scène. Pour sa part, Brian May délaisse très provisoirement sa célèbre guitare, la Red Special. Il utilise exceptionnellement une Fender Telecaster, empruntée à Roger Taylor[19] et un amplificateur Mesa Boogie. Là aussi, c’est un changement, May étant d’habitude fidèle à ses Vox AC 30.

Pendant plusieurs années, une rumeur populaire a voulu que ce fût Michael Jackson qui, le premier, leur ait glissé que Another One Bites the Dust ferait un excellent single[20]. Ce dernier morceau, certifié quatre fois disque de platine aux États-Unis et resté numéro un des ventes dans ce pays pendant quatre semaines consécutives, est aussi le seul à apparaître simultanément en tête des classements rock, dance et R&B du magazine Billboard.

En parallèle sort également leur premier Greatest Hits, compilation composée de leurs chansons les plus populaires de la période 1974-1980. L’album reste longtemps numéro un des ventes en Angleterre, et conserve une place dans les classements pendant un peu moins de dix ans. C'est l'album qui s'est le mieux vendu de l'histoire de l'industrie musicale dans ce pays, jusqu'au moins début 2007.

Toujours en 1980, Queen signe et sort en album la bande originale du film Flash Gordon, qui porte pour titre complet : Flash Gordon (Original Soundtrack Music by Queen). L’album se vend assez mal, se hissant tout de même péniblement au 10e rang au Royaume-Uni, mais sert néanmoins de démonstration technique au groupe dans un nouveau domaine.

Roger Taylor, de son côté, sort son premier album solo, intitulé Fun in Space. En remplissant, en 1981, les stades brésiliens de Rio de Janeiro et São Paulo, le groupe conquiert le cœur des Sud-Américains. Il est d’ailleurs le premier groupe majeur à jouer dans cette partie du monde et, au Morumbi Stadium de São Paulo, il décroche un record mondial d’affluence sur une seule soirée avec une audience estimée à 130 000 spectateurs le premier soir. Queen est également le premier groupe d’envergure internationale à tourner au Mexique[21].

Pour clore l'année 1981, Queen collabore, pour la première fois, avec un artiste extérieur au groupe, en la personne de David Bowie, pour le 45 tours Under Pressure. L’affaire est issue d’un hasard complet, Bowie visitant alors les studios de Montreux (Suisse) dans lesquels Queen procède à l’enregistrement de leur prochain album, Hot Space. Si le groupe s’enthousiasme tout de suite pour le projet et son résultat, Bowie, pour sa part, attend des années avant d’ajouter ce morceau à son répertoire en concert. À sa sortie, le titre monte à la première place des ventes en Grande-Bretagne. En 1990, Vanilla Ice en reprend d’ailleurs la ligne de basse pour son célèbre Ice Ice Baby, ouvrant la voie à un procès pour plagiat, gagné par les plaignants. Plus récemment, The Used et My Chemical Romance ont réenregistré Under Pressure afin de lever des fonds en faveur des victimes de l’ouragan Katrina.

Inspirés par le succès international du morceau Another One Bites the Dust, Queen décide que leur prochain album devrait logiquement se tourner vers les musiques disco et funk. Le résultat est Hot Space, en 1982. Pour les fidèles du hard rock et inconditionnels du groupe, c’est une déception puisqu’un seul des onze titres est orienté rock. Le groupe se lance dans une tournée des États-Unis. Les résultats étant très décevants, le groupe décide de cesser de tourner dans ce pays, où leur succès s’est étiolé. Cependant, ils apparaissent une unique fois à la télévision américaine, pour la première émission de la huitième saison du célèbre Saturday Night Live. Queen quitte également Elektra Records, leur compagnie pour les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et signe avec EMI/Capitol Records pour assurer leurs ventes au niveau mondial.

Retour au rock (1983-1989)[modifier | modifier le code]

Après avoir travaillé sans relâche pendant plus de dix ans, sur scène ou en studio, Queen décide de ne pas assurer de tournée pour l’année 1983. Pendant cette parenthèse, le groupe enregistre l’album The Works et plusieurs membres du groupe lancent des projets annexes, causant d’incessantes rumeurs de séparation qui perdureront pendant tout le reste de leur carrière. May sort le mini-album Star Fleet Project, auquel collabore, entre autres, Eddie Van Halen.

À la sortie de The Works, Queen établit un pont entre rock et pop grâce à des titres comme Radio Ga Ga, I Want to Break Free (qui sera utilisé comme hymne par le mouvement démocratique brésilien tout d’abord, puis comme musique publicitaire par la compagnie Coca-Cola), et les tubes hard rock Hammer to Fall et Tear it Up, taillés pour les concerts. Malgré ces qualités, l’album se vendra à nouveau très moyennement aux États-Unis. Jusqu’à I Want It All en 1989, qui se hissera au 3e rang du United States Mainstream Rock chart, Radio Ga Ga sera le dernier titre de Queen à faire une entrée correcte dans un classement américain.

Le clip du morceau I Want to Break Free est une parodie d’une série télévisée britannique célèbre, intitulée Coronation Street. Cependant, comme les membres du groupe y apparaissent travestis, le public n’a pas vraiment saisi la référence, sans doute influencé par la réputation sulfureuse de Mercury[22].

Queen durant le Works Tour à Francfort (Allemagne), en 1984.

Fin 1984, Queen s’embarque pour une série de dates au Bophuthatswana en Afrique du Sud, dans la ville de Sun City. À leur retour en Angleterre, ils sont le sujet de virulentes critiques, ayant joué dans ce pays aux pires heures de l’apartheid. Ils rétorqueront qu’ils n’ont fait que jouer de la musique à qui voulait bien l’entendre, et qu’en plus, le public de ces soirées était « intégré ». À la suite de cette polémique et des sanctions prises à leur encontre, ils reconnaîtront plus tard que cette tournée était une erreur de leur part[23].

1985 s’ouvre par deux apparitions au festival Rock in Rio. À deux heures du matin, le 12 janvier, Queen ouvre l’évènement en jouant devant 325 000 personnes, établissant ainsi un nouveau record[24]. Ils rejouent le 19 janvier pour clore le festival et remplissent à nouveau les 325 000 places disponibles. (Il s'agit d'un festival, Queen n'est donc pas le seul groupe à remplir les places, d'autres groupes comme AC/DC y contribuent grandement)

Au Live Aid, qui se tient à Wembley le 13 juillet 1985, les qualités de Queen en tant que groupe taillé pour la démesure explosent. Aux yeux des critiques comme des fans, Mercury s’approprie le spectacle, jouant quelques-uns des meilleurs morceaux du répertoire et captivant l’auditoire par son talent musical et scénique[25].

Ragaillardis par ce succès, qui d’ailleurs fait à nouveau exploser les ventes de disques, Queen décide de mettre un nouveau single sur le marché, intitulé One Vision. Il s’agit d’un morceau rapide et axé sur le jeu de guitare qui sera, fait encore inhabituel à l’époque, mis au crédit des quatre membres du groupe. Il sera par ailleurs utilisé dans le film Aigle de Fer.

Cette même année 1985, Freddie Mercury sort son premier album solo, Mr. Bad Guy.

Début 1986, Queen enregistre l’album A Kind of Magic, contenant plusieurs titres destinés au film Highlander sorti la même année, ainsi que d’autres morceaux inspirés par le film, à défaut d’être retenus pour la B.O. L’album est un grand succès, ainsi que la déclinaison de singles : A Kind of Magic, Friends Will Be Friends, Who Wants to Live Forever et enfin Princes of the Universe.

Plus tard cette même année, Queen se lance dans une tournée à guichets fermés, le Magic Tour, afin de promouvoir l’album. Le point d’orgue en sera un concert sur deux soirées au stade de Wembley, qui sortira sur de multiples supports (album, VHS et plus tard DVD) sous le nom de Queen Live At Wembley Stadium et est considéré comme l’ultime témoignage des performances live du groupe.

À la suite de ce succès, ils tentent de réserver le stade un troisième soir afin de satisfaire ceux qui n’ont pas pu obtenir de place, mais un autre évènement est déjà prévu ce jour-là. Ils se rabattent donc sur le parc de Knebworth. Les billets se vendent tous en deux heures, et 125 000 personnes se pressent pour voir ce qui sera l’ultime concert de Queen dans sa formation originelle. Finalement, le Magic Tour reste leur plus importante tournée, jouée devant un total estimé à un million de spectateurs. Rien qu’au Royaume-Uni, on dénombre 400 000 personnes, le record de l’époque pour une tournée.

Après avoir travaillé sur plusieurs projets personnels courant 1988, dont le fameux Barcelona de Mercury en duo avec Montserrat Caballé, Queen sort l’album The Miracle en 1989. De la même veine que A Kind of Magic, le groupe y développe un son pop-rock raffiné, accompagné de quelques titres plus lourds, et donne naissance aux succès européens I Want It All, Breakthru, The Invisible Man, Scandal et The Miracle. Queen annonce que l’album ne sera pas suivi d’une tournée. Mercury déclare qu’il est personnellement responsable de ce choix, souhaitant simplement rompre le cycle album-tournée établi jusqu’ici. Les rumeurs de séparation réapparaissent, certains spéculant sur d’éventuels problèmes de santé pour Mercury.

The Miracle constitue également un changement d’orientation dans la philosophie d’écriture musicale de Queen. Depuis les débuts du groupe, presque tous les morceaux sont écrits et signés par l'auteur des paroles seul, les autres membres ajoutant le minimum de créativité personnelle, aidant ainsi l’auteur à concrétiser sa vision. Dorénavant, l’écriture devient réellement collective et, bien que l’on puisse dire que les idées de départ aient pour origine un membre du groupe en particulier, c’est Queen dans son ensemble qui est crédité comme auteur des morceaux.

Décès de Freddie Mercury et derniers albums (1990-1997)[modifier | modifier le code]

Statue à la mémoire de Freddie Mercury à Montreux, face au lac Léman. Les membres de Queen possédaient un chalet-studio d’enregistrement au bord du lac.

Se propageant dès la fin des années 1980 dans la presse à scandale, la rumeur veut que Freddie Mercury soit atteint du sida. Bien que les soupçons soient fondés, Mercury dément régulièrement. Néanmoins, le groupe décide de continuer à produire des albums en gardant le secret.

En novembre 1990, le groupe signe un nouveau contrat avec Hollywood Records (filiale de Walt Disney) pour les États-Unis, celui avec Capitol Records arrivant à son terme et EMI conservant le sien pour le reste du monde[26]. Le nouveau contrat américain a provoqué une petite révolution dans l'industrie du disque car le label Hollywood Records n'a été créé qu'en 1989 et en dehors de son affiliation avec le groupe de loisirs Disney, il est loin d'être considéré comme un major du disque, le label ne produisait que des jeunes artistes. Le label profite alors de cet ajout à son catalogue pour rééditer l'album Greatest Hits[27].

L’ère s’ouvre avec The Miracle et se poursuit, en 1991, avec Innuendo. Bien que sa santé se détériore, Mercury poursuit sa contribution artistique. Au nombre des morceaux présents sur l’album, on peut évoquer le titre éponyme, Innuendo, le décalé I’m Going Slightly Mad ainsi que The Show Must Go On et These Are the Days of Our Lives. La « chanson d’amour » Delilah est quant à elle écrite en hommage à l’un des chats de Freddie Mercury, d’où les miaulements reproduits par les chœurs et la guitare[15]. Au début du mois d'avril 1991, Record Collector, magazine spécialisé destiné aux collectionneurs d'objets issus de l'industrie du disque, estime que Queen est le groupe le plus « collectionnable » après les Beatles[28].

Le 23 novembre 1991, Freddie Mercury, dans un communiqué préparé sur son lit de mort, admet finalement qu’il souffre du sida. Dans les 24 heures suivantes, il décède, à l’âge de 45 ans. Ses funérailles seront privées, respectant en cela les préceptes de la religion de sa famille, le zoroastrisme.

Le 20 avril 1992, le public se réunit en mémoire de Mercury pour le Freddie Mercury Tribute, concert donné au stade de Wembley. Des dizaines d’icônes de l’époque, au nombre desquelles Robert Plant, Tony Iommi, Annie Lennox, Seal, Guns N’ Roses, Extreme, Roger Daltrey, Def Leppard, Elton John, George Michael, David Bowie, Metallica et Liza Minnelli interprètent, avec les trois membres restants de Queen, une sélection de titres du groupe. Énorme succès, le concert est suivi par des dizaines de millions de téléspectateurs de par le monde. Il figure au Livre Guinness des Records comme « le plus grand concert de rock à but caritatif » et a permis de récolter 19 960 000 £ de dons destinés à la lutte contre le sida.

Toujours en 1992, la popularité de Queen remonte en flèche aux États-Unis à la suite de la sortie du film Wayne’s World, dans lequel est reprise la célèbre Bohemian Rhapsody qui se hisse au second rang des classements et y demeure pendant cinq semaines.

Les membres restants de Queen ne se sont jamais officiellement séparés, et leur dernier album constitué d’inédits originaux, Made in Heaven, arrive dans les bacs quatre ans après le décès de Mercury, en 1995. Il est constitué de sessions de chant enregistrées en 1991 et d’ébauches mises de côté lors des enregistrements précédents. En outre, du matériel retravaillé issu de l’album solo de Mercury Mr. Bad Guy et un morceau déjà sorti dans le cadre du projet annexe de Taylor, The Cross, y sont ajoutés.

Depuis lors, May et Taylor se sont souvent investis dans des projets visant à lever des fonds pour la lutte contre le SIDA. Deacon, pour sa part, revient travailler une ultime fois avec ses deux comparses en 1997 pour enregistrer le single No-One But You (Only the Good Die Young). C’est la dernière chanson composée par et pour Queen ; elle est incluse en titre bonus sur la compilation Queen Rocks, plus tard la même année.

Apparitions et projets (1998-2005)[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets Queen + sont développés dans les années suivantes. Certains sont de simples remixes, réalisés sans la collaboration artistique du groupe. En 1999, l’album Greatest Hits III voit le jour. Entre autres morceaux, on trouve une version rap de Another One Bites the Dust signée « Queen + Wyclef Jean », la version live de Somebody to Love chantée par George Michael, et une version en concert de The Show Must Go On chantée par Elton John, datant de 1997.

The Cross, le second groupe de Roger Taylor, sur scène en Allemagne - 1990

Brian May et Roger Taylor se produisent également sous le nom de Queen à plusieurs occasions (remises de prix, concerts caritatifs, etc.), avec différents invités au chant. Ils enregistrent également plusieurs reprises de classiques du groupe, dont We Will Rock You et We Are the Champions, avec de nouveaux chanteurs.

En 2003, quatre nouveaux morceaux sont enregistrés par Queen pour la campagne 46664 (nom issu de son ancien matricule en prison) organisée par Nelson Mandela pour lutter contre le SIDA. Ces titres, Invincible Hope (signé Queen + Nelson Mandela featuring Treana Morris), 46664 - The Call, Say It’s Not True et Amandla (signés Anastacia, Dave Stewart & Queen), ne sont pas actuellement distribués sur le marché.

Queen + Paul Rodgers (2005 - 2009)[modifier | modifier le code]

Queen + Paul Rodgers sur scène à Cologne en 2005.
Article détaillé : Queen + Paul Rodgers.

À la fin de l’année 2004, le groupe déclare avoir l’intention de se réunir pour tourner courant 2005 avec Paul Rodgers, fondateur et ancien chanteur des groupes Free et Bad Company. Il est précisé que le groupe tournera sous le nom de Queen + Paul Rodgers, ne faisant donc pas de ce dernier le remplaçant de Mercury. Deacon, retraité, ne participe pas au projet. La première tournée de Queen + Paul Rodgers débute en 2005.

Le 19 septembre 2005 sort un double CD enregistré en concert en mai de la même année. Il s’intitule Return of the Champions et est suivi d’un DVD quelques semaines plus tard.

En mars 2006, Queen + Paul Rodgers commence une tournée des États-Unis et du Canada. Si l’on omet deux dates de la tournée mondiale de l'année précédente, c’est le premier grand retour de Queen pour une tournée complète aux États-Unis depuis Hot Space en 1982.

Le 11 avril 2006, Queen apparaît dans l’émission de télévision américaine American Idol, qui consiste en un concours de chant. Durant cette semaine de la compétition, chaque concurrent doit choisir et chanter un morceau de Queen. On peut ainsi entendre des reprises de Bohemian Rhapsody, Fat Bottomed Girls, The Show Must Go On, Who Wants to Live Forever et Innuendo. A posteriori, Brian May critique les producteurs de l’émission. Selon lui, à cause de certaines coupures effectuées au montage, la rencontre avec le comédien Ace Young et sa prestation avec le groupe paraissent injustement négatives[29].

Le 28 avril 2006, Queen + Paul Rodgers sort un second DVD live issu de leur collaboration, Super Live in Japan.

Le 25 mai 2006, Queen, Judas Priest, Def Leppard et Kiss sont les premiers à entrer au tout nouveau VH1 Rock Honors de Las Vegas. La cérémonie est diffusée sur la chaîne six jours plus tard. À cette occasion, les Foo Fighters reprennent Tie Your Mother Down en hommage au groupe, May et Taylor se joignant à eux vers la moitié du morceau. Ensuite, Queen + Paul Rodgers joue The Show Must Go On, We Will Rock You (avec Dave Grohl et Taylor Hawkins des Foo Fighters à la batterie) et enfin We Are the Champions.

Le 15 août 2006, Brian May confirme, par le biais de son site internet, que Queen + Paul Rodgers « va commencer à travailler sur un nouvel album studio à compter du mois d’octobre ». Le lieu choisi pour cet enregistrement est gardé secret[30]. Le 18 mars 2008, Queen et Paul Rodgers annoncent un album pour le 1er septembre 2008 et une tournée européenne.

Le premier album studio de Queen + Paul Rodgers sort en septembre 2008. Il s'intitule The Cosmos Rocks et est accompagné par une longue tournée européenne. Les deux singles de cet album sont Say it's not true et C-lebrity. Cet album est dédié à Freddie Mercury.

Le retour ? (2012-2014)[modifier | modifier le code]

Le 30 juin 2012, pour clore l'Euro 2012, Queen donne un concert de deux heures à Kiev en Ukraine, avec Adam Lambert en tant que chanteur. Ensemble, ils interprètent 25 titres, parmi les plus connus du répertoire de Queen. Le groupe effectue par la suite une tournée estivale avec cinq autres dates, dont trois à Londres en juillet 2012[31]. En 2014 est annoncée une tournée de Queen + Adam Lambert en amérique du nord. Les dates de la tournée s'étendent du 19 juin au 20 juillet[32].

L’héritage musical de Queen de nos jours[modifier | modifier le code]

Bien qu’ayant été rejeté par les critiques à leurs débuts, surtout aux États-Unis, Queen a fini par être plus récemment reconnu pour d’importantes contributions à plusieurs styles de musiques, comme l'arena rock, le heavy metal et le rock progressif ou encore le glam rock et la pop rock, entre autres. De fait, le groupe a très souvent été cité en référence par d’autres acteurs de la scène musicale.

Queen a composé des musiques tirant leur inspiration de genres très variés tout en adoptant une attitude malicieuse et un ton irrévérencieux. Tout autant que leurs musiques, la liste de groupes et artistes qui ont dit tirer certaines influences ou inspiration de Queen (ou d’un des membres) est très variée et s’étend sur bien des pays ou générations. Au nombre de ceux-ci, on peut noter Ben Folds Five[33], The Darkness, Def Leppard[34], Extreme[35], Guns N’ Roses[36], Kansas[37], Metallica[38], Michael Jackson, Muse, Mika[39], Nirvana, The Smashing Pumpkins[40], Styx[41], Sweet[42], My Chemical Romance, Lady Gaga etc.

Michael Jackson, proche de Mercury au début des années 1980, a cité l’album Hot Space comme une influence majeure dans le processus de création de son célèbre Thriller de 1982. Originellement, Mercury était d’ailleurs censé y faire une apparition[43].

Stone Cold Crazy, tiré de l’album de 1974 Sheer Heart Attack est présenté par certains comme précurseur du thrash metal. Metallica a enregistré une reprise de ce morceau, qui parut sur l’album Rubaiyat - Electra’s 40th Anniversary en 1990, et leur valut un Grammy Award en 1991.

Montserrat Caballé, la célèbre cantatrice, a expliqué à plusieurs reprises comment la musique de Queen — et, dans une moindre mesure, des membres du groupe -, constitue « une excellente introduction au rock pour les amateurs d’opéra et réciproquement ».

Cover bands de Queen[modifier | modifier le code]

Comme d'autres groupes majeurs de leur génération, Queen voit son catalogue et son style repris trait pour trait par nombre d'autres artistes. Ainsi, depuis la mort de Freddie Mercury, de nombreux cover bands (littéralement « groupes-reprise ») de Queen se sont formés de par le monde. Bien avant One Night of Queen (en) menée par Gary Mullen et l'opéra rock We Will Rock You, des cover bands tels que les deux groupes Killer Queen (le plus ancien est anglais, le second est italien), les hollandais de The Miracle (qui ont d'ailleurs joué à Montreux) et, plus récemment, CoverQueen (cover band français) célèbrent la musique de leurs idoles.

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

Freddie Mercury (5 septembre 1946-24 novembre 1991, né Farrokh Bulsara), chant, piano ; considéré comme le leader du groupe, il en est le membre le plus connu. Cependant, ce rôle a en partie masqué son talent de pianiste. Sa voix très particulière correspond à une tessiture de ténor. Il a écrit la majorité des chansons célèbres de Queen, et a joué de la guitare sur certains titres tels que Crazy Little Thing Called Love.

Brian May (né le 19 juillet 1947), guitare et chant, est le guitariste principal du groupe et un pianiste accompli. Il a occasionnellement chanté, tant en studio que sur scène, soit assurant les chœurs, soit le chant principal, sur certaines de ses compositions. À l’âge de seize ans, il fabrique lui-même sa célèbre guitare, dénommée Red Special, avec l’aide de son père. Plusieurs fonctionnalités originales sont ajoutées, comme la possibilité de jouer sur un, deux ou trois micros de marque Burns simultanément ou encore d’inverser indépendamment la phase de chacun. Très fidèle à ce modèle durant toute la carrière de Queen, ce dernier en possède un grand nombre de copies.

John Deacon (né le 19 août 1951), basse, est le seul membre de Queen à n’avoir jamais chanté sur un album studio. Il a composé une douzaine de chansons pour le groupe, dont Another One Bites The Dust, plus gros succès du groupe aux États-Unis, sur lesquelles il joue habituellement de la guitare et/ou du piano en plus de la basse. Après quelques années de collaboration, il s’est fortement impliqué dans le financement et la gestion de Queen. Vers la fin des années 1990, Deacon se retire du monde de la musique, et choisit notamment de ne pas participer aux concerts de Queen + Paul Rodgers.

Roger Taylor (né le 26 juillet 1949), batterie, percussions et chant qui de plus joue parfois de la guitare rythmique ou de la basse sur quelques-unes de ses chansons. Il est le seul membre du groupe autre que Freddie Mercury à avoir jamais assuré le chant principal en live, en l'occurrence sur I'm In Love With My Car et Action This Day, durant plusieurs tournées entre 1977 et 1982, et a interprété plusieurs chansons en studio, en plus d'assurer les chœurs en live et en studio. Sa voix est facilement reconnaissable de par sa tessiture extrêmement aiguë (comme on peut l'entendre sur des titres tels que Bohemian Rhapsody ou In the Lap of the Gods) et rauque (comme on peut l'entendre sur ses chants solos).

Production musicale et artistique, dérivés[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Discographie de Queen et Singles de Queen.

Albums studio[modifier | modifier le code]

Queen + Paul Rogders

Albums en concert[modifier | modifier le code]

Queen + Paul Rodgers

Performances scéniques[modifier | modifier le code]

Etoile de Queen sur le Walk of Fame

Les concerts de Queen ont toujours eu une dimension avant-gardiste. Au cours de sa carrière, le groupe s’est constitué un catalogue de chansons impressionnant et varié, a utilisé des systèmes de sonorisation multiples, des installations d’éclairage énormes, un véritable arsenal pyrotechnique, et, pour Mercury, nombre de costumes extravagants. Tout cela visait à faire de leurs concerts de véritables évènements théâtraux. En tant que chanteur, Freddie Mercury pouvait créer un vrai lien avec le public de Queen - capacité que beaucoup d’artistes, tels que Bob Geldof, David Bowie, George Michael, Kurt Cobain, et Robbie Williams pour n’en citer que quelques-uns, ont dit admirer. Mercury savait ainsi interagir avec le public, l’amenant à réellement participer au concert, quelle que soit la taille de l’évènement.

Queen a fait partie de la poignée de groupes qui ont fourni l’impulsion ayant donné aux concerts rock dans les stades et grandes salles le statut de rendez-vous incontournable avec le public. Leur capacité à mettre sur pied des performances scéniques impressionnantes a donné lieu à la sortie d’un certain nombre de concerts simultanément en 33 tours et en vidéo puis sur CD et DVD, tandis qu’un nombre significatif de copies illégales des concerts de Queen sont apparues sur le marché.

Cinéma, télévision, littérature[modifier | modifier le code]

En plus de la bande originale composée pour le film Flash Gordon de Mike Hodges en 1980 et des morceaux écrits pour Highlander de Russell Mulcahy en 1986, (présents sur l'album A Kind of Magic) les chansons de Queen ont très souvent été utilisées au cinéma et à la télévision :

  • La chanson d’ouverture du film Highlander, Princes of the Universe, a aussi été utilisée comme générique de la série télévisée (1992 - 1998).
  • Pour sonoriser sa version de 1984 de Metropolis, Giorgio Moroder compose avec Mercury le morceau Love Kills, que l'on retrouve sur l'album solo de ce dernier, Mr. Bad Guy, qui sort l'année suivante. Étrangement, les versions de ce titre disponibles sur l'album de Mercury et sur la BO du film ne correspondent pas à celle chantée dans le film[44]. Toujours dans la bande originale de ce film, un morceau écrit et interprété par Moroder s'intitule Machines, à ne pas confondre avec le titre de Queen présent sur l'album The Works. Le clip de Radio Ga Ga - toujours sur The Works - est pour sa part illustré par des extraits du film. D'autres scènes tournées pour cette vidéo visent à recréer l'ambiance visuelle de Metropolis[45]. Ainsi, contrairement à une idée reçue tenace, il n'y a aucun morceau de Queen en tant que groupe sur la bande originale de cette version du film, même si les références croisées peuvent prêter à confusion.
  • Il est dans la tradition de la série That ’70s Show (depuis la saison 5) de nommer les épisodes des saisons successives du nom de chansons de célèbres groupes de rock des années 1970 (Led Zeppelin pour la cinquième saison, The Who pour la sixième et les Rolling Stones pour la septième). Les épisodes de la huitième et dernière saison de That ’70s Show sont nommés d’après des chansons de Queen. En outre, le titre Bohemian Rhapsody avait déjà été utilisé dans la première saison.
  • We Will Rock You est pour sa part reprise de nombreuses fois - entre autres, par le groupe KCPK pour illustrer la campagne de publicité de la marque d’eau minérale française Évian. Une autre reprise assez connue est celle de Five, un boys band anglais accompagné pour l’occasion par les membres restants de Queen, lors des Brit Awards 2000.
  • Dans le roman fantastique De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett, les auteurs mentionnent que « Toutes les cassettes qu'on laisse traîner plus de quinze jours dans une voiture se transforment en Best of Queen. » Il s'agit d'un élément comique récurrent de ce roman[46].

Queen et le clip vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le clip de Bohemian Rhapsody.

Le clip réalisé pour la chanson Bohemian Rhapsody en 1975 est souvent cité, à tort, comme étant le premier clip vidéo de l'histoire. Cependant, il est bel et bien le premier à avoir bénéficié de moyens techniques importants et à avoir fait usage d’effets visuels avancés pour l’époque. À sa sortie, la vidéo de Bohemian Rhapsody contribue donc à faire du clip un support de promotion d’importance pour le lancement commercial d’un 45 tours.

Music Hall[modifier | modifier le code]

En 2002, une comédie musicale basée sur les chansons de Queen et nommée We Will Rock You est lancée au Dominion Theatre à Londres. C’est l’œuvre du musicien et comédien anglais Ben Elton, en collaboration avec Brian May et Roger Taylor.

Elle a depuis été reprise à Madrid et Barcelone, en Espagne ; à Melbourne, Sydney, Perth et Brisbane, en Australie ; à Cologne, en Allemagne ; à Kuala Lumpur, en Malaisie ; en Afrique du Sud et enfin à Las Vegas, aux États-Unis. La série de représentations de Londres devait originellement se terminer le 7 octobre 2006. Cependant, en raison de son succès immédiat, le spectacle est prolongé pour une durée indéterminée. We Will Rock You est devenue la comédie musicale jouée le plus longtemps sans interruption dans cet important théâtre de Londres, dépassant le précédent record établi par Grease[47].

Le lancement de la comédie musicale a coïncidé avec le jubilé de la reine Elizabeth II. Entre autres évènements prévus pour la célébration du jubilé, Brian May a exécuté un solo de guitare sur God Save the Queen, déjà présent sur l’album A Night at the Opera, depuis le toit de Buckingham Palace. L’enregistrement de ce solo a été utilisé pour la vidéo de cette même chanson sur le DVD du trentième anniversaire de A Night at the Opera.

Sean Bovim a de plus créé Queen at the Ballet en hommage à Freddie Mercury. Bovim utilise des musiques de Queen comme bande sonore pour un spectacle de danse, les danseurs donnant leur interprétation des histoires racontées par Bohemian Rhapsody, Radio Ga Ga et Killer Queen.

Autres utilisations du catalogue[modifier | modifier le code]

En collaboration avec Electronic Arts, Queen sort en 1998 le jeu vidéo Queen: The Eye, échec commercial et critique. La musique elle-même - des morceaux du vaste catalogue de Queen, dans beaucoup de cas remixés dans de nouvelles versions instrumentales - est globalement bien reçue, mais l’expérience de jeu est gâchée par une faible durée de vie. De plus, le jeu a souffert d’un temps de développement extrêmement long, donnant aux graphismes un aspect dépassé dès la sortie du jeu.

Sous la surveillance de Brian May et de Roger Taylor, nombre de projets de restauration de la qualité sonore sont venus étoffer le catalogue audiovisuel de Queen. À leur sortie en DVD, leurs célèbres concerts, à Wembley en 1986 (nommé Live At Wembley Stadium) et à Milton Keynes en 1982 (Queen On Fire: Live At The Bowl) et les deux Greatest Video Hits (retraçant respectivement les années 1970 et 1980) ont vu leur musique remixée en 5.1 et passer en son DTS Surround. À ce jour, deux des albums les plus unanimement acclamés de Queen, A Night At The Opera et The Game, ont été totalement remixés en son haute résolution surround sur DVD Audio. Connus pour leurs arrangements complexes et leur goût des pistes multiples, ce type de support semble fait sur mesure pour la musique de Queen. Brian May a récemment déclaré qu’il aimerait voir le répertoire entier de Queen reproduit dans ce format, car il correspond au mieux à ce que le groupe avait envisagé pour leur travail il y a des années.

Le logotype de Queen[modifier | modifier le code]

Logo de Queen

Le logotype de Queen, connu en anglais sous le nom de « Queen crest », a été dessiné par Mercury, par ailleurs titulaire d’un diplôme en illustration et création graphique du Ealing Art College de Londres, avant la sortie de leur premier album. Ce logo comprend les signes du zodiaque des quatre membres : deux lions pour les Lions Deacon et Taylor, un crabe symbolisant le Cancer pour May, et deux fées pour la Vierge, signe de Mercury.

Les lions se situent de part et d’autre d’une lettre Q majuscule stylisée, le crabe étant sur cette même lettre, directement sous des flammes s'en élevant, les fées semblant pour leur part s’abriter sous chacun des lions. On trouve également une couronne au centre de la lettre, le tout étant surmonté d’un immense phénix déployant ses ailes. Mercury a indiqué qu’il voyait ce logo comme « un symbole de l’époque »[48], à savoir les années 1970. Il était souvent visible sur le devant de la grosse caisse de Taylor lors de leurs premiers concerts.

Records, récompenses et hommages notables[modifier | modifier le code]

Records de classements et volume de ventes[modifier | modifier le code]

En 2005, selon le Livre Guinness des records, les albums de Queen ont passé un total de 1422 semaines, soit 27 ans dans les classements du Royaume-Uni dans son ensemble ; plus longtemps qu’aucun autre groupe ou artiste, y compris les Beatles et Elvis Presley[49].

Records de longévité dans les classements, R-U
Artiste Temps passé dans les classements
Queen 1422 semaines / 27,3 ans
The Beatles 1293 semaines / 24,8 ans
Elvis Presley 1280 semaines / 24,6 ans
U2 1150 semaines / 22,1 ans
Dire Straits 1136 semaines / 21,8 ans
Simon and Garfunkel 1114 semaines / 21,4 ans
Madonna 1032 semaines / 19,8 ans
David Bowie 1005 semaines / 19,3 ans
Elton John 989 semaines / 19,0 ans
Michael Jackson 966 semaines / 18,6 ans


En outre la même année, avec la sortie de son album live avec Paul Rodgers, Queen est entré à la troisième place des records de longévité de présence dans les classements britanniques ; le fait que les listes étaient plus courtes dans les années 1960 n’est cependant pas pris en compte[50].

Records de longévité dans les classements, G-B
Artiste Temps passé dans les classements
Elvis Presley 2074 semaines / 39,9 ans
Cliff Richard 1982 semaines / 38,1 ans
Queen 1755 semaines / 33,7 ans
The Beatles 1749 semaines / 33,6 ans
Madonna 1660 semaines / 31,9 ans
Elton John 1626 semaines / 31,2 ans

En 2014, la compilation de succès Greatest Hits a dépassé le cap des 6 millions d'exemplaires vendus[51],[52] et reste l’album le mieux vendu de tous les temps au Royaume-Uni et en Irlande. En outre, leur album Greatest Hits II s’était alors vendu à 3 631 321 exemplaires.

Records de ventes d’albums, Irlande et Royaume-Uni
Artiste Album Nombre d’exemplaires vendus (2014)[53],[54]
Queen Greatest Hits 6 000 000
The Beatles Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band 5 100 000
ABBA ABBA Gold: Greatest Hits 5 100 000
Adele 21 4 700 000
Oasis (What’s the Story) Morning Glory? 4 600 000
Michael Jackson Thriller 4 272 000
Pink Floyd The Dark Side of the Moon 4 116 000
Dire Straits Brothers in Arms 4 154 000
Michael Jackson, Bad 3 960 000
Queen Greatest Hits II 3 888 000
Madonna The Immaculate Collection 3 364 785


En ce qui concerne le volume de ventes total du groupe, les estimations varient grandement. En 2001 on estime celui-ci à environ 100 millions de disques dans le monde[55],[56],[57]. Cependant, selon un communiqué de presse officiel paru deux ans plus tard, Queen aurait « établi un record avec plus de 150 millions [d’albums écoulés] à travers le monde »[58]. L’année suivante, lors de leur entrée au UK Music Hall of Fame, on évoque « plus de 190 millions d’albums »[59]. Plusieurs sites parlent quant à eux de plus de 300 millions de disques vendus[60],[61]. À en croire la RIAA, le total des ventes d’albums de Queen aux États-Unis s’élevait à 35,5 millions en 2004[62].

Récompenses obtenues au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

  • 1975 - Mercury se voit décerner le prix Ivor Novello pour Killer Queen.
  • 1976 - Mercury reçoit à nouveau le prix Ivor Novello, pour Bohemian Rhapsody.
  • 1977 - Queen reçoit un Brit Award pour le « meilleur single des 25 dernières années », Bohemian Rhapsody[63].
  • 1989 - Queen est récompensé par le titre de Meilleur groupe des années 1980 lors des Independent Televion Awards en 1989[64].
  • 1990 - Queen reçoit un Brit Award pour « contribution exceptionnelle à la musique britannique ».
  • 1992 - Queen est recompensé par un Brit Award pour le single : These Are the Days of Our Lives[65].
  • 1992 - Mercury reçoit un Brit Award posthume pour sa « contribution exceptionnelle à la musique britannique »[66].
  • 1997 - May reçoit le prix Ivor Novello pour le titre Too Much Love Will Kill You.

Récompenses obtenues en France[modifier | modifier le code]

Le groupe de rock Queen a, à de nombreuses occasions durant sa carrière, obtenu des récompenses de type disque d'or en France grâce au succès commercial de leurs albums :

Album Récompense Année Ventes certifiées[67] Ventes réelles[réf. nécessaire]
Greatest Hits II Disque de diamant 1991 1 000 000 1 172 900
Made in Heaven Double disque de platine 1995 600 000 686 300
Live at Wembley '86 Disque de platine 1992 300 000 340 200
Innuendo Disque de platine 1991 300 000 324 000
The Platinum Collection Double disque d'or 2004 200 000 403 400
Greatest Hits Double disque d'or 1997 200 000 241 200
News of the World Disque d'or 1977 100 000 553 600
A Kind of Magic Disque d'or 1986 100 000 206 000
Five Live Disque d'or 1993 100 000 196 600
Jazz Disque d'or 1978 100 000 176 300
Greatest Hits II Disque d'or 1997 100 000 168 700
The Miracle Disque d'or 1989 100 000 163 000
Greatest Hits vol. I & II Disque d'or 1994 100 000 100 000
Queen Rocks Disque d'or 1997 100 000 100 000

D'autre part, les singles de Queen sont régulièrement apparus dans le Top 50, classement français des 50 meilleures ventes de singles sur une semaine :

Titre Entrée Meilleure place
(Nombre de semaines)
Classé
(Nombre de semaines)
1 Somebody to Love 1977-01-14 54 12
2 We Will Rock You 1977-12-09 1 (2) 38
3 We Are the Champions 1978-03-17 15 22
4 Spread Your Wings 1978-06-02 31 8
5 Bicycle Race 1978-11-17 7 12
6 Don't Stop Me Now 1979-02-16 49 10
7 Crazy Little Thing Called Love 1979-11-09 28 14
8 Play the Game 1980-07-18 41 12
9 Another One Bites the Dust 1980-10-17 24 15
10 Flash's Theme 1981-01-16 11 14
11 Body Language 1982-06-11 58 3
12 Radio Ga Ga 1984-03-18 28 15
13 Under Pressure 1981-12-25 51 10
14 I Want to Break Free 1984-11-11 15 16
15 A Kind of Magic 1986-03-29 5 28
16 One Year of Love 1986-09-20 57 13
17 I Want It All 1989-05-21 46 12
18 Innuendo 1991-02-22 83 16
19 Bohemian Rhapsody 1991-11-22 23 23
20 We Will Rock You 1991-11-22 87 6
21 Crazy Little Thing Called Love 1991-11-22 88 6
22 The Show Must Go On 1991-11-29 1 (2) 32
23 We Are the Champions 1992-11-04 15 32
24 Somebody to Love (Queen + George Michael) 1993-04-25 22 21
25 Heaven for Everyone 1995-10-15 7 19
26 You Don't Fool Me 1996-02-11 7 20
27 We Are the Champions 1998-07-26 13 15
28 Another One Bites the Dust (Queen + Wyclef Jean) 1998-11-01 46 17
29 We Will Rock You 2003-05-02 91 34
30 We Are the Champions 2003-05-02 90 16

Hommages internationaux[modifier | modifier le code]

International : sondages de popularité[modifier | modifier le code]

  • 1975 - Sounds Readers’ Poll Awards :
    • Meilleur groupe : Queen ;
    • Meilleur album pour A Night at the Opera ;
    • Meilleur single pour Bohemian Rhapsody.
  • 1999 - Le groupe est élu second meilleur groupe de l’histoire musicale[75].
  • 2005 - La performance du groupe au Live Aid est élue, par un vaste jury composé de musiciens et de critiques, « meilleure performance live de tous les temps »[76].
  • 2007 - Queen est désigné, dans un sondage populaire, « meilleur groupe britannique de tous les temps »[77].
  • 2007 - Freddie Mercury est réélu plus grande légende du rock, d'après un sondage publié à la suite de la parution du jeu Guitar Hero II[78].
  • 2008 - Queen est à nouveau désigné « plus grand groupe britannique de tous les temps » par les auditeurs de la chaîne anglaise BBC Radio 2[79].
  • 2009 - Mercury est élu « Ultime Dieu du Rock » par l'institut de sondage britannique OnePoll, sur une liste des 4 000 plus grandes figures du rock. Il devance ainsi Elvis Presley de quelques voix, tandis que Brian May figure à la 17e place[80].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Queen sur Allmusic
  2. « Sheer Heart Attack » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 6 December 1973
  3. (en) « Queen Online " History " Band », Queenonline.com,‎ 23 November 1991 (consulté le 2 June 2010)
  4. (en) « QOL F.A.Q. », Queen Online : « Are Queen still active as a band? Very much so. »
  5. Voir le classement de (en) Top of the Pops publié par la British Broadcasting Corporation
  6. Voir la description du jeu vidéo SingStar Queen par Sony Computer Entertainment
  7. « Put Chicago in the Rock and Roll Hall of Fame », The Brazil Times,‎ 28 September 2009
  8. http://montreuxmusic.com/mmm/content/view/88/143/lang,french/
  9. (en) Queen Voted Best British Band Of All Time sur le site contactmusic.com.
  10. Pour plus d’informations sur les débuts du groupe, se référer à l’ouvrage de Mark Hodkinson : (en) Queen — The Early Years, Music Sales Limited (ISBN 1844490122)
  11. « their debut album is superb », Rolling Stone du 6 décembre 1973, no 149.
  12. Voir queen.musichall.cz (en) pour quelques anecdotes concernant cet album et les suivants.
  13. « [an] above average debut », the Herald paru à Chicago, Illinois le 7 décembre 1973
  14. Greg Prato, du site de référence allmusic.com, dira d’eux qu’ils sont « l’un des groupes de hard rock les plus sous-estimés de tous les temps à ses débuts » (« one of the most underrated hard rock debuts of all time »).
  15. a, b et c (en) Commentaire audio, Queen: Box of Flix, coffret double VHS paru chez EMI video en octobre 1991.
  16. (en) Voir l’estimation de « queenzone.com » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29
  17. Le Dieu du stade
  18. « Queen hasn’t the imagination to play jazz — Queen hasn’t the imagination, for that matter, to play rock & roll », Dave Marsh pour Rolling Stone Magazine du 8 février 1979, article consultable sur le site officiel du magazine (en)
  19. (en) Guitars sur le site brianmaycentral.net
  20. May et Taylor l’ont plus tard confirmé dans le spectacle radiophonique intitulé In the Studio with Redbeard, qui consacra un numéro à la genèse de cet album.
  21. (en) Voir le site queenconcerts.com pour plus de détails concernant leurs tournées et concerts uniques.
  22. (en) Brian May sur le site http://www.unplugged-cafe.org/
  23. (en) C’est-à-dire mélangeant Noirs et Blancs. Voir, concernant cette controverse, cette biographie de Mercury
  24. (en) 12.01.1985 - Concert: Queen in Rock In Rio festival, Rio de Janeiro, Brazil sur le site http://www.queenconcerts.com
  25. (en) Queen win greatest live gig poll sur le site de la BBC
  26. « Queen - History » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29
  27. (en) Greatest Hits, Vols. 1 & 2 - Editorial Reviews
  28. (en) Record Collector, édition anglophone internationale, avril 1991.
  29. (en) Voir ce billet sur le site personnel de Brian May : « It was edited in such a way that it looked as if I was purely negative » (« [l'émission] a été montée de telle façon que tout avait l'air purement négatif ») - Brian May, 12 avril 2006.
  30. (en) USA Convention Story and Queen and Paul Rodgers Heading Towards a Studio Assignation sur le site officiel de Brian May
  31. (en) queenconcerts.com, « Queen live on tour: Queen + Adam Lambert »,‎ 2012 (consulté le 22 octobre 2012)
  32. (en) queen, offical, Freddie Mercury, Brian May, Roger Taylor, John Deacon, « Press Release: Queen + Adam Lambert Announce North American Tour! »,‎ 2014
  33. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  34. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  35. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  36. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com
  37. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  38. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  39. (en) « the comparisons to Freddie Mercury are fine » - « les comparaisons avec Freddie Mercury me vont très bien », voir entretien sur le site de la BBC.
  40. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  41. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  42. (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  43. Dans cet entretien vidéo, Mercury parle de Mickael Jackson.
  44. Plus de détails sur la version de Moroder et sa bande originale sur « cette page personnelle » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29, très détaillée.
  45. Voir la bande originale de la version de Moroder et les commentaires associés sur www.amazon.com.
  46. Gaiman, Neil et Pratchett, Terry, De bons présages, traduction de l'anglais par Patrick Marcel, Éditions J'ai Lu, 1995, (ISBN 2-290-31586-9), p. 18.
  47. Voir les informations sur We Will Rock You sur le site londontheatre.co.uk.
  48. « A sign of the times »
  49. (en) Queen top UK album charts league sur le site de la BBC, publié le 4 juillet 2005, consulté le 12 février 2007
  50. (en) Queen closer to King as UK chart-toppers, sur http://news.scotsman.com, publié le 10 décembre 2005, consulté le 12 février 2007
  51. http://www.chartsinfrance.net/Queen/news-90553.html
  52. http://www.queenonline.com/en/news-archive/press-release-queen-make-official-chart-history-greatest-hits-becomes-first-album-ever-to-hit-6-m/
  53. http://www.ultimatequeen.co.uk/miscellaneous/statistics/albums.htm
  54. http://www.bbc.co.uk/newsbeat/17441921
  55. Selon l'agence Reuters citée sur planetout.com (en).
  56. Note sur l'entrée de Queen au Rock and Roll Hall of Fame, confirmant également le chiffre de 100 millions d'albums vendus, sur « queenzone.com » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29 (en).
  57. Autre article sur l'entrée au Rock and Roll Hall of Fame, sur cnn.com (en).
  58. Quelques chiffres complémentaires sur brianmay.com (en).
  59. Site officiel du UK Music Hall of Fame sur channel4.com (en).
  60. Chiffre cité, sans plus de précisions, sur le site ohmynews.com (en).
  61. Voir le site officiel de Brian May, brianmay.com (en).
  62. Comme tend à le prouver cet objet de collection disponible sur le site de vente eil.com (en).
  63. (en) Voir the Story of Bohemian Rhapsody sur le site de la BBC
  64. http://www.queenpedia.com/index.php?title=Awards_and_Recognitions
  65. http://www.brits.co.uk/history/shows/1992
  66. http://www.brits.co.uk/history/shows/1992
  67. Certifications SNEP
  68. (en) Queen sur le site du Rock and Roll Hall of Fame
  69. (en) Queen honoured with Hollywood star sur le site de la BBC
  70. (en) 2003 Awards and Induction Ceremony sur le site du Songwriters Hall of Fame
  71. (en) UK Music Hall of Fame sur le site de Channel 4
  72. (en) « Hall of Fame » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29 sur le site des Grammys
  73. (en) Guitar Center's Hollywood Rockwalk
  74. (en) Honories et 2006 sur le site de VH1
  75. (en) Music of the Millenium sur le site http://mr-mercury.co.uk
  76. (en) Queen win greatest live gig poll sur le site de la BBC
  77. (en) Queen Voted Best British Band Of All Time sur le site du Post Chronicle
  78. Résultats du sondage et explications sur Showbizz.net.
  79. Queen : le plus grand groupe britannique de tous les temps
  80. (en) Voir cette brève sur Yahoo News.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français :

  • Paul Alexandre, Queen, Paris, éd. Prélude et fugue, coll. « Musicbook » (no 14),‎ 1997, 127 p. (ISBN 2-84343-016-X).
  • Mark Blake (trad. Marc-Emmanuel Konigson), Queen : toute l'histoire, Rosières-en-Haye, Camion blanc,‎ 2012, 651 p. (ISBN 978-2-35779-201-2).
  • Arturo Blay, Queen : la reine du spectacle, Chartres, la Mascara, coll. « Images du rock » (no 26),‎ 1996, 64 p. (ISBN 84-7974-539-8).
  • Stan Cuesta, Queen : l'opéra rock, Paris, Albin Michel, coll. « Rock & Folk »,‎ 1996, 112 p. (ISBN 2-226-08159-3).
  • Benjamin Cuq, Queen de A à Z, Paris, L'Express éditions, coll. « Les guides MusicBook »,‎ 2004, 113 p. (ISBN 2-84343-200-6).
  • Harry Doherty, John Ingham, Ben Mitchell et al., Queen, Lausanne, Consart, coll. « Vibrations »,‎ 2011, 98 p. (ISBN 978-2-940464-04-3).
  • Harry Doherty (trad. Benjamin Kuntzer), Queen : le livre officiel : 40 ans de légende, Neuilly-sur-Seine, M. Lafon,‎ 2011, 95 p. (ISBN 978-2-7499-1493-0).
  • Marc-Emmanuel Konigson, Queen, baroque'n'roll : une histoire du groupe anglais, Paris, Tournon,‎ 2008, 333 p. (ISBN 978-2-35144-070-4).
  • Freddie Mercury, Greg Brooks (dir.) et Simon Lupton (dir.) (trad. Joseph Achoury Klejman), Freddie Mercury, Paris, JBZ & Cie,‎ 2011, 215 p. (ISBN 978-2-7556-0905-9).
  • David Muñoz (trad. M. Monléon), Queen, Paris, la Mascara, coll. « CD Rock » (no 8),‎ 1999, 190 p. (ISBN 84-7974-601-7).
  • Selim Rauer, Freddie Mercury, Paris, Fayard,‎ 2008, 340 p. (ISBN 978-2-213-63569-9).
  • Rick Sky (trad. François Jouffa), Freddie Mercury : Queen, Paris, Spengler,‎ 1994, 231 p. (ISBN 2-909997-10-3).
  • Mick St Michael (trad. Jacques Collin), Queen, Paris, éd. Hors collection,‎ 1995, 79 p. (ISBN 2-258-04056-6).
  • Phil Sutcliffe (trad. Delphine Nègre-Bouvet et Christophe Rosson), Queen : la fabuleuse histoire des rois du rock, Paris, EPA,‎ 2010, 287 p. (ISBN 978-2-85120-726-5).

En anglais :

  • Queen — The Early Years par Mark Hodkinson (2005) chez Music Sales Limited - (ISBN 1844490122)
  • Queen Live: A Concert Documentary par Greg Brooks (1995, rééd. 2005) chez Omnibus Press - (ISBN 1844496600)
  • Queen: As It Began, par Jacky Gunn et Jim Jenkins (1992) chez Sidgwick & Jackson - (ISBN 0283060522)

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